in

SPORTS NEWS

  • Football / Mercato Dossèvi Thomas sur le départ, Alaixys Romao rempile

    L'Union #137 du 1 aout 2008

    L’attaquant international togolais de Nantes, Thomas Dossèvi, devra probablement quitter les Canaris, malgré son apport  pour la montée en Ligue 1.

    Le  départ du Togolais est d’autant plus souhaité  puisque FC Nantes après s’être appliqué à remplir convenablement sa case «arrivée»  cherche à garnir l’autre encart, celui des départs.  Et justement si le Togolais n’est pas sur la première liste des départs, il n’aura qu’un statut  de remplaçant comme  ses coéquipiers Moullec, Das Neves, Keseru et Goussé.

    Avec 39 joueurs sous contrat professionnel, l’entraîneur Michel Der Zakarian a l’embarras du choix. Il ne souhaite en tout cas conserver qu’une trentaine d’éléments, incluant les jeunes évoluant avec Laurent Guyot. Au final, 7 joueurs sont encore incertains sur leur avenir. À commencer par Bagayoko et Shereni, pour qui un départ est plus qu’envisagé. Le premier intéresse le Havre, mais la proposition du club centenaire est pour le moment insuffisante (700 000 €). Pour le second, la piste guingampaise pourrait être (re) lancée avec l’arrivée de Xavier Gravelaine dans les Côtes-d’Armor.
    Mais Thomas Dossèvi qui fait partie du lot intéresserait plusieurs équipes françaises, mais également étrangères. En Angleterre, Stoke City, Hull City et, à un degré moindre, Newcastle seraient également sensibles au profil de l’ancien Rémois. Ces clubs auraient prévu de le superviser dans les prochaines semaines. En Turquie, Sivasspor l’aurait également à l’œil.

    Grenoble : Romao rempile

           Pendant  que Thomas Dossèvi n’est pas encore fixé sur son sort, son compatriote Alaixys Romao, le milieu international togolais de Grenoble, lui, a prolongé son contrat jusqu’en 2011.
     

    Malgré l’intérêt de certaines équipes anglaises, Alaixys Romao, 24 ans, a rempilé pour deux saisons supplémentaires avec Grenoble. Le milieu international togolais  qui a activement participé à la montée du club en Ligue 1, est dorénavant lié aux Isérois jusqu’en juin 2011

    Grenoble, sur le plan mercato, n’a pour le moment enregistré que deux arrivées, celles du défenseur Zoran Rendulic et le milieu Laurent Batlles.

    Plusieurs dossiers sont en cours. En ce qui concerne Laurent Courtois, la piste semble se refroidir. Le milieu de Levante a refusé le contrat qui lui était proposé. Il voudrait un bail sur les bases de celui qui lui a été présenté il y a un mois. Courtois ne devrait, sauf retournement de situation, retrouver le championnat de France cette saison. La venue de Salim Arrache est étudiée en remplacement. Le Marseillais est sur le départ, il n’entre pas dans les plans de Gérets.

           En défense centrale, des deux noms qui reviennent avec insistance, Patrick Müller et David Jemmali qui ont le même profil, sont libres de tout contrat et possèdent une solide expérience de la Ligue 1, seul David Jemmali a signé  mardi pour les Isérois. En attaque, Daniel Moreira est, selon le Dauphiné Libéré, très intéressé par le challenge sportif. Le problème est que le Rennais est sous contrat pour deux saisons encore. Grenoble aimerait le récupérer libre, le club ne dispose pas des liquidités nécessaires pour un transfert payant. Le Stade Rennais serait prêt à le libérer mais sous conditions, le joueur ou le club devront vraisemblablement payer les deux ans de salaires restants.

    Enfin Jérémie Janot pourrait bien se rapprocher de l’Isère dans la semaine. Le gardien de but de Saint-Étienne est en délicatesse dans son club avec l’éclosion de Viviani. Un départ des Verts est dans les tuyaux

    Si le GF 38 parvient à conclure ses dossiers, l’effectif aura de l’allure. Chaque ligne serait renforcée par des joueurs habitués à l’élite. Des arguments de choix pour lutter pour le maintien.

    Sagbo dans l’effectif pro ?

           C’est un calme venant de Monaco ce silence inquiète. Mais Ricardo se déclare confiant pour la saison à venir. «Je pense pourtant qu’on va réussir à faire ce que l’on veut, à attirer des joueurs, et qu’on aura une équipe capable de s’installer dans la première moitié du classement sans se faire de frayeurs». Le Brésilien aurait obtenu l’accord de trois joueurs dont les noms n’ont pas filtré. Leurs signatures ne pourront intervenir que lorsque les joueurs en place actuellement seront partis.

    C’est dire que Monaco devrait donc revenir aux principes qui ont fait ses belles heures. S’appuyer sur la formation. N’Koulou, Dufau et le  franco-togolais Yannick Sagbo vont être progressivement intégrés au groupe professionnel. Le club a mis à l’essai un milieu défensif ivoirien de 25 ans, Jean-Jacques Gosso. Il a été l’une des révélations du stage de préparation.

    Il devrait donc très logiquement s’engager avec le club de la principauté dans les prochains jours.

    G.illes   Vevey

     
    Retourner à la page Accueil
  • FTF : Quand le « saint » devient « démon »

    Forum de la Semaine #369 du 15 juillet 2008

                            Son retour à la Fédération Togolaise de Football (FTF) était brandi comme l’avènement du Christ, du Messie du cuir rond togolais. On pensait qu’il allait confirmer ce statut et donner tort à ses détracteurs. Mais c’est à une reculade accélérée qu’on assiste, et le « saint » semble devenir « démon », dans cette histoire de congrès statutaire.

              Il a suffi que certains membres du bureau exécutif expriment leur souhait de voir repousser la date du congrès statutaire préalablement fixé au 12 juillet, samedi dernier donc, pour voir les amis du « saint » ressusciter la polémique.

              Les micros et plumes « avlessiques » ont fait encore parler d’eux. Tout de suite, on conçoit cette requête comme des manœuvres visant à saboter le congrès, si cher à leur idole. Et les conspirateurs sont nommés : Espoir Assogbavi, Tino Adjété, Lawson Gallus, Gabriel Améyi et compagnie. On allègue des réunions secrètes tenues à Accra à cette fin. Et ces hommes ont eu droit à leur dose habituelle de critiques. Ils ont été traités de tous les noms d’oiseaux. Mais voilà, le Comité moral de suivi a accédé à leur requête.

              Le comité présidé par Pascal Bodjona a décidé mercredi dernier, à 72 heures du congrès, de le reporter au 21 juillet. C’est en somme la voie de la raison. Un congrès d’une telle importance ne devrait pas s’organiser dans la précipitation, et le comité moral de suivi s’en est rendu compte et a pris une sage décision. A en croire le Président de la Commission technique d’élaboration des textes, Lawson Gallus Teyi, c’est aller à l’aventure que d’organiser ce congrès le 12 juillet comme réclamé par Tata Avlessi. Le délai est trop court, toutes les formalités ne sont pas remplies, c’est à peine que les clubs et ligues ont copie des textes, on n’a pas encore le quitus de la FIFA, il y a des problèmes de financement, le congrès convoqué unilatéralement par Tata Avlessi… autant de couacs qui ne concourent pas à une organisation optimale.

