Après avoir animé son meeting à Akodessewa, un quartier populeux de la banlieue de Lomé, le parti de Gilchrist Olympio annonce à ses militants l'organisation d'une marche de protestation le 20 juin prochain. Cette marche, selon l'UFC, vise à réclamer les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant les échéances de 2010. L'UFC semble prendre la population comme des éternels naïfs. En effet, l'Accord Politique Global (APG) a prévu la mise en place du CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation) qui devrait se pencher sur ces questions de réformes. Les trois décrets pris par le président de la République ne consacraient que les trois partis politiques qui siègent déjà l'hémicycle à savoir le RPT, l'UFC et le CAR. Or le CPDC devrait non seulement se pencher sur les questions politiques mais également sur des sujets d'intérêt national, d'où la nécessité d'élargir ce cadre, ne serait-ce qu'aux partis signataires de l'APG et à la société civile conformément à une recommandation du Comité de Suivi.
L'UFC fuit le CPDC pour la rue
Au lieu de s'asseoir à la table de dialogue, l'UFC pense exploiter une fois encore la naïveté de ses militants pour occuper la rue et aboutir à sa fin. Pense-t-elle que le peuple est toujours con ?
Les militants de l'UFC, lors des législatives de 2007, avaient porté leur choix sur certains candidats de leur parti qui actuellement siègent à l'hémicycle. L'UFC avait promis terre et ciel à ses militants si ses candidats étaient élus à l'Assemblée Nationale. A l'issue du vote, le parti s'adjuge 27 sièges. Aussitôt élus, ces députés ont tourné le dos à leur électorat pour s'occuper de leur propre bien-être et de celui de leur famille.
Par exemple, le village de Wogba situé à 5 km de Vogan n'a plus d'infirmier dans son dispensaire. L'infirmier qui était là, a réussi au concours de recrutement et est affecté ailleurs. Face à cette situation, une délégation de la localité s'est rendue auprès de l'honorable Attikpa de l'UFC pour solliciter son appui pour une solution au problème car en fait l'infirmier qui est parti était payé par le candidat malheureux du NID dans la localité, Dosseh-Anyron. Une délégation de la population espérait trouver une issue à ce problème auprès de son élu Attikpa. Le député dont la maison était en chantier dit à la délégation qu'il n'a pas les moyens pour résoudre le problème évoqué.
Que dire du comportement du député de la sous-préfecture d'Afagnan, Kossi Edem Badjagbo ? Ce député ne s'approche plus de ses élus totalement démunis alors qu'il n'y a pas longtemps, il allait à pied et était proche de la population. Aujourd'hui, l'honorable roule dans une voiture 4 x 4 climatisée et soulève la poussière sur ses électeurs. Pour tout dire, les députés de l'UFC ont empoché chacun, depuis leur élection à nos jours, soit 19 mois, une bagatelle somme de 19.200.000 FCFA, c'est-à-dire 15.200.000 pour leur indemnité mensuelle et 4. 000.000 comme prêt pour l'équipement. Et tout ceci sans oublier les frais de mission et leur émolument dans les différentes organisations sous-régionales et internationales. Allez-y voir s'ils ont fait quelque chose dans leurs localités où ils sont élus ? Rien.
Les militants de l'UFC se plaignent qu'après les avoir élus, ces députés n'ont aucun égard pour eux mais se permettent maintenant de revenir vers eux pour les inviter à assister à leur meeting. En tout cas, " Je jure que je ne me laisserai plus utiliser car je porte seul ma croix et personne ne me vient en aide ", a laissé éclater sa colère Latékué.
Après plusieurs échecs dans la mobilisation de leur troupe pour de simples meetings, l'on se demande si les militants désabusés de l'UFC peuvent accepter battre le pavé pour les beaux yeux de leurs leaders qui sont aujourd'hui dans de bonnes grâces. L'on se souvient du fiasco dans l'organisation d'un meeting à la place Anani Santos (Fréau Jardin) où sur 5 milles personnes attendus, à peine mille militants ont fait le déplacement. Malgré la campagne de presse annonçant l’arrivée du Président national Gilchrist Olympio, alors que c’était faux.
