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Cette question est suscitée par la dernière réaction d’un membre du gouvernement Mally sur la question de la crise de la FTF (Fédération Togolaise de Football).
En effet, invité à une émission télévisée dimanche dernier, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Biossey Kokou Tozoun, s’est refusé de commenter le sujet, comme pour dire que c’est uniquement au ministre des Sports de gérer cette crise. L’attitude du ministre Tozoun et le silence coupable de l’ensemble du gouvernement, à commencer par le Chef de l’Etat et le premier ministre, laissent croire plutôt que le ministre des Sports n’a pas le soutien de ses patrons et encore moins celui de ses collègues.
En effet, selon le ministre des Sports, Antoine Folly, la seule voie normale de résolution de cette crise est le respect de la feuille de route de la FIFA. Une feuille de route qui exige le retour aux affaires du bureau de la FTF élu le 09 janvier 2007. Si cette exigence est devenue effective depuis le mois dernier, avec la prise du siège de la FTF et l’organisation de réunions par les membres de ce bureau sous l’égide du président intérimaire, Gabriel Améyi, elle pose un autre problème. Celui de la souveraineté du Togo.
En tant qu’Etat indépendant et souverain, le Togo avait le choix de suivre la recommandation de la FIFA ou la méconnaître, même si cette dernière option peut lui coûter des sanctions. Par ailleurs, pour que la recommandation de la FIFA soit appliquée, il faut qu’une décision ministérielle (acte juridique : arrêté) ou gouvernementale vienne mettre fin au CPG et qu’une autre réhabilite le bureau suspendu. En clair, de simples déclarations du ministre Folly ne donnent pas droit aux membres du BE déchu.
Par ailleurs, selon certains analystes, le ministre Folly ayant entamé le processus de règlement de cette crise, il lui faut prendre un acte juridique constatant la dissolution du CPG et la réhabilitation de l’ancien bureau.
A défaut et au cas où le soutien de ses supérieurs lui manquerait, il n’a pas d’autre choix que de prendre ses responsabilités en rendant son tablier. Le fait étant que les agissements des uns et le silence des autres révèlent l’existence d’un malaise et l’absence d’un capitaine à bord du bateau togolais. Chacun se croyant investi d’un pouvoir naturel sur des pans entiers de la vie politique, économique, culturelle et sportive du pays. Gabin Koissidjin |