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L’ancien bureau exécutif de la Fédération Togolaise de football (FTF) réhabilité par la FIFA au début du mois de février a tenu vendredi sa première réunion dans un hôtel de Lomé.
«Le BE (Bureau exécutif) a jugé nécessaire de se réunir compte tenu du retard pris par le Togo dans les préparatifs des diverses compétitions en vue », a déclaré Louis Téyi Lawson-Gallus, le porte-parole de cette structure. Il a révélé que le bureau a fait une étude détaillée des différents courriers et adopté la réponse à envoyer au ministre togolais des sports au sujet de «la libération du siège de la FTF devant intervenir dans les tous prochains jours». Depuis sa réhabilitation par la FIFA, le bureau de la fédération n’a pas encore intégré le siège de l’institution du fait qu’il n’a pas encore effectué la passation de service avec le Comité provisoire de gestion mis en place par le Comité national olympique togolais (CNOT).
Dans une lettre adressée au CNOT il annonçait la fin de sa mission sans doute pour éviter toute responsabilité dans le blocage. Mais depuis la visite que AMEYI et BOUKPESSI ont rendue a WALLA pour négocier la caution de celui-là qu’ils considèrent pourtant comme illégitime, ce dernier est traité de tous les noms d’oiseaux par les proches du nouveau président de la FTF qui, visiblement entend persister dans la défiance et la suffisance à l’instar de TATA Avlessi. Walla «l’illégitime» qu’on voudrait voir légitimer le déjà légitime AMEYI considère que « Pour ce qui concerne le fait qu’on trouve que je suis le facteur bloquant, je suis un peu étonné puisque j’étais le premier à prendre acte de la décision de la FIFA bien que celle-ci ne soit pas motivée et contradictoire à la décision de cette même FIFA : Référence : lettre de la FIFA du 15 août 2007 dans laquelle l’institution s’alignait sur la décision de la CAF exprimée dans sa lettre du 14 août 2007 où la mise en place du Comité Provisoire de Gestion (CPG) a été bel et bien reconnue par la CAF. Il est regrettable qu’une grande institution comme la FIFA se mette elle-même en contradiction. Nous avons tous les éléments d’appréciation que nous tenons à disposition de qui veut en faire lecture.
Si nous avons pris acte, c’est que le ministre de la jeunesse et des sports en accord avec la FIFA se sont convenus après plusieurs réunions que la solution de la crise résidait en la réhabilitation de l’ancien bureau. Je prends acte que la FIFA, en accord avec le ministre, ont trouvé une bonne solution à la crise, c’est ce que nous souhaitons depuis. Ceci dit, je ne suis pas impliqué par la dernière lettre et décision de la FIFA et j’estime que, s’il devait avoir passation de service, cela devait être entre l’institution qui nous a délégué le pouvoir ou l’organe désigné par la FIFA. Nous avons remis tous les pouvoirs qui nous avaient été délégués au CNOT. Donc, si nous continuons à collaborer, c’est dans le souci d’apaisement.
Je confirme que la lettre de la FIFA est une simple machination. Je le dis parce que au mois d’août, la FIFA et la CAF ont reconnu le CPG et le CNOT qui nous a mis en place conformément à nos statuts. Entre août et mi-janvier, nous avons eu des correspondances régulières avec la FIFA. Il est donc curieux que ce soit à partir du début de la CAN au 05 février que la FIFA ait changé subitement de position. De toute façon, c’est son droit le plus absolu ; les institutions font aussi des erreurs et si au moins pour ce cas, la FIFA pouvait accepter qu’elle a fait des erreurs, cela contribuerait à ramener la confiance ou du moins calmer les esprits. Nous savons ce qui s’est passé réellement mais nous le gardons par respect à l’institution.
Ceci dit, pour faire une passation de service, il faut qu’un certain nombre de conditions soient réunies. C’est pourquoi nous avons adressé ce 20 février 2008 une requête au ministre de la jeunesse et des sports après bien sûr des discussions préliminaires et nous attendons la réponse » Et le président du CPG d’ajouter. Si on estime que nous sommes un élément bloquant, la FIFA peut faire recours à une institution sportive de l’Etat pour débloquer la situation ».
Si le chef de l’Etat respecte les injonctions de la «souveraine» FIFA, le ministre Folly qui tient à la neutralisation du CNOT comme condition sine qua non pour le sauvetage du football togolais devrait s’exécuter le plus rapidement possible pour permettre au « messie » AMEYI d’opérer le miracle pour lequel il a conquis la FTF. Il n’est pas normal que l’actualité sportive nationale continue d’être dominée par des querelles de chiffonniers. Place donc à l’essentiel.
L.R |