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TVT : Tata Avlessi, président de la FTF parle de sa condamnation et de sa réhabilitation par le Tribunal Arbitral du Sport

  

En tant qu'homme d'affaires, cette accusation de corruption n'a-t-elle pas pesé dans vos relations, Etait-ce facile de porter cette accusation-là ?
C'était difficile. Heureusement, ceux qui me connaissaient avant, avec ma rigueur et mon honnêteté, ont mis la balle à terre et ont renouvelé la confiance qu'ils avaient en moi depuis qu'on s'est connu. Mais, c'est toujours difficile car, à certains aéroports, on t'indexe. Est-ce en mal ou en bien ? Je choisis le mal. Mais, j'ai fait cette lutte en pensant à mes quatre enfants. Parce que moi je peux partir. Mais est-ce beau d'indexer mes enfants et dire que leur papa était corrupteur ? Donc, il faut battre le fer quand il est chaud et c'est ce qui fut fait.

Comment expliquez-vous ce qu'on peut appeler l'acharnement de
la CAF contre vous ?
Les gens accusent la CAF. Mais ceux qui accusent Issa Hayatou doivent refaire leur idée. C'est une affaire purement togolo- togolaise. Je le répète encore. Peut être que les responsables de la CAF ont été un peu induits en erreur. Parce que, mettez-vous à la place de la CAF. Lorsque des magistrats (car à un moment, la CAF a dit qu'elle fait confiance à Attivi et Assogbavi pour leur témoignage parce qu'ils sont des juges, j'ai une copie de cette lettre)  affirment quelque chose, on est tenté de le croire. Pourtant, j'ai voulu aller en Afrique du Sud par  mes propres moyens. On  me l'a refusé. J'accuse aujourd'hui le ministre de la Justice d'alors qui m'a fait convoquer quand j'étais à Paris. Il m'a dit de rentrer d'urgence pour une concertation. Le même ministre donne une autorisation de sortie à Attivi et qui lui a permis de se rendre en Afrique du Sud. Je préfère dire la vérité au lieu de jouer à l'hypocrite. Je pense aujourd'hui que la CAF a été induite en erreur et c'est regrettable.

Maintenant, l'affaire a été portée au niveau du Tribunal Arbitral du Sport. Est-ce que vous étiez serein que le dossier sera vide ou vous doutiez encore par rapport à ce que vous avez vécu à la CAF.

La dignité n'a pas de prix. Quand j'ai vu que la CAF était en difficulté, j'ai dit que je frapperai cette institution au bon moment. Pourquoi ? Parce qu'il y a un des responsables de la CAF qui, dès que j'ai interjeté appel, a joué aux juges et parties en demandant à l'avocat de se dessaisir du dossier. Ça veut dire qu'ils se reprochent quelque chose. L'avocat en avait témoigné lors de notre audience à Lausane.

Aujourd'hui, vous êtes blanchi. Et tout au long de ce dossier, on a senti le soutien des Togolais et du gouvernement. Comment cela s'est-il manifesté ?

Je ne vais pas condamner les Togolais. Car, il faut entrer dans le football pour savoir ce qui s'y passe. Aujourd'hui, je peux mettre les moyens à la disposition des journalistes et leur dire de me faire les éloges. Mais, est-ce là la vérité ?  Je suis porté à la tête de la Fédération par les clubs. Donc, je choisis ma voie qui est de mettre les clubs dans de bonnes conditions. Il peut y avoir des intoxications côté médias. Il y a des gens qui ont la force dans ce domaine. Moi Tata, je suis faible dans le domaine de la propagande. Une personne écope d'une suspension de huit ans. Il respecte toutes les recommandations. Puis plus tard, ce n'est plus huit (8) ans, ni neuf ans, ni vingt ans mais à vie. Il est dit que Tata, tant qu'il vit, ne doit pas aller au stade, mais il est en train de construire un stade qui a été visité par la CAF avec à sa tête le président Issa Hayatou à Masséda. Si en retour, on dit que ce monsieur est suspendu à vie, est-ce qu'on veut laisser l'opportunité à des personnes de bonne volonté afin qu'ils puissent accompagner le développement du sport ? Les Togolais ont compris qu'il y a une machine en marche pour me faire du mal. Et cela a commencé à donner une popularité autour de la personnalité de M. Tata Avlessi. Donc le nombre de Togolais qui m'ont apporté leur soutien est inestimable. Même le chef de l'Etat. (Je pense que c'est l'occasion de le remercier ouvertement, pour avoir tenu ses promesses) est resté derrière M. Tata jusqu'à la victoire finale. Sans compter des Béninois, des Ivoiriens, des Togolais de la diaspora qui se sont dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas.