              L’homme de Masséda s’est toujours donné des airs de « saint », mais les actes qui portent ses sceaux ne professent pas cette qualité. C’est lui qui tient au 12 juillet, mais il n’a jamais approché la Commission de Lawson Gallus pour voir l’état d’avancement des travaux depuis sa mise en place. Le congrès est sacré à ses yeux, mais il n’organise pas de réunion au sein du bureau pour en débattre. « L’avocat du congrès » n’a pas jugé utile d’assister à la réunion d’adoption du statut l’après-midi du mardi dernier avant son envoi à la FIFA. C’est lui qui est pressé d’aller au congrès, pour en finir avec ce problème de statut. Mais il se tient à l’écart du reste du groupe.

              Chacun devrait faire la part des choses, faire tourner ses méninges pour se faire une image et une opinion de la personne. « De mass » se trouve dans une logique destructrice : ça passe ou ça casse. Quand dans un bureau de douze (12) membres on se retrouve pratiquement seul, et surtout lorsque tes anciens soutiens te lâchent et rejoignent ton rival, il faut faire une introspection et se reprocher beaucoup de choses. On ne peut pas avoir raison contre tous. Et Lawson-Gallus a fait œuvre utile en appelant son président –en fait s’il l’est encore- à exorciser le passé.

    F.S.

     
    Retourner à la page Accueil
  • Quelques images de la visite d'Emmanuel Adebayor à Kara

     
    AgoraPress Kara - Justin Hèzu Tiyé, Envoyé Spécial
     

    Emmanuel Adébayor en rouge, objet de toutes les curiosités

     
     

     

     

     
    Retourner à la page Accueil
  • L'Adébayormania, cet ouragan qui souffle sur Kara

     
    AgoraPress Kara - Justin Hèzu Tiyé, Envoyé Spécial

    Adébayor est arrivé à Kara dans l’après-midi du jeudi 10 juillet 2008 avec une équipe de footballeurs regroupés au sein du "Club des Amis d’Adébayor". Dans la soirée du jeudi, confortablement installé à la cabine, côté passager de sa voiture Hammer immatriculée TG – 5555 – AG, il a offert à la ville de Kara une parade dans les rues, suivi des conducteurs de taxi motos au son de « Adébayor, Adébayor, Adébayor ».

    Dans l’après-midi de vendredi, le Club des Amis d’Adébayor a livré un match de foot  contre ASKO Football Club de Kara, une équipe de première division qui a fait la campagne de la League africaine en 2007. Match soldé sur un score de 1 but partout, dont le but égalisateur marqué par Adébayor lui-même en deuxième mi-temps alors que ASKO de Kara avait scoré en première partie.

    Le stade municipal de Kara, cette après-midi de vendredi, était  plein comme un œuf. Jamais manifestation n’a réuni autant de monde, ni politique, ni footballistique. Le stade municipal de Kara, un vestige vétuste du régime Eyadema, en cette saison de pluies, est empli de hautes herbes qu’il faut tailler à chaque match. Le champ de jeu lui-même par endroit est creusé.

    Cette vétusté du terrain explique tout ce monde accroché aux branches des arbres alentour, juché sur les murs de la clôture et sur les grilles séparant l’ère de jeu de la grotesque tribune. Tous venus voir la star du football togolaise, star plus renommée que le Togo lui-même.

    Chaque fois que Adébayor touchait à la balle, le stade était un délire. Le bonhomme en était conscient, mâchouillait un chewing-gum et en rajoutait. Il voulait dribbler, faire une démonstration de gestes techniques. Il voulait épater, en mettre plein la vue. Tout ne lui réussissait pourtant pas. L’état du terrain parfois se jouait de lui, détournant la trajectoire du ballon. Le délire du public n’en devenait que plus dément. Ce fut un régal. Même cet enfant tombé des grilles s’est vite relevé, sans se soucier des éventuelles blessures, s’est hissé à nouveau sur les grilles pour ne pas manquer un seul geste de la star. Pour longtemps, dans la mémoire de ceux qui ont fait le déplacement du stade, ce match plaisant restera inoubliable.

    Changement de décor. Il est minuit dix. Adébayor débarque au Night Club in de Kara, La Colombe au rez-de-chaussée de l’hôtel La Fayette. Là, le bonhomme se fait discret. Seul le DJ de temps à autre rappelle sa présence par une dédicace ou par un propos louangeur. Callé dans l’un des fauteuils soyeux de la boite, le bonhomme dégustait champagne sur champagne. Une douzaine de bouteilles est passée avant que n’atterrisse sur la table un spiritueux, le Grant’s.

    Pauvres miséreux et crève de faim, ne soyons pas surpris : la bouteille de champagne au Night Club in de Kara a coûté ce soir, 60.000 francs de nos francs.  Alors à vos calculettes  pour voir ce que ça donne à douze, plus la bouteille de Grant’s.

    Le samedi 12 juillet, jour d’ouverture des luttes traditionnelles en pays Kabyè, Adébayor a été reçu en audience par le président Faure Gnassingbé. De quoi ont-ils discuté ? Peut-être de la crise que connaît l’équipe nationale, les Eperviers, ou peut-être du torchon qui brûle entre le président de la FTF, Tata Avléssi de Mas, et les autres responsables du bureau ? Les journaux ont reporté qu’ils avaient discuté des chances de double qualification des Eperviers à la CAN et Coupe du Monde 2010. En tout cas, Adébayor est supposé resté à Kara jusqu’au mardi 15 juillet. Pendant ce temps, ce sont les jeunes filles qui varient de charme pour se voir invitées à une de ses tables.

    Le dimanche le capitaine des Eperviers s’est incliné devant le caveau du Général Eyadema à Pya avant de signer le livre d’or.

    Bonne vacance, Adébayor. La saison prochaine risque d’être dure, surtout avec un salaire de 69 millions la semaine, son club Arsenal attendra qu’il transpire plus que d’habitude. Mais en attendant il est sur un nuage : deuxième meilleur buteur de la saison dernière du championnat d’Angleterre.  Faut pas rêver !
    Cliquez pour visualiser : Quelques images de la visite d'Emmanuel Adebayor à Kara


     Retourner à la page Accueil
  • Football/Report du congrès statutaire de la ftf : Le déficit de concertation entre les acteurs incriminé

    Golfe Info #419 du 11 juillet 2008

    Le congrès extraordinaire statutaire de la Fédération togolaise de football (FTF), initialement prévu pour ce samedi a été reporté au 21 juillet 2008 pour « une meilleure préparation ». Cette décision découle de la dernière rencontre (elle a eu lieu le mercredi 09 juillet dernier) entre les membres du BE (bureau exécutif) de la FTF, de la commission technique de finalisation des textes réglementaires de la FTF et du comité d’autorité morale. Il ressort, d’après certaines interprétations, que le report du congrès est dû à des divergences de points de vue sur les travaux préparatoires en raison de l’absence de concertation entre les membres du bureau exécutif de la FTF avant la fixation de la date et d’un certain nombre de considérations.

    Selon le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales et président du comité d’autorité morale, Pascal Bodjona, pour une meilleure préparation de la rencontre et une harmonisation des points de vue, ce report s’impose.

    A la sortie de la rencontre de mercredi dernier, M. Bodjona a révélé que c’est à l’unanimité et «avec plaisir que nous irons au congrès d’adoption des textes le 21 juillet 2008 ».

    Cette décision met un terme à la nouvelle dissension qui couvait au sein de la FTF depuis la décision unilatérale de son président, Tata Avléssi, en juin dernier, de convoquer et de fixer la date de la tenue du Congrès au 12 juillet 2008 dans la ville de Sokodé (environ 375 km au Nord de Lomé). Une attitude qui n’a pas été du tout apprécié par quelques membres du BE de la FTF. « Nous estimons que, pour mener à bien cette mission, nous devons travailler en équipe et dans une atmosphère conviviale et sportive», ont souhaité 9 des 11 membres de la FTF, dans une correspondance adressée à Avléssi de Mass tout en l’invitant à s’inscrire dans de meilleures dispositions, afin d’assurer aux assises précitées toutes les chances de réussite.

