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  • Présidentielle 2010 : Le Mouvement pour le Soutien au président Faure

    La Dépêche 472 du 10 juin 2009
    On ne le dira jamais assez, les élections présidentielles de 2010 s'approchent à grand pas. Dans la foulée, chaque parti politique, chaque association ou mouvement politique   affûte déjà ses armes pour cette grande échéance. Dans cette perspective, on a enregistré un nouveau-né qui vient pour soutenir, redynamiser et mobiliser toutes les forces vives de la Nation togolaise derrière le président sortant, Faure Essozimna Gnassingbé. Il s'agit  du Mouvement pour le Soutien au président Faure (MSF), qui a été officiellement lancé le vendredi dernier au Palais  des Congrès de Kara.
    En effet, les 05 et 06 juin derniers,  le Palais des Congrès de Kara a encore servi de cadre pour une manifestation solennelle. Il s'agit notamment de l'installation officielle du bureau national du Mouvement  pour le Soutien au président Faure (MSF), suivie d'une caravane à travers les grandes artères de la ville de Kara.Ils étaient tous là, les délégués, les messagers du MSF venus de toutes les contrées du Togo et les groupes organisés à cette cérémonie solennelle d'investiture de la Coordination Nationale du MSF, dont le bureau comprend 11 personnes et est dirigé par M. Katanga Poro Tchakpala, Directeur Régional de l'Education de la Kara.Installation solennelle du MSFLa journée du vendredi 05 juin a été consacrée à l'installation officielle du bureau de la coordination du MSF. A l'instar  des délégués et messagers du MSF, on notait la présence des autorités administratives dont le préfet de Doufelgou, M. Direm Kadjama, assurant l'intérim du préfet de la Kozah. On notait également la présence des chefs traditionnels et de nombreux invités. Pour le coordonnateur local, (Kozah) du MSF, M. Kédou Akoya, le MSF est un mouvement de soutien au président Faure. C'est une association imbue des idéaux du RPT. Elle vient insuffler un dynamisme nouveau au RPT, grand parti qui se veut  mobilisateur et rassembleur d'hommes et de femmes capables de faire la différence dans la gestion  saine et harmonieuse des affaires du Togo. Qualifiant de positif le bilan de Faure,  M. Kédou a mis l’accent sur le travail abattu par ce dernier,  qui, en moins de cinq ans  de magistrature, a surpris, surprend et surprendra encore non seulement les Togolais, mais aussi toute la communauté internationale par son sens très élevé de responsabilité sur tous les plans et dans tous les domaines ".Selon le Coordonnateur général du Mouvement, M. Katanga Poro Tchakpala, l'objectif du MSF est de porter haut les actions du président Faure à travers villes, villages et hameaux en vue de concrétiser sa brillante élection en 2010. Il est allé  loin en comparant cette élection à un référendum au cours duquel le peuple dira oui pour Faure.  Pour ce faire, le Mouvement mettra des stratégies appropriées pour la victoire. Il travaillera en synergie avec les populations à la base. D'ailleurs, le Mouvement  dispose de messagers de Cinkassé jusqu'à Aného. Par ailleurs, selon ses responsables, le MSF transcende tout parti politique, c'est-à-dire, qu'il travaillera avec tous les militants des partis politiques pour que tous ensemble, mettent le Togo sur de nouvelles dimensions, comme l'a amorcé le président Faure.  M. Katanga  a enfin demandé au peuple togolais de compter sur eux en leur faisant confiance.La journée  de samedi était celle de la caravane et du lancement national du MSFLancement national du MSFLe lancement national du MSF est caractérisé par une caravane à travers les artères de la ville. La vaillante population habillée à l'effigie du MSF et du président Faure  scandait des slogans à l'endroit du président Faure. Sur les pancartes et les banderoles confectionnées pour la circonstance, on pouvait lire " Faure : l'unique consensus des Togolais ",  " Faure : la providence pour le peuple togolais ", " Essozimna : c'est Dieu qui sait, c'est lui qui