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SPORTS NEWS

February 2008 - Posts

  • Le ministre Folly peine à officialiser la FTF version Ameyi

    Le Regard du mardi 26 fevrier 2008

    L’ancien bureau exécutif de la Fédération Togolaise de football (FTF) réhabilité par la FIFA au début du mois de février a tenu vendredi sa première réunion dans un hôtel de Lomé.

    «Le BE (Bureau exécutif) a jugé nécessaire de se réunir compte tenu du retard pris par le Togo dans les préparatifs des diverses compétitions en vue », a déclaré Louis Téyi Lawson-Gallus, le porte-parole de cette structure. Il a révélé que le bureau a fait une étude détaillée des différents courriers et adopté la réponse à envoyer au ministre togolais des sports au sujet de «la libération du siège de
    la FTF devant intervenir dans les tous prochains jours». Depuis sa réhabilitation par la FIFA, le bureau de la fédération n’a pas encore intégré le siège de l’institution du fait qu’il n’a pas encore effectué la passation de service avec le Comité provisoire de gestion mis en place par le Comité national olympique togolais (CNOT).

    Dans une lettre adressée au CNOT il annonçait la fin de sa mission sans doute pour éviter toute responsabilité dans le blocage. Mais depuis la visite que AMEYI et BOUKPESSI ont rendue a WALLA pour négocier la caution de celui-là qu’ils considèrent pourtant comme illégitime, ce dernier est traité de tous les noms d’oiseaux par les proches du nouveau président de
    la FTF qui, visiblement entend  persister dans la défiance  et la suffisance à l’instar de TATA Avlessi.  Walla  «l’illégitime» qu’on voudrait voir légitimer le déjà légitime AMEYI  considère que  « Pour ce qui concerne le fait qu’on trouve que je suis le facteur bloquant, je suis un peu étonné puisque j’étais le premier à prendre acte de la décision de la FIFA bien que celle-ci ne soit pas motivée et contradictoire à la décision de cette même FIFA : Référence : lettre de la FIFA du 15 août 2007 dans laquelle l’institution s’alignait sur la décision de la CAF exprimée dans sa lettre du 14 août 2007 où la mise en place du Comité Provisoire de Gestion (CPG) a été bel et bien reconnue par la CAF. Il est regrettable qu’une grande institution comme la FIFA se mette elle-même en contradiction. Nous avons tous les éléments d’appréciation que nous tenons à disposition de qui veut en faire lecture.

    Si nous avons pris acte, c’est que le ministre de la jeunesse et des sports en accord avec
    la FIFA se sont convenus après plusieurs réunions que la solution de la crise résidait en la réhabilitation de l’ancien bureau. Je prends acte que la FIFA, en accord avec le ministre, ont trouvé une bonne solution à la crise, c’est ce que nous souhaitons depuis. Ceci dit, je ne suis pas impliqué par la dernière lettre et décision de la FIFA et j’estime que,  s’il devait avoir passation de service, cela devait être entre l’institution qui nous a délégué le pouvoir ou l’organe désigné par la FIFA. Nous avons remis tous les pouvoirs qui nous avaient été délégués au CNOT. Donc, si nous continuons à collaborer, c’est dans le souci d’apaisement.

    Je confirme que la lettre de
    la FIFA est une simple machination. Je le dis parce que au mois d’août, la FIFA et la CAF ont reconnu le CPG et le CNOT qui nous a mis en place conformément à nos statuts. Entre août et mi-janvier, nous avons eu des correspondances régulières avec la FIFA. Il est donc curieux que ce soit à partir du début de la CAN au 05 février que la FIFA ait changé subitement de position. De toute façon, c’est son droit le plus absolu ; les institutions font aussi des erreurs et si au moins pour ce cas, la FIFA pouvait accepter qu’elle a fait des erreurs, cela contribuerait à ramener la confiance ou du moins calmer les esprits. Nous savons ce qui s’est passé réellement mais nous le gardons par respect à l’institution.

    Ceci dit, pour faire une passation de service, il faut qu’un certain nombre de conditions soient réunies. C’est pourquoi nous avons adressé ce 20 février 2008 une requête au ministre de la jeunesse et des sports après bien sûr des discussions préliminaires et nous attendons la réponse » Et le président du CPG d’ajouter. Si on estime que nous sommes un élément bloquant,
    la FIFA peut faire recours à une institution sportive de l’Etat pour débloquer la situation ».

    Si le chef de l’Etat respecte les injonctions de la «souveraine» FIFA, le ministre Folly qui tient à la neutralisation du CNOT comme condition sine qua non pour le sauvetage du football togolais devrait s’exécuter le plus rapidement possible pour permettre au « messie » AMEYI d’opérer le miracle pour lequel il a conquis la FTF. Il
    n’est pas normal que l’actualité sportive nationale continue d’être dominée par des querelles de chiffonniers. Place donc à l’essentiel.

    L.R

     
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  • La crise du football togolais, un casse-tête chinois : Même la FIFA y perd son latin

    AgoraPress  - Alain Nococo et John Altman

    Lomé - 25 fevrier 2008 Un petit rappel des faits s’impose, pour comprendre l’origine de l’imbroglio total dans lequel se trouve plongé l’instance dirigeante du sport togolais.

    Il faut remonter à l’élection de janvier 2007. Il était, devenu manifeste que le bureau sortant dirigé par le Lieutenant-colonel Rock Gnassingbé ne faisait plus l’unanimité. Après sa gestion calamiteuse du mondial 2006 en Allemagne et la levée de boucliers qui s’en était suivie, le public sportif ainsi que d’ailleurs certains de ses collaborateurs ne voulaient plus de  lui à la tête de la Fédération Togolaise de Football ( FTF ). Pour s’assurer que le choix de son successeur se ferait dans la transparence la plus totale et que le nouvel élu serait vraiment une personne consensuelle qui ramènerait la sérénité au sein de cette institution, la FIFA avait jugé bon d’envoyer des experts pour suivre de près le déroulement de cette élection.

    Si la transparence dans le choix de Tata Avlessi n’a souffert d’aucune contestation, il faut dire que l’attitude de son vice-président, M. Gabriel Améyi, qui avait refusé de lui serrer la main ce jour là avait, à elle seule, jeté le trouble dans les esprits et remettait en cause les efforts qui avaient conduit à cette élection.

    Très vite, les rapports plutôt inamicaux des deux personnages, Tata Avléssi et Gabriel Ameyi, ont conduit à la division du bureau exécutif de la FTF
    en deux camps chacun s’alignant sur l’un ou l’autre des deux hommes.

    A la suite de la lourde sanction infligée à Tata Avléssi par la CAF, les rivalités entre les deux camps ont créé une situation de blocage. Si conformément aux statuts de la FTF, c’est au vice-président qu’il revenait de présider l’institution, il se heurte cependant à un problème de quorum. En effet, le camp Améyi ne comptait que quatre membres. Pour s’être désolidarisé de Tata Avléssi lorsque celui-ci s’est retrouvé en difficulté, le camp Améyi ne pouvait espérer bénéficier du soutien des autres membres du bureau au nombre de six plus un membre copté, fidèles à ce dernier. Pour exprimer leur solidarité à Tata, les sept membres qui lui étaient fidèles vont démissionner. C’est à partir de là qu’est née la vacance du bureau exécutif de la FTF et non celle du poste de président de ladite institution, comme l’interprètent le groupe à Améyi et la FIFA. Pour le CNOT et le Comité Provisoire de Gestion (CPG), c’est tout le bureau de la FTF qui était vacant, pas seulement le poste de président.

    Conformément à l’article 12 des statuts, le Comité National Olympique du Togo (CNOT), de plein droit, devait nommer un comité provisoire chargé d’organiser de nouvelles élections. C’est sur la base de cet article que le  CNOT, avec l’avis favorable du gouvernement, avait mis en place le Comité Provisoire de Gestion de football (CPG) présidé par M. Bernard Walla alors ministre des petites et moyennes entreprises. Mais il fallait que la CAF
    et la FIFA se prononcent sur la légalité de cette décision. Ce qui devait se confirmer par les échanges de correspondance sont entre la CAF,  la FIFA et le Comité Provisoire de gestion (CPG). Et ce ne sont pas les documents qui manquent pour l’attester puisque le président de Asko football club de Kara et président du CPG, M Bernard Walla est prêt à mettre à la disposition de ceux qui veulent en faire lecture. Il l’a dit dans l’interview qu’il nous accordée il y a quelques jours.