    Le congrès du 21 juillet doit permettre l’adoption de nouveaux textes réglementaires de la FTF, sur la base des statuts standard de la FIFA.

    Gabin Koissidjin

     
    Retourner à la page Accueil
  • Le congrès extraordinaire de la FTF repoussé au 21 juillet

    Liberté Hebdo 378 du 11 juillet 2008

    Le Congrès statutaire de la Fédération Togolaise de Football (FTF) préalablement prévu au 12 juillet 2008 est reporté au 21 du même mois. C’est ce qui ressort de la réunion tenue  mercredi dernier dans les locaux du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales entre les membres du bureau exécutif de la Fédération  et les membres du Comité Moral de Suivi.

    En effet, c’est le président du Comité Moral de Suivi de la FTF, Pascal Bodjona, qui a annoncé à la presse ce report à l’issue de leur réunion. Selon lui, ce report a sa cause au niveau du fond et de la forme de l’organisation. « …Il restait quelques réglages qui peut-être peuvent tenir seulement de l’aspect organisationnel et tout ce qui peut être mieux préparé et mieux fait… »,  a-t-il précisé. Il a souligné aussi que c’est une décision prise à l’unanimité : « Ce report se justifie par la volonté unanime de tous d’aller vers une meilleure préparation du congrès ».

    Tout compte fait, la date prévue par le président de la FTF, Tata Avlessi est repoussée d’une semaine «seulement ».

    Une semaine seulement car il ne reste pas que quelques réglages, comme l’a souligné M. Bodjona, mais plutôt il resterait des réglages à faire. Et ceci ne peut pas être résolu en une semaine. Si le président du Comité Moral de Suivi de la FTF rassure que « …l’ensemble des membres de la commission technique de finalisation des textes et nous-mêmes avons des discussions empreintes de convivialité», il n’a pas manqué d’indiquer que  le temps imparti pour arriver à terme de ces « quelques réglages » est insuffisant. « Si le report d’une semaine peut permettre de régler tout… », a-t-il évoqué.

    Si une semaine est insuffisante pour arriver à résoudre des problèmes qui « peut-être peuvent tenir seulement de l’aspect organisationnel », pourquoi ne pas repousser davantage la date ? Et ceci une fois pour de bon ?  Le public togolais voit en ce congrès s’il réussit,  l’unique voie pour remettre le football sur les rails et une erreur risque de tout compromettre.

    Sur ce report voulu par «une volonté commune » avec pour objectif de mieux organiser et d’éviter que « la précipitation conduise à des ratés »,  bon nombre de fans du football togolais ne sont  pas rassurés qu’une semaine de discussion puisse permettre de faire les « quelques réglages » qui restent, c’est-à-dire que la date du 21 juillet prise aussi est trop précipitée.

    M. Bodjona s’extasiait le mercredi dernier, jour du report en ces termes : « … C’est avec  plaisir que nous irons au congrès d’adoption des textes le 21 juillet 2008 ».  Mais est-il certain que les Togolais auront satisfaction s’il arrivait que le congrès soit tenu à la date fixée ?

    Pour les envoyés de la FIFA, il a affirmé qu’ils allaient « prendre toutes les dispositions possibles pour que ces représentants puissent se conformer à la nouvelle date».

    Il est clair que le 12 juillet prévu est trop tôt mais le 21 aussi choisi est hypothétique.

    Coco Tchak

     
    Retourner à la page Accueil
  • Fédération togolaise de football : Pascal Bodjona annonce le report congrès au 21 juillet pour «une meilleure préparation»

    L'Union 134 du 11 juillet 2008

           Le congrès extraordinaire statutaire de la Fédération togolaise de football (FTF), initialement prévu samedi, a été reporté au 21 juillet 2008 pour " une meilleure préparation ", a indiqué mercredi le ministre Pascal Bodjona, président du Comité de Suivi Moral de la FTF, en présence des membres du Bureau Exécutif et de la Commission Technique de finalisation des textes.

    Selon Pascal Bodjona, par ailleurs ministre togolais de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, ce report se justifie par la volonté unanime d'aller vers une meilleure préparation du congrès. " L'ensemble des membres du bureau, de la commission technique de finalisation des textes et nous-mêmes, avons eu des discussions empreintes de convivialité et c'est avec plaisir que nous irons au congrès d'adoption des textes le 21 juillet 2008 ", a-t-il annoncé, précisant que les délégués devant prendre part à ce congrès sont ceux-là qui ont participé au précédent congrès extraordinaire tenu le 22 mai 2007, annulé par la FIFA pour vices de procédure.

    Depuis la convocation du congrès le 12 juin par le président Tata Avlessi, des dissensions sont apparues dans le BE, dont 9 membres sur 12 ont indiqué  dans une lettre adressée au président le 25 juin n'avoir été consultés ni de près ni de loin et ont relevé un ensemble de vices de forme et de fond qui entourent la convocation d'un tel congrès. De graves vices de procédure  qui risquent d'entacher l'adoption des nouveaux statuts et, ont souhaité  la convocation dans les meilleurs délais d'une réunion du bureau pour plancher sur la question. Mais cette réunion n'a jamais été tenue. Ces vices de forme et de fond portent sur le processus qui devait aboutir à la convocation du congrès. Il s'agit notamment de la finalisation des textes au sein de la Commission mise en place à cet effet, de l'adoption des textes au sein du Bureau Exécutif, de l'envoi de ces textes à la Fifa, à la Caf (pour  le dernier quitus) et aux congressistes, de l'ordre du jour du congrès extraordinaire qui ne peut  comporter que le sujet ayant motivé sa tenue et, enfin, de la convocation du congrès et de la composition du corps électoral. Aucun  de ces principes et pratiques n'a été pris en compte par le président dans la convocation du congrès..

    Par ailleurs, l'ordre  du jour ordinaire  annoncé par Tata Avlessi  pour ce congrès extraordinaire en méconnaissance des textes, a été aussi objet de vives polémiques.  Le Comité de Suivi Moral a indiqué que le ledit congrès n’aura pas d’autres buts que celui de se consacrer au vote des textes comme le recommande la FIFA.
    G.illes   Vevey

     
    Retourner à la page Accueil
  • Championnat national de d2 et congrès statutaire de la FTF : Sokodé, objet de tous les regards ce week-end

    Golfe Info #418 du 9 juillet 2008

    La ville de Sokodé (chef-lieu de la région Centrale) abrite ce week-end deux évènements d’envergure nationale. Il s’agit de la finale du championnat national de deuxième division (D2) et du Congrès statutaire de la FTF (Fédération Togolaise de Football).

    Le Congrès statutaire de la dernière chance

    Annoncé pour samedi prochain à l’hôtel Aléhéri de Sokodé, ce Congrès statutaire de la FTF sera le troisième du genre.

    Pour ce rendez-vous, des voix se sont élevées pour réclamer un report, mais les derniers développements de l’actualité sportive togolaise font croire que le congrès aura bel et bien lieu. D’après un communiqué de la FTF, ce congrès se tiendra le 12 juillet comme prévu alors que certaines sources proches de la commission technique (chargée de la révision des textes organiques) indiquaient que le document à adopter n’est pas retourné aux présidents de clubs de D1 et de D2 ainsi qu’à ceux des ligues de football du pays. Ces dernières, en se référant aux textes de 1994 qui stipulent que ce document doit être envoyé aux délégués 15 jours avant le démarrage des travaux d’un congrès, trouvent qu’il y a une tendance à forcer les choses. Selon elles, il faut compter ces 15 jours d’écart à partir de demain ou d’aujourd’hui mercredi, dans la mesure où c’est hier que la commission technique que pilote le Conseiller de la FTF, Gallus Lawson, a été présentée au Comité d’autorité morale de la FTF.

