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L’équipe nationale du Togo a battu, samedi à Accra, la Zambie sur le score de 1 but à 0 en match comptant pour la première journée du groupe 11 des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010 de football.
Sans réelle préparation avant ce match qui est pourtant d’une importance capitale pour les Eperviers du Togo, le capitaine Emmanuel Adebayor et ses coéquipiers ont dû puiser dans leurs tréfonds pour conserver l’unique but de la rencontre inscrit dès la 16e minute par Olufadé Adékanmi sur une ouverture d’Emmanuel Adébayor.
Sans pour autant être découragés, les Zambiens, avec des actions tranchantes de Felix Katongo, Watumba Shitu et Christopher Mulenga, n’ont pas réussi à trouver le fond des filets des « Eperviers » gardés par le jeune togolais de Lille (France), Cédric Mensah.
Ces trois précieux points empochés permettent à l’équipe du Togo, conduite par le nouveau sélectionneur, le Français Henri Stambouli, de sauver la face, suite à des problèmes d’organisation qui ont jalonné les préparatifs de ce match.
Dans l’ensemble, le groupe a montré des carences tactiques et physiques. Le 4-3-3 mis en place par Henri Stambouli n’a pas facilité la tâche aux joueurs. Seuls quelques-uns ont pu émerger du lot.
Dimanche prochain, les Togolais se rendent à Mbabane au Swaziland où ils jouent les Swazis pour leur seconde sortie. Ayant pris la tête du groupe 11, les protégés de Henri Stambouli ont l’obligation de s’offrir une marge confortable, non seulement en remportant les trois points, mais aussi en augmentant dès à présent leur goal différentiel. Un paramètre important qui pourrait intervenir dans l’attribution d’un ticket disponible pour le groupe.
Pour cette phase des éliminatoires, seuls les premiers de chaque poule– 12 au total- et les huit meilleurs deuxièmes seront qualifiés pour le tour suivant à l’issue duquel les premiers seront qualifiés pour le Mondial Afrique du Sud 2010, alors que les trois premiers des cinq poules s’ajouteront à l’Angola pour la Coupe d’Afrique des Nations, Angola 2010. TGA |
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3 juin 2007- 3 juin 2008 ; cela fait déjà un an que des Togolais ont été tués dans un accident d’hélicoptère à l’aéroport international de Lungi alors qu’ils venaient d’assister de haute lutte à la victoire de l’équipe nationale togolaise sur son homologue de la Sierra Leone. Dans cet accident, 20 personnes ont trouvé la mort dont 13 Togolais parmi lesquelles le ministre de la Jeunesse et des Sports, Richard Attipoé et le conseiller de la Fédération togolaise de football (FTF), Théodore Amegnran. En son temps, le gouvernement togolais avait indiqué qu’il mettra tout en œuvre pour qu’une enquête internationale soit faite afin de déterminer les causes réelles de cet accident. Mais jusqu’alors on n’en sait pas plus au-delà de ce qu’on connaît à partir du rapport dirigé par M. Atisso Aholouédji Komlan affiné depuis le 15 juin 2007 et qui ne se borne qu’ à décrire les circonstances dans lesquelles est survenu l’accident.
Selon ce rapport, Paramount Airlines a en exploitation le seul Hélicoptère MI-8T immatriculé 9L-LBT ces derniers temps qui devrait faire ce jour du 3 juin 2007 plus de 10 tours entre Mamy Yoko (aérodrome de Freetown) et Lungi. Et c’est quand l’hélicoptère devait atterrir pour la 7e fois à Lungi que les problèmes ont surgi. « L’hélicoptère arrive, à l’aéroport, entame la descente pour l’atterrissage et perd soudainement 3 des 5 pâles du rotor principal qui se sont retrouvées à une dizaine de mètres du point du crash. Les balais du rotor cèdent, endommageant les circuits électroniques et l’alimentation en carburant dans cette zone : une détonation s’est alors produite. Le feu se déclare au niveau de la cabine en dessous de l’emplacement de ce dernier. L’hélicoptère devient incontrôlable, les palonniers de direction étant hors service.
L’hélicoptère pique sous l’effet du déplacement de son centre de gravité vers l’avant. Le rapport explique ce piquet par des hypothèses : soit par la force de sustentation réduite à cause de l’arrachement des pâles, par le glissement des passagers qui étaient sans ceinture et des bagages vers l’avant, soit par le poids des deux motopropulseurs ». Ces constats faits, le rapport conclut que : « la cause probable de cet accident serait la perte des pâles du rotor principal qu’on retrouve sur la trajectoire de l’hélicoptère à environ 100 à 175 mètres du point d’impact. Une des conséquences de cette situation est l’endommagement de toute sorte de circuit qui a développé le feu à bord ».
Ce rapport comme nous l’indiquons un peu plus haut, n’apporte rien à ce qu’on savait déjà dans cet accident à partir du rapport Charles Kondi Agba nommé à la tête de la commission interministérielle qui s’est rendue à Freetown les jours suivant l’accident.
Retard dans l’indemnisation des parents des victimes Si l’on n’en sait pas trop sur l’accident, on n’en sait non plus trop sur la gestion du dossier. Au-delà des deux millions de francs CFA octroyés par l’Etat aux familles des victimes pour enterrer dignement leur mort, de l’hommage national et de la décoration à titre posthume, plus rien n’a été fait. Pas même ce monument qu’on a promis ériger en leur mémoire. « Si ce monument a été érigé, il aurait pu servir de cadre pour se souvenir de ces valeureux Togolais morts au champs de bataille », regrette un sportif. Mais selon une source proche des parents des victimes, le gouvernement prévoit une cérémonie commémorative.
Enfin l’indemnisation des parents des victimes est aussi presque à la case départ. Ces derniers temps, un bras de fer oppose les parents des victimes à la compagnie d’assurance, Fidelia Assurance à propos de l’interprétation du contrat d’assurance souscrit par la FTF. Une des clauses du contrat dispose clairement que la police d’accident ne prend en compte la délégation de la FTF qu’à concurrence de 45 personnes (Joueurs et dirigeants). Pour Fidelia Assurance, dans ces conditions, l’indemnisation ne peut viser que le conseiller de la Fédération, Théodore Amegnran. Un argument contesté par Maître Apevon Dodji, l’avocat des parents des victimes qui a indiqué dans les colonnes de L’Equipe Sportive qu’il ne revient pas à la compagnie d’assurance de composer la délégation officielle à la place de la FTF. « Une délégation est une entité composée de dirigeants et de joueurs ; dans le cas présent, il n’est écrit nulle part que les dirigeants sont exclusivement les membres du Bureau Exécutif », a-t-il déclaré, précisant par ailleurs que l’affaire est pendante devant le Tribunal de Lomé. Mais comme on le sait, les litiges opposant des tiers aux Compagnies d’assurance connaissent une lenteur. Celle liée à l’accident de Lungi ne va pas déroger à la règle.
En ce qui concerne l’assurance de la compagnie Paramount Airlines, les choses traîneront également en longueur tant que la commission internationale d’enquête composée d’un Togolais, d’un Gabonais, d’un Russe, d’un Français et des Sierra Léonais n’aura pas rendu son rapport.
En conclusion et pour faire simple, disons que le dossier marque le pas. TGA |