Liberté Hebdo du 31 décembre 2007
L’affaire de corruption d’arbitres qui a marqué la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans que le Togo a organisée en mars dernier, continue de faire son bonhomme de chemin. Le principal accusé, Tata Adaglo Avlessi, à qui le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a infligé une suspension à vie de toute activité liée au football avec interdiction d’accès à tous les stades continue de clamer son innocence.
Dans le souci de voir la vérité éclater dans cette affaire, l’ancien président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a saisi le Tribunal Arbitral des Sports (TAS).
Selon les informations en notre possession, le TAS a adressé des convocations aux différents protagonistes de cette affaire. C’est ainsi que l’arbitre Gambien, Pa Abdou Sarr, les juges Attivi Cessi et Assogbavi Espoir sont attendus le 18 janvier prochain à Lausanne en Suisse. Mais selon les indiscrétions, l’arbitre togolais Attivi Cessi et le juge Espoir Assogbavi se préparent à boycotter la convocation.
« La probabilité de voir Espoir Assogbavi et Attivi Cessi à Lausanne le 18 janvier prochain est très faible. Les deux hommes se préparent à bouder la rencontre. Ils disent qu’ils n’ont plus d’autres choses à dire que ce qu’ils ont déjà dit au jury disciplinaire de la CAF. C’est pourquoi ils prévoient envoyer simplement un courrier au TAS pour lui demander de se référer aux déclarations qui ont été faites en Afrique du Sud pour trancher l’affaire », a indiqué une source proche de l’un des juges.
Comme on peut le constater, les deux hommes se préparent à bouder la convocation du TAS. Mais étant donné qu’ils sont des juges, quel exemple sont-ils en train de donner aux citoyens qu’ils sont appelés à convoquer demain ? Aujourd’*** qu’on parle de la réforme de la Justice, il est inadmissible que des juges se livrent à ces genres de comportements. Si on était dans un pays normal, le juge Attivi Cessi ne devrait pas continuer à exercer ses fonctions. Le fait qu’il ait reconnu qu’il a servi d’intermédiaire entre Tata Avlessi et l’arbitre Pa Abdou Sarr implique simplement qu’il n’est pas de bonne moralité.
C’est pour toutes ces raisons que le ministre de la Justice doit s’impliquer dans cette affaire afin que la vérité rejaillisse. Quoi qu’on dise, c’est l’image du Togo qui est en train d’être ternie.
L’Etat a donc l’obligation de ramener les deux juges à l’ordre. Cette affaire a causé assez de tort au sport roi togolais et il est temps qu’on en finisse.
G.K.