Forum de la Semaine #324 du 28 janvier 2008
Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, M. Antoine Folly convie aujourd’*** les Présidents des Clubs, des Ligues de Football et les principaux acteurs du monde footballistique togolais à une séance de travail dans un grand hôtel de la place. L’ordre du jour n’est pas connu.
Mais les indiscrétions font état de la nouvelle position du gouvernement togolais qui n’est autre que le retour à la légalité au sommet du sport roi togolais. Suite à la saisine de la Fifa qui a écrit au gouvernement pour réclamer entre autres, le rétablissement du Bureau exécutif qu’elle a contribué à élire ensemble avec la CAF
La logique du gouvernement
En réalité, le Chef de l’Etat n’avait pas bien digéré la position de la FIFA qualifiant l’érection du Comité Provisoire de Gestion (CPG) de la Fédération Togolaise de Football (FTF) «d’ingérence de l’Etat dans les affaires de la Fédération ». Un principe sacro-saint qui est violé sur conseil pervers du Gal Gnofame, le tout-puissant Président du Comité National Olympique Togolais (CNOT). A partir de ce moment, le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement, par le biais de l’Autorité sportive togolaise qui n’est autre que le Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, de rectifier le tir.
C’est ainsi que M. Folly, sur ordre du gouvernement a effectué plusieurs missions auprès des instances internationales de Football dont les sommités ont effectué le déplacement d’Accra dans le cadre de la phase finale de la 26e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN Ghana 2008).
Il a eu plusieurs séances de travail avec, non seulement les dirigeants de la Confédération Africaine de Football (CAF), Issa Hayatou (Le Président) et Séyi Mèmène (Vice-président) mais aussi avec Sepp Blatter, le Président de la FIFA et son Secrétaire général, Jérôme Valcke.
La position de la CAF
Pour la Confédération Africaine de Football dont le nom est attaché à ce Comité, la position de la FIFA dans cette crise togolaise sera prépondérante étant donné que la FIFA est l’organe faîtière de la gestion du football dans le monde. Visiblement la CAF très déçue du comportement du Gal Gnofame qui a abusé du Président Hayatou au nom d’une prétendue amitié lorsqu’en Alger l’année dernière, ce tout-puissant général était parti, ensemble avec le Ministre Bernard Walla, présenté la Fédération Togolaise de Football comme inexistante et réclamant l’autorisation de mettre sur pied un comité de gestion.
Véritable coup de force quand on sait que ce n’est qu’une pure contre-vérité qui a été démentie par le Bureau exécutif démis de la FTF dans une correspondance adressée à la CAF et à la FIFA le 27 juillet 2007. La CAF s’étant rendu compte de la supercherie, a refusé de reconnaître ce comité.
Aujourd’***, la position de l’instance dirigeante africaine de football peut se résumer en ces termes : « la CAF se pliera à toutes les décisions qui seront prises par la FIFA dans le règlement de la crise togolaise ».
La position de la FIFA
La Fédération Internationale de Football Associations (FIFA) a durant tout ce temps une position claire : « Au Togo, la Fédération souffre d’ingérence du gouvernement dans ses affaires », a déclaré le 29 octobre 2007 la Commission des Associations de la FIFA. Un comportement intolérable, et l’instance faîtière du Football ne veut en aucun cas laisser ce cas d’école faire des émules en Afrique au point de servir de jurisprudence sur le continent et partout dans le monde.
Pour la FIFA, le seul remède au mal togolais, c’est le retour à la légalité pure et simple : « Il n’y a pas d’autres solutions que celle-là » a confié à Forum de la Semaine le Secrétaire Général de la FIFA, M. Jérôme Valcke à Accra. Le Secrétaire général de la FIFA, a effectué une visite éclaire à Lomé, le samedi 19 janvier et a eu des discussions avec les autorités togolaise à ce sujet. La FIFA a même par la suite, écrit au gouvernement pour lui signifier qu’elle ne connaît ni d’Adam, ni d’Eve le CPG qui n’est qu’un chef d’œuvre minable de quelqu’un qui a été sanctionnée à vie par la FIFA.
Pour le gouvernement togolais, il vaut mieux rétablir la légalité pour éviter à notre pays des sanctions de la FIFA. C’est pour cela qu’avant toute chose, le Ministre Folly a prôné et accompagné la paix et la réconciliation entre les acteurs du football togolais.
La communion retrouvée
Tous les membres du Bureau Exécutif de la FTF, à l’exception de M. Kinénon Zéphyrin (en déplacement) et de Mme Téou (occupée à l’ENA) ont effectué un déplacement sur Accra en vue de prendre des contacts au plus haut niveau de leur discipline. L’atmosphère présentée est de très bon enfant et la communion parfaite. Ce qui dément tous les propos diviseurs et intentions haineuses qu’on leur prête. Des gens ont cru devoir déclarer sur les médias que ces membres qui « se sont pendant plusieurs mois tiré dessus » ne pouvaient s’entendre en moins de quelques jours, comme si pour régler un différend, il fallait mettre des mois, des années, des siècles.
A vrai, vivre ensemble et travailler pour un but précis n’a pas besoin d’un délai. Et les membres du BE l’ont prouvé. A Accra, à Sékondji et à Kumassi, l’ambiance était bien détendue. Les épris de la situation pourrie doivent désormais faire leur compte et laisser les gens qui veulent travailler pour le football togolais se mettre à l’œuvre. C’est bien la fin de la pagaille.
F.S.
Comité Provisoire de Gestion : Errements persistants » des incorrigibles gaffeurs
Le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs croyait si bien faire en invitant les présidents de Ligues et des Clubs à une rencontre, certainement dans le cadre de la reprise des activités du B.E. de la Fédération Togolaise de Football (FTF) par les anciens membres du bureau réhabilité. C’est sans savoir qu’il allait susciter le courroux du Comité Provisoire de Gestion qui pondit aussitôt un communiqué en des termes assez crus, désobligeants et irrespectueux, indignes des signataires et portant le seing de son vice-président Kalepe Mawuényégah.
Le CPG, réuni en session extraordinaire le vendredi, « s’indigne encore une fois des errements persistants de certaines personnes qui pensent être en droit de convoquer ou d’inviter les Présidents de Ligues, de Clubs de D1, D2 et D3 en ignorant l’organigramme », dixit le communiqué. On pouvait en faire un évènement si le texte était vaguement allusif, et ne doigtait personne. Mais lorsqu’en bas du communiqué il est écrit que « le CPG ne s’associe pas à la démarche du ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs », le doute est levé et on en est scandalisé. On comprend donc que c’est le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, et de nommément son préposé Antoine Folly qui sont désignés de « certaines personnes qui persistent dans leurs errements », et qui sont ignorants de l’organigramme.
Comment un service placé sous tutelle d’un ministère peut-il pousser l’outrecuidance jusqu’à le traiter en ces termes ? Comment est-ce possible que le Comité Provisoire de Gestion qui est une création du Comité National Olympique Togolais (CNOT) avec l’aval du gouvernement puisse manquer autant de respect à son ministère de tutelle et attaquer sa décision avec autant de culot, se fondant sur des dispositions statutaires qui n’existent même pas?
C’est manifestement manquer de respect à l’autorité. Et il faut être au Togo pour voir de pareilles choses.
F.S