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Dans une correspondance adressée à Komlan Améyi, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (Ftf), le mercredi 6 février dernier, avec ampliations à Messieurs Antoine Folly, ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs du Togo, Séyi Mémène, 1er vice-président et Mustapha Fahmy, Secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), la FIFA, par la voie de son Secrétaire général, Jérôme Valcke a clarifié la situation qui prévaut à la Ftf depuis juillet 2007, suite à la suspension de son président Tata Avlessi. Le contenu de cette correspondance porte sur trois points essentiels à savoir, la non reconnaissance du CPG, la réhabilitation du Bureau exécutif du le 09 janvier 2007 et l’édition d’une feuille de route.
Le CPG non reconnu, le BE rétabli C’était presque une polémique depuis que le gouvernement et le Comité national olympique togolais (Cnot) se sont mis d’accord en juillet 2007 pour mettre en place un Comité provisoire de gestion de la FTF en remplacement du Bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 pour conflits internes.
Et pour se donner bonne conscience, au CPG dirigé par Bernard Walla, alors ministre des Petites et Moyennes Entreprises, le CNOT et le gouvernement ont dévolu les fonctions du Bureau démis en plus de l’organisation dans un délai n’excédant pas six mois des congrès statutaire et électif.
Mais pendant tout ce temps, la polémique sur la légitimité du CPG enflait au point que le ministre des Sports, Antoine Folly en vient à se poser la même question.
Depuis le 06 février dernier donc, tout le monde est situé. Selon le courrier adressé au 1er vice-président de la FTF, la FIFA a été claire sur ce point : « La nomination par un organe extérieur à la Fédération d’un ‘‘bureau provisoire de la Fédération’’ ne peut être reconnue par la FIFA au motif que doivent être appliqués les statuts de la FIFA et ceux de la Fédération togolaise de football en vigueur au moment de la suspension par la CAF du président de la Fédération », indique la FIFA tout en soulignant que « les textes de la Fédération togolaise de football en vigueur comme le confirme la lettre de la CAF en date du 14 août 2007 prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement du président, l’un des vice-présidents dans l’ordre de préséance ou à défaut le membre du bureau le plus âgé en assume la présidence ».
Et dans le cas d’espèce, la FIFA affirme sans détours que « le bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 doit être rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires du football togolais ». Exit donc le Comité Provisoire de gestion dont les membres n’ont jamais cherché à se poser la question sur leur reconnaissance par l’instance internationale, préférant plutôt se cacher sous le manteau du Général Gnofame, président du CNOT et parrain du « coup de force ».
La feuille de route Au-delà de la clarification à propos de la situation du CPG de Bernard Walla, la FIFA est allée loin en élaborant une feuille de route devant guider les actions des membres du bureau élu le 09 janvier 2007. Tout en leur indiquant qu’avant de prendre position définitivement sur les étapes ultérieures, la FIFA estime qu’il faut attendre la décision du Tribunal arbitral du Sport concernant la suspension de Tata Avlessi.
Le président de la Fédération est sanctionné à vie par le Jury d’appel de la CAF en septembre dernier pour avoir été reconnu coupable de corruption d’arbitres lors de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 disputée à Lomé en mars 2007. Tata Avlessi qui clame toujours son innocence, a saisi le Tribunal Arbitral du Sport dont la décision est attendue dans les semaines à venir.
Pour beaucoup d’observateurs, la mise en place du CPG est une violation des droits de Tata Avlessi du moment où la procédure n’est pas close. L’intéressé même, en méconnaissance de ses droits, à largement participé à la mise en place du CPG. Peut-être était il conscient qu’il ne reviendrait jamais?
Mais en attendant, Gabriel doit assurer l’intérim, comme l’exigent les statuts de la FTF. A ce titre, la FIFA demande « un audit des comptes de la Fédération togolaise de football englobant toutes les sources de financements ». Ces étapes franchies, « la situation de la Fédération sera à nouveau examinée afin de prendre les décisions qui pourraient à ce moment s’imposer », précise la lettre de la FIFA. Enfin, la FIFA prie la FTF de la tenir régulièrement informée de tout développement pouvant se produire dans le football togolais ainsi que des réactions aux conclusions de la Commission des Associations de la FIFA qui a tenu sa réunion à Zurich, le 05 février dernier et dont les recommandations sont traduites dans la présente lettre.
Voilà qui a le mérite d’édifier tous les acteurs du football togolais. Il ne reste maintenant qu’au gouvernant de traduire dans les faits cette décision de la FIFA.
Un laxisme ou un refus d’application conduira indubitablement à des sanctions contre le Togo, chose que personne ne souhaite entendre.
T.G.A. |