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Henri Stambouli, coach de la sélection du Togo : « aujourd’hui il y a un véritable consensus autour des Eperviers». Vos impressions sur ce match ? Vous savez qu’on se retrouve dans une compétition compliquée avec un groupe de trois et aujourd’hui, il fallait prendre l’ascendance dans ce groupe.
Vous avez gagné dans la douleur ; comment expliquez-vous le comportement de vos joueurs ? Ils se sont battus. Mentalement, c’est une équipe très forte alors que physiquement ils ne sont pas prêts. Vous le savez aussi bien que moi, nous avons travaillé pratiquement sur une semaine alors que les autres ont travaillé sur trois semaines voire un mois et la différence s’est faite mentalement. On le savait, on sait que physiquement, on n’est pas prêt mais mentalement, j’ai des joueurs qui sont forts. Pour les quelques jours d’entraînement que nous avons eus, au lieu de porter l’accent sur l’aspect physique, on a surtout travaillé le côté mental.
Votre milieu de terrain n’était pas garni ce soir, vous avez pris un risque énorme ! Ecoutez, il fallait à tout prix gagner et pour ce faire, on a besoin d’attaquants ; donc on a trois attaquants et on a un banc qui devait renforcer cette attaque. Or, il y avait malheureusement la blessure de Tchangaï dès la 15ème minute et surtout la baisse de régime très forte d’Akoto (qui a explosé physiquement) qui ont tout chamboulé. Alors, il a fallu deux changements dès la première partie. Il est prévu en fonction de l’évolution du score, le renforcement progressif du milieu de terrain. C’est ce que je n’ai pas pu faire car il n’y avait plus de changement.
Quelle appréciation faites-vous aujourd’hui de l’engouement autour de cette sélection togolaise? Rien qu’à l’arrivée autour de ce stade, nous avons vu des Togolais avec des couleurs nationales nous soutenir ; cela fait chaud au cœur. On savait qu’ils allaient être avec nous, qu’ils allaient faire le déplacement. Si le match est gagné, en partie, c’est grâce à leur soutien. On a aussi eu un grand soutien de la fédération. Vous savez que depuis un moment, il y a eu beaucoup d’histoires mais aujourd’hui, il y a un véritable consensus, une réelle volonté de la part de tous les éléments, de se réunir et de proposer quelque chose d’efficace à cette équipe et je les remercie très fort parce qu’en ce moment, on va avoir besoin pour le match suivant de l’aide de tout le monde. Là, je rappelle au peuple togolais, aux dirigeants, quels qu’ils soient, de n’importe quel bord qu’ils soient, d’être derrière nous pour les matches suivants. On a fait là un premier pas, mais il reste un deuxième, un troisième et un quatrième.
Un mot à l’endroit de votre adversaire… C’est une équipe qui développe un très bon jeu, une équipe cohérente parce qu’elle a des mois de préparation derrière elle. Elle a fait la CAN, donc a forcément beaucoup de jeu derrière elle. Ils ont fait une bonne préparation physique, ils se sont préparés dans de bonnes conditions, ils ont fait des matches amicaux alors que les miens sont en vacances depuis trois, quatre semaines.
A propos de ce second match, n’êtes vous pas inquiet au vu de ce que vos joueurs ont produit cet après-midi ? Non, je ne suis pas inquiet parce que dans la semaine, on va travailler et cela va s’améliorer. Vous savez, plus on travaille, plus ça s’améliore. En plus de tout cela, j’ai pris un grand groupe de 24 joueurs parce que je sais que physiquement, la plupart d’entre eux n’était pas prêts. Il y en a qui sont sur le banc aujourd’hui et qui peuvent nous donner un grand coup de main au cours du prochain match. |
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Emmanuel Adébayor, capitaine des Eperviers : « On va se remettre en question en prévision du prochain match» Quelles sont vos impressions à l’issue de ce match ? Nous sommes très contents, le match a été très délicat, très difficile, on a eu du mal à rentrer dans la rencontre, mais à la fin, nous avons les trois points, c’est cela l’essentiel. Par la suite, on va se remettre en question parce que le match n’a pas été parfait, l’essentiel aujourd’hui est fait, on a pris les trois points. Maintenant, on va se préparer pour le match prochain contre le Swaziland.