    Dans une lettre en date du 14 août 2007 adressée par la CAF à la FIFA
    , la CAF estimait que : « la décision prise par le comité olympique Togolais est conforme aux dispositions des statuts et du règlement intérieur de la Fédération Togolaise de Football ». Et plus loin, dans la même correspondance, on lit : « il s’est avéré que le 1er vice-président et le groupe qui le soutient n’ont pas assisté à la moindre séance du bureau exécutif de la FTF depuis la constitution du nouveau bureau élu le 9 janvier 2007. Le 1er vice-président et son groupe se sont retrouvés sous le coup de l’application du règlement intérieur de la fédération qui stipule qu’un membre qui n’assiste pas un certain nombre de séances du bureau perd sa qualité de membre. »

    Le lendemain, la FIFA
    par la voix de son Secrétaire Général Jérôme Valcke répondait : « nous avons pris bonne note de vos remarques et dans l’immédiat, nous suivons l’avis donné par la CAF. »

    Le 11 décembre 2007, au sujet de l’intention du CPG de réviser les statuts de la FTF
    et de l’organisation d’un congrès pour la ratification de ces statuts, suivi d’un congrès électif afin de désigner les nouveaux membres du Comité Exécutif, la FIFA, cette fois par l’entremise de son Secrétaire Général Adjoint, écrivait ce qui suit : « …toutes les modifications opérées doivent être au préalable soumises à l’approbation de la FIFA. Nous vous prions donc de bien vouloir transmettre dès que possible votre projet de modification à nos services juridiques. La FIFA vous informera sur les autres procédures à adopter qui seront décidées entre la FIFA et la CAF ultérieurement. »

    Il est clair que la FIFA ne voyait aucune irrégularité ni dans l’existence du CPG, ni dans les démarches qu’il était en train de faire pour doter la FTF de textes fiables.

    Mais brusquement, le 6 février 2008 elle adresse une lettre à ‘’M Komla Améyi, 1er Vice Président de la Fédération Togolaise de football’’ dans laquelle elle écrit : « la nomination par un organe extérieur à. la fédération d’un ‘’bureau provisoire’’ de la FTF ne peut être reconnu par la FIFA au motif que doivent être appliqués les statuts de la FIFA et ceux de la FTF en vigueur au moment de la suspension par la CAF du président de la FTF. »

    Quand donc M. Améyi à qui la FIFA attribue le titre de  ‘’Président’’ a-t-il été rétabli dans ces fonctions ? Comment la FIFA, une institution prestigieuse peut-elle se tromper aussi lourdement en l'espace de six mois, se demandent certains responsables sportifs approchés?

    Pour un haut cadre du ministère de la jeunesse et des sports, la lettre adressée à M. Améyi oublie délibérément de citer le passage contenu dans la lettre de la CAF en date du 14 août 2007 qui faisait état de ce que M Améyi qui n’avait pas assisté à un certain nombre de séances du bureau exécutif avait perdu sa qualité de membre, situation dont la FIFA disait avoir pris acte.

    Toutes ces anomalies et bien d’autres sont dénoncées par le Président du CPG dans une correspondance qu’il a adressée au CNOT.

    Evoquant la lettre de la FIFA
    qui réhabilite l’ancien bureau, M. Bernard Walla écrit : « nous prenons acte et cédons volontairement et sportivement notre place à la date de votre convenance et le plus tôt possible. » mais précise plus loin: « cependant, la FIFA et notre ministère de tutelle ne reconnaissant pas notre existence, nous ne saurions nous présenter n’importe quel organe que ce soit pour la passation de service(…) Ayant été mis en place conformément à l’article 12 de nos statuts, nous nous retournons vers vous, pour vous remettre les clés de l’institution que nous avons géré provisoirement. »

    Comme on peut le constater la FIFA, par sa décision, vient jeter le trouble dans une situation qui était  en train de décanter. Et des observateurs n’hésitent pas à voir des  combinaisons douteuses entre le Ministre Antoine folly et des responsables de la FIFA  pour rétablir M Améyi. Une solution qui, selon eux, risque  d’entamer la crédibilité de l’instance dirigeante du football mondial.

    Paradoxalement, le jour où
    la FIFA envoyait à M Améyi une lettre le rétablissant dans ses fonctions, elle diffusait sur son site Internet un ‘’Plaidoyer pour l’indépendance des associations de football’’. Elle y dénonçait « l’interférence politique des gouvernements et des  ministres des sports » et soulignait la nécessité « d’agir avec fermeté pour résoudre toute situation pouvant compromettre l’indépendance des associations de football»

    Encore une fois, le Togo se présente aux yeux du monde comme le pays de toutes les exceptions à cause du byzantinisme de ses premiers responsables. Quand donc cesserons-nous d’exceller dans le mauvais genre 

     
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  • A propos de la crise à la Fédération : « Ne pas respecter nos statuts, c’est renier notre identité. La FIFA ne respectant pas nos statuts, renie notre identité.»

    Interview réalisée à Lomé le 21 fevrier par Alain Nococo

    La crise que traverse la Fédération Togolaise de Football (FTF) depuis quelques mois a connu son épilogue le 06 février dernier avec la lettre de la FIFA adressée au ministre de la jeunesse et des sports, M. Antoine Folly, au vice-président de la CAF, le général Séyi Mèmèn et au 1er vice-président de la FTF, M Gabriel Améyi demandant la réhabilitation du bureau issu du congrès électif du 09 janvier 2007. Cette lettre à polémique a créé de confusion dans l’esprit du public sportif togolais et la presse vecteur de l’information en a fait son chou gras. Qu’est-ce qui s’est réellement passé et quelles sont les solutions de sortir définitivement de cette crise. Nous avons approché un spécialiste du sport, M. Bernard Walla, président du Comité Provisoire de Gestion (CPG) mis en place par le gouvernement suite à la suspension à vie de Tata Avlessi. Il nous donne ici son analyse de la situation.

    Bernard Walla, Président du Comité Provisoire de Gestion de la FTF

    Monsieur Bernard Walla, bonjour ! Vous n’êtes plus à présenter aux Togolais. Le public sportif togolais vous reconnaît comme un de ceux qui se sont plus investis pour le sport-roi au Togo. Pourquoi refusez-vous de passer le témoin au bureau réhabilité par la FIFA si la solution à cette sempiternelle crise de la FTF passe par là ?
    Merci de me donner la parole pour éclairer l’opinion sur tout ce qui se passe réellement. Oui, dire que j’ai plus investi, non.  Je dirai que j’ai quand même contribué financièrement et physiquement à l’évolution du football togolais à la mesure de mes possibilités. Dans ce domaine, toute comparaison avec d’autres est aléatoire.  Etant proche du bureau exécutif de la fédération de 1988 à ce jour, j’ai contribué financièrement au niveau des clubs mais également au niveau des activités qui sont celles attribuées à une fédération qui fonctionne. Je me suis investi corps et âme dedans. Les textes de 1994, je fais partie de ceux qui les ont rédigé. C’est ce que je peux dire à ce niveau.

    Pour ce qui concerne le fait qu’on trouve que je suis le facteur bloquant, je suis un peu étonné puisque j’étais le premier à prendre acte de la décision de la FIFA bien que celle-ci ne soit pas motivée et contradictoire à la décision de cette même FIFA : Référence : lettre de
    la FIFA du 15 août 2007 dans laquelle l’institution s’alignait sur la décision de la CAF exprimée dans sa lettre du 14 août 2007 où la mise en place du Comité Provisoire de Gestion (CPG) a été bel et bien reconnu par la CAF. Il est regrettable qu’une grande institution comme la FIFA se mette elle-même en contradiction. Nous avons tous les éléments d’appréciation que nous tenons à disposition de qui veut en faire lecture.

    Si nous avons pris acte, c’est que le ministre de la jeunesse et des sports en accord avec la FIFA se sont convenus après plusieurs réunions que la solution de la crise résidait en la réhabilitation de l’ancien bureau. Je prends acte que la FIFA, en accord avec le ministre, ont trouvé une bonne solution à la crise, c'est ce que nous souhaitons depuis. Ceci dit, je ne suis pas impliqué par la dernière lettre et décision de la FIFA et j’estime que,  s’il devait avoir passation de service, cela devait être entre l’institution qui nous a délégué le pouvoir ou l’organe désigné par la FIFA. Nous avons remis tous les pouvoirs qui nous avaient été délégués au CNOT. Donc, si nous continuons à collaborer, c’est dans le souci d’apaisement.

