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TRIBUNE LIBRE

February 2008 - Posts

  • Assemblée Générale ordinaire de l’Association Togo-Initiative eV à Wuppertal en Allemagne

    L’association Togo-Initiative eV  organise une  assemblée générale qui se tiendra le samedi 23 Février 2008 dans les locaux de Caritas Wuppertal,  plus précisément à Hünefeldstr 54 a  de 14  à 17 heures.

    A cette occasion, compte tenu des problèmes de santé  auxquels nous  sommes confrontés et qui sont souvent les causes  de mort subite que l’on observe ces derniers temps dans la diaspora togolaise  en Allemagne, le Dr Karin Holz du département de la santé  de Wuppertal tiendra un exposé pour sensibiliser les compatriotes sur les  précautions  à prendre et l’attitude à adopter.

    Une modération de Oubo Gbati Kpandja    

    Programme :
    1 )  mot de bienvenue par le Président : Ali Tchassanti
    2 )  intervention du délégué à l’Information : Aliou Abdourazaki

    * Musique folklorique de Inouss Landozz et Papli

    3 )  intervention du Dr Karin Holz sur la santé
    Musique folklorique de Inouss Landozz et Papli
    *  Débats

    4) *Rapport Moral présenté par  Secrétaire général :Oumorou
    Zounoureni
    5) Rapport financier présenté par le Trésorier Général Lamine Keita
    6 ) Aperçu sur les préparatifs du 27 Avril 2008 : par le conseiller à  l’organisation  Narrey Tembia
    * Débats

    Pour le Bureau Exécutif d’Infos-Togo

    Le Secrétaire  Général
    Oumorou Zounoureni

     
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  • UFC : Mémorandum

    Mémorandum pour l’adoption et la mise en œuvre rapide des réformes constitutionnelles et institutionnelles et pour les prochaines échéances électorales

    Par UFC-Bureau national 14 février 2008
    Les élections législatives, prévues par les 22 engagements pris auprès de la Commission de l’UE en Avril 2004 par les autorités togolaises et confirmées par l’Accord Politique Global (APG), ont eu lieu le 14 octobre 2007. La plupart des missions d’observation, notamment, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne et la Délégation du Parlement Européen, ont rendu publics leurs rapports.

    Les conclusions de ces rapports rejoignent celles de l’UFC, s’agissant notamment des fraudes et dysfonctionnements qui ont émaillé le scrutin. Malgré ces fraudes et dysfonctionnements, les suffrages portés sur les listes de l’UFC avoisinent ceux du RPT (environ 900 000 voix) et confirment que l’UFC reste la principale force politique du pays. Cette réalité doit désormais être prise en compte pour l’adoption des grandes décisions qui engagent le devenir de la nation. Voilà pourquoi l’adoption et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires au règlement de la crise togolaise, prévues par l’APG, doivent faire l’objet d’un dialogue entre l’UFC et le RPT.

    En conséquence l’UFC appelle les partenaires du Togo à user de leur influence en vue d’accélérer la mise en place d’un cadre bilatéral de discussions UFC/ RPT pour conduire ces réformes.

    Deux échéances électorales importantes sont devant nous : la présidentielle de 2010 et les locales auxquelles le gouvernement togolais s’est engagé dans le cadre des 22 engagements.

    Compte tenu de l’importance des nombreuses recommandations formulées dans les deux rapports des misions d’observation de l’UE en vue d’améliorer le cadre électoral dans la perspective de ces élections, il est urgent de démarrer, dès à présent, le dialogue en vue de l’adoption et de la mise en œuvre rapide des réformes.

    I. Les réformes constitutionnelles et institutionnelles

    En décembre 2002, février 2003 et février 2005, le pouvoir RPT a modifié unilatéralement le cadre électoral (Constitution issue du référendum de 1992 et Code électoral du 5 avril 2000 issu de l’Accord Cadre de Lomé) en y introduisant des mesures antidémocratiques, discriminatoires et d’exclusion. Pour favoriser l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et assurer le fonctionnement régulier des institutions, les réformes doivent concerner entre autres :

    1. La Constitution

     les conditions d’éligibilité du Président de la République  la durée et la limitation du mandat présidentiel  la nomination et les prérogatives du Premier Ministre  la Cour Constitutionnelle  l’institution d’un sénat  la composition et le rôle de la chambre administrative de la Cour Suprême en matière d’élections locales  le régime politique

    2. Le Code électoral

     les conditions d’éligibilité  le découpage électoral  le mode de scrutin  le mode de recensement électoral  le mode de révision des listes électorales  la gestion du fichier électoral  les procédures de collecte, de centralisation, de validation et de publication des résultats  la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ses démembrements  le règlement du contentieux électoral

    3. Les institutions

     le Statut de l’opposition  le financement public des partis politiques  l’Armée et les forces de sécurité  la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC)  la Justice  la mise en place d’une Cour des Comptes  la mise en place d’un Conseil Economique et Social

    II. Les Prochaines échéances électorales

    Dans le contexte spécifique de notre pays, l’organisation d’élections transparentes et crédibles requiert :

    • Un cadre électoral transparent et non discriminatoire, purgé de toutes les dispositions antidémocratiques et d’exclusion, pour permettre à tous les Togolais de se porter candidats,

    • Et, en raison des expériences calamiteuses du passé, faites de violations des lois en vigueur et d’irrégularités de toutes sortes au profit du pouvoir RPT, une forte implication de la communauté internationale dans le déroulement du processus électoral, pour en garantir l’impartialité et assurer que les résultats sortis des urnes ne puissent être tronqués par le pouvoir avec l’aval d’une institution de contentieux électoraux aux ordres.

    1. Elections locales

     La révision et l’adoption des textes sur la décentralisation  l’adoption d’un calendrier permettant d’organiser les élections locales en 2008  la poursuite des objectifs du projet PEACE-Togo

    2. Présidentielle de 2010

     La mise en application des réformes constitutionnelles et institutionnelles adoptées  la mise en application des réformes du cadre électoral (Constitution et code électoral etc.)  l’implication de la communauté internationale, notamment l’UE et les Nations Unies  l’assistance technique et financière à l’instar du projet PEACE Togo  la demande d’envoi de missions d’observation internationale, notamment de l’UE et des Nations Unies, ainsi qu’une mission d’observation militaire.  une observation électorale nationale plus ouverte

    3. Rapports de l’UFC avec les autres partis politiques

    • Les suffrages des populations togolaises aux dernières élections législatives confirment l’UFC en tant que leader de l’opposition démocratique au Togo. L’UFC entend jouer ce rôle en œuvrant inlassablement au rassemblement des forces de changement.

    L’UFC ne se trompe jamais de cible. Elle n’a pourtant pas toujours bénéficié du soutien de l’opposition démocratique pour obtenir de bonnes conditions électorales notamment, sur les questions telles que le découpage électoral, le mode de scrutin, le remplacement des préfets, la composition de la CENI, la désignation des magistrats présidents ès qualité des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI), etc.

    • Le CAR a toujours soutenu que l’UFC et le RPT sont les véritables protagonistes de la crise togolaise. Il a d’ailleurs souvent fait de cette réalité un thème de campagne électorale en se proposant comme l’autre voie à suivre.

    • Comme elle l’a toujours fait, l’UFC discutera en toute responsabilité avec le RPT, de tout ce qui peut contribuer au bien-être des populations togolaises, au nom et dans l’intérêt de toutes les forces de changement.

    III. L’Assemblée Nationale

    L’Assemblée Nationale togolaise est reléguée à la portion congrue. Elle n’a pas de siège (elle est logée dans une salle de banquet insalubre, mal éclairée et mal aérée). Elle n’est pas dotée de moyens nécessaires à son bon fonctionnement :

     Manque de matériels et d’équipements (salles de réunion, mobiliers, matériels informatiques et de bureautique, télécommunication/ Internet, véhicules, etc.)  Absence de plan de formation pour les Députés et le personnel  Absence de statut pour le personnel administratif et technique

    L’UFC en appelle à l’assistance des partenaires du Togo pour remédier à cette situation en vue de renforcer les capacités de l’Assemblée Nationale togolaise.