Vous était-il  arrivé de tout laisser tomber, de ne plus vous occuper du football et de vous consacrer à vos affaires ?
Je suis appelé pour une mission donnée. Je suis venu à la Fédération avec un plan, un programme bien défini pour quatre ans.

... Au départ, j'ai préféré m'occuper de mon club, l'Union Sportive de Masséda (...) mais, l'inquiétude fut tellement grande que depuis le nord où mon électorat est fort (ça, il faut avoir le courage de le dire. Je suis arrivé à la Fédération grâce aux voix du Nord). Si je me retire tout de suite, donc ils sont devenus orphelins. Mais,  après, je me suis dit que, je vais revenir à la Fédération mais sous condition. C'est alors que nous avons fait la passation de service avec une feuille de route et des recommandations que la FIFA vient de nous imposer. Je crois bien que je suis là pour défendre les intérêts des clubs. Je dis bien, l'intérêt des clubs. Car c'est eux qui m'ont mis là. Ils sont libres aujourd'hui de me faire un vote de défiance. A partir des deux tiers, ils sont libres. S'ils trouvent que je suis l'homme de la situation, ils peuvent me renouveler leur confiance. Si ça ne va pas, je me retire sans problème. Car aucun président ne peut résister devant l'électorat.

Dites-nous aujourd'hui quelles sont les principales leçons que vous avez tirées de cette épreuve ?
Pour la leçon tirée, je pense que le gouvernement a une grande responsabilité dans cette affaire. Le vrai pourvoyeur de fonds c'est le gouvernement, il est temps aujourd'hui que ce gouvernement puisse prendre ses responsabilités ? Nous avons fait une élection le 09 janvier 20 07. La personne qui est aujourd'hui mon vice président a refusé de me serrer la main. Le gouvernement s'est tu  sur cette question. Et c'est ça qu'on est en train de récolter aujourd'hui.

Qu'est-ce que le gouvernement aurait dû faire ?
Le gouvernement  aurait dû appeler les acteurs pour mettre tout le monde en garde.  Je ne peux rien faire. Parce que chacun vient avec son plan de travail. Si le jour là, je n'étais pas élu, soit je choisissais d'accompagner le programme de mon adversaire, ou je rendais ma démission. C'est ça.

Vous venez de rappeler la main tendue refusée par votre vice président. Est-ce que aujourd'hui, vous êtes prêts à passer l'éponge sur tout ça et prendre un nouvel élan à
la Fédération ?
Pour moi, il faut mettre l'intérêt général, l'intérêt du Togo avant toute chose. Si vraiment on veut aller loin, dans la voie de la réconciliation, ça ne pose aucun problème. Pourquoi ? Parce qu'en dehors de la Fédération, on est appelé à aller plus loin, pourquoi pas à l'UFOA ? Donc, tout acte posé est noté par ceux qui doivent nous donner confiance. Aujourd'hui, moi je pense que c'est le passé. Mais cela n'empêche pas de dire certaines vérités. Les Togolais doivent comprendre qu'on a pris du retard. Dans les autres fédérations, il n'y a plus d'élection pour chaque poste. Seul le président est élu et il forme son cabinet pour un mandat de quatre ans ou bien il y a une tête de liste. Chacun connaît son prochain avant les élections et une fois que le président est élu, c'est fini. Je vais plus loin. Comment peut-on confier le secrétariat à quelqu'un qui n'a pas la même vision que toi. Un exemple : M. Assogbavi qui s'est «ressuscité» à la fédération sous mon manteau, envoie une lettre de félicitation à la CAF pour m'avoir suspendu.