    Je confirme que la lettre de la FIFA est une simple machination. Je le dis parce que au mois d’août, la FIFA et la CAF ont reconnu le CPG et le CNOT qui nous a mis en place conformément à nos statuts. Entre août et mis janvier, nous avons eu des correspondances régulières avec la FIFA. Il est donc curieux que ce soit à partir du début de la CAN au 05 février que la FIFA ait changé subitement de position. De toute façon, c’est son droit le plus absolu ; les institutions font aussi des erreurs et si au moins pour ce cas, la FIFA pouvait accepter qu’elle a fait des erreurs, cela contribuerait à ramener la confiance ou du moins calmer les esprits. Nous savons ce qui s’est passé réellement mais nous le gardons par respect à l’institution.

    Ceci dit, pour faire une passation de service, il faut qu’un certain nombre de conditions soient réunies. C’est pourquoi nous avons adressé ce 20 février 2008 une requête au ministre de la jeunesse et des sports après bien sûr des discussions préliminaires et nous attendons la réponse.

    Vous contestez la légitimité de la lettre de
    la FIFA. Avez-vous des éléments qui fondent votre contestation ou vous fiez-vous tout simplement à cette prétendue amitié dont bénéficieraient certains responsables au plus haut sommet du sport au niveau des instances de la FIFA et qui aurait facilité cette lettre à polémique ?
    Moi je me base uniquement sur les documents de la même FIFA et qui sont contradictoires. J’ai cité tout à l’heure la lettre de la FIFA du 15 août 2007 et celle de la CAF du 14 août 2007. Éventuellement si une délégation veut, on pourrait confronter les documents en notre possession avec les signataires de ces documents.

    Le vrai problème est l’interprétation de la vacance du bureau exécutif à ne pas confondre avec la vacance du poste de président. La FIFA veut aujourd’hui parler de la vacance du poste de président, nous nous voulons parler de la vacance du bureau. C’est deux choses différentes. Il ne s’agit pas de la vacance du poste de président du bureau exécutif, il s’agit de la vacance du bureau exécutif par le fait qu’à partir de la sanction de Tata, deux camps se sont formés : un camp pour Améyi de quatre (04) membres et un camp pour Tata de six (06) membres plus un copté. Et à ce moment précis, aucun des deux camps n’avait le quorum statutaire qui est de deux tiers (2/3) des membres, soit huit (08) membres pour espérer diriger la Fédération. En plus, il y a eu une lettre de démission des six (06) membres pro- Tata qui ont remis leur démission le 20 juillet 2007 conformément à l’article 19 du règlement intérieur de la FTF.

    Compte tenu de ces éléments, nous disons qu’il y avait vacance du bureau exécutif. Et dans ce cas d’espèce, l’article 12 de nos statuts s’applique, c'est-à-dire que le CNOT de plein droit peut former un comité provisoire pour des prochaines élections. Donc, sur ces faits, toute autre position ne peut être que partisane et sans considération de nos statuts. Nos statuts sont notre identité, ne pas respecter les statuts, c’est renier notre identité. La FIFA ne respectant pas nos statuts, renie notre identité.

    Maintenant que chaque camp campe sur sa position, quelle serait à votre avis la solution qui permettrait de régler définitivement cette crise ?    
    Quel camp campe sur sa position ? Je l’ai dit plus haut, nous avons envoyé ce 20 février 2008 une requête au ministre de la jeunesse et des sports. Nous attendons sa réponse. Si on estime que nous sommes un élément bloquant, la FIFA peut faire recours à une institution sportive de l’Etat pour débloquer la situation

    Entretien réalisé par Alain Nococo

     
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  • rehabilitation de l’ancien bureau de la ftf : Bernard Walla exige une note officielle avant toute passation de service

    Golfe Info #360 du 20 fevrier 2008
    Des rumeurs ont couru dans la matinée de lundi dernier sur la tenue d’une cérémonie de passation de service entre le CPG (Comité Provisoire de Gestion) et le bureau de la FTF (Fédération Togolaise de Football) élu le 09 janvier 2007 au siège de ladite fédération. Cette cérémonie, annoncée dans un premier temps par des proches du « bureau réhabilité » pour se tenir en public a été, on ne sait par quelle magie, « décrétée » huis clos. Mais cette passation de service n’aura pas finalement lieu.

    Joint au téléphone par la rédaction de Golfe Info, le président du CPG, Bernard Edjaïdè Walla, affiche une innocence d’enfant de cœur. Selon ses termes, cette cérémonie n’est pas la bienvenue dans la mesure où, une correspondance envoyée au ministère de la Jeunesse et des Sports pour connaître la structure compétente pour organiser cette passation de service n’a pas reçu de réponse jusqu’à la date du 18 février dernier. Indexé par certains comme auteur d’une complication du feuilleton de la FTF, M. Walla endosse sans crainte cette responsabilité. Expliquant sa position, le patron d’ASKO de Kara demande pour les archives de la FTF une note officielle  qui responsabilise devant l’histoire, l’organisateur de cette cérémonie de passation.

    Dans le camp d’en face, cette version des faits est interprétée comme l’illustration d’une volonté de ne pas passer la main. Selon un des membres du « bureau des réhabilités », malgré tous ces dysfonctionnements, « les discussions sont toujours en cours en vue d’aboutir rapidement à cette passation de service qui peut nous permettre de prendre officiellement fonction ». Ce dernier a soutenu que leur démarche de faire plier le bureau du CPG s’inscrit dans une dynamique de rassemblement de tous les acteurs une fois arrivée à la FTF. « Il faut tout faire pour ne pas perdre certains pions », a-t-il conclu.

    A l’analyse des deux versions, tout porte à croire que l’Etat togolais a donné quitus pour l’exécution de la feuille de route de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) et qu’uns fois les formalités exigées par le camp Walla remplies, les « réhabilités » entreront en fonction. Il faut également retenir qu’une fois que leur prise de fonction sera une réalité, les premiers tests grandeur nature de ce bureau seront la reconstitution du staff technique des Eperviers du Togo, les préparatifs des trois premiers matches des éliminatoires couplées CAN / Mondial  2010 et surtout le lancement de la nouvelle saison sportive. Au moindre faux pas, ce bureau qui sera conduit, selon l’ordonnance de la FIFA, par le premier vice-président de la FTF, Gabriel Améyi, trouvera sur son chemin le public sportif togolais et les médias, très acerbes  ces derniers temps dans leurs critiques.

    Gabin Koissidjin
     
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  • Crise à la FTF : La solution de la FIFA crée d’autres problèmes

    Le Regard #583 du 19 fevrier 2008

    A la suite de la lettre adressée par le Secrétaire Général de la FIFA M. Jérôme Valcke au Premier vice-Président de la FTF M. Gabriel Améyi demandant la réhabilitation du Bureau issu des élections du 09 janvier 2007, on s’attendait à ce que Améyi et les siens se mettent rapidement au travail pour faire face aux nombreux défis qui attendent le football togolais. En effet, il y a beaucoup à faire au niveau du sport-roi au Togo. Notre pays traîne encore des séquelles de sa participation à la dernière coupe du monde en Allemagne et la campagne malheureuse pour la qualification à la CAN 2008 dont la phase finale a été disputée au Ghana il y a seulement quelques semaines lui a donné le coup de grâce. Il est aujourd’*** admis par tous que le Togo n’a pratiquement plus d’équipe nationale. Or, dans les tout prochains jours, le coup d’envoi sera donné pour les éliminatoires de la CAN/Mondial 2010. Si le Togo ne veut pas faire piètre figure dans cette compétition, nos dirigeants sportifs doivent se lever tôt pour composer une équipe digne de ce nom et un staff technique à la hauteur de l’enjeu.

    Au lieu de cela, à quoi assiste-t-on ? A une sorte d’inertie sans précédent. Alors que le temps presse, tout se passe chez nous comme si nous n’avions plus de Fédération. On ne saurait dire aujourd’*** avec exactitude qui préside aux destinées de notre football.