L'UFC fera mieux de reprendre sa place au sein du CPDC au lieu de vouloir se ridiculiser en pensant faire sortir dans la rue des militants très aigris contre leurs leaders. Comme un adage le dit si bien : " une petite honte vaut mieux que la grande ". Un militant de l'UFC, en l'occurrence Bertin Ayivi, enseignant de son état, dit : " c'est nous qui avions lancé les cailloux dans ce pays, mais maintenant je sortirai manifester pour l'UFC si les enfants de Gilchrist Olympio, de Patrick Lawson, d'Isabelle Amégavi, de Jean-Pierre Fabre, de Doe Bruce, et que sais-je encore, sortaient également pour marcher ".
A bon entendeur, salut.
ALIZIOU Dominique
A quand le retour de Dupuydauby au Togo ?
" Il est indiqué que j'avais pris la fuite suite à un contrôle fiscal diligenté par le fisc Togolais. Je conteste formellement avoir agi de la sorte. Je suis parti, de façon tout à fait officielle sans précipitation, le mardi 26 mai 2009 à 9 heures du matin ". C'est ce que Jacques Dupuydauby a écrit dans un droit de réponse adressé au journal en ligne " republicoftogo " le 29 mai 2009. Il déclarait également sur la radio RFI qu'il n'a pas fui le Togo. Mais depuis, plus rien ; l'homme tarde à effectuer un retour triomphal au Togo pour récupérer les sociétés SE2M et SE3M. On se demande pourquoi il hésite depuis à prendre le premier vol pour Lomé. Evidemment, Jacques Dupuydauby sait qu'il ne peut pas oser revenir au Togo car non seulement il a volé les actions du groupe Bolloré et s'est suffisamment enrichi, mais aussi et surtout la justice l'a bouté dans son jugement rendu le 28 mai 2009 et le fisc est à ses trousses pour non payement des impôts dont le montant s'élève à 12 milliards de FCFA.
Si M. Dupuydauby n'a pas fui le Togo comme il le prétend pourquoi a-t-il saboté la manutention en enlevant les disques durs des ordinateurs par les soins de ses complices qui ont réussi à les jeter dans la mer ? En sabotant les deux sociétés de manutention, en l'occurrence SE2M et SE3M, c'est qu'il sait qu'il ne mettra plus pied au Togo. Ce sabotage a paralysé pendant deux jours les activités portuaires, provoquant ainsi des pertes à l'Etat Togolais et des désagréments aux clients. Heureusement, le groupe Bolloré qui est désormais rentré dans ses droits en récupérant les deux sociétés de manutentions, a l'expertise nécessaire et la compétence requise pour redresser la situation afin que les activités portuaires puissent rependre. Face à tous ces dégâts occasionnés par Dupuydauby, les autorités judiciaires l'attendent de pied ferme pour qu'il réponde de ses actes.
Pour la petite histoire, sachez que le sieur Dupuydauby était un agent du groupe Bolloré qui gagnait une faramineuse somme de 20 millions de FCFA sans compter les frais de logement et autres commodités. Il a été envoyé en Afrique, notamment au Gabon et au Togo pour représenter le groupe. Mais malgré ce confort que Bolloré a mis à sa disposition, Dupuydauby n'a pas hésité à détourner les actions de Bolloré au Togo et au Gabon pour créer son groupe Progosa. Il a réussi par son ingéniosité et son sens d'escroc à tromper la vigilance des autorités des deux pays pour monter son empire Progosa bâti sur le sable. Il a suffi d'un petit vent pour que son empire s'écroule comme un château de cartes. L'homme, dans sa fuite, a commis d'autres dégâts. Il aurait contracté un prêt de 10 milliards dans une banque de la place.
Ce prêt a été purement et simplement viré sur son compte en Espagne. Voilà comment l'homme vole sans scrupule. En tout cas, la banque promet de le poursuivre pour récupérer ses sous.
Visiblement, comme il dit n'avoir pas fui le Togo, les Togolais attendent impatiemment son retour pour lui réserver un "accueil chaleureux" pour avoir spolué le pays et volé les actions du groupe Bolloré. Vivement, que Dupuydauby foule le sol togolais et réponde de ses actes.