    IV. Les droits de l’Homme et la sécurité

    Malgré les engagements pris par les autorités togolaises, le sort des réfugiés et des personnes déplacées n’est toujours pas réglé. Malgré le discours de rupture avec les pratiques du passé, les prisonniers politiques croupissent dans les prisons togolaises depuis des années sans jugement (cf. liste en annexe).

    Par ailleurs, la perspective de l’élection Présidentielle de 2010 est une source de réelles préoccupations en matière de respect des droits de l’Homme et de sécurité des populations. Déjà, dans les localités de l’intérieur du pays, les militants et sympathisants des partis de l’opposition sont l’objet d’intimidations, de harcèlements et de représailles (cf. liste en annexe). Ces manœuvres organisées et planifiées ont un triple objectif : punir ceux qui ont pris part aux élections législatives du 14 octobre 2007 aux côtés des partis de l’opposition, créer un climat de peur, de méfiance, d’insécurité dans le pays et dissuader les populations à soutenir les partis de l’opposition lors des prochaines élections.

    Il apparaît qu’à l’instar des élections présidentielles passées, la présidentielle de 2010 est un scrutin à hauts risques. L’UFC en appelle à la communauté internationale notamment, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Allemagne, la France et les Etats-Unis d’Amérique, pour aider notre pays à :

    • parachever la mise en œuvre des 22 engagements • engager des actions hardies de lutte contre l’impunité

    • mettre en œuvre rapidement les réformes constitutionnelles et institutionnelles prévues par l’APG

    • organiser, en 2008, dans la transparence et l’équité, des élections locales sans violence

    • organiser, en 2010, dans la transparence et l’équité, une élection présidentielle sans violence.

    L’UFC en appelle en particulier à la vigilance des partenaires du Togo, pour qu’ils accompagnent notre pays dans la préparation et l’organisation des prochaines élections, notamment par :

    • un suivi attentif des recommandations des misions d’observation électorale en matière d’adaptation du Code électoral ;

    • une assistance technique, financière, administrative et logistique à l’instar du projet PEACE Togo ;

    • un déploiement conséquent, notamment en terme  d’effectifs et de durée, d’observateurs civils et militaires ;

    • toute initiative visant à amener les autorités togolaises à adresser à temps au Conseil de l’UE, une requête d’assistance militaire dont la mise en place devrait aider les forces armées et de sécurité togolaises à s’abstenir de toute ingérence et de toute entrave au processus électoral.

    Fait à Lomé le 05 février 2008
    Le Président National
    Gilchrist Olympio

     
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  • Tchaoudjo Renaissance : Journée de reflexion

    Tchaoudjo Renaissance eV
    Alben-Berg-Weg 11 , 80939Munchen
       

    JOURNEE  DE  REFLEXION

    A l’orée de la nouvelle année 2008, Tchaoudjo Renaissance a l’intention de relancer ses activités. Dans ce cadre, elle organise une journée de réflexion visant à la recherche de solutions au problème de développement de notre Préfecture : une Préfecture qui semble être oubliée par ses propres fils.

    C’est donc dans le but d’œuvrer à la réussite de nos activités dans tous les domaines aussi bien au sein de la diaspora qu’à l’intérieur de notre pays que votre association humanitaire TCHAOUDJO RENAISSANCE invite toutes les filles et tous les fils de Tchaoudjo, ainsi que tous les sympathisants de Tchaoudjo à cette journée de réflexion qui se tiendra à Munich en Allemagne.

    Date : le 22 mars 2008
    Lieu
     : Schwanthalerstraße 80
    Heure : A partir de 14 Heures

    Ordre du jour :

    1- Education scolaire des enfants en Allemagne: identifications des problèmes et tentatives de solutions
    2- Quelle politique d'aide et de développement pour Tchaoudjo?


    Vu l’importance des sujets qui seront débattus, la présence de tous s’avère souhaitable.
    Le Coordinateur Général

    Zatchi Touré  Korodowou
    zkorodowoub@yahoo.de

     
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  • Problématique de la transparence des élections au Togo : Quand le militantisme ne rime pas avec l'expertise

    Par Michel DOUTI

    « Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même ».
    Permettez-moi d’emprunter cette citation
    , combien riche d’enseignements du philosophe allemand Friedrich Nietzsche, pour illustrer un certain aveuglement dans lequel se sont enfermés certains compatriotes. Aveuglement qui risque fort, si nous ne prenons garde, d’étourdir davantage une frange de la population togolaise.

    En effet, les contre-modèles que le Togo a cultivée en érigeant le mensonge, la perversion et la falsification en normes sociales ont fini par faire croire à chaque Togolais qu’il était expert en quelque chose. La question électorale n’en fait pas exception. Principaux enjeux de l’alternance politique, les processus électoraux ont de facto constitué ces deux dernières années  un domaine privilégié de discussion, productions et de masturbations intellectuelles, de démonstrations passionnées voire incongrues qui parfois ont été à la limite du raisonnable.

    La dernière en date qui me fait enfin réagir est l’article publié le
    29 Janvier 2008 par Tido BRASSIERsur le site d’information www.etiame.com et intitulé : «Présidentielles 2010 au Togo: Trois stratégies pour renforcer la transparence».

    L’auteur de l’article propose comme toute première stratégie pour renforcer la transparence électorale la
    «d
    iminution du nombre pléthorique de bureaux de votes  à l’image de l’armée nationale: de 5930 à 2000 bureaux de vote, pour limiter la création de bureaux fictifs, et des bureaux impossibles à superviser en milieux ruraux rendus inaccessibles par les contraintes environnementales surtout dans la partie septentrionale du pays».

    Si dans une large mesure, il est admis que les processus électoraux de ces dernières années ont fait l’objet de multiples manipulations, leur enlevant du coup le caractère démocratique, libre et  transparent, la solution telle qu’envisagée par Tido BRASSIER relève d’une certaine myopie intellectuelle et souffre d’un manque criard d’objectivité et d’expertise en matière électorale.

    Grace à une démonstration appuyée par des données statistiques, afin de conférer un caractère scientifique à son argumentaire, l’auteur affirme sans ambages que « le nombre très élevé de bureaux de vote (5930), qui est disproportionné par rapport aux électeurs (3 Millions), et à la superficie du Togo (56400 KM2) est une opération montée à la source par le pouvoir en vue de frauder toutes les consultations électorales dans notre pays. 5930 bureaux de vote lors des législatives frauduleuses du 14 octobres 2007, pour une masse électorale de 3 millions de Togolais, dans un pays de 56400 KM2, est abusif et très exagéré….. »

    Pour étayer d’avantage sa thèse, l’auteur s’appuie sur l’exemple Sud Africain. « Lors des élections générales du 27 avril 1994 en Afrique du Sud, remportées par l’ANC, qui ont mis fin à la pratique de l’apartheid du parti national Afrikaner dirigé par Frédérik De Klerc, il y avait en tout: 10.000 bureaux de vote dans toute l’Afrique du Sud. Un pays d’une superficie totale de 1.219.912 KM2, pour une masse électorale de 40 Millions de Sud Africains » pour aboutir à la conclusion suivante :

    Afrique du Sud
     : 1 bureau de vote sur 10.000 représente 4.000 électeurs sur 40 millions au total, pour une superficie de 121 KM2 sur 1.219.912 KM2.

    1 bureau de vote = 4.000 électeurs = 121 KM2

    Togo : 1 bureau de vote sur 5.930 représente 505 électeurs sur 3 millions au total, ce qui correspond à une superficie de 9 KM2 sur 56.400 KM2. 1 bureau de vote = 505 électeurs = 9 KM2

    Cette démonstration loin d’éclairer les
    Togolais et de constituer une alternative au problème récurent de manque de transparence dans la conduite des processus électoraux contribue à mon sens à compliquer d’avantage les processus électoraux en semant une certaine confusion dans l’esprit du Togolais moyen. 

    Il me parait aussi fort utile de rappeler que l’exemple des élections législatives du 27 Avril 1994, ne constitue en rien un bon exemple d’organisation des élections. De l’avis des experts en matière électorale, ces élections ont été désastreuses, ne répondant nullement aux normes internationales de Free and Fair, libres et justes en français.  Là o
    ù les experts ont vu de gros problèmes organisationnels se traduisant par de longues files d’attentes pendant des heures et des heures, la presse internationale s’était contentée de relever une trop forte mobilisation due au fait que les noirs représentants 70% de la population débordaient d’enthousiasme parce qu’exerçant pour la première fois leurs droits civiques en qualité d’électeurs.