Maintenant, la réalité est là. Est-ce que vous êtes prêts à pardonner et à travailler main dans la main avec tout ce beau monde là.
Je suis prêt à pardonner. Mais il y a des étapes. Je le dis et je suis franc. Nous avons fait un statut le 22 mai 2007. Le S.G qui est le président du comité d'élaboration de ces statuts est resté à l'étranger avec mon vice-président et de surcroît, il appelait les gens à boycotter l'AG. Mais n'empêche, le quorum était atteint et nous avons élaboré ces statuts, envoyé le retour à la FIFA qui à son tour a fait parvenir les approbations. Et, tout le monde à l'unanimité a opté pour que le président puisse nommer un S.G à partir du 22 juillet. Au même moment, ce problème de  corruption est arrivé et la sanction a été appliquée le 20 juillet. C'est alors que j'ai compris que ceux qui ont monté le coup se précipitaient car à partir du 22 juillet, le poste de secrétariat Général était en danger.

Aujourd'hui, la FIFA envoie ses recommandations selon lesquelles nous allons dans les trente ou quarante jours à venir adopter l'avant-projet de ces statuts qui ont été approuvés par la FIFA devant nous amener à un congrès statutaire. Là, c'est un travail qui a été complété par le comité Provisoire de Gestion qui a reçu les félicitations de la part de la FIFA. C'est le lieu  de remercier le ministre Bernard Walla qui a fait un travail professionnel. Donc, nous aurons de nouveaux statuts. Il faut le dire, à l'heure actuelle, la fédération n'a ni tête ni queue sur le plan statutaire. En attendant les quarante jours on s'aligne sur les statuts de 2006 qui ont déjà été approuvés par la FIFA. Donc, dans les jours à venir, je vais inviter les membres du BE et après, il y aura une réunion d'information avec les membres, les personnes ressources les arbitres et entraîneurs pour que chacun puisse donner son point de vue et ensemble, on fait la refonte des statuts qui doivent régir le football togolais. Les statuts sont comme la constitution d'un pays. Il faut qu'ensemble on arrive à un point consensuel. Sinon, ça ne va pas évoluer.

Etes-vous aussi prêt à pardonner au principal témoin à charge du dossier le juge Attivi ?
Moi je lui ai pardonné  Mais est-ce que Dieu va lui pardonner ? Je ne sais pas. Il y a Attivi en tant que simple Togolais, mais il est aussi juriste. Voilà quelqu'un qui juge et condamne les gens et les envoie en prison. Le fait-il à tort ou à raison ? Il y avait déjà une plainte contre sa personne avant le verdict ... Quand le TAS lui a envoyé la sommation à comparaître, Attivi a envoyé en moins de deux semaines, trois courriers. Le dernier courrier qui fait très mal est qu'Attivi a déclaré au tribunal qu'il est menacé par mes proches et moi et que s'il est en vie aujourd'hui, c'est grâce à Dieu. Et que, sa vie étant en danger, il ne peut pas aller à Lausanne pour mon dossier. Le tribunal me demande de mettre les moyens à leur disposition. A nouveau, le TAS envoie une autre invitation. Attivi rétorque le 02 janvier que si jusque là ils ne sont pas sûrs ils n'ont qu'à venir à Lomé pour les auditionner. Et que de surcroît je lui aurais proposé une importante somme pour taire mon nom. Je peux pardonner à Attivi. S'il a le courage, et vient devant le peuple pour dire pardonnez-moi, je le ferai. Mais le peuple lui n'est pas encore prêt à le faire. Il y a des innocents qui sont en prison aujourd'hui à cause d'Attivi. Les juges qui nous ont reçus à Lausanne nous ont demandé si ce monsieur est encore en fonction ?

Même si vous êtes celui qui tranche. N'est-il pas bon d'écouter les autres membres du bureau ?
Qu'on me donne un exemple de décision que M. Tata a prise unilatéralement. J'ai écouté un des conseillers qui évoquait la dernière fois l'affaire de sanction infligée aux joueurs professionnels. J'avais le jour là autour de moi 8 personnes en plus de mon conseiller spécial M. Dogbatsé. A l'unisson on a décidé. Aujourd'hui tout le monde fuit ses responsabilités. Ça c'est grave, je vais encore plus loin. Si vous ne savez pas vous prendre dans la vie, vous serez rattrapé par votre passé. Le doyen d'âge a déclaré que le vice président s'est auto exclu ; qu'on ne se fait pas roi mais  on naît roi ; que le Tigre ne crie jamais sa tigritude, mais il saute sur sa proie...  Aujourd'hui, c'est la même personne qui vient faire des éloges au vice président. Il dit qu'il ne le connaissait pas et que c'est maintenant qu'il l'a découvert. Quand quelqu'un qui est le doyen d'âge dit qu'il s'est fait manipuler, on est où là ?

