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La Commission des Associations de la FIFA, après avoir examiné la situation de la FTF lors de sa réunion du 05 février 2007 a décidé que l’ancien Bureau issu du Congrès électif du 09 janvier 2007soit rétabli. Une lettre a été nommément adressée à M. Komla Gabriel Améyi dans ce sens. En sa qualité de premier Vice Président c’est lui qui doit prendre en main, les destinées de la FTF en l’absence du Président Tata Avlessi écarté de toutes activités relatives au football et interdit de stade suite à une sanction de la CAF consécutive à une affaire de corruption d’arbitre. Cette décision vient donc signer l’arrêt de mort du Comité Provisoire de Gestion (CPG) mis sur pied depuis un peu plus de six (06) mois pour gérer le sport-roi au Togo. Structure à laquelle Gabriel Améyi s’était toujours opposé en lui déniant toute légitimité. Aujourd’***, tous ceux qui l’ont soutenu dans sa croisade jubilent et sablent le champagne pour « fêter leur victoire ». Ils ne manquent pas au passage, d’exprimer leur défiance à l’égard des membres du CPG et de Tata Avlessi qu’ils ont toujours porté en aversion.
En tranchant comme il l’a fait, la FIFA a réglé à sa manière un problème qui durait depuis quelque temps déjà. Mais force est de relever que cette solution n’est pas de nature à ramener au sein de l’équipe dirigeante du football togolais la sérénité à laquelle on est en droit de s’attendre. En effet, la FIFA, dans sa solution a donné un coup dans le tas. Une décision qui fait suite à un bras de fer opposant deux camps adverses.
Conséquence, on est loin de l’unanimité et du consensus dans la mesure où un camp considère la solution de la FIFA comme sa victoire sur l’autre. Ce qui ne peut pas favoriser au sein du Bureau, une ambiance de nature à permettre un bon fonctionnement de l’instance dirigeante de notre football.
La question qui se pose reste donc de savoir comment la bande à Améyi réussira, dans cette ambiance délétère et faite de rancœur à rassembler tous les acteurs du monde footballistique autour d’un idéal collectif. La question est d’autant plus pertinente que l’homme entre les mains de qui échoit les rênes de la FTF aujourd’*** est réputé pour ses réactions à fleur de peau et son caractère impulsif. Tout comme son prédécesseur sanctionné, Tata Avlessi.
Le Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs Antoine Folly et certains soutiens de Gabriel Améyi, pour calmer le jeu, promettent que rien n’est encore définitif et que si Tata Avlessi dont le dossier est encore pendant devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne en Suisse, venait à être blanchi, il reprendra sa place à la tête de la FTF.
Dans plusieurs milieux, on assimile ces propos à une moquerie parce que mieux que quiconque, Antoine Folly et les autres savent que si le cas Avlessi n’est pas tout simplement désespéré, au moins ses chances de s’en sortir sont plus qu’infimes. D’ailleurs à supposer que ce dernier parvenait à se faire réhabiliter, comment peut-il cohabiter ou présider un Bureau comptant en son sein, ceux qui avaient tout fait pour inonder les bureaux de la CAF et de la FIFA des rapports rien que pour le destituer ?
De même, il n’est pas exclu que les méthodes utilisées pour déstabiliser Tata Avlessi se retournent contre Gabriel Améyi demain. Qui a bu boira, dit-on. En effet, tous ceux qui se retrouvent aujourd’*** avec Gabriel Améyi et qui se disent réconciliés ont déjà montré par le passé, leur capacité à retourner la veste et à cracher un jour sur celui dont ils chantaient les louanges la veille. On les a vus autour de Rock Gnassingbé qu’ils ont installé et soutenu avant de lui réserver le sort qu’on sait. On les a vus plus tard pousser Tata Avlessi dans l’abîme après l’avoir fait roi. Il n’y a jamais deux sans trois. Des individus de cet acabit ne sont pas crédibles et avec eux, on ne peut jamais être sûr de rien.
L’autre grand problème se situera sans doute au niveau des relations entre la FTF et le Comité National Olympique Togolais (CNOT) dirigé par un certain Gal. Zoumaro Gnofame, parrain du Comité Provisoire de Gestion (CPG). Ce sera certainement la guerre. D’ailleurs, le ministre Antoine Folly a déjà donné le ton en exprimant son souhait de voir le Gal. Gnofame neutralisé. Mais la question reste de savoir comment faire pour sauter du CNOT, organe faîtière des fédérations sportives au Togo, un Gal Gnofame. En effet, bien qu’accusé par Améyi et les siens d’être le mal du football togolais, le Gal. Zoumaro Gnofame qui dispose de profondes racines et qui a été élu à la tête de l’institution n’a pas encore dit son dernier mot. Il n’en faut pas plus pour deviner que les relations seront conflictuelles et heurtées entre la FTF et le CNOT. Ça sent la poudre.
Enfin, il est connu de tous que Gabriel Améyi est loin de faire l’unanimité autour de sa personne à la FTF. L’homme traîne des précédents et des antécédents qui pourraient nuire au bon déroulement du championnat national. En tant que Président de Club, on l’a déjà vu refuser à son équipe d’aller disputer un match du championnat national à Masséda. Il faut donc attendre de voir si toutes les équipes accepteront d’aller jouer sur le « champ de guerre » de Woamé lors du championnat.
Gabriel Améyi au lendemain de la décision de la FIFA peut crier victoire. Mais coincé entre l’ambiance délétère au sein du Bureau de la FTF, l’hypocrisie de son entourage, la guerre qui s’annonce entre son institution et le CNOT et les frondes éventuelles des clubs, on peut dire que le plus dur commence pour lui.
En tout état de cause, il ne reste qu’à souhaiter à Gabriel Améyi de ne pas donner raison à ceux qui pensent que son arrivée à la tête de la FTF est un remède pire que le mal.
L.R.
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