    Faiblesses de l’argumentaire : Comparaison n’est pas raison, car une minute par électeur n’est réaliste au Togo
    La solution telle que proposée par Tido BRASSIER démontre à suffisance sa méconnaissance des réalités politiques et sociales du Togo. Elle démontre tout aussi sa non maitrise évidente de la conduite des élections. La faiblesse de l’argumentaire résiderait dans le caractère militant de l’auteur. Faut-il rappeler avec Vincent GURY à Tido BRASSIER que le danger d'une idéologie, c'est sa trop grande subjectivité!

    A s’supposer que le Togo adopte le principe d’une augmentation du nombre d’électeurs par bureau de vote, cela induirait indubitablement, une dégradation de la qualité du vote avec pour corolaire la multiplication de bulletins nuls. L’Analphabétisme et l’ignorance  ne permettraient sans doute pas aux électeurs de pouvoir opérer un choix et/ou d’accomplir leurs devoirs civiques dans un laps de temps inferieur à une minute. Déjà, les législatives du 14 Octobre 2007, ont connu un trop grand nombre de bulletins de vote. Plus de 180.000 bulletins annulés. Rappelons que cette question a fait l‘objet d’un contentieux entre le RPT et l’opposition, principalement l’UFC.

    Certains experts estiment que le nombre de 600 électeurs par bureau de vote prescrit par le code électoral est à la limite du supportable par un électorat en majorité analphabète. Si par exemple tous les 600 électeurs devraient voter, cela signifie que chacun aurait en moyenne une minute pour accomplir son devoir civique, les bureaux de vote étant ouverts de 07 heures à 17 heures soit 10 heures d’opérations électorales effectives le jour du scrutin. Une seule petite minute pour des agents électoraux pas très bien rodés et des électeurs analphabètes, c’est déjà une gageure.

    Avec l’option Tido BRASSIER, qui préconise la réduction du nombre de bureaux de vote d’environ 5.930 à 2000 et donc une augmentation très sensible du nombre d’électeurs par bureau de vote, l’on aboutit à une moyenne de 1500 électeurs par bureau de vote.

    Si chaque électeur devrait disposer d’une minute, déjà insuffisante pour accomplir correctement son devoir, les opérations électorales le jour du scrutin dureraient alors 1500 minutes, soit 25 heures d’horloge.

    A l’opposée donc de Tido BRASSIER le bon sens recommande une diminution du nombre d’électeur par bureau de vote surtout en zone rurale. Aux partis politiques de s’organiser pour assurer la supervision et le contrôle effectif de tous les bureaux de vote.

    Faire des élections présidentielles de  2010 un enjeu plutôt qu’un  jeu
    Combien seront les togolais et les togolaise qui seront appelées aux urnes en 2010 ? Telles est indubitablement la question qui devrait hanter en ce moment-ci la classe politique togolaise.

    En effet, les principaux enjeux des présidentielles de 2010 seront incontestablement la constitution d’un fichier électoral fiable et la publication  des résultats réels  issus des urnes.  En 2010, il se posera donc avec beaucoup d’acuité, deux défis majeurs : celui de la maîtrise du corps électoral, mais aussi et surtout celui de la   centralisation et publication des résultats.

    Si l’expérience de 2007 autorise à « rêver » d’une maîtrise possible du fichier électoral, la classe politique ne semble pas avoir trouvé les solutions devant garantir la publication des résultats réels issus des urnes.

    Nous disons bien rêver de la possibilité de constitution d’un fichier électoral fiable. Et pour cause ! De nombreuses questions restent sans réponse.

    La première et de loin la plus importante est bien cette question du matériel de recensement électoral. En effet, les kits électoraux  utilisés pour la confection du fichier électoral ayant servi pour les élections législatives de 2007, n’étant pas la propriété du Togo, il va falloir compter sur la bonne volonté des autorités congolaises pour continuer à utiliser ce matériel.  L’un des acquis essentiel du processus électoral depuis une décennie est donc bien si fragile qu’on ne l’imagine.

    Il faut se rappeler que les informaticiens et autres experts togolais n’avaient pas manqué de fustiger les insuffisances et imperfections du logiciel ayant été développé pour les élections présidentielles en RDC, suscitant le courroux des autorités congolaises qui pourraient alors se décider de ne plus mettre leurs matériels à la disposition du Togo.

    C’est le lieu de souligner la myopie politique des partis politiques qui avaient opté pour l’emprunt des kits électoraux alors qu’une solution d’achat était à portée de main. 

    Même dans l’hypothèse la plus optimiste ou le Togo se décide de poursuivre l’expérience enrichissante de la confection de cartes d’électeurs numérisées avec empreintes digitales et photos des électeurs, une autre difficulté surviendra : celle de la question de la structure chargée de l’organisation des élections de 2010 la CENI de 2007 ayant été exclusivement mise en place pour les élections législatives. Elle ne devrait donc plus être reconduite pour les élections présidentielles de 2010.

    D’ailleurs au nom de quelle logique politique la CPP, la CDPA et le PDR pourraient siéger au sein de la commission électorale alors même que ces partis n’ont aucun représentant élu au parlement ?  Qu’est ce qui peut justifier la présence du PDR  dans l’organe chargé du pilotage du processus électoral alors même que ce parti, lors des élections législatives passées a obtenu moins de voix que le PSR et ADDI ?

    Pour mémoire, rappelons que Sur un total de 32 partis politiques qui animent la vie politique et qui ont participé aux élections
    ,  seuls 03 partis politiques ont obtenu des élus au parlement et 08 seulement ont pu atteindre ou dépasser le cap de 20.000 voix. Il s’agit de:

    1. RPT: 922.636 voix obtenues dans 81 circonscriptions électorales   = 32, 70%
    2. UFC: 867.507 voix obtenues dans 81 circonscriptions électorales   = 30, 75%
    3. CAR: 192.218 voix obtenues dans 81 circonscriptions électorales   = 6, 81%
    4. CPP: 42.000 voix obtenues dans 27 circonscriptions électorales     = 1, 48%
    5. CDPA: 27.214 voix obtenues dans 81 circonscriptions électorales   = 0, 96%
    6. PSR: 22.259 voix obtenues dans xx circonscriptions électorales      = 0, 78%
    7. ADDI: 21.468 voix obtenues dans 21 circonscriptions électorales    = 0, 76%
    8. PDR: 21.070 voix obtenues dans xx circonscriptions électorales      = 0, 74%

    En l’absence de réponses adéquates, cette situation fait courir un gros risque, celui de voir l’organisation des élections confiée au Ministère de l’Intérieur, institution dont l’impartialité n’est plus à démontrer.

    Beaucoup de questions se posent donc, quand à la conduite d’un processus électoral paisible, crédible et acceptable par toute la classe politique. Déjà, le Bureau du Togo du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (HCDH), lors de la présentation de son rapport sur le « Monitoring des violations des droits de l’homme en période électorale »  dit craindre le risque d’un important taux d’abstention lors des prochaines élections au Togo si les populations ne sont pas suffisamment rassurées des conditions techniques qui les entourent. «Le HCDH a été informé du sentiment d’une bonne partie de la population dans certaines régions selon lequel les résultats proclamés ne reflètent pas fidèlement la réalité, d’autres affirment qu’ils ne voteront plus jamais», a déclaré le mercredi 21 Novembre 2007, au cours d’une conférence de presse Madame Alotokunbo Igué, la représentante du HCDH au Togo.

    Des  voies possibles  pour des élections transparentes et apaisées au Togo
    Pour ne plus avoir à connaître la réédition de scénarios catastrophes électoraux de ces dix dernières, le peuple togolais interpelle la classe politique à prendre ses responsabilités et trouver des solutions idoines.

