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Les Eperviers du Togo effectuent leur deuxième sortie ce week-end à Mbabane pour affronter les «Sihlangu Semnikati» (les Crocodiles du Nil) du Swaziland au stade de Somhlolo dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires CAN/Mondial 2010.
Cette deuxième sortie s’annonce difficile pour les poulains du technicien français, Henri Stambouli, après leur minuscule victoire du 31 mai dernier au stadium d’Accra (1-0) face à la Zambie qui a dominé de bout en bout le Togo sur toutes les lignes malgré son statut de mondialiste.
Pour ce match face au Swaziland, le capitaine des Eperviers Shéyi Adébayor et les siens auront de véritables tâches à surmonter. Même si le sélectionneur des Eperviers reconnaît à l’issue de la palpitante rencontre d’Accra qu’il y a des réglages à effectuer au niveau de l’équipe, il faut reconnaître que les lacunes criardes affichées par les Eperviers lors de ce duel à Accra, ne pourraient pas être corrigées avant le match du 8 juin prochain où encore une fois, le Togo doit tenter de jouer sa partition pour se qualifier pour la seconde phase de ses éliminatoires combinées. Pour cette fois-ci, les Togolais doivent encore avoir le mental très fort comme face aux Zambiens. Ce qui leur a permis de vaincre cette équipe très en forme comme le reconnaît Henri Stambouli «… mentalement c’est une équipe très forte alors que physiquement ils ne sont pas prêts».
Tout compte fait, les trois jours de séance d’entraînement n’ont pas permis de faire grand-chose avant le départ aujourd’hui de l’équipe sur le Swaziland.
Il faut aussi souligner que le groupe du Togo est réduit à trois (3) pays après le retrait de l’Erythrée. Cette réduction complique davantage les chances de qualification de chaque pays où seul le premier sera retenu pour le tour suivant qui constitue la dernière phase de ses éliminatoires.
De son côté, le Swaziland qui n’est pas trop connu par le Togo tentera de jouer sa chance lors de son premier match de qualification pour la CAN et le Mondial 2010. Le sélectionneur des «Sihlangu Semnikati», le Suisse Raoul Savoy a exprimé son désir sur Fifa.com : «… on doit absolument faire un bon match contre le Togo. Dans un parcours qualificatif, la première confrontation est déterminante…», a-t-il déclaré.
Pour venir à bout des Eperviers, le technicien des Swazis compte sur certains joueurs professionnels expatriés de l’équipe notamment ceux qui évoluent en Afrique du Sud dans le championnat D1 et certains joueurs locaux. La motivation des Swazis démontre à suffisance que ce pays proche de l’Angola et de l’Afrique du Sud ne voudrait pas se faire conter ces grands événements de foot qui se dérouleront en 2010 près de chez eux. Le Togo doit redorer le blason pour multiplier les chances de son côté.
Il est à signaler que dans le palmarès de cette équipe, elle n’a jamais participé à une phase finale de la CAN ni atteint le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde.
Affiliée à la FIFA depuis 1978, la sélection du Swaziland a intégré pour la première fois la compétition en 1994 où elle a évolué dans la même poule que le Cameroun et la République Démocratique du Congo (l’ex-Zaïre). A l’époque, bien qu’éliminé, elle avait battu la République Démocratique du Congo (RDC), l’ex-Zaïre à domicile 1 but à 0 et obtenu un match nul zéro à zéro face aux Lions Indomptables du Cameroun.
Il faut aussi rappeler que les confrontations Gabon–Swaziland à ces époques avaient été soldées par zéro but contre 1 et zéro but contre deux toutes les deux en faveur des Gabonais.
En 2002, l’Angola avait eu raison de cette équipe en remportant les deux rencontres au total (8-1). C’était lors des éliminatoires Corée/Japon 2002.
Les Swazis ont livré une véritable bataille contre le Cap Vert qui évoluait dans leur groupe au cours des éliminatoires CAN/Mondial 2006 : 1-1 à l’aller et 0-3 au retour.
Au cours de quelques brillantes rencontres que l’équipe a livrées par le passé, les «Silhangu» ont démontré qu’ils n’entendent pas vendre leur peau moins chère. Les Eperviers doivent encore mobiliser leurs ressources au cours de cette deuxième sortie face aux «Silhangu». Ceci dit aucun faux pas n’est permis car en football, aucune rencontre n’est pas à minimiser. La victoire sur les «Sihlangu» du Swaziland est synonyme d’une probable qualification des Eperviers pour au moins l’Angola 2010.
Bonne chance aux Eperviers ! Jules G. |