    Pour asseoir la nouvelle équipe dirigeante, il faut d’abord faire partir le CPG. Mais le fait pour la lettre de
    la FIFA de virer les membres de cette structure comme des malpropres n’est pas de nature à faciliter les choses. Mieux on a aujourd’*** l’impression qu’en voulant régler un problème, on a plutôt ouvert une crise encore plus grave. Et tout porte à croire qu’en lieu et place du football, on assistera au Togo dans les jours à venir, et à longueur de temps, à des querelles interminables. Déjà, des acteurs se préparent pour se régler les comptes.

    La lettre de
    la FIFA soulève fondamentalement deux problèmes.
    La question se pose d’abord de savoir qui va réhabiliter l’ancien Bureau. Toute démarche dans ce sens suppose que Gouvernement togolais qui a mis en place le CPG mette au préalable fin à ses fonctions. Et pour répondre au principe du parallélisme des formes, la décision devra être prise en Conseil des ministres. Mais le Ministre de
    la Jeunesse et des Sports garde le profil bas. Se prononçant sur la question au cours d’un débat radiotélévisé dimanche dernier, il a été évasif. Il a indiqué en substance qu’il revient aux divers acteurs du football togolais de prendre les mesures susceptibles de sauver la discipline. Ce qui, en clair, veut dire que le Ministre Antoine Folly, premier responsable du sport au Togo n’a rien à proposer pour sortir notre football de l’impasse.

    On se rappelle que c’est face à la pagaille qui s’emparait de la tête de la FTF
    au lendemain des sanctions décidées contre Tata Avlessi, que le Chef de l’Etat, soucieux de l’avenir du football togolais, à mis en place une commission interministérielle en vue de réfléchir aux solutions de sortie de crise. Au vu des réflexions menées par la Commission interministérielle en concertation avec le Comité national olympique togolais (CNOT), le chef de l’Etat a procédé à une consultation des autorités de la CAF en dépêchant auprès de celles-ci, une délégation à Alger. Les autorités de la FIFA se referant aux statuts et au règlement intérieur de la FTF ont recommandé au gouvernement togolais d’œuvrer à la mise en place d’un comité provisoire de gestion de la Fédération.

    Le comité ainsi créé est investi, à titre intérimaire, des fonctions dévolues au bureau de
    la Fédération…

    Il parait donc clair que non seulement le CPG n’a pas été mis en place sur une simple humeur des autorités togolaises, mais il  a été créé sur recommandation de la CAF. D
    ’où vient aujourd’*** que cette même CAF peut lui dénier sa légitimité ?

    Là où la lettre devient embarrassante, c’est qu’elle semble relever d’une injonction de
    la FIFA aux plus hautes autorités de l’Etat togolais. Les autorités de notre pays doivent-elles mettre la souveraineté nationale entre parenthèses et se déjuger en attendant des injonctions de la FIFA pour s’exécuter ?

    Deuxième problème. On parle depuis peu de gestion et d’argent à la FTF. Des
    informations font de plus en plus état de ce qu’un audit sera commandité pour vérifier la régularité de l’utilisation des fonds de la Fédération. Qui devra exécuter cet audit ?

    Un autre problème reste de savoir comment procéder pour neutraliser le Gal Zoumaro Gnofame comme le souhaitent Gabriel Améyi et Antoine Folly qui considèrent qu’il est le fossoyeur du football togolais ? Ce dernier qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds vient d’envoyer une lettre de protestation qui met en évidence et à nu, les contradictions entre la CAF
    et la FIFA. (Voir la lettre de protestation ainsi que les échanges de correspondance entre la CAF et la FIFA à la page 5). Ainsi par exemple, M. Valcke met en cause la légitimité du CPG mis en place par l’Etat. Le même M. Valcke se réfère à l’autorité politique dont il conteste l’ingérence dans la gestion du football.

    Il est clair au regard de ce qui précède que la lettre de la FIFA
    , au lieu de régler la crise, crée incontestablement d’autres problèmes au sein du football togolais. Face à la complexité de la situation ainsi créée, la FIFA devra déléguer un représentant pour venir régler les suites de la lettre et permettre à notre football de prendre finalement son envol. C’est ce faisant et ce faisant seulement qu’elle évitera à notre pays de se détourner de l’objectif primordial de l’heure, celui de se qualifier pour la CAN et le Mondial 2010. Améyi, vite au secours !

    L. R.

     
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  • Coupes africaines des clubs : Début victorieux pour l’USM et ASKO de Kara

    Golfe Info #359 du 18 fevrier 2008

    Les deux représentants togolais en coupe CAF et en Ligue des champions, respectivement l’USM (Union Sportive de Masséda) et l’ASKO de Kara, ont relativement réussi leur premier pas dans ces deux compétitions africaines en arrachant leurs premiers succès en match aller comptant pour les préliminaires de ces deux coupes. Les Lions du Sud (USM) ont battu (2-0) l’UNB (Université nationale du Bénin), alors que les Kondonas boys d’ASKO ont dominé, non sans peine,  les Camerounais de l’Union Sportive de Douala (3-1).

    USM, un pas en 16e de finale
    Disputée samedi dernier au stade municipal de Lomé, la rencontre USM - UNB a connu un début très équilibré de part et d’autre. Répondant aux incursions offensives infructueuses des Togolais, les joueurs béninois n’ont pas fait mieux.  Les poulains du coach David Féliho ont souvent trouvé sur leur passage, une défense intraitable des Lions du sud et un portier, Toundé Adékounlé, au mieux de sa forme.

    Le virage sera pris enfin, après le quart d’heure, suite à un réglage technique de l’entraîneur togolais, Kouévi Ayivi, en milieu de terrain. L’attaque de l’USM profite de cette nouvelle disposition pour s’imposer devant la défense adverse. C’est sur l’une des remontées offensives des Togolais que Backer Aloènouvo à la 24ème minute, reçoit une balle en profondeur, se débarrasse de son garde du corps avant de servir son compère d’attaque, Bédjélouwè Bassayi, devant les buts vides. Ce dernier ne se fera pas prier pour pousser le cuir au fond des filets. 1-0, c’est sur ce score qu’interviendra la pause.

    Au retour des citrons, les Togolais laisseront venir l’adversaire. Ce qui conduira à une impressionnante possession de balle des Béninois. Mais malheureusement, le portier Valère Amoussou et sa bande encaisseront un second but à la 80ème minute. C’était sur un penalty transformé par Kodjo Séwa Alémawo. Il rendait justice à Backer poussé dans le dos en pleine surface de réparation par un défenseur béninois. Plus rien ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central algérien, Touati Djaballh.

    Les deux équipes devront se rencontrer, dans deux semaines, en match retour à Cotonou (au Bénin).

    ASKO, une victoire mais une défense à revoir
    En rencontre préliminaire de la Ligue des champions, ASKO de Kara n’est pas également allé de main morte. Malgré une première mi-temps très équilibrée, les jaune et noir d’ASKO se sont vite repris en seconde partie. 46ème minute, une balle aérienne déviée par Liyabé Kpatoumbi touche la main d’un défenseur camerounais. Sans hésiter, l’arbitre marocain de la partie, Elahrrach Bouchaïb indique le point de penalty. Cette aubaine sera concrétisée par Mama Issifou. Loin de s’avouer vaincus, les « Nassaras » de Douala retrouveront un rythme de jeu impressionnant en attaque avec l’entrée de Daniel Ebonda.

    Très technique, ce dernier posera d’énormes difficultés tant en milieu de terrain que dans la défense des Kondonas boys. Il trouvera d’ailleurs la barre d’Adoyi Essofa à la 55ème minute sur une frappe sèche. A l’affût, Jean-Michel Masson ne pourra pousser le cuir au fond des filets togolais. Reprenant dès lors la main, Emeassin Houéga et ses coéquipiers doubleront la mise par le biais de Kpatoumbi Liyabé à la 70ème minute. Ce dernier, après avoir mis la pression sur toute la défense camerounaise, profitera d’une ratée du goal Laurence Ngome pour inscrire son but.

    Les Camerounais réduiront le score à la 84ème minute. Dans une défense togolaise lourde dans les dégagements, Masson Jean-Michel coupe au premier poteau un centre d’Ebonda. 2-1, l’espoir de réaliser un match nul à l’étranger renaît chez les Camerounais. Mais peine perdue, car les Togolais inscriront un troisième but à la 86ème minute grâce à Vincent Tchalla. Avec ce score de 3-1, la bataille retour à Douala, dans deux semaines, s’annonce très palpitante, car le coach togolais, Abalo Amélété, a du travail à faire pour bâtir une défense solide, capable de conserver les avantages.
    Gabin Koissidjin

     
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  • FTF : Où sont passés les 2 milliards de la FIFA ? Des langues se délient et des noms sont déjà cités.