    Les phases du processus électoral étant conçues pour être cyclique et donc sans discontinuité ni interruption, il urge dès à présent de trouver une solution à la question de la structure chargée de l’organisation des élections présidentielles de 2010. L’idéale serait la mise en place d’une structure indépendante, apolitique et non partisane. Cette structure qui aura pour tâches essentielles :
     

    1. de procéder a un audit (dernière phase du cycle électoral) sans complaisance  de l’ensemble du processus électoral de 2007 afin de proposer les reformes et ajustements nécessaires. Ces réformes devraient concerner le système électoral, le code électoral mais aussi le plafond des dépenses liées aux élections par les candidats ;
    2. de planifier la mise en œuvre du processus électoral à savoir la budgétisation, le calendrier électoral, le financement des élections, la sécurisation des élections, les formations des opérateurs et responsables électoraux, l’éducation civique des électeurs ;
    3. d’acquérir le matériel électoral (kits électoraux) pour l’inscription des électeurs et la confection d’un fichier électoral fiable ;
    4. de trouver une solution consensuelle au problème de l’authentification des bulletins de vote ainsi que celui récurrent du dépouillement, de la centralisation/compilation des résultats et de la proclamation des résultats provisoires.

    Seules des réponses adéquates à ces interrogations conduiraient le Togo sur la voie de la démocratisation lui permettant de s’attaquer aux problèmes cruciaux de développement économique et social dont le peuple est en droit d’attendre de ces dirigeants.  

    Michel DOUTI, Expert en Réforme Electorale
    Dakar, Sénégal + 221 77 644 08 50 ; + 221 77 402 94 64 ; + 221 33 869 10 24
    michel.douti@laposte.net

     
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  • Mémorandum du CAR : Propositions pour la poursuite de l'application de l'accord politique global

    COMITE D’ACTION POUR LE RENOUVEAU
    CAR

    M E M O R A N D U M

    À
    SON EXCELLENCE FRANK-WALTER STEINMEIER, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE

    PROPOSITIONS POUR LA POURSUITE DE L’APPLICATION DE L’ACCORD POLITIQUE GLOBAL

    Nous voudrions, avant toute chose, vous remercier, Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale d’Allemagne, d’avoir bien voulu nous accorder cet entretien dans le cadre de votre séjour au Togo.

    Nous vous prions de transmettre à votre pays,
    la République Fédérale d’Allemagne, nos sentiments de gratitude pour le soutien technique et financier qu’elle a apporté à la tenue du scrutin du 14 octobre 2007 et pour sa contribution aux récents développements des relations du Togo avec l’Union Européenne.

    Le CAR a tout particulièrement apprécié le fait par l’Union Européenne d’avoir, dans la lettre adressée le 26 novembre 2007 au Président de
    la République Togolaise, émis en accompagnement de la levée de la suspension de la coopération, une série de dispositions recommandant la nécessité d’appliquer les points de l’Accord Politique Global et des 22 engagements qui n’ont pu être exécutés avant le scrutin du 14 octobre 2007.

    Le CAR se réjouit que le nouveau Premier Ministre ait repris dans le discours programme qu’il a présenté le 17 décembre 2007 à l’Assemblée Nationale, les engagements figurant dans ces recommandations.

    Il s’agit, entre autres :


    (1)            
    de la consolidation des avancées démocratiques à l’occasion des prochaines échéances électorales, notamment par le financement des partis politiques et le suivi des recommandations des missions d’observation électorale pour l’adaptation du code électoral ;   

    (2)              la poursuite des réformes constitutionnelles et institutionnelles répertoriées dans l’Accord Politique Global;

    (3)             le  traitement de la question de la lutte contre l’impunité, notamment à travers la création d’organes adéquats pour favoriser la réconciliation nationale.

    Le CAR tient à formuler au sujet de la mise en œuvre de ces engagements deux propositions :

    (a) la première proposition concerne les engagements  qui méritent d’être traités à titre prioritaire.

    Le CAR estime que parmi ces engagements prioritaires, une attention toute particulière doit être accordée à la réforme du régime politique (point 3.2 de l’Accord Politique Global).

    Dans le contexte du présent mémorandum, le terme ‘’régime politique’’ implique non seulement le choix d’un des systèmes politiques classiques (présidentiel, semi-parlementaire, parlementaire …), mais un type de conception des rapports entre les partis politiques représentatifs du pays (majorité-opposition, co-gestion . . .)

    Il s’agit pour la classe politique togolaise de rechercher le mode de gestion politique qui puisse permettre à notre pays d’avoir à la fois des dirigeants légitimes et une stabilité politique propice à son développement. Pour ce faire, il importe de tenir compte des réalités propres au Togo notamment de la grave crise socio-politique que le pays traverse depuis des années. 

    Il est réconfortant que la plupart des composantes  de la classe politique s’accordent à reconnaître que pour sortir durablement de la crise, notre pays doit continuer, à la suite du scrutin législatif du 14 octobre 2007, à appliquer la méthode consensuelle prescrite par l’Accord Politique Global du 20 août 2006. C’est dans cet esprit qu’il conviendrait de mener la réflexion sur la réforme du régime politique.

    La classe politique ne peut réussir les différentes réformes à opérer et organiser les prochaines élections dans un climat apaisé, que si elle parvient au préalable à s’entendre sur un mode de gestion du pays rassurant pour tous et susceptible d’accélérer l’intégration des diverses couches géopolitiques.

    (b) la deuxième proposition a trait à la démarche à suivre pour l’application des engagements.

    Il revient bien entendu à l’Assemblée Nationale d’examiner et d’adopter les textes relatifs aux réformes.

    Mais compte tenu des réalités du pays, le CAR propose que l’examen de ces réformes par l’Assemblée Nationale, soit précédé de discussions au sein du cadre permanent de concertation et de dialogue prévu par l’Accord Politique Global.

    Notre parti constate avec satisfaction que dans sa lettre du 26 novembre 2007, l’Union Européenne a déclaré qu’elle est disposée à apporter son appui au processus des réformes.

    Nous sommes convaincus au CAR, que par cet appui, l’Union Européenne aidera la classe politique togolaise à surmonter les difficultés qui viendraient à surgir à l’occasion des discussions à mener au sein du cadre permanent de concertation et de dialogue.

    Nous tenons à l’en remercier  à l’avance.

      Fait à Lomé, le 11 février 2008
    Le Président National,
    Me Madji AGBOYIBO
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  • UFC : Remerciements et Action de Grâce

    UFC - Fédération de l’Avé

    Monsieur Gilchrist Olympio, Président National de l’UFC
    Le Bureau National de l’UFC
    Le Bureau Fédéral de l’Avé de l’UFC
    L’Honorable Habia A. Nicodème, Député à l’Assemblée Nationale
    Voudraient par la présente, rendre grâce au Tout Puissant pour les grandes œuvres qu’il ne cesse d’accomplir dans la vie des populations togolaises et surtout pour avoir permis le déroulement des élections législatives du 14 octobre 2007.

    Ils expriment leurs remerciements :
    - aux populations togolaises pour leur engagement résolu et leur mobilisation pour le véritable changement dans la liberté, la démocratie, la justice et la paix,

    -
    aux populations de la préfecture de l’Avé, aux vaillantes et braves femmes et à la Jeunesse qui, grâce à leur courage et à leur détermination, ont plébiscité l’Union des Forces de Changement (UFC) comme la plus grande force politique du Togo.

    -   Aux frères et amis de la Diaspora, contraints de quitter le Togo pour des raisons politiques, sociales et économiques.

    Puisse le Tout Puissant, inspirer les vingt sept (27) députés de l’UFC afin que par leur dévouement et leur abnégation, ils oeuvrent à ce que sur
    la Terre de nos Aïeux :

    -   l’Amour prenne le pas sur les intérêts personnels
     a Justice, la Paix et la Concorde nationale triomphent de l’injustice, de l’arbitraire et de l’impunité.

    Que l’Eternel bénisse le Togo.
    Ensemble, soyons unis pour que tombe enfin la dictature au Togo

    Ablodé ! –                                           Ablodé ! –                                        Ablodé !

     
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  • Koffi Yamgnane sur l'étage présidentiel 2010 au Togo

    Par Classio K Devia

    Ecoutez Koffi Yamgnane 
    Koffi Yamgnane, socialiste, humaniste, residant en France , devient tres precis sur sa position pour les elections presidentielles au Togo en 2010.