    Outre certains membres du Bureau Exécutif de la FTF, on retrouve des responsables de clubs qui auraient signé une pétition pour réclamer la tenue du congrès à la date du 12 juillet prochain.

    Une réclamation également partagée par la FIFA  qui, dans un fax qu’aurait reçu la FTF, a confirmé l’arrivée au Togo de ses deux représentants, Jacques Anouma et Cyril Loisel, entre aujourd’hui et jeudi. A cette allure, tout porte à croire qu’on est bien loin d’un report, même si telle est la volonté de certains acteurs sportifs qui craignent que ce Congrès ne soit un troisième rendez-vous raté pour le football togolais.

    L’enjeu de ce Congrès statutaire recommandé par la FIFA est l’harmonisation des textes de la FTF sur la base des normes de ses textes standard.

    Qui sera le champion de la D2 ?

    La finale de la « série B togolaise » mettra aux prises Gomido Fc de Kpalimé et Foadan de Dapaong le 11 juillet au stade municipal de Sokodé. Pour atteindre cette ultime étape de la compétition, les Show Boys de Gomido ont battu en aller et retour (2-0 et 1-0), leurs adversaires d’IFG Kpémé. Quant à Foadan de Dapaong, il a disposé d’Agoua de Koussountou (1-1, 3-0). Il faut relever que la qualification pour cette finale est également synonyme d’un retour dans la division d’élite pour ces deux formations. La rencontre de vendredi sera celle de la suprématie dans la mesure où les deux formations ont réalisé un parcours impressionnant en s’imposant dans ce championnat comme les deux meilleures formations parmi les 40 clubs qui étaient sur la ligne de départ pour la conquête du titre suprême de la D2 nationale.

    Gabin Koissidjin

     
    Retourner à la page Accueil
  • Eliminatoires Can/Mondial 2010 : La compétition prend dates en septembre et en octobre

    L'Union #132 du 27 juin 2008

    Le Togo complètement relancé par la victoire  de la Zambie.
    La série marathon de quatre matches en moins d'un mois des éliminatoires combinées Coupe d'Afrique des nations (CAN) - Coupe du monde 2010 de football a pris fin le week-end dernier.  Cette première phase a été marquée par la qualification du Nigeria au second tour, en attendant les autres favoris et, peut être, d'éventuelles surprises.

    Le groupe 11, celui du Togo, ne livrera son qualifié que lors de la dernière journée du mois d'octobre au plus tard tout comme ce sera le cas pour la plupart des groupes. Les Swazis jusque  là leaders du groupe avec 4pts se sont fait rattraper 1-0  par  les Zambiens. Du coup, Zambiens et Swazis totalisent 4 points devant les Togolais 3pts. Mais avantage aux Zambiens qui reçoivent les Togolais le 7 septembre à Lusaka pour prendre la tête du grouope. Une victoire les propulserait à la première place et du coup
    leur offrirait le billet pour la suite de la compétition, d'autant plus que, même si les Togolais venaient à s'imposer dans leur dernière confrontation contre le Swaziland, ils ne compteraient que 6pts. C'est pour éviter tous ces calculs que Henri Stambouli, le sélectionneur des Eperviers du Togo veut gagner les deux matches. Dans le pire des cas, les Togolais doivent faire un match nul avec la Zambie et s'imposer devant le Swaziland à domicile pour s'ouvrir les portes du troisième tour.

    Sur le plan général, le premier fait marquant de ces quatre premiers matches est sans conteste la qualification du Nigeria, après son succès face à la Guinée équatoriale (2-0).

    Les " Super Eagles " du Nigeria dominent sans partage le groupe 4 avec quatre succès en autant de matches disputés. Les partenaires de Kanu devancent largement leur dauphin, l'Afrique du Sud (4 pts), mal en point.

    L'autre surprise en cette première phase est le Burkina Faso, qui a signé sa quatrième victoire consécutive face aux Seychelles (4-1). Les coéquipiers de Dagano caracolent en tête du groupe 9 avec 12 points devant la Tunisie (9 pts), qui a disposé du Burundi (2-1). Les " Etalons " ont déjà un pied au prochain tour. Au pire des cas, ils devraient terminer parmi les huit meilleurs deuxièmes des éliminatoires admis au second tour. Par ailleurs, leur attaquant Moumouni Dagano auteur de 5 réalisations, mène le classement des buteurs  après  les quatre journées disputées. Il est suivi par  le Camerounais Samuel Eto’o  auteur du doublé des Lions Indomptables devant la Tanzanie 2-0 et le Malien Frédéric Kanouté, tous auteurs de 4 buts chacun.

    L'Egypte, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Mali le Cameroun et le Maroc, le Sénégal et l'Algérie, se sont repris après leurs faux-pas de la 3è journée. Cependant, leur qualification n'est pas encore acquise. Ils devront batailler jusqu'au bout pour éviter toute mauvaise surprise.

    Donnés pour des outsiders, le Bénin, leader du groupe 3, le Cap Vert, le Rwanda, la Libye et le Swaziland font un bon parcours susceptible de les propulser au second tour.

    En revanche, l'Afrique du Sud, à la traîne dans le groupe 4, risque de rater le prochain et un ticket pour la phase finale de la CAN prévue en 2010 en Angola. Elle est déjà qualifiée d'office pour la Coupe du monde en sa qualité de pays organisateur.

    Des sélections à l'instar du Niger, du Lesotho, de la Mauritanie, de Djibouti (qui n'ont encore inscrit le moindre point), Maurice et les Seychelles (1 seul point au compteur chacun) et, à un degré moins, le Liberia (2 pts), ont perdu tout espoir de qualification.

    Les deux prochaines journées des éliminatoires, prévues en septembre et octobre, seront décisives pour l'attribution des tickets pour le prochain tour. A l'issue des éliminatoires, les vainqueurs des douze groupes, ainsi que les huit meilleures deuxièmes, se qualifieront pour la dernière phase de la compétition.
    Gilles Vévey

     
    Retourner à la page Accueil
  • Eliminatoires Can/Mondial 2010 : Henri Stambouli évoque la nécessité d'une prise de conscience de tous les acteurs

    L'Union #131 du 20 juin 2008

    Le match nul 0-0 obtenu par la Zambie face au Swaziland, le dimanche dernier, dans le cadre de la 3e journée des éliminatoires Can/Mondial 2010, relance les débats dans le groupe 11.

    Les Shilangu qui avaient, après avoir battu le Togo 2-1 lors de la deuxième journée, une unique occasion de distancer les deux favoris du groupe, ont été contraints au match nul. De fait, ils relancent complètement les calculs dans ce groupe. Désormais, les Swazis ne devancent les Togolais et les Zambiens respectivement que d'un et de trois points. Mais ils peuvent se faire rattraper par les Chipolopolo lors de la quatrième journée qui se joue ce Week-end. En cas de victoire à domicile, les Zambiens auront autant de points que les Swazis avant les deux dernières confrontations du groupe contre le Togo à Lusaka (pour les Zambiens) et à Accra (pour les Swazis).