    Forum de la Semaine#350 du 18 fevrier 2008
    La correspondance de la FIFA en date du 6 février dernier réhabilitant le bureau de la FTF a aussi  exigé un audit de toutes les sources de financement de la fédération togolaise. Cette seconde exigence contenue dans la feuille de route de la FIFA commence par donner des insomnies à ceux qui se sont servis de la cagnotte pour leurs activités privées. 

    Et déjà des noms de certains individus indélicats circulent dans le sérail de ceux qui ont eu à gérer directement ou indirectement ces fonds. Ainsi le général Gnofame, qui était le mentor de Tata Avlessi lors des 6 mois que ce dernier a passé à la tête de la fédération togolaise confiait à ses proches que l’ancien ministre des Finances Payadowa Boukpessi débarqué du gouvernement  par Faure Gnassingbé sans aucune explication officielle aurait puisé dans la caisse de la FTF la bagatelle de 100 millions de francs CFA.

    Cette somme selon le général Gnofame n’a pas été remboursée par le concerné à la FTF jusqu’à ce jour. On se souvient que lors de la passation du pouvoir entre l’ex-président de la FTF, Tata Avlessi et le président du Comité provisoire de gestion (CPG), Bernard Walla, en juillet 2007, Tata Avlessi avait clairement indiqué que l’Etat doit à la FTF une bagatelle qui tournerait autour de 200 millions de francs CFA dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations U-17. Une affirmation qui a fait bondir M. Gilbert Atsu qui assurait l’intérim de son collogue des Sports, décédé le 03 juin à Freetown.

    Cette information venant directement de la bouche du général Gnofame, montre à suffisance la légèreté avec laquelle les fonds de la FIFA ont été gérés. Et dire que pendant ce temps, des joueurs professionnels avaient été sanctionnés juste pour avoir réclamé des ristournes sur les fonds parvenus à la FTF. Vivement que l’audit que la FIFA soit rapidement fait afin que l’ensemble de l’opinion nationale et internationale soit située sur la réelle destination des 2 milliards de francs CFA.
    FS
     
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  • Football togolais : Le ciel s’obscurcit

    Liberté Hebdo du vendredi 16 fevrier 2008

    « La victoire organise, la victoire bâtit. Et chacun s’essouffle à porter ses pierres. Mais la défaite fait trembler les hommes dans une atmosphère d’incohérence, d’ennui, et, par-dessus tout, de futilités » (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre)

    Quoi qu’on reproche à l’organisation de la CAN ghanéenne, il faut reconnaître qu’elle est l’un des meilleurs rendez-vous dans l’histoire de cette compétition. La plupart des stars qui illuminent les championnats occidentaux, étaient là. Même s’il y a eu quelques déceptions, toutes les équipes étaient à la hauteur de l’événement. En témoigne le nombre de buts inscrits. Les filets ont tremblé à 99 reprises, un record que les prochaines éditions s’attelleront à battre. L’Angola a confirmé son statut de mondialiste en proposant un jeu chatoyant admiré par nombre d’observateurs. Les Palanca Negras ont brillé. Ils ont montré qu’il faut toujours capitaliser les expériences acquises lors des grandes compétitions. Des performances qu’ils tenteront de rééditer chez eux en 2010 et pendant les prochaines éliminatoires. Parmi les grands absents à cette fête ghanéenne figurent en bonne place les Eperviers du Togo.

    Il y a plus d’une année, ces Eperviers jouissaient d’un prestige du fait de leur statut de mondialiste. En dépit des sempiternels problèmes de primes, ils n’étaient pas ridicules sur l’aire du jeu. Abalo Dosseh et les siens ont prouvé au monde entier que leur qualification à la Coupe
    du Monde n’était pas le fait du hasard. Ils nous ont fait rêver devant la Corée du Sud ; ils se sont battus devant les Suisses malgré un arbitrage défavorable ; ils ont failli quitter la compétition avec les Bleus, futurs finalistes, qu’ils ont étouffés jusqu’à près d’une heure. Mais tout s’est écroulé comme un château de cartes. C’est comme si on n’aime pas les bonnes choses dans notre rectangle de pays. Le statut de mondialiste dont jouissaient les Eperviers, s’est effrité au fil des mois avec des prestations à demi-teinte face au Bénin, au Mali et à la Sierra Leone lors des éliminatoires de cette CAN 2008. Les problèmes se sont multipliés. La division était grande. Les coups bas étaient récurrents. Conséquence, notre football a sombré. Nous avons perdu des êtres chers dans un accident d’avion en Sierra Leone. Nous avons été l’objet de traitements inhumains et dégradants au Bénin. Nous avons préparé notre propre défaite face aux Aigles du Mali. Toutes ces déceptions, toutes ces récriminations longtemps ruminées se sont explosées le 12 octobre 2007. Et la sanction de la CAF ne s’est pas fait attendre : terrain suspendu, matches à jouer à l’extérieur, d’importantes sommes à payer…

    Depuis lors, c’est le silence radio un peu partout. Aucune démarche n’est entreprise par les autorités togolaises pour amener l’instance dirigeante du football africain à revoir la sanction. C’est également dans cette situation qu’intervenu le tirage au sort de la première phase des éliminatoires combinées de la Coupe
    du Monde et CAN 2010. Les adversaires du Togo sont connus et il faut régler aussi le problème de sélectionneur des Eperviers.         

    Nommé au poste du ministre de
    la Jeunesse et des Sports en la faveur du gouvernement d’union nationale, M. Antoine Folly avait bien donné le ton en exposant son chantier pour le football togolais. Un programme ambitieux salué en son temps par le public sportif togolais. Au lieu de prendre langue avec le Comité Provisoire de Gestion et ceux qui l’ont installé pour examiner ensemble la solution appropriée pour une sortie durable de crise, le ministre a préféré une démarche solitaire. Il a remué le couteau dans une plaie qui se cicatrisait en tentant de faire revenir aux affaires ceux qui avaient démissionné et ceux qui s’étaient remis à Dieu après des tentatives infructueuses. Aujourd’***, la situation est chaotique et on dépense toutes les énergies dans cette affaire alors que le début des éliminatoires s’annonce à grands pas. Pas de championnat. Pas d’équipe. Pas de sélectionneur. On navigue à vue et on ne sait même pas si le Togo prendra part à ces éliminatoires. Le ministre préfère aider ses « amis » au lieu de s’atteler à l’essentiel. Conséquence:le  ciel s’est assombri pour le football togolais.                 

    Zeus Aziadouvo

     
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  • L’histoire de réhabilitation du bureau Améyi : Le CNOT juge le document de Jérôme Valcke «non valable»

    Liberté Hebdo #317 du 15 fevrier 2008

    Depuis le jeudi 06 février dernier, une correspondance qu’aurait écrite Jérôme Valcke, Secrétaire général de la Fédération Internationale de Football Associations (FIFA) circule dans les maillons de Gabriel Améyi, ex-Vice-président de la Fédération Togolaise de Football (FT). Cette lettre qui aurait été adressée directement à ce denier recommande que le Bureau Exécutif de la FTF élu le 09 janvier 2007 soit rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires courantes et demande qu’un audit des comptes de la FTF englobant toutes les sources de financement soit  fait. «Les textes de la FTF en vigueur, comme le confirme la lettre de la CAF en date du  14 août 2007,  prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement du président, l’un des vice-présidents de la FTF dans l’ordre de préséance (ou à défaut par le membre du Bureau Exécutif le plus âgé) en assume la présidence.     

    Par voie de conséquence, le Bureau Exécutif élu en janvier 2007 doit être rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires courantes du football togolais. 

    -
    De plus et avant de prendre une position définitive pour les étapes ultérieures, la FIFA se doit d’attendre la décision du Tribunal Arbitral du Sport concernant la suspension de M. Tata Avlessi.

    -
    Enfin, un audit des comptes de la FTF englobant toutes les sources de financement devra être mis en place.
     », précise la lettre.