    Un combattant de longues annees, au cote des opposants togolais qui ont toujours capote devant la machine roulante et infernale du pouvoir,c`est maintenant l`aventure de l`homme du pays Bassar, Koffi Yamgnane.

    Comme troisieme candidat probable de 2010, la course semble deja etre lancee en rang disperse.L`UFC de Gilchrist OLYMPIO avait sans doute l`ambition par les multiples interventions de leurs premieres voix dont Patrick LAWSON et Jean Pierre FABRE alors que le parti au pouvoir RPT, par la voix de son secretaire general SOLITOKI met minutieusement les pillons a leur place depuis leur recente victoire des elections legislatives de 2007

    Loin de faire une liste longue des autres partis politiques et candidats independants qui mumurent leur presentation a l`election presidentielle 2010, la probabilite est forte que le rang disperse n`est doute pas a epargner.Es -ce a dire que l`opposition ne pourra jamais et jamais relever le defis d`autant en presentant un seul et unique candidat a l`election de 2010?La question reste a diagnostiquer avec esprit d`analyste ?La scission entre les leaders nouveaux et  anciens de l`opposition togolaise est -elle definitivement consommee?Si oui , pour quel interet?C`est ces interrogations qui feront l`objet de ma prochaine intervention...

    Koffi Yamgnane connu comme defenseur absolu des interets africains et Togolais, se retrouve enfin sur le chemin de faire son experience a l`election presidentielle de son pays d`origine qu`il voit toujours degrader.Es -ce Koffi Yamgnane serait le candidat de la Diaspora tant annonce pour aller balayer la maison en vue de ramener la liberte puis mettre fin a la corruption, l`impunite , l`injustice puis demarrer le train de developpement ?

    Quels sont les enracinements de ce candidat potentiel sur le territoire togolais d`autant plus que le Monsieur serait mal connu par le peuple mais bien connu dans les rouages politiques?Koffi Yamgnane appelle t-il par cette declaration les autres partis de l`opposition a faire l`union autour de lui pour renverser la vapeur au Togo?Sans doute, tout est possible au Togo sauf cette union que je mets et remets en doute a voir les ambitions de ce fauteuil presidentiel qui aurait tant tourmente des idees de nos politiques et ont seme des zizanies entre nos leaders.


    Bref, koffi Yamgnane se verait tres tres serieux sur l`echiquier national si certains partis comme l`UFC , CAR, CDPA et meme les petits partis font une union solidaire et sacree autour de lui.L`on ne doute guerre sur ses strategies diplomatiques qui ont tant manque ailleurs.L`on ne doute pas sur ses capacites politiques,ses experiences , son sens patriotique  et son Amour pour le  pays. Nous allons revenir sur les chances et malchances de Koffi Yamgnane dans la presidentielle 2010 au Togo .D`ores et deja , Koffi Yamgnane aurait certainement pese toutes ses valeurs avant de s`annoncer avec fermete et confiance. C`est fort comme atout!

    Ce nouveau candidat  dit beaucoup pour le Togo mais des voix des ''torpilleurs professionels '' se levent deja dans l`ombre  pour diaboliser cet Homme qui aurait rencontre Faure Gnassingbe en France et qui lui proposerait de venir le concurencer a l` election 2010 en vue de passer a des negociations '' sous la table'' .Un veritable'' non sens '' et perpetuelle suspicion( au sein de l`opposition togolaise) que certains partisans d`un parti politique moins amoureux du TOGO  et qui font du brouillard eternel dans la tete des gens  depuis des decennies ,commencent par vehiculer.Jusqu`a quand ,nous laisserons nos sales habitudes pour tendre vers l`ideal qui n`est autre que de voir notre pays evoluer  sans les ambitions personelles , interets personnels et claniques?'' s`exclame un fils digne du Togo qui prefere garder son anonymat. A suivre...
    Ecoutez Koffi Yamgnane 
    CLASSIO K DEVIA

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  • Visite du Ministre allemand des Affaires Etrangères au Togo et la problématique des refugiés togolais en Allemagne

    Par Bassirou AYÉVA
    M. Frank- Walter Steinmeir, vice - Chancelier et ministre des Affaires Étrangères de l‘Allemagne sera au Togo cette semaine, consacrant ainsi le réchauffement des relations entre les deux pays. Cette visite est une victoire diplomatique pour le régime Togolais. Mais une victoire émaillée de questions qui fâchent telle que la question des réfugiés. A travers la réflexion qui suit, Bassirou AYEVA interpelle tous les acteurs de la vie politique du Togo afin que, comme il le dit, les réfugiés ne soient pas la monnaie d‘échange…

    La question du refoulement des réfugiés togolais en Allemagne aurait été tout au long de ces dernières années de lutte pour la démocratisation de notre pays au centre des préoccupations des gouvernements RPT qui se sont succédés depuis 1993. La volonté de changement politique populaire, les répressions qui s’en sont suivies dès 1990, ont jeté on s’en souvient des milliers de Togolais sur la route de l’exil. Outre les pays frontaliers, le Bénin, le Ghana, le Burkina et d’autres pays africains, l’Amérique et l’Europe ont accueilli leurs lots de Togolais, candidats à l’exil. En Europe, l’Allemagne a accueilli certainement le plus fort contingent de femmes et d'hommes psychologiquement détruits, mais qui tenaient à reconstruire leur vie. De 1990 à 1998, on dénombrait officiellement plus de 15. 000 réfugiés togolais en Allemagne. Ce chiffre apparemment élevé s’explique d’une part par la confiance qu’inspirait ce pays aux fuyards togolais en quête de sécurité et de sérénité et d’autre part par l’absence, pour les Togolais de visa d’entrée jusqu’à décembre 1994.

    Aujourd´*** que la donne politique au Togo semble évoluer… la question de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes vivant en RFA, est d‘actualité. Cette question devrait constituer certainement un des points forts de discussion lors de cette visite annoncée du vice – Chancelier et Ministre des Affaires Étrangères allemand, M. Frank - Walter Steinmeir à Lomé.

    LES RÉFUGIÉS TOGOLAIS EN ALLEMAGNE ACTEURS DE LA LUTTE POUR LE CHANGEMENT
    A l’instar des autres groupes, les réfugiés togolais en Allemagne sont constitués en majeur partie de militants des organisations démocratiques, de syndicalistes, d’enseignants, de journalistes, des membres issus des associations de la société civile dont ceux des organisations estudiantines ou des partis politiques de l’opposition de l’époque tels que: l’ATLMC ( l’Association Togolaise de Lutte contre la Manipulation des Consciences ) basée à Sokodé, le MO5 ( Mouvement Patriotique du 5 Octobre ), les Ékpémogs, une entité juridiquement non organisée, la CAF ( Confédération des Associations de Femmes )…le CAR, la CDPA, l‘ADDI, le PSR, le PDR, l’UFC, de l‘UTD devenue CPP…

    Ces réfugiés ne sont pas restés inactifs dans leurs terres d’accueil. Structurés en associations ou en sections des partis politiques, ils se sont montrés actifs, très actifs au point de convaincre l‘opinion publique allemande sur la nature du régime togolais. Publications de documents relatifs à l’impunité, aux violations des droits de l’homme au Togo, manifestations de protestations contre toute sorte d’entorse à la Constitution de la République ou aux libertés d’expression, ils ont été sur tous les fronts. Conséquence : la population allemande et les média ont fini par faire leur les revendications du peuple togolais et par admettre le caractère brutal et arbitraire du ou des pouvoirs RPT. Face à cet activisme appuyé par un embryonnaire mais tout aussi payant travail de lobbying dans certains Länder (États) allemands, le régime togolais qui n´a toujours pas réussi à corriger ou à vernir son image, a fini par déclarer une guerre ouverte aux réfugiés togolais d’Allemagne. Cette guerre relayée à l’époque sur le terrain par l’ambassade du Togo, avait un seul objectif: le rapatriement des réfugiés togolais.

    Le RPT a perdu cette bataille. Car ses envoyés n’ont jamais pu franchir les portes des Chanceliers allemands. Toutes les « grosses pontes » du régime qui se sont hasardées à faire le déplacement de Bonn ou de Berlin ont vu leurs doléances échouer sur la table du chargé des affaires africaines au ministère des Affaires Étrangères allemand. Les portes du ministre lui – même sont restées closes aux sollicitations de Lomé. Ainsi, ses requêtes sont restées stériles.