    Pour Henri Stambouli, le sélectionneur de l'équipe nationale du Togo, aucun autre calcul n'est permis. Le Togo a toutes les chances de se qualifier pour le tour suivant de la compétition avec la condition de gagner ses deux rencontres pour ne pas dépendre des résultats de ses adversaires. " La situation est simple : il faut que nous gagnions nos deux matches pour ne pas dépendre du résultat des autres équipes. Mais les chances réelles de gagner les deux matches sont plus réduites que celles de gagner un des deux sorties ", a déclaré vendredi dernier le sélectionneur des Eperviers du Togo.

    Pour lui, " il faut une prise de conscience générale à la fois des joueurs qui sont les premiers acteurs sur le terrain et des responsables de la Fédération togolaise de football, de façon à mieux préparer professionnellement les deux rencontres contre la Zambie en septembre et contre le Swaziland en octobre. C'est dans l'adversité et dans les difficultés qu'on a des groupes qui se resserrent pour une cause commune ", a laissé entendre Henri Stambouli.

    Même si la défaite face au Swaziland a été vécue comme un drame, la suite de la compétition ne l'inquiète guère : " Autant je pouvais être pessimiste pour la suite de la compétition, parce que j'ai vu mes joueurs pleurer dans les vestiaires, autant je suis optimiste à partir du fait que nous sommes obligés maintenant de nous unir pour nous qualifier. La mobilisation doit commencer dès maintenant".

    Tout est dans la préparation Le plus important actuellement pour Henri Stambouli, c'est de se concentrer sur ces deux matches. " Avec les journées FIFA du mois d'août, on a la possibilité de jouer un match amical en Europe pour une revue d'effectif. Ensuite, je voudrais suivre la préparation de mes joueurs qui, en ce temps là, seront tous dans leur club pour le début des championnats. Il s'agira pour moi de m'assurer de la situation de chaque joueur, voir quels joueurs évoluent régulièrement et ceux qui sont très peu utilisés. Les convocations dans l'avenir se feront essentiellement à partir de ces éléments ", dit-il.

    Enfin, tout en rejetant les critiques sur la performance de ses défenseurs dont on dit vieillissants, Henri Stambouli affirme s'appuyer sur leur expérience. "Je sais qu'il y a une mini polémique sur l'âge des défenseurs centraux mais je m'appuie sur leur expérience. J'aimerais avoir de nouveaux joueurs pour les soumettre à une concurrence. Mais ces nouveaux défenseurs, où sont-ils ? ", s'est-il interrogé avant de réitérer la nécessité d'avoir une équipe espoir dans laquelle il peut voir évoluer de jeunes joueurs qui seront appelés à intégrer l'équipe A. Pour Stambouli avant de parler de relève, il faut savoir où se trouve cette relève.

    " De plus, les jeunes joueurs qu'on a actuellement sont trop tendres pour remplacer les défenseurs centraux de la sélection nationale. Je vais donc jongler en espérant récupérer des joueurs comme Serge Akakpo qui ne joue pas régulièrement avec Auxerre. Nous devons faire la promotion de jeunes joueurs que nous devons avoir à l'œil afin de les intégrer petit à petit à la sélection. Mais les intégrer tout de suite, ce sera comme on le dit, les caraméliser, les brûler. C'est pourquoi j'insiste auprès de la Fédération à se doter d'une politique qui encourage la mise en place de toutes les catégories de sélections nationales ", a-t-il conclu.
    Gilles Vévey

     

    Retourner à la page Accueil

  • Passions et engouement autour du ballon rond en Afrique : Les réflexes du «complexe du colonisé» ont toujours la vie dure

     
    Golfe Info #406 du 11 juin 2008

    Le 21 mai dernier, à la faveur de la tenue de la finale de la Champions league européenne, prenait fin sur le Vieux continent une nouvelle saison footballistique au cours de laquelle ses férus africains se sont gavés pendant dix mois d’images et de sensations occidentales. Cependant, très souvent, et personne n’ose le dire, cette fougue de passions pour des compétitions «étrangères» laisse souvent sur le carreau le suivi des tournois de clubs africains. Malheureusement, personne ne semble s’en émouvoir.

    Des acclamations et des hourras poussés dans des vidéoclubs ou des salons pour saluer de grands exploits des stars des formations européennes d’une part et d’autre part des compétitions de clubs en Afrique dont l’existence est totalement ignorée ou sous-médiatisée, voilà le tableau du verre brisé que renvoie depuis plusieurs décennies l’évolution du football en Afrique et en Europe. On a cru assister à un sursaut d’orgueil sur le continent berceau de l’humanité (l’Afrique) lorsque, au début du troisième millénaire, une chaîne de télévision sud-africaine, TVAfrica, qui se voulait panafricaine avait pris sur elle le devoir de donner un visage aux championnats africains de clubs sur les télévisions du même continent. Elle reprenait en quelque sorte le flambeau qu’avait abandonné sur la pointe des pieds Cfi (Canal France International). Hélas, ce nouvel espoir ne sera nourri que sur une très courte durée, TVAfrica ne réussissant pas à dépasser le cap de 2004. Conséquence, s’est davantage accrue l’ignorance de l’Africain au sujet de l’identité des tournois de clubs se déroulant sur son continent, le calendrier de leur déroulement, les noms des principaux acteurs et stars de ces compétitions.

    De ce fait, un Flavio (attaquant du club égyptien d’Al Haly qui a par exemple disputé au cours de la saison sportive 2006-2007 la finale de la Ligue africaine des champions) est largement moins connu qu’un Cristiano Ronaldo (avant-centre de l’équipe anglaise de Manchester United qui a remporté au cours de la saison 2007-2008 la Ligue européenne des Champions). Certes, on pourra toujours justifier la survivance de ce fossé de connaissance des grands noms de ces joutes footballistiques sur ces deux continents par la disproportion entre les budgets médiatiques qui leur sont réservés aux deux coins de la planète. Bien plus, on pourra avancer l’argument selon lequel la Champions League européenne est le championnat de clubs le plus médiatisé sur la planète et qu’il rassemble généralement le gratin des mollets virtuoses, toutes origines confondues. Mais, est-ce une raison pour toujours renvoyer aux calendes grecques toute perspective de refonte de l’exposition médiatique des compétitions africaines de clubs aux yeux des Africains ? Amnésiques sommes-nous souvent en Afrique et plus généralement dans le monde noir au sujet des exploits que certaines de nos nations ont eu à réaliser face à la «vague de réussites» du monde occidental. Il en est ainsi par exemple des victoires (en 1998 et en 2006) de l’équipe nationale d’Egypte (les Pharaons) en phase finale de la Can (Coupe d’Afrique des nations), avec une équipe à ossature locale, devant des sélections formées de joueurs évoluant dans des clubs huppés européens !

    Vraisemblablement, l’Africain n’est pas encore prêt à se défaire de son « complexe de colonisé » vis-à-vis de ses «ex-colonisateurs» et a transposé la survivance de ce complexe du monde politique, de la tenue vestimentaire etc. à celui du football. Quelle carrière auraient eu les Samuel Eto’o, Didier Drogba, Frédéric Kanouté, Aruna Dindane, Stephen Appiah, Emmanuel Adebayor etc. s’ils avaient évolué dans des clubs africains ? Nous ne vous demanderons pas la réponse puisque vous la connaissez déjà. Puisse la saison 2008-2009 qui s’annonce symboliser un début de changement de nos mentalités africaines et noires, dirigeants et populations y compris !
    Edem gadegbeku

     
    Retourner à la page Accueil
  • Éliminatoires CAN / mondial 2010, 2e journée : Les Eperviers battus par les «Rois du terrain» du Swaziland

    Golfe Info #405 du 9 juin 2008

    Trop surs d’eux mêmes, les Eperviers du Togo ont été désillusionnés hier dimanche à Mbabane Stadium de Swaziland par les « Sihlangu Semnikati » (les Rois du terrain), du Swaziland. Pour ce match comptant pour la 2ème journée des éliminatoires jumelées CAN / Mondial 2010, la sélection togolaise, en déplacement, a été battue sur un score de 1 but contre 2 par les Swazies.