ALIZIOU Dominique
Grande mobilisation nationale autour du Président Faure : Le MSF installe son bureau national de coordination Un grand mouvement dénommé " Mouvement de Soutien au président Faure " (MSF) vient d'être créé. Les 5 et 6 juin derniers, une grande manifestation a eu lieu au Palais des Congrès de Kara (dans le nord du Togo) pour marquer officiellement le lancement de ce mouvement national.
La ville de Kara a connu une effervescence particulière le vendredi et samedi derniers. Des milliers de délégués du MSF venus de toutes les contrées du Togo (de Lomé à Cinkassé) se sont retrouvés au Palais des Congrès de Kara pour le lancement officiel du Mouvement de Soutien au président Faure. Vendredi, après les activités préparatoires dans la matinée, c'est l'après-midi qui a été consacrée à l'installation du bureau national de coordination de ce grand Mouvement par le préfet par intérim de la Kozah, préfet de Doufelgou, M. Dirème Kadjama. C'est un bureau composé de onze membres présidé par M. Poro Katanga qui aura la lourde mission d'animer la vie du MSF et de coordonner ses activités sur le plan national. Le clou de la manifestation a été la grande caravane le samedi à travers la ville, suivie du passage des groupes folkloriques, de la prestation des artistes de la chanson togolaise (King Nee, José Grâce, Wilfreed A2, Kpanaké, K. Boy …), de la déclaration des militants du mouvement lue par M. Kédou Akoya, président MSF de la Kara suivie de celle du président national du mouvement. C'était en présence des autorités politiques, administratives, militaires et des chefs traditionnels.
Dans son mot de circonstance M. Kédou Akoya a indiqué que ce mouvement vient à point nommé pour donner un souffle nouveau au parti (le RPT ndlr) qui se veut un parti rassembleur et mobilisateur. "Dieu aime le Togo, c'est pourquoi il a donné le président Faure au Togo", a-t-il dit. Aussi invite-t-il tous les militants à être pour Faure, afin que Faure soit pour tous en 2010. Il a insisté sur la nécessité pour les membres de se serrer les coudes et surtout de cultiver davantage les vertus de vérité et de sincérité au sein du RPT pour assurer une victoire sans faille au Président Faure en 2010. A tous les Togolais de tout bord, M. Kédou a demandé d'avoir le courage de voir en face, avec beaucoup plus de réalisme, les grandes vertus qu'incarne le jeune président qui veut donner à notre pays la chance d'un développement harmonieux et durable. Le président du MSF de la Kara n'a pas manqué de revenir sur le programme du Président Faure connu sous le nom des " Vingt plus " et qui, dit-il paraissait irréalisable même en deux mandats. Cependant, a-t-il poursuivi, en 4 ans, il a gagné le pari, au regard de tous les chantiers déjà réalisés et de ceux en cours de réalisation.
De son côté, le président national du MSF a indiqué que c'est pour marquer "notre soutien à Faure pour qu'il soit président en 2010 " que ce mouvement a été créé. Il s'agit, dit-il, de diffuser les idéaux de paix et de réconciliation apaisée que prône le chef de l'Etat." Il y a beaucoup de choses qui se font mais qui passent inaperçues. Nous aurons à faire en sorte que ces actions soient bien relevées et que les idéaux de paix du chef de l'Etat ne s'arrêtent pas au Togo. Il faut qu'on sache également en Afrique et dans le monde qu'il y a quelque part un chef d'Etat qui se bat pour l'amélioration des conditions de vie pas seulement des Togolais, mais surtout pour la paix apaisée en Afrique ", a-t-il dit.
L'objectif premier du MSF est avant tout de soutenir la candidature de Faure pour les élections présidentielles de 2010. Ensuite, il s'agit de faire rayonner sa politique de développement notamment la mise en œuvre des projets de développement au profit des populations. Le MSF se donne aussi pour mission de fédérer toutes les énergies de toutes les personnes qui ont le sens du patriotisme autour des " Vingt plus " qui sont un engagement que le chef de l'Etat a pris pour le bonheur du peuple togolais, a précisé M. Poro Katanga. Le MSF est un mouvement citoyen qui transcende les clivages politiques et autres considérations partisanes pour viser le développement de tous. Ainsi, ce mouvement entend fédérer les mouvements et associations qui visent les mêmes objectifs. Des témoignages ont suivi ces deux déclarations. Pour M. Didjongou Tonga, un ancien militant du CAR (Comité d'Action pour le Renouveau) à Dapaong : " le président Faure a fait plus que les " Vingt plus ". Des choses ont été réalisées en dehors du programme le soutien de Faure aux sinistrés par exemple. Pour cela il faut le soutenir. La seule issue qui peut conduire le Togo vers le bonheur, c'est le RPT et le président Faure ".