décide ", " Faure pour tous, tous pour Faure ", etc. Cette caravane avait  pour point de chute, l'esplanade du Palais des Congrès où attendaient les autorités militaires et civiles au premier rang desquelles M. Direm Kadjama, préfet par intérim de la Kozah. Dans une déclaration du MSF lue par son représentant local, M. Kédou, le président Faure est considéré comme un don de Dieu au peuple Togolais. Il a su à une période difficile du peuple togolais, donner le meilleur de lui-même pour surmonter les difficultés. Dressant un bilan sommaire des " 20 plus " du président Faure, le MSF les trouve très satisfaisants, car ce programme colossal, même deux décennies  ne suffisent  pas pour sa réalisation, mais comme le dit l'adage, aux hommes bien nés, la valeur n'attend point le nombre des années, le président Faure a fait des merveilles. En quatre ans,  Faure a déjà réalisé la majorité de ce programme dans plusieurs secteurs, a souligné M. Kédou. A cet effet, on retiendra :-        au niveau politique, la signature de l'APG en août 2006, l'Etat de droit devenu aujourd'hui  une réalité avec la réforme de la justice qui est en cours. On a également le projet de statut de l'opposition, le financement des partis politiques, etc.-        au niveau social et de l'emploi, le MSF relève des avancées relatives au relèvement de l'âge de départ à la retraite, le relèvement du SMIG, le recrutement dans la fonction publique, dans la police, etc.-        sur le plan de la Santé, on note la réalisation des blocs pédagogiques et 100 blocs sanitaires. L'équipement et la réhabilitation des centres régionaux. Le MSF n'a pas passé sous silence l'engagement du chef de l'Etat à la promotion de l'agriculture comme en témoigne la tenue à Kara, du Forum des agriculteurs, l'acquisition  des intrants, des tracteurs etc.Enfin, M. Kédou a, au nom du MSF, relevé que le président Faure  agit beaucoup, mais parle très peu. C'est ce qui amène, selon lui, des Togolais imbus à s'approprier de sa générosité. C'est pourquoi le MSF veillera et travaillera aux côtés de Faure pour assurer davantage la visibilité de ses actions.T.Vivien Port Autonome  de Lomé- Faure et ses amis tirent les ficelles§         255.000 euros versés à DEBBASCH par DUPUYDAUBY§         L'Amiral ADEGNON gère une coquille videA bien des égards, notre pays ressemble étrangement à cette République très démocratique du GONDOUANA que nous décrit chaque matin à 6h 57 M. Mamane sur RFI. En République du Togo, pardon en République du GONDOUANA tout se passe selon le bon vouloir  du Prince. La belle illustration en est la situation qui prévaut au Port Autonome de Lomé en ce moment.          Voilà une société  stratégique qui a à sa tête un directeur général qui, à première vue, devait gérer et contrôler l'essentiel des activités de ce qu'on appelle le poumon économique. Dans la réalité, il n'en est rien.  L'amiral ADEGNON, DG du port ne gère rien. Le port a été dépouillé de sa substance juteuse  confiée à des sociétés étrangères qui se sucrent avec la complicité de nos dirigeants. Nous avons été scandalisés par les évènements entre PROGOSA et BOLLORE. Ces évènements montrent à quel point notre patriotisme  est descendu aussi bas car dans le conflit franco-espagnol, on a de la peine à situer les intérêts des Togolais.Dans une de nos publications, nous signalions des mouvements de fonds du Port de Lomé en direction des Emirats du Golfe.  A l'époque, personne ne nous a pris au sérieux. Le temps nous donne raison car notre confrère LIBERTE  vient de lever le voile sur la prévarication qui prévaut au PAL.Dans le conflit fratricide entre Faure et Kpatcha, on se plaît à raconter que c'est pour mettre fin aux réseaux mafieux du frère cadet. Mais  on oublie de reconnaître que les réseaux du petit frère ont été simplement transférés aux amies et amis. Regardez l'opulence, qu'exhibent  Faure et ses amis. Des maîtresses par ici, des châteaux et des grosses cylindrées par là. On parle même des hôtels et des appartements, des amis et amies en Europe. L'année dernière, on raconte que Mme Awadé Ingrid a été surprise à l'aéroport  Charles De Gaule avec des milliards dans ses valises. Des confrères avaient signalé la disparition des centaines de millions des impôts. Un inspecteur des impôts enfonce le clou en confiant en privé que si on savait comment l'argent des impôts était utilisé tout le monde descendra dans les rues. Jusqu'ici, notre procureur  n'a pas encore porté plainte. A Kara,  c'est le père de Mme Awadé Ingrid à la retraite qui ferait la spéculation foncière.  