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La grève de la semaine du 16 avril 2008 au campus universitaire de KARA (TOGO) s’est achevée avec la libération des 19 détenus et la réouverture du campus, réouverture pour laquelle une lettre de remerciement a été adressée au président de la République Gnassingbé Faure. Cette réouverture s’est accompagné d’une promesse de prise en compte des réclamations estudiantines. Mais le silence absolu qui accompagne la fin du mouvement et la tenue du point de presse aux affaires sociales de Kara, point de presse qualifié de « secret » par certains délégués lance le spectre de la suspicion au sein du comité générale du campus. En effet, le délégué général et le représentant de l’UNEET sont suspectés actuellement de mener des négociations en catimini avec l’administration universitaire; ceci contre le gré de MR SEBOU Essohanam, délégué d’amphi FASEG2 qui vient de nous accorder une interview :
togoforum : Mr SEBOU Essohanam, bonjour. Vous êtes le délégué d’amphi de FASEG2 et à titre purement exhaustif, vous étiez candidat aux élections que le déclenchement de la grève à avorter. Vous avez été associé aux différentes tractations ayant eu lieu lors de la grève de la semaine du lundi 16 avril. Pouvez-vous nous faire un compte rendu de ces tractations ? Mr SEBOU : Je tiens à préciser que ma participation aux tractations n’a été que partielle, pas parce que je n’avais pas envie de participer à toutes, mais parce que certaines rencontres avec la présidence se sont faites d’une manière un peu secrète et qualifiable de suspecte, entre autre la tenue du point de presse qui s’est faite d’une manière un peu particulière. Il était prévu la présence de tous les délégués et non la signature de deux personnes.
Dois-je vous rappeler que Mrs AHE et AMEWO que la situation actuelle rend peu crédible ont tenu cette conférence à l’insu de la plupart des étudiants et même du comité de crise qui s’était constitué après leur arrestation, comité dont je faisais partie.
Pour revenir à votre envie d’ avoir un bilan de nos rencontres, c’est que du fait que certaines rencontres se sont déroulées entre personnes sélectionnées que j’appelle « heureux élus » et aussi du fait qu’aucun compte rendu n’a été fait après ces huis-clos, je ne puis vous dresser un bilan si ce n’est celui que les rumeurs annoncent la tenue d’une probable rencontre entre AHE et AMEWO et le ministre de l’enseignement supérieur à Lomé bien sûr l’informantion est à prendre au conditionnel. Pour récapituler, cette question aurait eu une réponse plus satisfaisante si elle était posée à AHE et AMEWO qui sont devenus hélas invisibles.
togoforum : Vos propos révèlent une certaine réserve quant à la crédibilité dont jouissent les délégués généraux de la part des étudiants ou du moins de l’existence d’une suspicions à l’égard de ce comité. Que leur reprochez-vous exactement et quels sont les raisons de cette méfiance à l’égard de Mrs AHE et AMEWO ? Mr SEBOU : Je pense d’abord que la première des choses à faire pour des leaders crédibles et irreprochables d’un mouvement serait de rendre compte de ce qui ressort de toutes les négociations qui sont menées au nom de ce groupe. Je n’exclus pour autant pas la possibilité des huis-clos.
Alors ne pas dresser ne serait-ce que des rapports sporadiques à ses compagnons que l’on croit représenter afin de permettre leur participation aux négociations c’est soit se foutre des gens ou autre chose de ce genre. Donc à partir du moment où le couple Ahe et Amewo dont le mandat est périmé se permettent de tout négocier sans rendre compte c’est qu’on est pas obligé d’aller réveiller les ancêtres pour comprendre que que les négociantions ne portent plus que sur des intérêts particuliers, donc personnels si vous voulez bien autoriser cette synonymie.
Ensuite, lorsqu’on se perment de ne rendre compte à personne et d’isoler ses camarades, on ne peut pas mériter l’adjectif « clean » surtout avec la circulation des rumeurs sur la tenue des conciliabules à Lomé ? Je pense, et cela me ferait plaisir si tel était le cas pour tous les étudiants que nos avants sont pourris ou ont été achetés et que la maison doit être balayé.
togoforum : Au cas où les rumeurs seraient des faits avérés que ferez-vous ? Mr SEBOU : Aucun n’étudiant ne souhaite que ces faits gravissimes se soient vraiment passés. Si tel est le cas, les étudiants ne pourront qu’écarter Ahé et Amewo de leurs négociations. Car nous ne pourront tolérer que des gens nous prennent comme des moutons pour assouvir leur fin.
togoforum : Quelles sont les actions que le collectif des délégués compte mener contre cet état de fait ? Mr SEBOU : Nous avons tenu une réunion le lundi 05 avril 2008 et un comité de 4 membres (un par faculté) a été chargé de rédiger une requête qui sera adressée à l’administration de l’université afin d’obtenir l’autorisation de la tenue d’élections visant non seulement à être en conformité avec les conventions quelque peu oubliées par la duo Ahe et Amewo qui ne refuserons pas de partager à leur actuelle le même panier que Egbare, mais aussi à renouer le dialogue avec les étudiants qui ne cessent de nous harceler avec des questions et qui promettent avec force de mener des actions isolées et donc peu conformes à l’idéal.
Je crains vraiment ce type d’actions dont la teneur en responsabilité est quasiment nulle et dont personne n’ignore l’animalité.
togoforum : En clair s’agit-il d’une stratégie de dévouement des leaders ? Mr SEBOU : Je ne vous demanderai pas de marquer « oui » sur votre bloc-note, mais je vous prierais de voir dans ces mesures quelque chose de très normal et approprié pour corriger la navigation et tout ce qu’il faut pour lutter contre l’usage des groupes pour des finalités peu louables. Ensuite c’est très légal, donc libre cours à l’imagination de tout un chacun de conclure comme il veut. En clair désavouer, non, mais lutter oui! togoforum : De quel œil voyez-vous l’avenir du campus de Kara ? Mr SEBOU : Le campus doit exister et pour cela je compte sur le bon sens des autorités. Mais pour le mouvement, hélas les réclamations ne pourront être satisfaites que si les étudiants nous soutiennent et comprennent la situation de la façon actuelle. Il est très difficile de redresser un mouvement déjà marchandé, mais il n’est pas impossible de le faire. Que tous les étudiants se réveillent et sortent de leur sommeil. On peut tout faire si on a la volonté.
Quant aux probables corrupteurs de Ahe et Amewo qu’ils se mettent à l’idée ceci :les lois de la République veulent qu’on écoute tout le monde, alors passer par des chefs pour faire taire un groupe, c’est déplacer seulement un problème et donc le fermenter ; et les petits problèmes irrésolus d’aujourd’hui peuvent conduire à des révolutions violentes . Je ne fais à personne un cours d’histoire. C’est ce qui nous attend si l’on ne se redresse pas tôt.
togoforum : Un dernier mot ? Mr SEBOU : Vive le campus et l’honnêteté pour que la formation des cadres de demain ne prédestine pas ce pays vers les voûtes de l’enfer. |