En tout cas le MSF, ce grand mouvement de soutien au chef de l'Etat, tombe comme un grand cadeau d'anniversaire, car le 6 juin était l'anniversaire du président Faure.
Pierre AGBANDA
Présidentielles de 2010 : Le premier candidat déclaré Touré Garba oublié
Les élections présidentielles de 2010 au Togo restent un enjeu majeur et la presse ne cesse d'épiloguer sur ce sujet en publiant la liste des candidats déclarés. Ainsi cinq candidats annoncés, en l'occurrence Gilchrist Olympio de l'UFC, Lawson Nicolas du PRR, Koffi Yamgnane candidat indépendant, Hospice Coco, candidat indépendant et Agbéyomé Kodjo de OBUTS un parti non légalisé, ont fait l'objet d'abondants commentaire dans les médias. Or avant l'annonce de toutes ces candidatures à l'élection présidentielle de 2010, un autre candidat s'était déjà déclaré depuis 2005. Il s'agit de M. Touré Garba, ancien syndicaliste résidant actuellement en Angleterre. Dans une interview accordée à notre confrère de La Dépêche dans sa parution N° 274 du 08 juin 2005, le syndicaliste Touré Garba déclarait " Je promets la victoire des travailleurs en 2010 ".
A quelques mois de l'échéance, l'on se demande que devient le premier candidat déclaré Touré Garba. Chronique de la Semaine a réussi à le joindre à Londres où il réside pour connaître sa position.
M. Touré Garba confirme sa candidature et annonce son retour incessamment. " Je suis conscient du code électoral qui exige 12 mois de résidence au moins sur le territoire national. Mais j'espère que les discutions au sein du CPDC permettrons de sauter ce verrou pour me permettre, en tant que Togolais, d'être candidat ". Le syndicaliste Touré Garba voudrait se faire compter parmi les candidats car il estime être le premier Togolais à avoir annoncé urbi et orbi sa candidature. " Je ne comprends pas pourquoi les médias ne me citent pas parmi les candidats déclarés qui, normalement, devraient être 6 au lieu de 5 qu'on présente chaque fois. Je suis dans le même cas que Koffi Yamgnane et Gilchrist Olympio qui attendent les réformes constitutionnelles pour connaître notre sors pour l'élection de 2010 ", a déclaré Touré Garba.
Qu'il soit désormais clair pour tout le monde qu'à ce jour, les candidats déclarés pour 2010 sont les suivants : Gilchrist Olympio, Koffi Yamgnane, Hospice Coco, Lawson Nicolas, Agbéyomé Kodjo et Touré Garba.
ALIZIOU Dominique
Selon le 7e rapport de l'OPA : " Les tracasseries routières en Afrique de l'Ouest n'ont pas substantiellement baissé”
Des organisations de la société civile lancent une campagne de plaidoyer
L'Organisation des Pratiques Anormales (OPA), un outil de suivi du transport Inter-Etats au niveau de l'acheminement des biens sur les quatre corridors (Ghana, Togo, Burkina Faso, Mali) a publié le 9 juin dernier à l'hôtel Ibis de Lomé son septième rapport, celui du premier trimestre 2009. C'était en présence du responsable du point focal du Togo, du coordonnateur national de l'OPA, des hommes de médias et des personnes impliquées dans le transit des marchandises d'un pays à un autre (conducteurs, Forces de sécurité, syndicats des transporteurs, des chargeurs, etc.).
La présentation du septième rapport a été couplée du lancement de la campagne de plaidoyer par deux organisations de la société civile (le Centre Afrika Obota-Togo et MECAP-Togo) qui ont été retenues et qui ont reçu une subvention de l'OPA pour sensibiliser l'opinion publique, pour un plaidoyer actif envers les décideurs en vue d'une réduction des barrières routières. Ces organisations lutteront pour que la libre circulation des personnes et des biens qui est le socle même des textes de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) soit une réalité vécue dans la région ouest africaine. Car, depuis la création de la CEDEAO en 1975 jusqu'à nos jours, la fluidité de la circulation sur les axes routiers des Etats membres est régulièrement entravée par des actes de harcèlement et de corruption.