Où ce retraité qui n'a plus rien, trouve t-il des millions pour racheter terrains et maisons ? Dans tous les cas, Faure et ses amis ne nous rassurent pas. Il existe un décalage entre ce qu'ils  disent et ce qu'ils font. Et le voile vient d'être levé sur les pratiques de la Cour en République très, très démocratique du Togo.   En vue de couvrir entièrement en énergie le Bénin et le Togo : La CEB  a inauguré son poste d'interconnexion du Nord TogoDans le but d'améliorer la fourniture  d'énergie électrique, l'interconnexion  entre le Nord et le Sud du Togo et du Bénin, un projet de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) est devenu effectif. Les présidents togolais et béninois, Faure Essozimna Gnassingbé et Yayi Boni  ont inauguré le 04 juin l'interconnexion nord Togo, nord Bénin à Kara.Lancée officiellement le 29 octobre 2004 à Kara, l'interconnexion Nord Togo permettra de :-        substituer l'électricité onéreuse produite par les centrales thermiques isolées dans le Nord par l'énergie  du réseau interconnecté du Sud,-        assurer la fourniture de l'électricité en qualité et en quantité suffisante pour les besoins futurs,-        permettre à la CEET de réaliser l'électrification rurale d'une cinquantaine de localités traversées par la ligne HT.Selon M. Lafia Sacca, ministre béninois de l'Energie et de l'Eau, la présente interconnexion permettra non seulement le bien-être des populations, mais  aussi le gage d'un développement de l'artisanat et de l'industrie locale. "  C'est ce qui justifie l'intérêt que constitue ce partenariat énergétique auquel s'attachent les plus hautes autorités de nos deux pays ", a-t-il ajouté.Pour le ministre togolais de l'Energie et des Mines, M. Noupokou Dammipi, la présence des chefs d'Etat du Togo et du Bénin à cette inauguration se situe dans la droite ligne de leur volonté de promouvoir l'intégration et le développement  des deux pays." Les populations du Bénin et du Togo, conscientes du rôle de l'énergie électrique dans le processus d'émergence de nos économies et d'amélioration de leur cadre et conditions de vie, vous témoignent, par ma voix, toute leur gratitude ", a-t-il dit à l'endroit des deux  chefs d'Etat. Auparavant, le directeur général de la CEB, M. Djibril Salifou a indiqué que cette interconnexion et le poste de Kara  qui est l'un des plus importants maillons, permettront non seulement un accroissement du niveau d'accès des populations du Nord Togo à l'électricité et une réduction  sensible du spectre de délestage, mais aussi l'alimentation d'une grande partie du Nord Bénin. Notons que l'une des particularités de ce projet, dont le coût s'élève à 17.062.360.830 F cfa, c'est l'électrification rurale. 28 localités situées le long du tracé de la ligne  bénéficient de branchement et d'électrification.L'interconnexion comprend :-        le poste de Kara (2,25 ha) équipé d'un transformateur d'une puissance de 16 MVA-        l'extension du poste d'Atakpamé par la création d'une travée ligne Kara de 161 Kw pour l'évacuation d'une ligne de l'énergie vers le Nord Togo et le Nord Bénin. -        la construction d'une ligne de 161 KV à un terne d'une longueur et 273 Km entre Atakpamé - Kara et Kémérida à la frontière Togo-Bénin.Soulignons  qu'en marge de cette inauguration, les deux chefs d'Etat ont saisi  l'occasion pour procéder à des échanges de vue sur des questions  d'intérêt commun à leurs pays respectifs et sur la situation au plan bilatéral, sous régional et continental. A cet effet, les présidents Faure et Yayi ont réitéré leur engagement à trouver  des solutions au problème de l'énergie électrique, notamment en augmentant les capacités de production  et en diversifiant les sources d'approvisionnement de leurs pays.  