    En réalité les gouvernements de Helmut Kohl ( CDU, 1982 - 1998 ) succédé par Gerhard Schröder ( SPD, 1998 - 2005 ), confrontés à la question de l’immigration, n’étaient totalement pas insensibles aux démarches des émissaires togolais. Pour l’homme de rue allemand, la montée du chômage est imputable à la présence des étrangers. La question d‘asile est donc devenue un sujet de premier plan. Il fallait s’en occuper pour endiguer le sentiment de mécontentement des populations face à ces étrangers boucs émissaires de tous les maux. L’offre des envoyés du RPT était tentante. Mais les autorités du pays d‘accueil se savent surveillées de près par les organisations de protection des Droits des réfugiés et des Droits de l’Homme tout court. Et puis nombreux sont ceux qui comprennent la présence des togolais dans leur pays. Ne s’étaient-ils pas eux – mêmes constitués réfugiés pour fuir les affres du nazisme ? Le Ministre de la Coopération d’alors, M. Elmut Schaefer n’a t – il pas été témoin oculaire des massacres de populations civiles à la place Fréau jardin un jour de janvier 1993 ? L’Allemagne elle-même n’a t – elle pas directement payé un lourd tribut … dans la chasse aux opposants et à leurs supporters imaginaires ou réels, qu’ils soient noirs ou blancs ? Elle ne pouvait se permettre d’accepter un tel marché. Tout cela a pour finir, contribué à polluer les relations entre les deux pays. Chacun a campé sur ses positions. Pas tout à fait. Car le régime togolais ne pouvait se le permettre. Il tenait à tout prix à avoir l’onction de Berlin… Or, le décès d’Eyadema et tout ce qui s’en est suivi contre les intérêts allemands au Togo, n’étaient non plus de nature à détendre les relations, bien au contraire.

    ÉVOLUTION DE LA SITUATION POLITIQUE DEPUIS L’APG ET LES LÉGISLATIVES DU 14 OCTOBRE
    Un véritable vent d‘incertitude souffle depuis quelques temps sur la communauté des réfugiés togolais en Allemagne. En effet plusieurs compatriotes bénéficiant ou non d’un séjour limité ou en attente d‘une décision reçoivent, depuis peu, des lettres de l’Office des réfugiés leur demandant de se préparer à quitter le pays ou à donner les raisons qui justifient la prolongation de leur séjour sur le territoire allemand.

    Parmi les arguments énoncés figure " la disparition du général Eyadèma en février 2005, la signature en août 2006 de l’APG par tous les partis politiques de l‘opposition: CAR, CDPA, CPP, PDR, UFC …, la participation d’opposants au premier gouvernement de Faure Gnassingbé, la nomination de l’opposant Agboyibo comme Premier ministre après ledit accord, ainsi que la tenue des élections législatives du 14 octobre 2007. Élections auxquelles tous les partis ont participé… "

    Voilà qu’au climat d’incertitude suscité par ces courriers vient s’ajouter l’information relative à la visite du Vice-Chancelier allemand à Lomé.

    Pendant plusieurs jours, l’annonce de la visite en ce mois de février de M. Frank-Walter Steinmeir ( SPD), a fait l’objet de la Une du site du gouvernement togolais,
    www.republicoftogo.com .

    Tel un trophée de chasse, la photo de l’illustre hôte a trôné sur ledit support médiatique du pouvoir. Quoi de plus normal, quand on sait que depuis les sanglants évènements du 25 janvier 1993, dont nous parlions plus haut, le pouvoir RPT a fait les yeux doux aux autorités de Bonn d‘abord, puis de Berlin ensuite, sans jamais pouvoir les amener à changer d‘avis sur le jugement négatif qu‘ils avaient de leur fréquentation.

    Mais les temps ont changé. Et les méthodes de gestion du pouvoir ont évolué même si nous en espérons mieux. Et puis, les intérêts des États ne priment-ils pas sur toute autre considération ? Par ailleurs, «Doit-on éternellement soutenir une opposition incapable de s’organiser pour arracher ce changement pour lequel il y a eu tant de morts et d’exilés et qui a ruiné le tissu social et économique du pays ? » se sont sûrement demandés les Allemands. Et, il y a aussi cette fameuse Real politique suivie d’une volonté pour le gouvernement de Mme Angela Merkel ( CDU ) de se mettre au diapason de la position de l’Union Européenne sur ce qu’on peut appeler « le cas togolais ». Comme on peut l’imaginer, l’Allemagne s’apprête à effacer le passé récent et à s’ouvrir aux autorités du Togo. Nul n’a donc besoin d’être dans le secret des dieux pour savoir que la question des réfugiés togolais, constituera un des points essentiels de l’ordre du jour entre les deux parties.

    Comme nous le disions précédemment, la question des réfugiés est préoccupante pour les deux camps. Prenant un raccourci, les Allemands donneront l’impression que les réfugiés représentent un poids financier pour leur pays. Ils feront impasse sur ceux des Togolais qui travaillent ou qui sont parfaitement intégrés. Ils feront impasse sur ceux qui pour aider la société allemande à s’ouvrir au monde consacrent une partie de leur temps et de leur talent au bénévolat en milieu associatif sportif ou culturel. L’Allemagne a à présent un argument "costaud " selon lequel la situation au Togo est plus vivable aujourd’*** qu’hier.

    La partie togolaise se pressera de reprendre le même argument. Un satisfecit en quelque sorte. À preuve, elle égrènera la liste de réfugiés revenus définitivement au pays ou ayant fait un tour sans que rien ne leur soit arrivé. En bonne place il y a l’opposant historique, Gilchrist Olympio : « il séjourne au Togo comme et quand il veut... » diront les interlocuteurs du pouvoir. Ce qui est aussi vrai. Toutefois, la question de milliers de réfugiés ne peut se résumer à un ou à des aller-retour de certains opposants. Personnellement, profitant du début d’ouverture qu’on peut observer aujourd’*** au Togo, nous avons franchi le pas. Mais, il revient à chaque réfugié d’apprécier la nouvelle grille de lecture de la situation politique du pays. Il revient à chacun, individuellement d’apprécier si oui ou non il peut rentrer.

    Heureusement que dans ce dossier, l’interlocuteur, l’homologue du ministre allemand chez-nous est comme par hasard, le Professeur Gnininvi, un opposant qui vient de succéder à un de ses compagnons de l’opposition, du COD1, du COD 2 …Un homme qui connaît le dossier du drame des réfugiés et qui plus que tout autre s’en préoccupe certainement.

    LE SUJET N’EST PAS NOUVEAU AU PROFESSEUR GNININVI ET AUX AUTRES RESPONSABLES DE L‘OPPOSITION
    Au risque de choquer certains, nous disons qu’il y a des ministres de l‘opposition dans le gouvernement togolais. Même si ceux – ci sont sûrement très affaiblis par leur échec aux législatives du 14 octobre. Sans leur présence et celle du Pr Léopold Gnininvi aux Affaires Étrangères, certainement que cette question des réfugiés ne serait réglée que par une paraphe d’un ministre RPT pur sang dont le geste revanchard contredira les vains efforts d’ouverture et de volonté de " réconciliation" credo tant de fois repris par les autorités togolaises.

    Au-delà de s’être constitués réfugiés, ces Togolais où qu’ils aient été contraints d’échouer pour fuir les exactions des milices et des incontrôlés d’alors, restent des femmes et des hommes qui ont droit au respect. Ils ne devraient pas être l’objet d’un quelconque marchandage.

    D’ailleurs il est tout de même étonnant, que les nouvelles autorités togolaises qui se veulent débarrassées des vieilles habitudes n’aient reconnu nulle part l’apport positif de ces réfugiés durant les longues années de la suspension de l’aide extérieure au Togo. Un apport multiforme qui se poursuit. N‘est-ce pas grâce à ces réfugiés, frange importante de ce qui représente aujourd’*** la diaspora togolaise que des familles, des villes, des régions et le pays tout entier ont survécu à la crise et éviter l‘implosion du pays ? En dehors de leur contribution au débat politique, à la vie économique, financière et culturelle, certains réfugiés ont initié des projets sur le terrain social, pour atténuer la misère du bas peuple et pallier aux carences chronique de structures hospitalières, scolaires et autre.