Une situation qui porte un coup dur à l'économie des pays et conduit à la cherté de la vie, car, si les marchandises sont acheminées à moindre coût, elles coûteront moins cher sur le marché et ce sont les populations qui en bénéficieront.
Selon les résultats du 7e rapport de lOPA, il existe toujours des comportements défavorables à la fluidité du trafic de transit sur certains corridors. En effet, le nombre de postes de contrôle aux 100 km est de l'ordre de 2 au Togo et au Ghana mais atteint 5 au Mali. Les temps de contrôle aux 100 km vont de 7mn au Togo à 44mn au Burkina Faso. En ce qui concerne les perceptions illicites, elles varient de 1667 FCFA au Togo à 7784 FCFA au Mali au 100km. Le rapport note néanmoins une légère amélioration. En confrontant les deux dernières périodes (4e trimestre 2008 (T4-08) et 1er trimestre 2009 (T1-09)) on constate que le nombre total de contrôles sur l'ensemble des corridors s'est allégé de 4% au cours du 1er trimestre 2009, passant d'un total de 79 (T4 - 08) à 76 (T1 - 09). Cet allégement est imputable à la diminution de près de 31% du nombre de contrôles sur le tronçon du Mali et à l'augmentation de 25% au Togo. Au niveau du Ghana et au Burkina Faso, le nombre de contrôles a augmenté d'un poste, indique le rapport. Par rapport aux perceptions illicites, le rapport note une tendance à la baisse de ces pratiques sur l'ensemble des trois corridors pilotes avec un taux de régression de 11%. La baisse la plus sensible est constatée sur le corridor Bamako-Ouagadougou avec un taux de recul de 23%. S'en suit le corridor Tema-Ouagadougou avec une réduction de 5%. En revanche, on note une forte augmentation des perceptions illicites au niveau du corridor Lomé-Ouagadougou. Ce qui est imputable au Togo qui a enregistré la plus forte hausse de perceptions illicites, soit 41%, généralement due à l'insertion de nouvelles barrières du côté togolais.
Le coordonnateur de la communication et du plaidoyer (OPA), M. Lacina Pakoun a indiqué dans le cas du Togo que des efforts considérables sont en train d'être faits pour réduire les tracasseries routières par rapport à d'autres pays. Il a encouragé les décideurs à continuer dans cette dynamique pour atteindre l'idéal de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) qui vise 3 barrières par corridor (1 au départ, 1 au franchissement de la frontière et 1 à l'arrivée).
Par rapport à la campagne de plaidoyer, il a indiqué qu'elle " vise à faciliter le transport et transit routier inter-Etats avec pour cheval de bataille les organisations de la société civile Togolaise (le Centre Africa Obota-Togo et MECAP-Togo). Celles-ci vont essentiellement couvrir le corridor pour se familiariser avec le corridor Lomé-Ouagadougou et travailler en collaboration avec leurs homologues du Burkina ".
Pour M. Fatozoun Mawoutoè, coordonnateur national, " quand bien même nous sommes au vert par rapport aux autres corridors, ce n'est pas une satisfaction totale. Les uns et les autres doivent aider les acteurs à trouver une solution idoine à ce problème ".
Les débats qui ont suivi la présentation du rapport et le lancement de la campagne de plaidoyer ont été très constructifs et ouverts, selon la plupart des participants.
Pierre AGBANDA
Pour la promotion de la femme togolaise : La 1ère édition de "Femme leader de l'année" est lancée
" La femme est le pilier de la famille", dit-on souvent et on pourra paraphraser ce dicton en disant " la femme est le socle de la Nation". Cette assertion, bien partagée, se réactualise dans les replis du concept "Femme leader de l'année" initié par les responsables de la Com.tg, agence de communication et de production audiovisuelle basée à Lomé. L'enfourchure de l'initiative qui entend célébrer le leadership féminin togolais, est basée sur le principe de sondage, de vote populaire par SMS et sur le SITE WEB de la personnalité féminine la plus appréciée et la plus méritante au sein du public à travers des actions de développement, le tout curé d'une production d'émission télévisuelle de prestige. Opérationnel sous le Comité d'organisation présidé par Zavier BALOUKI, le projet évènementiel "Femme leader de l'année" vise à honorer et à récompenser des figures de proue de la gente féminine togolaise dans toute sa splendeur.
