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Depuis le jeudi 06 février dernier, une correspondance qu’aurait écrite Jérôme Valcke, Secrétaire général de la Fédération Internationale de Football Associations (FIFA) circule dans les maillons de Gabriel Améyi, ex-Vice-président de la Fédération Togolaise de Football (FT). Cette lettre qui aurait été adressée directement à ce denier recommande que le Bureau Exécutif de la FTF élu le 09 janvier 2007 soit rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires courantes et demande qu’un audit des comptes de la FTF englobant toutes les sources de financement soit fait. «Les textes de la FTF en vigueur, comme le confirme la lettre de la CAF en date du 14 août 2007, prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement du président, l’un des vice-présidents de la FTF dans l’ordre de préséance (ou à défaut par le membre du Bureau Exécutif le plus âgé) en assume la présidence.
Par voie de conséquence, le Bureau Exécutif élu en janvier 2007 doit être rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires courantes du football togolais.
- De plus et avant de prendre une position définitive pour les étapes ultérieures, la FIFA se doit d’attendre la décision du Tribunal Arbitral du Sport concernant la suspension de M. Tata Avlessi.
- Enfin, un audit des comptes de la FTF englobant toutes les sources de financement devra être mis en place. », précise la lettre.
Mais compte tenu des anomalies constatées dans la correspondance, le Comité National Olympique Togolais (CNOT), l’organe qui a un droit de regard sur toutes les disciplines olympiques de notre pays, estime qu’elle ouvre la voie à un nouveau désordre dans la famille du football togolais. Le président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame l’a clairement signifié au prétendu auteur de la lettre à travers une nouvelle correspondance datée du 13 février 2008. Le CNOT fait remarquer dans cette lettre : « les textes de la FTF en vigueur comme le confirme la lette de la CAF en date du 14 août 2007 prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement d’un président, l’un des Vice-présidents de la FTF dans l’ordre de préséance ou à défaut par le membre du Bureau Exécutif le plus âgé. Or nous constatons que dans votre lettre adressée à M. Améyi, vous ne faites qu’une partie de la lecture tronqué à escient ».
D’autre part, le CNOT rappelle au Secrétaire Général de la FIFA que les statuts de la FTF stipulent qu’un membre qui n’assiste pas à un certain nombre de séances du Bureau Exécutif perd sa qualité de membre. Et par conséquent, le Général Zoumaro Gnofame signifie à Jérôme Valcke qu’il a créé une autre situation de crise au lieu d’aider le Togo à trouver une solution durable. « Nous ne vous refusons pas d’avoir des amitiés, mais celles-ci ne doivent pas piétiner le bon sens découlant de l’application de textes », a précisé la même lettre.
Le CNOT signale enfin dans sa lettre que le Secrétaire Général de la FIFA prend aujourd’*** une position qui est contraire à celle qu’il a prise lors de la mise sur pied du CPG. Puisque lui-même, en réponse à une lettre de la CAF, avait épousé la démarche de la reconnaissance du CPG. « Nous vous invitons encore une fois à interpréter l’esprit de la lettre de la CAF en date du 14 août 2007 dans son intégrité pour éclairer tout le monde sur les faits tels que vécus par les uns et les autres. La lettre par laquelle vous avez répondu en date du 15 août 2007 SG reçue à la CAF sous référence FILE N°150-44 et enregistrée sous numéro 9563 marquant votre adhésion à la position de la CAF », rappelle le Général Gnofame.
Pour terminer, la lettre du CNOT stipule qu’au nom des amitiés, Jérôme Valcke remet en cause une position que personne ne l’a contraint à prendre. Et au regard de toutes ces analyses, le Comité olympique conclut que le document du Secrétaire Général ne compte aucune référence par conséquent, il est administrativement et juridiquement non valable.
Gabriel Améyi et sa suite qui clament déjà leur victoire auront du mal à diriger la FTF. Jérôme Valcke a donc véritablement ouvert la voie à une nouvelle crise à la FTF.
G.K. |