    Peut - être nous reprochera t- on le fait de donner l’impression que tous les fuyards sont des activistes de l’opposition. Que tous ont été victimes de la terreur, de l’arbitraire. On nous opposera donc le concept très à la mode de " réfugiés économiques ". Ce terme que certains pays européens affectionnent a été repris par le RPT, pour démontrer que les candidats à l’exil ne sont autres que des femmes et des hommes à la recherche du mieux être dans l’Eldorado européen. Soit. En parlant justement de réfugiés économique, le RPT reconnaît implicitement que durant près de 40 ans de règne il n’a pas pu ou su créer ni bien-être, ni prospérité au Togo. Il ne leur a même pas permis de rêver. Alors, qu’est-ce qui interdirait un togolais tiraillé entre la misère et la peur d’être victime d’une balle perdue…d’aller chercher ailleurs, quiétude et mieux-être ? Qu‘est - ce qui l‘empêcherait de rêver à une vie meilleure ?

    Dans le lot des milliers de réfugiés togolais en Allemagne, il y a ceux des année 90 et ceux de la nouvelle vague des années 2005. C’est dire qu’il y en a qui bouclent, 18, 15, 10, 5, 3, ou 2 ans. À l’heure où nous achevons ces lignes, il y en a qui atterrissent encore, chassés du pays non pas par la terreur, mais par le manque de perspective, ou simplement emportés par leurs illusions, leurs rêves … dune recherche désespérée de bien être face au spectacle de désolation qu‘offre non seulement le Togo, mais aussi tout le continent africain.

    En Allemagne on trouve donc des familles entières de réfugiés, avec des enfants scolarisés. On y trouve des personnes des quatre coins du Togo et de toutes catégories socio professionnelles. Parmi elles, il y a hélas des handicapés physiques ou mentaux, des malades. Au cas où il devrait avoir un refoulement de masse, toutes ces personnes n‘échapperont pas aux dispositions de reconduite que préconisent les autorités du pays d’accueil. Comment s‘organisera leur prise en charge ?

    Le retour massif et non préparé des réfugiés constituera à coup sûr un nouveau problème social et économique pour le régime togolais qui se dit résolu à relancer le pays. Car, il faudra les gérer et penser à leur réinsertion à la fois sociale que professionnelle. Le gouvernement togolais n’a donc pas intérêt à se risquer de faciliter le plan de rapatriement allemand. Bien au contraire, le Ministre Gnininvi et son équipe devraient exiger un moratoire afin de soumettre très prochainement à l’autre partie, un mémorandum sur cette question.

    A l‘heure où nous nous tentons de nous investir dans les projets d‘apaisement de la vie politique de notre pays, et de sa reconstruction, la question du retour ou non des réfugiés dans leurs pays d´origine devrait interpeller tout le monde, à savoir pouvoir et opposition. Cette question doit être une des clés de cette recherche du retour d‘une confiance réciproque, de l’ouverture et d‘un réel apaisement du débat publique.

    Les partis de l’opposition qui sont nés à partir d’avril 1991 doivent entièrement assumer leur part de responsabilité car il s‘agit avant tout de leurs militants. Ils devraient s‘impliquer, intervenir dans le débat concernant cette question et proposer une solution pétrie à la fois de dignité et de rationalité. Sans doute que le ministre allemand s’entretiendra avec les chefs des partis de l’opposition parlementaire et extra parlementaire pourquoi pas. Tous devraient être préparés à aborder cette question à la fois humanitaire, politique que morale. Ils devraient en parler avec sérénité, rigueur et courage.


    Bremen, Allemagne 11 Février 2008
    Bassirou AYÉVA

     
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  • togoforum.com est au service de la démocratie et du Togo : Le Togo, ce n'est pas tous les autres partis politiques moins le RPT

    Par Joseph Takeli
    Chers amis, je n'ai pas beaucoup à dire sur les rumeurs sur moi dont vous parlez.  (voir débat suite au communiqué du RPT - Amerique). Moi aussi je connais ces rumeurs qui disent que j'ai reçu des fonds du pouvoir. Je l'ai lu sur des sites et j'en ris tout simplement. Croyez-moi la manne, depuis qu'elle m'a été annoncée n'est toujours pas encore arrivée. Hmmm!!!

    Ce débat intervient suite à la publication du communiqué du RPT - Amérique sur togoforum.com. Des messages privés m'ont même été envoyés pour me demander d'expliquer les nouvelles orientations du site togoforum.

    S'il y a quelque chose à retenir de mon présent message c'est ceci :  Ce site ne prêche pour aucune chapelle politique particulière : togoforum.com est au service de la démocratie et du Togo et le Togo, ce n'est pas tous les autres partis politiques moins le RPT.

    D'ailleurs Ramane Salifou est mon témoin. Nous debatons lui et moi depuis 1999 et il sait que depuis ce temps là je clame fort la ncessité de discussions permanentes entre les partisans du RPT et ceux de l'opposition. Aujourd'*** plus qu'hier cela est possible et il faut que mutuellement on s'encourage pour établir le contact et les debats.

    Des gens demandent que le texte soit enlevé purement et simplement.  Cela ne se fera jamais. Au nom de quel principe democratique serait-il acceptable de publier les communiqués du CAR, de la CDPA, de l'UFC et jamais ceux du RPT.  Souffrez donc que je dise ceci : Aucun parti politique au Togo ne detient à lui tout seul la clé de la liberté, et la démocratie suppose qu'on existe tous et qu'on se respecte mutuellement.

    Je vais vous decevoir davantage : je n'ai jamais approuvé la dissolution du RPT par la conference nationale. Cela n'avait aucun sens democratque.

    La democratie est un ideal très rigoureux. Ce n'est pas de la plaisanterie. Si vous defendez autre chose, chers amis, cessez d'utiliser des pretextes democratiques.

    C'est vrai que j'aurais pu mourir dans les années 90 comme beaucoup d'ailleurs, mais ce constat ne doit pas avoir d'impact sur mes convictions profondes et ce serait tout simplement l'esprit de vengeance que j'exhiberais et non la quête de liberté si je devrais à chaque fois le criez pour dire que tel ou tel n'a plus aucune chance de s'exprimer.

    Tavio Amorin et les autres ne sont pas morts pour que les gueguerres continuent. Nelson Mandela est l'exemple vivant de sacrifice....Il y en a d'autres.

    Merci d'autre part de cesser d'utiliser l'arme la plus facile au Togo dans le camp de l'opposition. C'est que lorsque de ce côté on veut fermer la bouche aux esprits critiques, on repand sur eux des rumeurs malveillantes. Je ne changerai pas mes convictions profondes parce que vous m'aurez complaisamment accusé de corruption. Cet épouvantail ne m'émeut pas. C'est inutile.

    Je souhaite vivement que les extrémistes des 2 bords se rendent compte de leur étroitesse d'esprit et qu'ils se cachent.

    Que les jeunes du RPT et de l'opposition retracent avec lucidité une voix salutaire pour tous au Togo. Nous en avons besoin.

    Le principe de la personnalité du crime est sacré en droit pénal. Quand bien même on appartiendrait à un courant  politique, on n'est pas pour autant coupable pénalement d'actes criminels posés par quelques individus du groupe. L'amalgame au Togo fait la part trop belle à la vindicte populaire, un gouffre pour tous.

    Arrêtons enfin le culte de l'obscurantisme polique.

    Si vous premez un organe d'information de droite ou de gauche en France comme aux Etats-Unis, vous serez informé sur tout ce qui se passe dans le pays. Peu importe l'origine de l'information. L'essentiel c'est que cette information existe.

    Voilà à quoi joue togoforum.com

    Joseph Takeli
    Coordinateur Général de togoforum.com

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  • RPT- Amérique : Assemblée Générale Constitutive

     

    RPT
    RASSEMBLEMENT  DU PEUPLE  TOGOLAIS

    S
    ection Amérique

    ASSEMBLEE  GENERALE  CONSTITUTIVE

     

    Date :  11 & 12 Avril 2008
    Lieu :   New York, USA

    Lors du 9ème Congrès statutaire du Rassemblement du Peuple Togolais ( RPT) tenu à Kara du 16 au 17  décembre 2006,  il a été décidé de redynamiser le parti en créant  des sections du RPT en Europe et en Amérique  en vue de porter haut les  vertus du parti  qui sont:  l’ Union, la Paix, et  la Solidarité entre les militantes  et militants et de tous les Togolais où qu’ils se trouvent.