Le lancement officiel de la 1ère édition de l'évènement a eu lieu au cours d'une Conférence de presse qui s'est déroulée le vendredi dernier à l'Hôtel Mercure Sarakawa. La salle de Conférence présentait un décor rimant avec la nature rayonnante de la femme. Le logotype imagé du concept qui représente une silhouette féminine soulevant majestueusement la lampe, est assez illustratif du rôle de pionnière dont la femme leader fait preuve pour avoir arpenté des sentiers non battus et servi de guide pour ses semblables. Les pionnières, le Togo tout comme l'Afrique en a besoin; des femmes qui montrent la voie et qui, en fait sont porteuses d'espoir et de lumières, constituent des exemples à suivre. Le comité d'organisation a présenté dans sa teneur et son contour le concept "Femme leader", émanation d'un projet assez original qui vise tout justement à identifier celles qui portent en elles les marques et les qualités de la culture d'excellence, à les porter vers le haut, vers la plénitude. Il s'agit des femmes de valeur, des femmes vertueuses qui, chacune dans son domaine d'activité fait l'objet de références remarquables par rapport à la vie politique, socio économique et culturelle du Togo.
La femme, "cette vaillante créature de Vénus au mille vertus", une formule qui rappelle la densité inégalable dont Dieu a fait combler l'existence de l'homme. "Autant de femmes vertueuses et valeureuses, autant de grâces et de bénédictions pour l'Humanité". Des affirmations qui accordent toute la pertinence que revêt le concept "Femme leader" qui s'organisera chaque année. Annuellement sera consacrée dans le fauteuil de leader, la meilleure des femmes les plus prestigieuses et les plus charismatiques impliquées dans des actions de développement ; celle-ci sera connue à la suite du vote populaire par SMS numéro court et sur site web www.femmeleadertg.com. La singularité de l'évènement se précise dans ses spécifications techniques qui consistent à la mise à la disposition du grand public de numéros courts auprès des opérateurs de téléphonie mobile de la place en vue d'effectuer à loisir et autant de fois, des votes pour la femme leader nominée de son choix. Le jeu de vote par SMS du public est doté d'importants prix à gagner par les votants les plus méritants et les plus chanceux, en ce sens que plus l'on envoie des SMS, plus la probabilité de remporter de gros lots est forte. Le public sera invité au démarrage effectif de l'opération voting à faire son choix parmi une dizaine de personnalités sélectionnées dans le panel de 20 premières femmes retenues parmi 110 femmes citées par l'opinion publique et recensées à la suite d'une opération de sondage menée sur toute l'étendue du territoire. La famille des nominées de la 1ère édition se compose de Pasteur ABITOR, Présidente d'association et artiste, de Mmes Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON, Coordinatrice sous Régionale de WILDAF AFRIQUE, Suzanne AHO, Présidente d'association, ancienne ministre, Claudine AKAKPO, Directrice Générale ATOP, journaliste, Isabelle AMEGANVI, Leader politique, parlementaire, avocate à la cour, Télé AMENDAH-MENSAH, Universitaire, militante des droits de la femme, Ingrid AWADE, Directrice Générale des Impôts, Sepopo Margueritte LAWSON, Commerçante, militante des droits de la femme, marraine des Miss Togo, Victoire TOMEGAH-DOGBE, Directrice de Cabinet de la Présidence de la République et Kissem TCHANGAÏ WALLA, Vice Présidente Commission Vérité Justice et Réconciliation.
C'est au 31 octobre prochain que la lauréate désignée par le verdict de vote populaire, sera connue publiquement et récompensée au cours d'une grande soirée prestige et glamour de remise de trophées et du dîner de gala agrémentés d'ambiance feutrée, qui sera télédiffusé en direct sur l'une de nos chaînes de télévision. Au menu, deux trophées, en plus du trophée femme leader de l'année, seront remis aux deux autres des trois premières femmes. Les 100 votants les plus méritants gagneront divers prix mis en jeu par des partenaires de l'évènement à cette soirée que le Comité d'organisation compte organiser avec doigté.