    Malgré l’ascendance dans le jeu, la bande au coach Henri Stambouli a encaissé deux buts en deuxième période. Les buts de l’équipe du Swaziland portent les signatures de Siza Dlamini (55ème mn) et Dennis Masina (74ème mn). A force de construire, les Togolais finiront par réduire le score par l’entremise d’Olufadé Adékamni (87ème mn). Il signait par là son deuxième but de cette compétition.

    Mais, malheureusement pour le capitaine Shéyi Adébayor et les siens, ce but sera insuffisant pour leur permettre de ramener le point du nul à Lomé. Score à l’arrivée, 2-1 pour le Swaziland (3 pts, +1) qui prend du coup la tête du groupe 11 alors que le Togo (3 pt, + 0) se voit relégué à la seconde position, devant la Zambie (0 pt, - 1).

    En se référant au calendrier des éliminatoires, on constate que le Togo peut également se voir rétrograder à la troisième place de ce groupe à trois. Ceci, dans la mesure où, les Eperviers seront au repos pour les deux prochaines journées qui verront le Swaziland et la Zambie s’opposer en aller et retour.

    Gabin Koissidjin

     
    Retourner à la page Accueil
  • 2e journée des éliminatoires CAN/Mondial 2010 le Togo joue le Swaziland ce week-end

    Le Changement #125 du 05 juin 2008

    Les Eperviers du Togo effectuent leur deuxième sortie ce week-end à Mbabane pour affronter les «Sihlangu Semnikati» (les Crocodiles du Nil) du Swaziland au stade de Somhlolo dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires CAN/Mondial 2010.

    Cette deuxième sortie s’annonce difficile pour les poulains du technicien français, Henri Stambouli, après leur minuscule victoire du 31 mai dernier au stadium d’Accra (1-0) face à la Zambie qui a dominé de bout en bout le Togo sur toutes les lignes malgré son statut de mondialiste.

    Pour ce match face au Swaziland, le capitaine des Eperviers Shéyi Adébayor et les siens auront de véritables tâches à surmonter. Même si le sélectionneur des Eperviers reconnaît à l’issue de la palpitante rencontre d’Accra qu’il y a des réglages à effectuer au niveau de l’équipe, il faut reconnaître que les lacunes criardes affichées par les Eperviers lors de ce duel à Accra, ne pourraient pas être corrigées avant le match du 8 juin prochain où encore une fois, le Togo doit tenter de jouer sa partition pour se qualifier pour la seconde phase de ses éliminatoires combinées. Pour cette fois-ci, les Togolais doivent encore avoir le mental très fort comme face aux Zambiens. Ce qui leur a permis de vaincre cette équipe très en forme comme le reconnaît Henri Stambouli «… mentalement c’est une équipe très forte alors que physiquement ils ne sont pas prêts».

    Tout compte fait, les trois jours de séance d’entraînement n’ont pas permis de faire grand-chose avant le départ aujourd’hui de l’équipe sur le Swaziland.

    Il faut aussi souligner que le groupe du Togo est réduit à trois (3) pays après le retrait de l’Erythrée. Cette réduction complique davantage les chances de qualification de chaque pays où seul le premier sera retenu pour le tour suivant qui constitue la dernière phase de ses éliminatoires.


    De son côté, le Swaziland qui n’est pas trop connu par le Togo tentera de jouer sa chance lors de son premier match de qualification pour la CAN et le Mondial 2010. Le sélectionneur des «Sihlangu Semnikati», le Suisse Raoul Savoy a exprimé son désir sur Fifa.com : «… on doit absolument faire un bon match contre le Togo. Dans un parcours qualificatif, la première confrontation est déterminante…», a-t-il déclaré.

    Pour venir à bout des Eperviers, le technicien des Swazis compte sur certains joueurs professionnels expatriés de l’équipe notamment ceux qui évoluent en Afrique du Sud dans le championnat D1 et certains joueurs locaux. La motivation des Swazis démontre à suffisance que ce pays proche de l’Angola et de l’Afrique du Sud ne voudrait pas se faire conter ces grands événements de foot qui se dérouleront en 2010 près de chez eux. Le Togo doit redorer le blason pour multiplier les chances de son côté.

    Il est à signaler que dans le palmarès de cette équipe, elle n’a jamais participé à une phase finale de la CAN ni atteint le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde.

    Affiliée à la FIFA depuis 1978, la sélection du Swaziland a intégré pour la première fois la compétition en 1994 où elle a évolué dans la même poule que le Cameroun et la République Démocratique du Congo (l’ex-Zaïre). A l’époque, bien qu’éliminé, elle avait battu la République Démocratique du Congo (RDC), l’ex-Zaïre à domicile 1 but à 0 et obtenu un match nul zéro à zéro face aux Lions Indomptables du Cameroun.

    Il faut aussi rappeler que les confrontations Gabon–Swaziland à ces époques avaient été soldées par zéro but contre 1 et zéro but contre deux toutes les deux en faveur des Gabonais.

    En 2002, l’Angola avait eu raison de cette équipe en remportant les deux rencontres au total (8-1). C’était lors des éliminatoires Corée/Japon 2002.

    Les Swazis ont livré une véritable bataille contre le Cap Vert qui évoluait dans leur groupe au cours des éliminatoires CAN/Mondial 2006 : 1-1 à l’aller et 0-3 au retour.

    Au cours de quelques brillantes rencontres que l’équipe a livrées par le passé, les «Silhangu» ont démontré qu’ils n’entendent pas vendre leur peau moins chère. Les Eperviers doivent encore mobiliser leurs ressources au cours de cette deuxième sortie face aux «Silhangu». Ceci dit aucun faux pas n’est permis car en football, aucune rencontre n’est pas à minimiser. La victoire sur les «Sihlangu» du Swaziland est synonyme d’une probable qualification des Eperviers pour au moins l’Angola 2010.

    Bonne chance aux Eperviers !
    Jules G.

     
    Retourner à la page Accueil
  • Crash de Lungi/Lenteur dans l’indemnisation des familles des victimes : Le procès contre «Fidélia Assurances» s’ouvre ce vendredi

    Golfe Info #403 du 4 juin 2008

    Le procès du « Collectif des parents des victimes du crash de Lungi » contre « Fidélia Assurances », la compagnie assureur de la FTF (Fédération Togolaise de Football) s’ouvre vendredi prochain au tribunal de première instance de Lomé. L’annonce a été faite ce mardi, jour anniversaire de ce drame par Me Dodji Apévon, porte-parole dudit collectif. « Je crois que nous avons tous les éléments nécessaires à notre niveau pour que la justice condamne cette compagnie à payer les indemnités aux familles des victimes », a-t-il déclaré.

    Il a en outre réfuté les arguments des responsables de « Fidélia Assurances » pour qui, en dehors de Théodore Amégnran, à l’époque du drame, conseiller à la FTF, les autres membres de la délégation ayant péri dans le crash ne sont ni joueur, ni dirigeants. Il faut souligner que dans le contrat qui lie la FTF à son assureur, il est dit que « le volet Police d’accident prend en compte la délégation de
    la FTF à concurrence de 45 personnes (joueurs et dirigeants non dénommées ». Pour Me Apévon, il n’y a pas de confusion en la matière ; «Fidélia Assurances» doit prendre ses responsabilités dans cette affaire.