    Au delà des grandes vertus précités, le Rassemblement du peuple togolais est aussi soucieux de l’amélioration des conditions de vie socio - économiques de ses militants et de tout le peuple Togolais. 

    Consciente de cette logique et par le biais de son bureau Provisoire, il a été décidé d’organiser une assemblée constitutive à New York les 11 et 12 Avril 2008 en vue de solidifier la base du RPT en Amérique en élisant un bureau capable de développer un plan d'action et des stratégies qui s'imposent.

    Pour que le Congrès puisse réussir et être à la hauteur des attentes de tous les militants et sympathisants, le bureau provisoire de la section du RPT Amérique vous prie de bien vouloir participer massivement à cette assemblée et apporter votre contribution à sa réussite. 

    Pour le Bureau Provisoire  de la Section RPT Amérique
    Le Président, M. Djato Kadambaya
    Contact :
    rpt_america@yahoo.com

     
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  • Communiqué de la CDPA - Fédération de France

    CDPA
    CONVENTION DEMOCRATIQUE DES PEUPLES AFRICAINS  (TOGO)

      SIEGE NATIONAL :      
    2, Rue des Cheminots- Hanoukopé
    B.P. 8634  – LOME (TOGO)
    Tél/Fax : (228) 221 71 75
    http://www.cdpa-togo.com
    Courriel : cdpatogo@hotmail.com
     
    FEDERATION DE FRANCE :      Courriel : cdpafedefrance@hotmail.com

    Communiqué de la CDPA - Fédération de France
    La Fédération de France de la CDPA voudrait en ce début d'année 2008 renouveler au peuple togolais dans son ensemble, ses vœux pour une société de prospérité,  de progrès, de bien être social, de démocratie et d'alternance politique.

    Le peuple togolais reste très attaché à ces idéaux comme il l'a encore montré au cours du scrutin législatif du 14 octobre dernier ; et il est déterminé à parvenir à l'alternance et à la démocratie.

    La Fédération de France voudrait le féliciter pour cette détermination même si pour l'instant notre parti ne récolte pas encore le fruit de son labeur. Et, même si la volonté populaire ne s'est pas encore traduite par une nouvelle configuration politique, les législatives ont montré que les forces du progrès sont majoritaires au Togo.

    C’est dans ces conditions-là que le dernier gouvernement a été formé, avec la participation de la CDPA.

    Après en avoir discuté avec la direction du Parti, la Fédération de France a exprimé son désaccord avec l'entrée au gouvernement des membres de la CDPA.

    En effet, selon nous, L’Accord Politique Global, moribond peu après sa signature, est devenu impraticable  aujourd’***.

    Dans ces conditions, nous sommes convaincus que notre participation à un tel gouvernement, pour «  la poursuite de l’APG »  ne peut être politiquement efficace.

    Nous demeurons convaincus de la justesse de la cause du peuple togolais et du triomphe de son combat pour la liberté et la démocratie.

    Et nous voudrions exhorter notre peuple à demeurer dans l'espérance et à se préparer d'ores et déjà, dès le début de cette année 2008, pour un avenir meilleur.

    Paris, le 26 Janvier 2008
    Pour la Fédération de France,
    Le Secrétaire Fédéral
    Benjamin JOHNSON

     
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  • A propos de l'assassinat de Sylvanus Olympio : Distinguer entre Crimes de droit commun et crimes politiques

    Crimes de droit commun et crimes politiques - Par Maître Maxmibube Ayite Sitti

    Trois mots pour caractériser le débat politique au Togo : «Esprit de confusion »

     Le règne de l’esprit de confusion est la résultante de l’absence de principes, la marque de l’incapacité à définir et à se donner des lignes directrices. Alors, on s’installe dans la navigation à vue. La navigation à vue ne saurait malheureusement remplacer la méthode et encore moins tenir lieu de politique, c’est-à-dire d’une vision globale ou tous les éléments se rattacheraient les uns aux autres en vue du résultat recherché.

    Le dernier exemple en date nous a été donné à l’occasion du débat  organisé  par la télévision togolaise sur les poursuites éventuelles liées à l’assassinat du premier président de la république du Togo. On a entendu deux professeurs de droit, MM Zeus Ajavon et Wolou Komi expliquer magistralement que la demande d’enquête prêtée à Gilchrist Olympio se heurterait a des obstacles juridiques. Si les propos de ces deux enseignants  nous étaient  rapportés fidèlement par le site « Togoforum » qui s’en est fait l’écho, il y aurait  lieu de s’en inquiéter. Et ce, pour deux raisons :

    La première, pour une question de forme, car en fait d’obstacles juridiques, il n’y en aurait finalement qu’un seul mis en avant par les deux juristes. Savoir, la prescription de l’action publique. Où ils en ont dit trop ou pas assez. Ou il y à plusieurs obstacles a l’action publique ou il n’y en a qu’un auquel cas, le pluriel n’aide pas à éclairer les esprits sur un problème de mémoire collective qui mérite d’être traité avec rigueur mais sans passion excessive.

    La deuxième raison porte sur le  fond du problème.  En effet, la prescription de l’action publique invoquée est une prescription de droit commun. Elle existe tant en matière civile que correctionnelle et criminelle. C’est un délai fixé par la loi et au terme duquel toute action devient impossible si elle n’a été portée devant les tribunaux compétents  pendant ledit délai prévu par  la loi. Ce délai  varie selon la nature des faits que l’on veut poursuivre en justice.

    Dans le cas qui nous concerne, la première question à se poser est la suivante :

    L’assassinat du président Olympio est-il un assassinat de droit commun, c’est-à-dire ordinaire où relève-t-il d’une autre catégorie ?  A l’évidence, il s’agit non d’un assassinat banal comme il s’en commet en moyenne une dizaine par jour  dans les villes à haute dose de criminalité, mais bien d’un assassinat politique qui n’a pas fini de faire couler de l’encre !

    Il est même l’une des clés à la solution de la longue et interminable crise togolaise pour peu qu’on ait le courage de ne pas éluder les vrais problèmes ! Et le meurtre comme arme en politique n’est que le refus de reconnaître  l’adversaire comme tel. C’est même l’aveu de  la crainte de l’adversaire ! Et le plus souvent, il sera commandité par le pouvoir en place.

    De son côté il peut arriver que l’opposition réplique par des meurtres organisés  en ciblant des personnalités proches du pouvoir. Ce dernier  qui a les institutions à ses bottes sera  prompt a  juger ceux de l’autre bord avec ou sans preuves.

    Mais qui va le juger, lui, tant qu’il est le pouvoir en place ? Cette question aurait permis d’apporter une réponse appropriée au cas d’espèce soumis aux deux enseignants de l’université nationale. Imaginent-ils l’assassin autoproclamé, revendiquant son crime par voie de presse,  autoriser des poursuites contre sa personne ? Où a-t-on jamais vu un pouvoir organiser son propre procès ?

    Ils se seraient rendus compte du même coup que pour des raisons politiques, il n’était pas possible de poursuivre ni le ou les  instigateurs ni l’auteur principal et ses complices pour le meurtre de feu Sylvanus Olympio. Et que les circonstances  de la prise du pouvoir par les héritiers rendent toujours cette éventualité impossible si elles  ne la compliquent !

    En clair, les obstacles à toute poursuite des assassins de Sylvanus Olympio sont plus politiques que juridiques. A problème politique, solution politique. Ce qu’il fallait démontrer./.

    Maxmibube Ayite Sitti
    Ancien président du groupement des avocats d’Afrique noire en France (GAANF)

     
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  • Le patrimoine des chefs d'Etat africains en France

    LE MONDE du 31.01.08

    C'est un monde enchanté où l'on vogue d'une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l'Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d'euros. Un microcosme constellé d'une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d'Hollywood ? Non : chefs d'Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.

    Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l'immobilier en France, qu'ils séjo