Monsieur le président sur le plan administratif, il y avait quelques manquements. Il n'y a pas de procès verbal. On se rappelle aussi les violences survenues à Cotonou avec la défaillance dans la procédure des plaintes. Les gens estiment que c'est la faute à la Fédération. Aujourd'hui, êtes -vous prêts à travailler de façon professionnelle pour éviter ces manquements ?
Dans les statuts de la Fédération, c'est le SG qui fait les procès verbaux. C'est bien notifié. D'entrée de jeu, j'ai senti ce manquement, j'ai réveillé tout le monde. J'ai dit dorénavant, tant que le précédent procès n'est pas prêt, pas de réunion. Tant qu'on n'aime pas la rigueur, tout va se vouer à l'échec. Arrivé à un moment, il y en a qui disaient M. Le président, ce qu'on disait au départ, voilà la réalité.  ... A mon retour maintenant, il faut remettre de l'ordre dans les choses. Qu'on le veuille ou pas soit je suis le Président. Car après c'est M. Tata qui sera encore sanctionné par l'instance suprême...  Des gens sont en des cafouillages que tout le monde connaît. Des gens sont allés défoncer les portes, changer les serrures. Le personnel qui était là, à 90% a été remercié. Le lendemain, on fait venir d'autres personnes. Moi quand je suis venu à la FTF je n'ai même pas touché à un seul ouvrier. Pas même à un planton. Maintenant je vois de nouvelles têtes. De plus, on dit que tel bureau est partagé, tel est pour celui-ci est pour tel vice président. Ce n'est pas comme ça que ça doit fonctionner. Le siège de la Fédération c'est l'Administration.

C'est mentionné dans nos statuts qu'au moins une fois dans le mois, le bureau exécutif doit se réunir mais pas par semaine. Qu'est-ce qui fait la défaillance de notre Fédération aujourd'hui ? C'est l'Administration. Nous sommes appelés à aller à un congrès statutaire. Qu'on le veuille ou pas. Le président doit nommer un SG qui doit être chargé de l'Administration et des Finances.

Partout c'est pareil. A la CAF ou à la FIFA. Pourquoi restons-nous dans les vieilles habitudes en soumettant également à élection le secrétariat, la Trésorerie. Je suis arrivé, j'ai fait un discours demandant rapidement à mon secrétaire de me faire inviter mes collaborateurs pour une prise de contact, le vendredi passé. A ma grande surprise, le secrétaire m'envoie un document et au lieu du président invite les membres du bureau, il met, «le Bureau Exécutif invite les clubs» sur une nouvelle entête. J'ai fait les observations qui s'imposent en barrant d'abord les membres du Bureau et lui ai demandé de me refaire tout ça sur l'ancienne entête. C'était le 1er Avril à 18h 30. Le lendemain, je n'ai pas entendu mon S.G. (Assogbavi (ndlr)). Le jeudi à 18h, on m'envoie encore une autre personne avec la même entête.

Maintenant, dans le cadre de la feuille de route et des recommandations de la FIFA, je suis obligé de saisir le comité de suivi moral. Il faut qu'on soit clair. Je vais encore plus loin. L'USM envoie un courrier au SG. Qu'elle veut faire une réunion technique qui se fait très souvent à l'hôtel où se trouvent le commissaire au match et les arbitres. Le S.G. envoie un courrier aux Ivoiriens et à l'USM pour dire que cela va se faire au siège de la Fédération. Les concernés se pointent à 17 h pile au siège, il n'y a pas de clé pour ouvrir la salle de réunion. On saisit le S.G adjoint, il dit qu'il n'a pas reçu des instructions de son chef hiérarchique et il se retrouve en mission de la CAF comme commissaire au match à Abidjan. Les dirigeants de l'USM sont allés louer des chaises pour tenir la réunion dans le Hall. Le commissaire au match a fait le constat et noté.  Il fera un rapport systématique. Je suis obligé d'aller présenter des excuses à la délégation ivoirienne. Je prends le peuple togolais à témoin. Qu'on me laisse la main libre pour faire le travail et qu'on me juge sur le résultat. Si après six mois, on met des bâtons dans les roues à travers moi, c'est à tout le football togolais qu'on est en train de faire du mal.