    Par ailleurs, le porte-parole du collectif des parents des victimes de Lungi dit attendre le rapport final de l’enquête internationale commanditée depuis juillet 2007 par l’Etat togolais en partenariat avec la Sierra Leone, le Sénégal, la France, le Gabon, pays d’origine des victimes du drame du 03 juin 2007.

    Selon Me Apévon, la suite des actions à entreprendre contre la compagnie « Paramount Airlines », propriétaire de l’hélicoptère qui a fait le crash dépendra des conclusions de cette enquête. Il en sera de même pour ceux qui ont accordé le certificat de navigation aux appareils de Paramount Airlines; lesquels, d’après un rapport présenté au lendemain de l’accident par Me Gahoun Hégbor, alors ministre togolais de la Communication et de la Formation Civique, étaient de vieux hélicoptères de fabrication russe. En d’autres termes, les appareils de «Paramount Airlines» sont de véritables « engins de la mort » à bord desquels voyageaient des êtres humains.

    A la sortie d’une messe hier en souvenir des victimes de cet accident, le ministre Antoine Folly de la Jeunesse et des Sport, a confié que des «tractations» sont actuellement en cours pour immortaliser la mémoire des disparus. Le collectif des parents des victimes souhaite pour sa part, que l’on érige une stèle en mémoire de ses proches.

    Le crash de Lungi, a eu lieu le 03 juin 2007 après le match Sierra-Léone/Togo comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) de football. L’accident a fait 21 morts dont 13 Togolais. Au nombre de ceux-ci, le ministre togolais de la Jeunesse et des Sports de l’époque, Richard Kwakou Attipoé.
    Noël Y. A. Glissou


    Élection présidentielle de 2010 au Togo : Le RPT déjà en campagne
    A 22  mois de la prochaine élection présidentielle au Togo, les députés du RPT (Rassemblement du peuple togolais) sont en intense activité de séduction de leur électorat.

    La dernière sortie en date est la réunion de sensibilisation des militants de la préfecture d’Amou le Week-end dernier. Au cours de cette rencontre, les responsables fédéraux du RPT-Kloto, appuyés par le secrétaire général du parti, Solitoki Esso, n’ont pas caché leurs intentions, celles de préparer leurs militants aux prochaines échéances électorales.

    Quelques jours auparavant, c’était une ruée des députés dans leurs circonscriptions électorales respectives. Qui pour remercier ses électeurs, qui pour faire des dons aux populations ou encore pour soutenir la réalisation de certaines œuvres sociales. Ainsi, avec la sortie de Yao Kanekatoua dans la préfecture de Doufelgou, suivie de celle de Bernard Walla dans la Kozah et de Victor Sossou et sa suppléante Christine Agnélé dans le Moyen-mono, les objectifs du parti de Faure Gnassingbé sont bien clairs pour 2010.
    Sedjrawodo A. Adry

    Retourner à la page Accueil
  • Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Belle entame des Eperviers

    Liberté Hebdo #361 - 2  juin 2008

    Le temps où la seule évocation du nom « Eperviers » faisait  la fierté et le bonheur du public togolais est-il révolu ? C’est ce qu’on est tenté de croire. Depuis la brillante qualification de la sélection nationale aux phases finales de la CAN et du Mondial 2006, plus rien ne semble marcher pour les Eperviers du Togo. La preuve fut  l’élimination sans gloire de l’Equipe nationale la dernière phase de la Coupe d’Afrique des Nations au Ghana malgré son  titre de mondialiste. C’est d’ailleurs  le seul mondialiste parmi les pays africains à ne pas se qualifier pour la CAN.

    Si les acteurs du football, surtout les dirigeants ne se ressaisissent pas vite pour mettre de côté  leurs divergences et penser rien qu’à l’intérêt supérieur  du football togolais, on risque de connaître le même sort qu’à la 25è édition de la CAN
    au Ghana, c’est-à-dire ne pas être présent  en Angola.

    En effet, les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2010 ont démarré  ce week-end sur le continent.  Les Eperviers qui recevaient samedi à Accra Stadium les Chipolopolo sont venus difficilement à bout d’une équipe zambienne combative et conquérante (1-0).

    Une victoire togolaise qualifiée de hold-up part certains au vu de l’ensemble de cette rencontre où l’équipe zambienne ne méritait vraiment pas ce coup du sort.

    Les Eperviers ont exposé des lacunes criardes pour lesquelles, il faudra vite remédier si on veut aller loin dans ses éliminatoires. On n’a pas retrouvé sur le terrain l’équipe togolaise qu’on a toujours connue.

    D’ailleurs, il ne peut en être autrement. Pendant que les autres se préparaient activement pour cette rencontre, nous on s’illustrait dans nos éternelles querelles intestines. Résultat : on s’est présenté à Accra sans aucune préparation, sans compétitions. L’équipe togolaise a présenté une prestation d’une rare médiocrité ponctuée d’un coaching discutable. De l’autre côté, on a retrouvé une équipe zambienne qui a accompli une performance de haut vol  alliant  technique et maîtrise. Dominateurs, tout au long  de la rencontre, les Chipolopolo ont pêché à l’attaque où ils ont raté les nombreuses occasions où ils ont eues. Et ils ont payé cash par ce but assassin de Olufadé Adékamni à la 16è minute. Les Zambiens vont courir derrière ce but jusqu’au coup de sifflet final.

    Tout compte fait, c’est une bonne entame pour l’équipe togolaise dans cette poule à trois où seul le premier sera qualifié. Le samedi 7 juillet les Eperviers se déplacent à Mbabane pour affronter le Swaziland pour le compte de la seconde journée. Le souhait partagé par le public sportif togolais est qu’ils reviennent avec une victoire.

    Les à-côtés du match
    A cause de la suspension du stade de Kégué par la Confédération Africaine de Football (CAF), les Togolais se sont transportés au Ghana pour livrer le match de la première journée des éliminatoires combinées CAN et Mondial 2010.

    C’est donc le stade Ohene Jah d’Accra qui a abrité la rencontre Togo-Zambie qui a vu la   victoire  des Eperviers sur les Chipolopolo par 1 but à zéro.

    Mais les supporters togolais qui se sont rendus à Accra pour encourager leur équipe  ont eu d’énormes difficultés pour traverser la frontière. Les agents  qui surveillent la frontière  du côté du Ghana exigeaient  18 000 FCFA de chaque voiture. Les supporters eux-mêmes devaient payer l’équivalent de 500 F avant de traverser la frontière même s’ils sont en possession de leurs pièces d’identité.

    Cette situation a beaucoup embêté les Togolais. On a finalement  comme l’impression que les Ghanéens ne prennent pas au sérieux les différentes sensibilisations qui sont organisées dans le cadre de la circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO. L’institution sous régionale a encore fort à faire  pour amener les Ghanéens à la raison.