Le match a été très difficile pour les Eperviers ; quel a été le rôle déterminant du capitaine sur le terrain ? Je n’ai pas un rôle particulier. Le coach est là pour faire son travail mais j’ai essayé de parler à mes coéquipiers, de les replacer. Cela a été très difficile, mais comme je vous le dit, je suis capitaine, je dois assumer mon rôle, le coach est là pour faire le sien. Je suis là pour aider l’équipe et on a travaillé ensemble pour avoir cette victoire.
Un mot par rapport à l’adversaire… On a eu en face de nous une équipe qui a contrôlé le jeu du début jusqu’à la fin. C’est une très belle équipe zambienne. Ils nous ont mis en difficulté et à la fin de la partie, il ont failli égaliser, n’eut été la position d’hors jeu sifflée par l’arbitre central. On sait que le match retour en Zambie sera encore plus difficile, mais nous n’allons pas baisser les bras. Nous allons essayer de nous accrocher car la qualification sera à ce prix.
Ensemble avec le coach Stambouli, nous allons essayer de faire les réglages possibles pour que l’équipe soit plus en forme aux prochaines sorties.
Un mot à l’endroit des supporters qui ont fait le déplacement d’Accra ? Je tiens à les remercier. Nous leur dédions cette victoire.
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Hervé Renard, coach zambien : « La Zambie a une équipe bien meilleure que celle du Togo » Vos impressions sur ce match ? Aujourd’hui, on a perdu un zéro mais je pense que les Zambiens ont une équipe qui est bien meilleure que celle du Togo.
Comment entrevoyez-vous le match retour ? De la même façon que celui-là. On s’est mis en difficulté parce qu’ils nous faudra trois points, on en a perdu trois ce soir. On va préparer le match contre le Swaziland qu’on ne doit pas sous-estimer parce que ses six points (matches aller et retour) ne sont pas encore acquis.
Vous étiez présent tout le long du match en donnant constamment des consignes à vos joueurs. Dites-nous au juste ce qui n’a pas marché ?
On a couru après le résultat. Ce serait grave si on n’avait pas essayé d’égaliser, mais disons que vous avez eu beaucoup de sueurs froides. Si vous êtes réalistes, je pense que pour cette rencontre, un match nul serait plus équitable.
C’est votre premier match à la tête des Zambiens. Quelles sont vos ambitions ? La qualification pour l’Afrique du Sud, rien n’a changé. J’ai perdu un match mais je sais que j’en gagnerai.
Vous y croyez ? Bien sûr. Il faut rester calme car rien n’est joué, la qualification est loin.
Cela ne vous fait pas mal d’avoir perdu ce premier match ? C’est toujours difficile de perdre un match, que ce soit un premier ou un dixième. C’est mon premier match, je l’ai dit, c’est le football ; j’en perdrai, j’en gagnerai.
A la fin de la partie, un but vous a été refusé pour hors jeu. Que dites-vous ? Rien pour le moment ; on n’a pas encore vu le ralenti donc je ne me prononce pas.
Christopher Katongo, capitaine des Chipolopolo: «On attend le Togo au match retour» Beaucoup de personnes pensent que vous avez perdu une chance dans la qualification, vu que le Togo n’a pas joué à domicile !
Je crois que les gens vont eux-mêmes juger par rapport au jeu car nous, nous sommes des joueurs et tout ce que je vais dire ici ne changera rien. Ce que nous avons à faire est de vite oublier ce match et penser à la manière dont nous allons corriger le tir pour qualifier notre pays.
Vous êtes trois dans votre poule et cette défaite complique la tâche… C’est l’analyse que faisait tout à l’heure notre coach. Vous allez juger vous-même. Le Togo a eu une occasion et il a marqué. On en a eu plus d’une sans marquer. Mes coéquipiers ont fait de leur mieux. On attend le Togo au match retour en Zambie.
Quels sont vos antidotes pour battre le Togo ? Je ne suis pas le coach. Nous avons la commission technique qui a suivi également le match et c’est à elle de trouver l’antidote qu’il faudra au match retour pour venir à bout de cette sélection togolaise.
Pensez-vous que la Zambie conserve toujours ses chances de se qualifier pour la CAN et le Mondial 2010 ? Pourquoi pas ? C’est cela notre objectif. Nous n’avons pas besoin de jouer ou de faire ce déplacement si nous ne voulons pas nous qualifier. Gabin Koissidjin et H. Ayivi-Bllibo
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