L'accélération des travaux de construction du barrage hydroélectrique d'Adjarala et la finalisation du projet Gazoduc de l'Afrique  de l'Ouest ont été vivement  recommandées.Par ailleurs, Faure Gnassingbé  et Boni Yayi ont salué les avancées enregistrées par leurs pays en matière de démocratie. Sur le plan africain, si dans certains pays comme la Côte d'ivoire, des efforts louables ont été consentis par la classe politique, dans d'autres, à savoir la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Somalie et le Soudan, la situation reste confuse, ont relevé les chefs d'Etat du Togo et du Bénin avant d'inviter les protagonistes à privilégier la voie du dialogue et de la concertation.T.V Présidentielle 2010 : Les médias publics et  privés sensibilisés sur la couverture électorale La consultation électorale est toujours une étape  sensible dans la vie d'une démocratie. Il arrive  fréquemment que les élections soient émaillées d'incidents voire de troubles. La presse y joue un rôle déterminant.  Dans ce contexte, elle a pour mission d'informer les électeurs sur les enjeux  de la consultation électorale, en  les aidant à  comprendre les mécanismes et les éclairant sur les choix qu'ils sont amenés à faire. C'est pourquoi la presse doit livrer à ses lecteurs et auditeurs une information équilibrée et impartiale.Il ressort donc que la presse, " élément " fondamental dans  le processus démocratique, ne peut  être ignorée durant la période électorale. C'est  dans ce contexte qu'elle a bénéficié une fois encore d'un renforcement de ses capacités au cours d'un séminaire qui s'est tenu à Kpalimé du 04 au 06 juin. Organisé par le Centre d'Observation et de Promotion de l'Etat de Droit (COPED), en partenariat avec l'ONG Action pour la Promotion de l'Enfant Rural (APER) et le Centre Sogolon (CS) avec l'appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD). le séminaire de formation a regroupé une vingtaine de journalistes des médias privés et publics. Avec comme thème central" Contribution des médias à un processus électoral pacifique ", l'objectif du séminaire est d'amener les médias à accompagner le processus électoral dans les normes journalistiques et favoriser d'une part la promotion de la cohésion sociale et d'autre part, cultiver  aux citoyens,  la culture de la paix et de la non- violence en période électorale.La cérémonie d'ouverture a été présidée par le président du COPED, M. TCHACONDOH Ouro-Bossi qui a dans son intervention félicité les journalistes   pour le travail combien exaltant mais difficile qu’ils  ne cessent d'abattre. Il a ensuite exhorté les médias à faire  comprendre aux populations  qu'une  élection quelle que soit sa nature, doit être comprise comme une compétition qui aboutira nécessairement à la victoire d'un fils togolais. Il a également rappelé aux journalistes qu'il leur revient  d'éduquer les populations sur leur sens de responsabilités avant, pendant et après le scrutin, car l'échec d'un processus électoral peut être aussi la conséquence de l'échec des médias dans leur rôle d'éclaireurs de la pensée humaine puisque " la parole peut déclencher une crise, ou elle peut régler  une crise et aboutir à la paix ", a-t-il ajouté. Il a pour terminer convié les séminaristes à s'inspirer des modèles sénégalais, béninois, maliens, … pour que la presse togolaise soit également citée un jour comme une référence.Les travaux du séminaireLa première communication du séminaire a porté sur " Médias et Partis Politiques ". Elle  a été présentée par M. Fabien Akakpo, Maître de conférences à l'Université de Lomé. Dans sa présentation, M. Akakpo a fait savoir que les médias ne doivent pas se confondre aux partis politiques dont l'objectif premier est de conquérir et d'exercer le pouvoir. Il a souligné que conformément aux lois  de la République, les médias ne sont pas des groupes politiques qui ont vocation   la conquête et l'exercice du pouvoir. Considérés comme 4ème pouvoir (non institutionnel), les médias ont pour rôle d'aider les pouvoirs publics, les partis politiques, les organisations  de la société civiles (OSC), et les groupes socio-économiques, … à communiquer. Ils dénoncent les abus, révèlent les scandales et éclairent l'opinion sur la gestion de l'Etat.  