Il y a maintenant le comité moral de la FIFA. C'est une très bonne décision ?
J'ai eu un peu honte. Si aujourd'hui il y a un comité de suivi, ça témoigne du mal qu'on est en train de faire au football au Togo. Sinon, c'et un problème très facile. Qu'on soit sportif ou pas, acceptons aujourd'hui que seul le président doit être élu pour gérer le football avec ses hommes de confiance. Aujourd'hui à l'intérieur, les clubs souffrent. Ils n'ont pas de ballon. Ils n'ont rien.

Visiblement, vous avez déjà perdu une année
Oui ! Mais les huit mois seront rattrapés. Et ce qu'on doit faire pour aider le football togolais, ce n'est pas une affaire du seul Avlessi Tata. C'est une affaire de tout le monde. Dépassons les débats et allons à l'essentiel. Nous avons pris du retard.

Quels sont vos chantiers maintenant ?

Il faut que le gouvernement amène tout le monde à écouter le président de la Fédération dans ses orientations. Car c'est le gouvernement qui est le pourvoyeur de fonds de l'équipe nationale. (...).

On a demandé l'audit des comptes de la fédération. Comment est-ce que vous attendez cet audit ?
C'est une bonne chose parce que ceux qui étaient là lors de ma passation de service le 23 juillet, c'est moi-même qui avais demandé qu'un audit soit fait sur le fonctionnement des 06 mois de ma gestion. Mais aujourd'hui, quand on parle d'audit, c'est à partir de quand ? C'est des Togolais qui sont allés imposer cela à la FIFA. On dit monsieur Tata a payé une voiture. Ma dernière voiture payée, c'est le 08 janvier 2007 avant les élections. Et si j'ai payé cette voiture le lendemain des élections ? Ils vont dire que j'ai pris l'argent de la fédération. Depuis le 08 janvier Tata n'a plus payé de voiture. Ma dernière voiture c'est une Crisler que j'avais vu chez le Général Gnofame en 2006. Aujourd'hui on dit il a payé voiture... non mais c'est ridicule. Tous ceux qui me connaissent et qui ont l'habitude de venir à Masséda doivent vous l'avouer. Moi j'avais au moins tout ce qui est à Masséda avant de venir à la fédération.

Il semble que pendant les 6 mois que vous avez fait d'après ce que les journaux écrivent, les 2 milliards que vous aviez reçus, il n'en restait presque plus rien.
C'est l'occasion, de vous donner devant les téléspectateurs les preuves. Je n'ai jamais reçu 2 milliards. Je le dis à qui veut bien l'entendre. J'ai trouvé un frère journaliste qui a écrit que Tata a reçu 2 milliards. C'est 962 000 000 et ce journaliste, à travers cette émission, je peux le pardonner parce que cela fait partie de notre feuille de route que le Comité de Suivi nous a imposé. Je vous donne une copie du chèque que j'ai reçu. C'est 962 000 000.

Entre 962 millions et 2 millions, il y a un grand fossé. Je vais encore plus loin. On dit que la FIFA a donné 60 millions pour organiser les élections. Mais voilà, c'est 87 mille dollars et ça ce n'est pas moi qui l'avait reçu, c'est le général Mèmène qui était le Président de cette commission électorale. Il en a dépensé 42 millions et il nous a donné le reliquat par un chèque  de 5 millions. Je demande donc aux journalistes d'aller à l'information. Ma porte est ouverte.

Justement vous avez intenté un procès contre « Forum de la Semaine ». Maintenant qu'on parle de réconciliation, est-ce que vous êtes prêt à retirer votre plainte ?
Je pense que le jeune frère Dimas Dzikodo, c'est un ami. Il connaît même Masséda. Je lui demande d'être un vrai journaliste, de rester au milieu pour traiter les informations. On ne sert pas un individu mais on sert une institution. Je suis surpris. Quand Dimas a perdu sa maman, il est venu vers moi. Ce que je dois faire pour l'accompagner, je l'ai fait. A partir de cet instant, je donne des instructions à mes avocats de retirer cette plainte parce qu'il y a des gens qui m'ont approché. Je l'accepte pour qu'entre les journalistes et moi, il n'y ait pas de guerre (...)

Transcription de la Rédaction

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