    Mais compte tenu des anomalies constatées dans la correspondance, le Comité National Olympique Togolais (CNOT), l’organe qui a un droit de regard sur toutes les disciplines olympiques de notre pays, estime qu’elle ouvre la voie à un nouveau désordre dans la famille du football togolais. Le  président du CNOT, le Général  Zoumaro Gnofame l’a clairement  signifié au prétendu auteur de la lettre à travers une nouvelle correspondance datée du 13 février  2008. Le CNOT fait remarquer dans cette lettre : « les textes de
    la FTF en vigueur comme le confirme la lette de la CAF en date du 14 août 2007 prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement d’un président, l’un des Vice-présidents de la FTF dans l’ordre de préséance ou à défaut par le membre du Bureau Exécutif le plus âgé. Or nous constatons que dans votre lettre adressée à M. Améyi, vous ne faites qu’une partie de la lecture tronqué à escient ».

    D’autre part, le CNOT rappelle au Secrétaire Général de la FIFA que les statuts de la FTF stipulent qu’un membre qui n’assiste pas à un certain nombre de séances du Bureau Exécutif perd sa qualité de membre. Et par conséquent, le Général Zoumaro Gnofame signifie à Jérôme Valcke qu’il a créé une autre situation de crise au lieu d’aider le Togo à trouver une solution durable. « Nous ne vous refusons pas d’avoir des amitiés, mais celles-ci ne doivent  pas piétiner le bon sens découlant de l’application de textes », a  précisé la même lettre.

    Le CNOT signale enfin dans sa lettre que le Secrétaire Général de la FIFA prend aujourd’*** une position qui est contraire à celle qu’il a prise lors de la mise sur pied du CPG. Puisque lui-même, en réponse à une lettre de la CAF, avait épousé la démarche de la reconnaissance du CPG. « Nous vous invitons encore une fois à interpréter l’esprit de la lettre de
    la CAF en date du 14 août 2007 dans son intégrité pour éclairer tout le monde sur les faits tels que vécus par les uns et les autres. La lettre par laquelle vous avez  répondu en date du 15 août 2007 SG reçue à la CAF sous référence FILE N°150-44 et enregistrée sous numéro 9563 marquant votre adhésion à la position de la CAF », rappelle le Général  Gnofame.

    Pour terminer, la lettre du CNOT stipule qu’au nom des amitiés, Jérôme Valcke remet en cause une position que personne ne l’a contraint à prendre. Et au regard de toutes ces analyses, le Comité olympique conclut que le document du Secrétaire Général ne compte aucune référence par conséquent, il est administrativement et juridiquement non valable.

    Gabriel Améyi et sa suite qui clament déjà leur victoire auront du mal à diriger la FTF. Jérôme Valcke a donc véritablement ouvert la voie à une nouvelle crise à la FTF.

    G.K.

     
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  • Demande de réhabilitation du bureau élu de la ftf : Des tractations pour contourner la décision de la FIFA

    Golfe Info #358 du 15 fevrier 2008

    Selon des sources proches du bureau élu de la FTF (Fédération Togolaise de Football), une visite de ce bureau mardi dernier au siège de cette instance du football national aurait coûté des « menaces » à chacun des 9 membres qui attendent leur réhabilitation. Toutefois, ces sources n’ont pas pu préciser exactement la nature exacte des menaces proférées. 

    Néanmoins, ces sources ont confirmé que quelques membres du bureau se sont rendus au stade omnisports de Lomé et au siège de la FTF à Kégué dans la journée de mardi dernier pour constater de visu, « le départ définitif » des membres du CPG (Comité Provisoire de Gestion). De l’avis de certains acteurs du football national, des tractations seraient entrain d’être diligentées pour passer outre la demande des membres de la Commission des Associations nationales de la FIFA. Ces derniers trouvent également que cette démarche du bureau élu est légitime dans la mesure où le gouvernement continue de nourrir un mutisme presque total face au courrier envoyé par l’instance mondiale que dirige le Suisse Joseph Blatter.

    Selon certains juristes, la réaction des autorités peut-être expliquée par le fait qu’aucun acte juridique n’a encore été posé pour dissoudre le CPG, ni pour donner la position du gouvernement face à l’exigence de la FIFA.

    De la nécessité d’un acte juridique du gouvernement
    Sur un plan juridique, il faut noter qu’une réhabilitation du bureau élu doit normalement passer par deux nouvelles décisions des autorités de Lomé. Première décision essentielle : la dissolution du CPG pour annuler  tous les pouvoirs qui lui étaient conférés à son installation le 26 juillet 2007. La deuxième décision importante que doit également prendre le gouvernement est la mise à exécution de la feuille de route de la FIFA. Dans un courrier envoyé la semaine dernière au gouvernement togolais et aux membres du bureau élu de la FTF le 09 janvier 2007, la FIFA exige un retour aux affaires de ces derniers et un retour de Tata Avléssi, si jamais sa procédure auprès du TAS (Tribunal Arbitral du Sport) aboutissait.

    Ceci étant, un long silence du gouvernement risque de plonger encore plus le football national dans le chaos alors qu’une réaction au moment opportun peut permettre de sauver ce qui peut encore l’être. Sans cette double décision du gouvernement, prédisent certains observateurs, « on risque, à nouveau, d’assister à la guéguerre de légitimité entre deux bureaux parallèles de
    la FTF, comme ce fut le cas à la suspension de Tata Avléssi en juillet 2007».

    Gabin Koissidjin

     
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  • Réhabilitation du bureau élu de la FTF : Une victoire du droit sur les protagonistes de la crise

    Golfe Info #357 du 13 fevrier 2008

    Par un courrier envoyé en fin de semaine dernière aux membres du bureau élu de la FTF (Fédération Togolaise de Football) et au gouvernement togolais, la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) exigeait le retour de l’équipe dirigeante élue le 09 janvier 2007.

    Si cette réhabilitation de l’ancien bureau avec à sa tête le premier vice-président, Gabriel Améyi, peut s’apparenter pour certains à une victoire, elle est plutôt perçue par d’autres comme la victoire du droit sur les coups de force dans le sport au Togo. Pour d’autres encore, c’est une victoire du football togolais dans son ensemble.

    Cette deuxième interprétation de la décision de la FIFA est plus englobante et plus réaliste compte tenu du climat que traverse ce football depuis près de 2 ans déjà. En effet, loin d’être une victoire d’un camp sur un autre, elle permet de dire aux uns et aux autres qu’ils ont fait chacun  pour sauver la face de ce football togolais.

    Cette conception, « si elle est acceptée par tous, balisera selon certains présidents de clubs, la voie à un nouvel envol du sport roi togolais ». Ces derniers trouvent également qu’il faut passer directement à une table ronde entre les acteurs du football national avant la prise de fonction de Gabriel Améyi et compagnies.

    En rappel, il faut noter que la crise du football togolais tire son essence de la participation togolaise à la CAN 2006. Après cette CAN, c’est le monde entier qui, à Wangen en Allemagne, s’est imprégné de la triste et décevante réalité togolaise en matière de gestion du football.

    De retour de l’Allemagne, c’est des rififis entre acteurs qui ont conduit au congrès électif du 09 janvier 2007 ; une assise supervisée par la CAF et la FIFA. Mais, à peine sortie de l’auberge du désordre, le football togolais, y retournera 6 mois plus tard avec la sanction (de 8 ans puis à vie) infligée au nouveau président de la FTF, Tata Avléssi par la CAF. S’ouvre dès lors, une guerre de succession entre des ayants droits de Tata Avléssi, conduits par Gallus Lawson, et la bande des 4 que pilotait Gabriel Améyi. La première grande conséquence est l’intervention musclée du gouvernement et du CNOT (Comité National Olympique Togolais) avec la thérapie d’un Comité Provisoire de Gestion pour faire taire les deux bords. Ce comité malgré l’accalmie apportée, aura pour tort de n’avoir pas reçu l’assentiment de la FIFA et de n’avoir rien fait de convainquant pour conquérir la légitimité de  l’instance mondiale.

    Entre temps, c’est le retour à de meilleurs sentiments entre les deux bords du bureau de la FTF qui, par alchimie, soufflent désormais dans la même trompette pour réclamer leur retour aux affaires.

    En toute état de cause, il faut noter que quelque soit la décision du gouvernement face à la requête de la FIFA, le football togolais y gagnera beaucoup si « l’ancien-nouveau » bureau, le CPG et les groupuscules de protagonistes se donnaient la main pour la reconstruction du sport roi togolais.