A travers "Femme leader de l'année", la Com.tg compte encourager la culture de l'excellence chez les femmes et promouvoir les droits de celle-ci. Selon le Président du Comité d'Organisation de "Femme leader de l'année" " le présent projet est conçu pour battre le record d'audience télé au Togo, en termes d'évènement. Il vise à encourager les femmes leader d'opinion et les femmes décideurs, les femmes qui tiennent un rôle prépondérant dans notre société ".
"Femme leader de l'année" se place dans un registre de projets innovants et de promotion de l'esprit d'émulation sollicitant la culture de l'excellence et de la perfection. Aussi l'organisation se lance-t- elle le défi de s'illustrer avec honneur et réussite à la taille du défi et du pari ambitieux de rehausser par l'évènementiel l'image de la femme togolaise. La Com.tg qui a déjà fait ses preuves de professionnalisme dans la production audiovisuelle se sent sereine de relever ce défi. Mais pour y parvenir avec succès, toutes les énergies et toutes les volontés doivent se mobiliser pour accompagner les promoteurs du projet dans sa réalisation. Car il s'agit à travers "Femme leader de l'année" de créer dans le cœur de chaque Togolaise et de chaque Togolais un capital respect pour les femmes qui œuvrent inlassablement par leurs actions de développement au bien-être du citoyen de la Nation togolaise.
Vicarmelo TIEM
Match Togo-Gabon : Les Eperviers déplumés par les panthères (0-3) : Les vrais responsables de la débâcle des Eperviers
Les Eperviers du Togo ont joué le 6 juin dernier contre le Gabon leur deuxième match du dernier tour de la phase des éliminatoires couplées CAN/Coupe du monde 2010. Bon nombre de Togolais attendaient de leur équipe au moins un match nul au Gabon sinon une victoire sur les panthères. Mais c'était sans compter avec les " vieux démons " que l'entraîneur des Eperviers, Jean Thissen, a dénoncés après le match joué contre le Cameroun à Accra. Des " Vieux démons " sont revenus et cette fois-ci au galop. Ces " vieux démons " ont pour nom : la mauvaise préparation de l'équipe nationale, les problèmes de primes, les querelles de personnes, etc. Au Gabon, les Eperviers ont été déplumés par les Panthères, mieux, humiliés. C'était une débâcle totale, un naufrage collectif de la barque de Jean Thissen. Du retour du Gabon, le capitaine des Eperviers a tenté une explication au cours d'une émission sportive sur la télévision nationale mais sans vraiment convaincre. Comme le disait Ovide, un poète de l'Antiquité Grecque, " Arrêter le mal dès ses origines, car le remède vient trop tard quand le mal s'est trop accru par la longue durée".
Cependant, pour arriver à bout d'un mal, il faut le déterminer et accepter le remède approprié. Ce que les responsables du football togolais ne veulent guère faire. Sinon comment comprendre qu'à chaque fois les mêmes problèmes reviennent à chaque rencontre des Eperviers?
Quels sont les vrais responsables de la débâcle des Eperviers ? C'est la question que les Togolais se posent. En premier lieu, il y a les dirigeants de la FTF qui n'ont pas respecté le programme de préparation établi et soumis par l'entraîneur de la sélection.
