Le choix de l’adjoint à l’entraîneur bloque la situation.
Initialement prévue pour hier 21 mai 2008 au Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, la signature du contrat du nouvel entraîneur national des Eperviers le français Henri Stambouli n’a finalement pas eu lieu. Principale raison : le choix de l’adjoint au nouvel entraîneur constitue une sérieuse pomme de discorde entre les principaux responsables de la Fédération Togolaise de Football. Alors que d’aucuns choisissent Mawuena Kodjovi, d’autres par contre ont leur préférence pour Tchanilé Tchakala. Plus de cinq heures d’horloge durant, les membres de l’Autorité Morale, ceux de la FTF et du Comité National Olympique Togolais (CNOT) n’ont pas pu s’entendre sur le nom de l’Adjoint au sélectionneur national. Conséquence, la réunion d’hier s’est terminée en queue de poisson .
La réunion a été présidée par le Président du Comité Moral de la FTF le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona, entouré pour la circonstance, entre autres du Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs, Antoine Folly, du Président de la FTF, M. Tata Avlessi, du Président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame, et du deuxième vice-Président de la FTF, Essoyaba Boukpessi…
A leur sortie de la réunion, ils ont refusé de se confier à la presse. Pourquoi ont-ils choisi la voie du silence, nous ne saurions le dire. Qui de Kodjovi Mawuena ou de Tchanilé Tchakala est habilité à être l’adjoint au sélectionneur ?
En principe, le choix de Mawuena devrait se passer de commentaire. Car dans les moments difficiles et surtout lorsqu’il y avait crise, c’est à lui qu’on fait toujours appel pour être aux côtés de nos Ambassadeurs. De 1998 à ce jour, Mawuena n’a jamais failli à ses responsabilités. Non pas qu’il ramène toujours la victoire à la maison mais il a toujours fait preuve de nationalisme, du patriotisme et d’une abnégation que le manque de compétition et d’expérience de ses poulains n’arrivent pas tout le temps à compenser.
Il y a quelques jours, il a été celui qui était chargé de conduire une sélection locale démotivée et sans compétition dans les jambes à Accra dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (locaux) CAN 2009 d’Abidjan. Par ailleurs, il est de notoriété publique que c’est Kodjovi Mawuena qui, de tout temps joue les seconds rôles au niveau de l’équipe nationale lorsque tel ou tel entraîneur, pour des raisons évidentes laisse les Eperviers à mi-parcours.
Aujourd’hui, le mettre à la touche sonnerait comme si on le remerciait en monnaie de singe alors qu’aucun rapport technique n’ait jamais établi sa responsabilité dans les défaites ou les crises que traversent les Eperviers. Malgré ce parcours quelque peu élogieux de Kodjovi Mawuena, qu’est-ce qui a pu se passer entre temps de nature à ce que sa candidature soit tout d’un coup sujet à controverse ?
Cependant, il importe de rappeler que dans un passé pas trop lointain, l’homme a fustigé avec véhémence le traitement peu honorable dont il aurait été l’objet de la part des responsables de la FTF dans l’exercice de ses fonctions.
La question se pose dès lors de savoir si, pour des raisons d’intérêts partisans, les dirigeants de la Fédération iraient jusqu’à sacrifier l’avenir du Football togolais ?
Dans un tout autre registre, on ne doit pas perdre de vue l’existence à la FTF de deux camps antagonistes dont le Comité d’Autorité Morale se bat au quotidien à concilier les points de vue. Qui du camp Améyi ou de Tata voudrait faire blocage à la nomination de Kodjovi Mawuena au poste de l’Adjoint au sélectionneur national et pourquoi ?
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le technicien français Henri Stambouli menacerait de retourner au bercail en cas d’échec de la signature de son contrat à quelques jours de la rencontre Togo-Zambie à Accra dans le cadre des éliminatoires de la CAN/Mondial 2010 en Afrique du Sud.
Que se passe-t-il au juste au sein de la FTF ? Une malédiction ou un simple désordre ?
AMOU |