    Gabin Koissidjin

     
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  • Réhabilitation de la FTF par la FIFA : Le plus dur commence pour Gabriel Améyi

    Le Regard du 12 fevrier 2008

    La Commission des Associations de la FIFA, après avoir examiné la situation de la FTF lors de sa réunion du 05 février 2007 a décidé que l’ancien Bureau issu du Congrès électif du 09 janvier 2007soit rétabli. Une lettre a été nommément adressée à M. Komla Gabriel Améyi dans ce sens. En sa qualité de premier Vice Président c’est lui qui doit prendre en main, les destinées de la FTF en l’absence du Président Tata Avlessi écarté de toutes activités relatives au football et interdit de stade suite à une sanction de la CAF consécutive à une affaire de corruption d’arbitre. Cette décision vient donc signer l’arrêt de mort du Comité Provisoire de Gestion (CPG) mis sur pied depuis un peu plus de six (06) mois pour gérer le sport-roi au Togo. Structure à laquelle Gabriel Améyi s’était toujours opposé en lui déniant toute légitimité. Aujourd’***, tous ceux qui l’ont soutenu dans sa croisade jubilent et sablent le champagne pour « fêter leur victoire ». Ils ne manquent pas au passage, d’exprimer leur défiance à l’égard des membres du CPG et de Tata Avlessi qu’ils ont toujours porté en aversion.

    En tranchant comme il l’a fait,
    la FIFA a réglé à sa manière un problème qui durait depuis quelque temps déjà. Mais force est de relever que cette solution n’est pas de nature à ramener au sein de l’équipe dirigeante du football togolais la sérénité à laquelle on est en droit de s’attendre. En effet, la FIFA, dans sa solution a donné un coup dans le tas. Une décision qui fait suite à un bras de fer opposant deux camps adverses.

    Conséquence, on est loin de l’unanimité et du consensus dans la mesure où un camp considère la solution de
    la FIFA comme sa victoire sur l’autre. Ce qui ne peut pas favoriser au sein du Bureau, une ambiance de nature à permettre un bon fonctionnement de l’instance dirigeante de notre football.

    La question qui se pose reste donc de savoir comment la bande à Améyi réussira, dans cette ambiance délétère et faite de rancœur à rassembler tous les acteurs du monde footballistique autour d’un idéal collectif. La question est d’autant plus pertinente que l’homme entre les mains de qui échoit les rênes de
    la FTF aujourd’*** est réputé pour ses réactions à fleur de peau et son caractère impulsif. Tout comme son prédécesseur sanctionné, Tata Avlessi.

    Le Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs Antoine Folly et certains soutiens de Gabriel Améyi, pour calmer le jeu, promettent que rien n’est encore définitif et que si Tata Avlessi dont le dossier est encore pendant devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne en Suisse, venait à être blanchi, il reprendra sa place à la tête de la FTF.

    Dans plusieurs milieux, on assimile ces propos à une moquerie parce que mieux que quiconque, Antoine Folly et les autres savent que si le cas Avlessi n’est pas tout simplement désespéré, au moins ses chances de s’en sortir sont plus qu’infimes. D’ailleurs à supposer que ce dernier parvenait à se faire réhabiliter, comment  peut-il cohabiter ou présider un Bureau comptant en son sein, ceux qui avaient tout fait pour inonder les bureaux de la CAF et de la FIFA
    des rapports rien que pour le destituer ?

    De même, il n’est pas exclu que les méthodes utilisées pour déstabiliser Tata Avlessi se retournent contre Gabriel Améyi demain. Qui a bu boira, dit-on. En effet, tous ceux qui se retrouvent aujourd’*** avec Gabriel Améyi et qui se disent réconciliés ont déjà montré par le passé, leur capacité à retourner la veste et à cracher un jour sur celui dont ils chantaient les louanges la veille. On les a vus autour de Rock Gnassingbé qu’ils ont installé et soutenu avant de lui réserver le sort qu’on sait. On les a vus plus tard pousser Tata Avlessi dans l’abîme après l’avoir fait roi. Il n’y a jamais deux sans trois. Des individus de cet acabit ne sont pas crédibles et avec eux, on ne peut jamais être sûr de rien.

    L’autre grand problème se situera sans doute au niveau des relations entre
    la FTF et le Comité National Olympique Togolais (CNOT) dirigé par un certain Gal. Zoumaro Gnofame, parrain du Comité Provisoire de Gestion (CPG). Ce sera certainement la guerre. D’ailleurs, le ministre Antoine Folly a déjà donné le ton en exprimant son souhait de voir le Gal. Gnofame neutralisé. Mais la question reste de savoir comment faire pour sauter du CNOT, organe faîtière des fédérations sportives au Togo, un Gal Gnofame. En effet, bien qu’accusé par Améyi et les siens d’être le mal du football togolais, le Gal. Zoumaro Gnofame qui dispose de profondes racines et qui a été élu à la tête de l’institution n’a pas encore dit son dernier mot. Il n’en faut pas plus pour deviner que les relations seront conflictuelles et heurtées entre la FTF et le CNOT. Ça sent la poudre.

    Enfin, il est connu de tous que Gabriel Améyi est loin de faire l’unanimité autour de sa personne à la FTF. L’homme traîne des précédents et des antécédents qui pourraient nuire au bon déroulement du championnat national. En tant que Président de Club, on l’a déjà vu refuser à son équipe d’aller disputer un match du championnat national à Masséda. Il faut donc attendre de voir si toutes les équipes accepteront d’aller jouer sur le « champ de guerre » de Woamé lors du championnat.

    Gabriel Améyi au lendemain de la décision de la FIFA
    peut crier victoire. Mais coincé entre l’ambiance délétère au sein du Bureau de la FTF, l’hypocrisie de son entourage, la guerre qui s’annonce entre son institution et le CNOT et les frondes éventuelles des clubs, on peut dire que le plus dur commence pour lui.

    En tout état de cause, il ne reste qu’à souhaiter à Gabriel Améyi de ne pas donner raison à ceux qui pensent que son arrivée à la tête de la FTF
    est un remède pire que le mal.

    L.R.

     
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  • Le football togolais dans une nouvelle dynamique : Gabriel Améyi définitivement investi par la FIFA

    Bien que frustrant dans un certain milieu  la décision finale de la FIFA est plus que salutaire pour le monde footballistique togolais. Elle marque un nouveau départ et une nouvelle dynamique dans le football au Togo.

    C’est le mercredi 06 février dernier que cette nouvelle est tombée.
    La FIFA après analyse minutieuse de tous les contours du dossier togolais, a décidé d’investir définitivement Gabriel Améyi jusque-là vice-président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), comme président assumant ainsi l’intérim de cette place. Et pour cause, le poste de la présidence de la FTF est depuis plusieurs mois vaquant parce que le président élu, Tata Avlessi, est sous sanction de la Confédération Africaine de Football (CAF) dans une histoire nébuleuse de corruption d’arbitres.

    Le dossier encore pendant au Tribunal Arbitral du Sport (TAS), l’on attend de voir sa suit. Mais pour l’heure et surtout pour relancer le football togolais, regrettablement, absent à
    la CAN 2008 au Ghana, le Président de la FIFA et tout le collège  de cette  organisation mondiale de football, ont décidé de remettre les clés de la présidence de la FTF  à Gabriel Améyi.

    Comme une traînée de poudre, la nouvelle de cette investiture faite par correspondance, s’est répandue dans tout le Togo et ailleurs.

    Les premières réactions ont été  celles de félicitations parvenues au nouveau président Améyi mais aussi celles de déception d'une certaine frange qui ont œuvré jusqu’à la dernière minute afin qu’un certain comité provisoire de Gestion (CPG) perdure et s’éternise à la tête de la FTF.

    La principale leçon à tirer de ce feuilleton dont les acteurs se mordaient constamment le nez, est que tôt ou tard, le bien finit toujours par triompher.

    Ceux qui s’investissaient corps et âme à enfoncer davantage le football togolais dans ce gouffre éternel, peuvent maintenant prendre tout leur temps à manger la poussière.

    Ce qu’il y a de mieux à souhaiter à Améyi, et son équipe, c’est du succès rien que du succès.