Conséquence, la préparation a été bâclée. Le président de la FTF, en l'occurrence le colonel Rock Gnassingbé, et son secrétaire Reinhardt ont préféré se rendre au Bahamas pour le congrès de la FIFA, abandonnant les Eperviers à leur triste sort. Peut-être une manière pour eux d'échapper aux critiques. Mais leur responsabilité est bien avérée. Pour se défendre, ils avanceront par exemple qu'ils n'ont pas eu la totalité de l'argent du budget présenté. Et pourtant, le ministre de l'Economie et des Finances, M. Otteh Ayassor, avait prévenu : " Nous n'accepterons pas qu'on profite des Eperviers pour en faire des fonds de commerce… ". Pourquoi alors la FTF ne fait-elle pas de rapport des dépenses au ministère des Finances, afin de bénéficier des Fonds nécessaires pour l'organisation d'autres rencontres ? Il faut aussi relever le regroupement raté des joueurs, car certains étaient logés à l'Hôtel Ghis Palace, d'autres à l'Hôtel Sarakawa, d'autres encore, à l'instar du capitaine Adébayor, étaient chez eux. Une situation qui leur a permis de passer toutes leurs soirées dans des boîtes de nuit à boire, et à faire la fête avec les filles. Il faut ajouter à cela le choix quelque peu raté de l'entraîneur et un arbitre qui était acquis à la cause des Gabonais (arbitre partial). Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que les Eperviers perdent. Mais une seule chose est sûre, le 20 juin le Togo affrontera les Lions de l'Atlas au Maroc. Quelles sont les dispositions envisagées par la FTF, le staff technique et les autorités togolaises pour éviter aux Eperviers une nouvelle débâcle ? Toutes les personnes impliquées doivent savoir que le football est un élément fédérateur important au Togo et pour cela il doit être géré avec tout le sérieux qu'il faut. Les Eperviers n'ont plus droit à l'erreur et le peuple attend de voir la suite.
Pierre AGBANDA
Fait divers : La fenêtre de la mort
Le Centre d'Accès au Site Internet de l'UEMOA qui a son siège au CASEF à Lomé est en deuil. Feu Aimé, employé comme planton au sein de ce centre, n'est plus. Il a quitté le monde des vivants au petit matin du dimanche 7 juin 2009. Il venait de boucler ses quarante cinq ans de souffrance sur terre. Il laisse ainsi derrière lui une veuve et un orphelin.
Pourtant, Aimé se portait bien la veille. Jusqu'à 1 heure du matin le dimanche, il était encore maître de ses mouvements. Les circonstances du décès ont obligé les parents à accélérer le processus des obsèques qui ont dû avoir lieu quelques heures seulement après le décès. La rédaction de votre hebdomadaire, La Chronique de la Semaine, a été particulièrement affligée par cette tragique disparition et présente ses profondes condoléances à la famille éplorée, à son institution qui est aussi la nôtre et au peuple Togolais qui vient de perdre un vaillant compatriote. C'est une foule des grands jours qui a accompagné la dépouille mortelle à sa dernière demeure au cimetière d'Agbalépédogan. Il y avait, dit-on, autant de monde la nuit du décès.
Il serait, à en croire son entourage, un bon père de famille. Mais confronté à une pauvreté aiguë, il s'est vu abandonné par sa femme qu'il a rencontrée pour la première fois en 2005 et qu'il a épousée deux ans plus tard. Après avoir quitté son mari elle est allée vivre sous un autre toit, trompée par un autre homme. Etant donc obligé de vivre seul, Aimé a appris à se débrouiller sans le concours d'une tierce personne. C'est ainsi que dans la nuit de samedi, à quelques heures de son décès, il est sorti pour aller se désaltérer chez la femme de tchouk, (bière locale). Il a parcouru à cet effet presque deux kilomètres. Il y est resté jusque tard dans la nuit. Il avait, dit-on, rencontré des amis avec qui il a partagé les derniers moments de sa vie.
Qui l'eût cru ? Même lui, ne pouvait pas croire qu'il ne survivrait pas le lendemain. Dommage, le crayon de Dieu a une fois encore prouvé qu'il n'a pas de gomme. Dieu a donné et il a repris. Seulement voilà, là où le bas a blessé, c'est que ce ne sont pas tous ceux qui ont écourté leur sommeil dans cette nuit profonde pour aller au secours du malheureux qui ont su ce qui lui est arrivé. Et lorsqu'ils ont appris les circonstances du décès, ils ont conclu à un drame suite à une idiotie humaine. Il semblerait qu'à son retour chez lui après le cabaret, la porte de sa chambre était fermée à clé. Il chercha en vain la clé et se résolut de passer par la fenêtre. Il pensait pouvoir passer à travers les barres de fer qui assuraient la sécurité de la fenêtre. Il réussit à faire passer les pieds. Malheureusement la tête s'est trouvée bloquée. C'est dans sa tentative de se tirer de la situation qu'il trouva la mort par étranglement. Pitié ! Repose en paix, cher Aimé et que la terre te soit légère !
B.TALOM