La manipulation politique pour régler des comptes au Député Gabriel Améyi continue sur la terre de nos Aïeux et prend des proportions alarmantes, poussant même des juristes et praticiens du droit, des avocats, à étaler leur incurie juridique. La manœuvre n’a d’autres buts, visiblement que de faire un boucan médiatique visant à ternir l’image du député Améyi en se servant de la vie d’une jeune fille qu’ils sont en train de détruire à grand feu en l’exposant à la risée du monde entier. Point n’ait besoin de revenir sur la manipulation outrancière qui entoure ce dossier. Le député voulant faire du bien à une jeune fille, est actuellement présenté à l’opinion comme un violeur à abattre. Alors que tout le monde sait que derrière cet aspect angélique que tente de présenter la pléthore d’Associations qui se disent de défense des droits et libertés et des avocats, il y a une manipulation politique de haut niveau.
Au demeurant, le bon sens ne comprend pas la procédure de citation directe initiée contre le député Gabriel Améyi par WAO-Afrique et Enfants Radieux, deux ONG, qui se disent bénéficier de l’assistance d’un collectif de plus d’une dizaine d’avocats pour demander la comparution du député, le lundi 14 avril 2008. Il est clair que cette procédure n’a d’autres objectifs que de dresser l’opinion contre un homme qui fait partie du pouvoir mais que ce dernier n’a jamais porté dans son cœur. Et pour ce faire, toute manipulation de conscience est la bienvenue pour détruire son influence pour de bon. Sinon, comment comprendre que des juristes, qui se disent chevronnés (il y a un cabinet qui se targue d’être dans une structure internationale de sport mais qui se ridiculise en nageant dans des contre-déclarations) peuvent ignorer l’article 93 al. 3 de la Constitution togolaise qui stipule qu’aucune poursuite ne peut être engagée contre un député avant la levée de son immunité parlementaire. Or la citation directe est une poursuite entamée par les avocats de ces associations et eux tous le savent plus que quiconque.
Qui pis est, la citation est faite devant le Tribunal de Première Instance de Lomé. Quelle aberration ? Depuis quand une affaire, qualifiée de « crime » est-elle connue d’un tribunal ? Quel est alors le rôle d’une Cour d’Assise dans une République ?
Ces deux vices de procédures démontrent deux choses :
- Soit, les associations et leurs avocats méconnaissent la procédure pénale et étalent leur incurie juridique et c’est très grave pour notre Barreau qui regorge pourtant d’éminents avocats qui ont fait et continuent de faire leurs preuves au prétoire à Lomé ; si des avocats peuvent ignorer les textes à ce point, comment des clients peuvent-ils avoir confiance en eux? «Ils nous font honte car ce n’est pas ce que nous leur avons enseigné dans les amphis», s’est exclamé un Professeur de droit, lui-même avocat.
- Soit, ils connaissent ces aspects et savent que le dossier ne mérite même pas que les juges l’examinent mais veulent simplement faire l’effet d’annonce pour nuire à la réputation de quelqu’un dont la tête a été mise à prix par des adversaires politiques et de football. Manipulés, ils veulent simplement un effet d’annonce en mobilisant les médias pour une propagande dangereuse à visée nocive.
Sinon, ces associations ne peuvent qu’appuyer une plainte de la victime et non se substituer à elle en réclamant la faramineuse somme de 100 millions de nos francs à titre de dommages intérêts. Quels dommages ont-elles subis ?
A ce jour, aucune plainte de la victime, ni de ses parents n’est en instance à la justice de Lomé. Les parties se sont vite conciliées en parlant de « malentendu ». Alors, peut-on être plus royaliste que le roi s’il n’y a pas une forte odeur de manipulation derrière ?
Lorsqu’on considère que ce sont des adversaires du député dans le cercle du football qui ont manipulé des consciences pour travestir l’information et que ce sont eux qui payaient certains des articles qui font cas de l’incident de façon perverse ; lorsqu’on considère que c’est un Ministre qui a ordonné sournoisement à ce que la Direction Centrale de la Police Judiciaire envoie rapidement au Parquet, sa soi-disant enquête préliminaire en vue de poursuivre illico presto le député alors que tout ceci est contraire aux lois de la République ; lorsqu’on considère la manipulation de l’opinion opérée par les associations et un groupe d’avocats (les Béninois, selon les dernières informations se sont désolidarisés pour cause de manipulation de mauvais goût) ; lorsqu’on considère qu’aucun égard n’est fait à la jeune fille qu’on trimballe dans l’ignominie et la honte, détruisant par ces faits son avenir immédiat et lointain, rien que pour atteindre des objectifs politiques et détruire son adversaire sportif et concurrent à des postes électifs, alors on comprend que cette affaire est diabolique et se retournera tôt ou tard contre ses commanditaires.
La légèreté de la motivation des ONG, « nous avons été informées de sources concordantes du viol d’une élève de 16 ans », écrivent-elles, démontre à suffisance que la plainte n’est pas fondée sur des arguments solides et que l’objectif visé est de salir et de diaboliser un adversaire gênant. Mais aussi longtemps que la justice divine est réelle, ces manipulations retourneront tôt ou tard contre leurs auteurs.
Aux dernières nouvelles, le Parquet a refusé d’enrôler le dossier et les parents de la présumée victime déclarent n’avoir mandaté aucune association pour agir en son nom. Car pour eux, cet incident est clos et ils n’ont déposé aucune plainte contre qui que ce soit à la Justice. Alors, de quoi je me mêle ?
F.S