    La FIFA ne pouvait mieux satisfaire l’attente des togolais. Bons succès à elle aussi.
    Elias Edoh Hounkanly
  • Fin de la cacophonie dans le football togolais : La FIFA rétablit officiellement le B.E. de la FTF

    Forum de le Semaine du 11 fevrier 2008

    Dans une correspondance adressée à Komlan Améyi, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (Ftf), le mercredi 6 février dernier, avec ampliations à Messieurs Antoine Folly, ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs du Togo, Séyi Mémène, 1er vice-président et Mustapha Fahmy, Secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), la FIFA, par la voie de son Secrétaire général, Jérôme Valcke a clarifié la situation qui prévaut à la Ftf depuis juillet 2007, suite à la suspension de son président Tata Avlessi. Le contenu de cette correspondance porte sur trois points essentiels à savoir, la non reconnaissance du CPG, la réhabilitation du Bureau exécutif du le 09 janvier 2007 et l’édition d’une feuille de route.

    Le CPG non reconnu, le BE rétabli
    C’était presque une polémique depuis que le gouvernement et le Comité national olympique togolais (Cnot) se sont mis d’accord en juillet 2007 pour mettre en place un Comité provisoire de gestion de la FTF en remplacement du Bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 pour conflits internes.

    Et pour se donner bonne conscience, au CPG dirigé par Bernard Walla, alors ministre des Petites et Moyennes Entreprises, le CNOT  et le gouvernement ont dévolu les fonctions du Bureau démis en plus de l’organisation dans un délai n’excédant pas six mois des congrès statutaire et électif.

    Mais pendant tout ce temps, la polémique sur la légitimité du CPG enflait au point que le ministre des Sports, Antoine Folly en vient à se poser la même question.

    Depuis le 06 février dernier donc, tout le monde est situé. Selon le courrier adressé au 1er vice-président de la FTF, la FIFA a été claire sur ce point : « La nomination par un organe extérieur à
    la Fédération d’un ‘‘bureau provisoire de la Fédération’’ ne peut être reconnue par la FIFA au motif que doivent être appliqués les statuts de la FIFA et ceux de la Fédération togolaise de football en vigueur au moment de la suspension par la CAF du président de la Fédération », indique la FIFA tout en soulignant que « les textes de la Fédération togolaise de football en vigueur comme le confirme la lettre de la CAF en date du 14 août 2007 prévoient qu’en cas de démission ou d’empêchement du président, l’un des vice-présidents dans l’ordre de préséance ou à défaut  le membre du bureau le plus âgé en assume la présidence ».

    Et dans le cas d’espèce, la FIFA affirme sans détours que « le bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 doit être rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires du football togolais ». Exit donc le Comité Provisoire de gestion dont les membres n’ont jamais cherché à se poser la question sur leur reconnaissance par l’instance internationale, préférant plutôt se cacher sous le manteau du Général Gnofame, président du CNOT et parrain du « coup de force ».

    La feuille de route
    Au-delà de la clarification à propos de la situation du CPG de Bernard Walla, la FIFA est allée loin en élaborant une feuille de route devant guider les actions des membres du bureau élu le 09 janvier 2007. Tout en leur indiquant qu’avant de prendre position définitivement sur les étapes ultérieures, la FIFA  estime qu’il faut attendre la décision du Tribunal arbitral du Sport concernant la suspension de Tata Avlessi.

    Le président de la Fédération est sanctionné à vie par le Jury d’appel de la CAF en septembre dernier pour avoir été reconnu coupable de corruption d’arbitres lors de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 disputée à Lomé en mars 2007. Tata Avlessi qui clame toujours son innocence, a saisi le Tribunal Arbitral du Sport dont la décision est attendue dans les semaines à venir.

    Pour beaucoup d’observateurs, la mise en place du CPG est une violation des droits de Tata Avlessi du moment où la procédure n’est pas close. L’intéressé même, en méconnaissance de ses droits, à largement participé à la mise en place du CPG. Peut-être était il conscient qu’il ne reviendrait jamais?

    Mais en attendant, Gabriel doit assurer l’intérim, comme l’exigent les statuts de la FTF. A ce titre, la FIFA demande « un audit des comptes de
    la Fédération togolaise de football englobant toutes les sources de financements ». Ces étapes franchies, « la situation de la Fédération sera à nouveau examinée afin de prendre les décisions qui pourraient à ce moment s’imposer », précise la lettre de la FIFA. Enfin, la FIFA prie la FTF de la tenir régulièrement informée de tout développement pouvant se produire dans le football togolais ainsi que des réactions aux conclusions de la Commission des Associations de la FIFA qui a tenu sa réunion à Zurich, le 05 février dernier et dont les recommandations sont traduites dans la présente lettre.

    Voilà qui a le mérite d’édifier tous les acteurs du football togolais. Il ne reste maintenant qu’au gouvernant de traduire dans les faits cette décision de la FIFA.

    Un laxisme ou un refus d’application conduira indubitablement à des sanctions contre le Togo, chose que personne ne souhaite entendre. 

    T.G.A.

     
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  • Crise à la FTF / la FIFA demande : Le rétablissement de l’ancien bureau de la FTF

    Golfe Info #355 du 9 fevrier 2008

    Finies les interprétations approximatives et tendancieuses des communiqués de la Fifa, finies les digressions du gouvernement et le forcing du CPG (Comité Provisoire de Gestion) de la FTF et de ses initiateurs.

    Depuis mardi dernier, l’étau semble se resserrer autour du CPG de Bernard Edjaïdè Walla.

    Réunie mardi dernier à Zurich en Suisse, sous la direction de son président, Geoff Thompson, la Commission des Associations nationales de la FIFA a examiné la situation de la gestion du sport roi dans 14 pays (dont le Togo, le Burkina Faso et la Centrafrique) et a mis en évidence l’importance d’une prise de position ferme pour assurer aux associations membres une indépendance vis-à-vis de toute interférence externe, afin de leur permettre de gérer le football de manière adéquate.

    Cas Togo : de l’impératif du retour de l’ancien bureau
    Abordant le cas togolais, cette commission des associations nationales de la FIFA a indiqué  qu’elle est en « contact avec le gouvernement togolais et il a été convenu d’un plan d’action pour rétablir la Fédération Togolaise de Football ». Ce plaidoyer fait suite à un autre communiqué du mois de novembre 2007 qui établit que la mise en place du CPG au Togo est « une ingérence du gouvernement dans la gestion de la FTF ». Ce communiqué parlait également de problèmes internes à la FTF.

    Après analyse, ce plaidoyer constitue un signal fort aux autorités de Lomé dans la mesure où, en ouvrant les travaux, le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, a  souligné que « les décisions prises ici sont très importantes et sont toujours prises en compte par le Comité Exécutif ». Ce qui fait dire à certains commentateurs nationaux et internationaux que toutes les tractations de certains instigateurs du CPG à l’imposer à l’instance mondiale du football buteront sur l’intransigeance de la FIFA.

    Pour sa part, M. Thompson a déclaré : « Il est bon de savoir que des efforts sont mis en œuvre pour résoudre les luttes de pouvoir auxquelles nous assistons au sein de nos associations. Mais nous sommes toujours confrontés à des problèmes de conflits internes et d’interférence politique de la part de gouvernements et ministres des Sports [dont le cas Togo, ndlr], et nous devons donc agir avec fermeté pour résoudre toute situation pouvant compromettre l’indépendance des associations de football ».

    Cas des deux autres pays africains
    Pour ce qui est du Burkina Faso, la commission a reconnu que les élections du 12 janvier dernier ont été satisfaisantes. Le nouveau président et les membres de la direction ont été élus de manière démocratique. Elle a déclaré ce cas définitivement « clos ».

    A défaut d’élection, la solution alternative trouvée au cas centrafricain a été la mise en place d’une nouvelle  commission transitoire par la FIFA, [Et non par le Comité national Olympique et le gouvernement du président Bozizé comme ce fut le cas au Togo, ndlr], afin d’aider à l’organisation de nouvelles élections au cours des prochains mois. Une séance de coordination est prévue le 20 février prochain à Zurich afin de déterminer les prochaines étapes.

    De ce plaidoyer, il ressort que les autorités togolaises sont en train de vouloir contourner le plan d’action établi par la FIFA. Mais « une réussite de cette sale besogne, selon certains observateurs, risque de conduire le Togo droit vers une exclusion de la FIFA ».

    En attendant, le feuilleton poursuit son bonhomme de chemin.
    Gabin Koissidjin

     
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