    Les Eperviers déplumés par les Chipolopolo à Accra
    Les Eperviers du Togo ont bien sûr gagné les Chipolopolo de la Zambie par 1 but à zéro  lors du premier tour des éliminatoires CAN et Mondial 2010. Mais il faut avoir l’honnêteté de dire qu’ils ont produit un jeu médiocre. Ils ont été dominés de bout en bout de la première jusqu’à la dernière minute de la partie. Le milieu du terrain togolais était devenu une véritable passoire pour les frères Katongo. A voir le match, on dirait que c’est une équipe de quartier du village Tindjassi qui jouait contre l’équipe  brésilienne. On ne dirait pas que les Chipolopolo avaient un mondialiste en face.  Et c’est le choix tactique mis en place  par le coach Henri Stambouli qui était à l’origine  de cette piètre prestation. Le coach a sacrifié complètement son milieu  de terrain, ce qui est contraire au football actuel.  En dehors des 4 défenseurs que sont : Daré Nibombé, Tchangaï Massamesso, Mama Gafar et Sénaya Mawouto, l’entraîneur a aligné deux autres défenseurs comme milieu défensif. Il s’agit de Eninful Kakla et Akoto Eric. Alaixys Romao a été également positionné en milieu défensif. Il n’y a donc aucun milieu offensif dans l’équipe avec trois attaquants, Adebayor Sheyi, Olufadé Adékamni et Robert Malm . Au total on a eu 6 défenseurs, un milieu de terrain  et trois attaquants dans l’entre-jeu togolais. Cela n’a vraiment pas marché. L’équipe a donc peiné durant  toutes les 90 minutes.

    Finalement, beaucoup se sont demandés si les deux assistants, Tchanilé Tchakala et Mawuéna Kodjovi ont vraiment aidé le nouveau  coach dans le placement des joueurs sur la pelouse. Aussi l’entraîneur Henri Stambouli a-t-il porté son choix sur certains joueurs qui depuis un certain temps brillent moins bien en sélection. Il d’agit  surtout de Sénaya Mawuto et Akoto Eric.

    Il urge qu le nouveau sélectionneur accepte vraiment de collaborer et que ses deux assistants qui connaissent mieux les joueurs l’aident dans sa tâche. C’est comme ça que le Togo pourra aller loin dans cette compétition. Comme quoi le jeu produit par les Eperviers le samedi dernier a laissé de nombreux supporters qui ont fait le déplacement d’Accra sur leur faim.
    M.A.


    Discrimination dans le traitement des journalistes
    Depuis un certain temps, une discrimination est constatée dans le traitement des journalistes au niveau de la Fédération Togolaise de Football. Ainsi, pour des raisons inavouées, certains journalistes sont indésirables à ceux qu’on confie la gestion des médias.

    Pour le cas par exemple du match Togo-Zambie, on a fait croire aux médias que la Fédération ne pouvait prendre en charge que 7 journalistes. C’est ainsi que la Radio Sport FM, Télésport et les médias d’Etat ont été sélectionnés. Mais curieusement à Accra, beaucoup étaient étonnés de constater qu’au moins une vingtaine  de journalistes des médias privés logeaient dans le même hôtel que la délégation. Comment s’est fait le choix  de ces journalistes et à quel frais ? Voilà la question  que beaucoup se posent. Et le constat était que ce sont les journalistes supposés proches du Vice-président de la  FTF, Gabriel Améyi qui étaient les plus choyés.  Les autres ont été carrément mis à la touche. Par ailleurs, on a eu à constater que d’autres personnes ont été substituées aux membres de la commission de presse de la FTF. Cette situation n’est pas de nature à résoudre les problèmes qui minent aujourd’hui la Fédération.
    G.K.


    Sans détour Hommage aux héros de Lungi
    « C’est que la Mort, planant comme un soleil nouveau, / Fera s’épanouir les fleurs de leurs cerveaux ! » (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal)

    3 juin 2007 – 3 juin 2008, il y a un an qu’une délégation togolaise s’est rendue en Sierra Leone pour le match retour des éliminatoires de la CAN 2008. Les Eperviers avaient besoin d’une victoire au cours de ce déplacement. En dépit des problèmes que connaissait la Fédération et du refus de certains joueurs de prendre part à cette rencontre, Atsu Frank, le capitaine du jour, et ses coéquipiers se sont surpassés pour arracher les trois points. On se souvient de ces images montrant la joie de la délégation togolaise après le but de Sénaya Junior. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Richard Attipoé, le Conseiller de la Fédération Théodore Amégnran et autres exultèrent. Derniers gestes dans la vie ? Dernière expression de joie pour leur séjour ici-bas ? Personne ne pouvait répondre à ces interrogations qui rendent compte de notre finitude en tant qu’être humain. Ils auraient rigolé si quelqu’un leur avait dit qu’ils étaient dans leurs derniers instants.

    Mais le sort en a décidé ainsi. La première partie de la délégation est montée à bord d’un hélicoptère vieux et bringuebalant qui fait des allers-retours entre Freetown et Lungi. Cet appareil ne retournerait malheureusement plus dans la capitale sierra léonaise. Il s’est écrasé et les 21 personnes à bord ont toutes péri. Malgré les cris de détresse et les lamentations des passagers, personne n’est venu les secourir. Dans cet aéroport international de Lungi, il n’y avait pas de sapeur pompier. Un témoin oculaire qui faisait l’entretien de l’avion de ligne gabonais pris par la délégation togolaise pour se rendre en Sierra Leone raconte le drame : « Quand j’ai entendu une première explosion dans l’intervalle de 5 à 10 minutes, j’ai commencé par crier pour appeler au secours. L’hélicoptère s’est bloqué et l’appareil a fait une chute libre. C’est arrivé au sol qu’il y a eu la deuxième explosion. Et l’appareil a pris subitement feu. Je continuais à crier mais il n’y a eu aucun secours. J’entendais même les cris des gens qui étaient en détresse dans l’hélico. Mais malheureusement, il n’y a pas eu de sapeur pompier qui puisse intervenir tout de suite ». Ainsi, périrent le ministre de la Jeunesse et des Sports Richard Attipoé, le Conseiller de la Fédération Théodore Amégnran, le Comptable au ministère des Sports Akohin Nestor, le Conseiller du ministre des Sports Aladji Fredy, le Comptable de la Fédération Dahin Koffi Albert, le Secrétaire Bakou Bassirou, le chauffeur coursier Bomboma Goutane, l’attachée de direction Mlle Kudzi Sélom, la journaliste Mme Amouzou Messah Olive, Mme Affoh épouse du Trésorier adjoint de la FTF, Mme Kondika Gado épouse de Kodjovi Mawuéna, Lissassi Koffi, Adom Madanawè, l’agent de voyage attitré de la FTF Diaw Boli, ainsi que les six membres de l’avion de ligne gabonais. Ces braves personnes qui s’en sont allées, sont toujours présentes dans la mémoire collective. Elles ont perdu leur vie pour une cause nationale et pour la gloire du football togolais. Leur nom est intimement lié aux Eperviers qui viennent de leur rendre un véritable hommage par cette victoire samedi face aux « Boulets de cuivre » (Chipolopolos) de la Zambie.

    Après le crash de Lungi, les Togolais n’ont plus connu de joie et la victoire a commencé par nous fuir. Mais à quelques jours de l’anniversaire de votre disparition, Adebayor et les siens ont montré la voie en remportant le match ô combien difficile face à la Zambie. Même si nos ambassadeurs ont souffert, il ne faut retenir que le côté positif et l’ambiance qui a régné au cours de cette rencontre. La Zambie n’est pas un petit morceau à croquer jusqu’à la moelle. Encourageons-les et commençons par préparer sereinement le déplacement de Swaziland. Une victoire devant les Swazis permettra aux Eperviers de prendre le large dans un groupe réduit à trois pays après le forfait de l’Erythrée. C’est tout ce que nous pouvons faire pour saluer la mémoire des héros de Lungi.    
    Zeus Aziadouvo

     
    Retourner à la page Accueil
More Posts Next page »
© 2005 www.togoforum.com All rights reserved