Il a ensuite énuméré les différents types  de médias: les médias publics qui sont des instruments des pouvoirs publics, des médias partisans qui affichent les couleurs des partis politiques mais qui sont tenus par l'éthique et la déontologie de la profession,  enfin les médias dits indépendants qui doivent être autonomes et professionnels.La deuxième communication a porté sur " Médias et Cohésion ". Elle a été développée par Mme Adjoua Awisoba, membre de la HAAC. Elle  s'est basée sur  3 journaux parus entre février  et mars 2009 qui ont incité à la haine tribale et à la division sociale. Elle a saisi l'opportunité pour inviter les médias à aider tous les acteurs sociaux à œuvrer pour une cohabitation pacifique  des peuples. Rappelant l'article 12 du code de la déontologie, Mme Awisoba a terminé son exposé en exhortant les médias à " œuvrer pour la tolérance ethnique et non pour la guerre, pour la coexistence pacifique et non  pour l'affrontement "." Traitement  de l'information en période électorale ". C'est sur ce thème que M. Balogou DONKO chargé de Programmes au COPED s'est entretenu avec les journalistes. Il s'est intéressé à certains articles de presse  parus lors de la campagne pour la présidentielle de 2005, pour montrer aux journalistes comment collecter, traiter et diffuser une information. Il a aussi montré aux journalistes le comportement à adopter en période pré et post électorale en insistant sur le fait que pendant ces périodes, les journalistes doivent faire preuve d'impartialité, d'objectivité, d'équité, d'exactitude. "Rôles et responsabilités des journalistes en périodes électorales ". C'est sur ce thème que M. Améwi Dabla, Consultant Médias et Communication, a entretenu les séminaristes. Il a d'abord  écouté les expériences des journalistes en matière de couverture électorale. M. Dabla  a rappelé ensuite que le 1er rôle des journalistes dans cette période est d'être des " chiens de veille ". Il les a conviés à se procurer le " guide du reporter en période électorale ", un document élaboré par l'UJIT et adopté le 1er décembre 2000, dans lequel se trouvent les règles générales à suivre en période électorale puisque comme l'a souligné le ministre Kéyéwa le 18 mai dernier à l'ouverture d'un autre séminaire à l'ambassade des USA, " la plume du journaliste est comme la langue d'Esope : la meilleure et la pire des choses. Avec elle, vous pouvez tout construire, comme avec elle, vous pouvez tout détruire ".La dernière communication du séminaire a porté sur " les organisations de la société civile : Médias et démocratie ". Elle a été développée par M. François Kossi Legnonou, consultant. Il a cité dans un premier  temps les principes cardinaux de la démocratie qui restent : le pluralisme politique,   le pluralisme des opinions et l'acceptation des différences. Après avoir défini les concepts, démocratie, société civile et médias, M. Legonou a relevé que les médias constituent des outils essentiels  pour mesurer l'état de la démocratie et qu'ils se trouvent " au milieu d'un jeu triangulaire entre homme politique, opinion publique et médias ".Rappelons qu’au cours de ce séminaire, les jouranlistes ont appris beaucoup de choses à travers les contributions et les expériences des uns et des autres dans les débats très enrichissants. Ils ont aussi appris à produire des articles de portraits croisés   et surtout comment traiter les informations avant leur diffusion.DAO Bissang L'Observatoire Ouest Africain de l'Environnement a lancé ses activités le 3 juin passéL'Observatoire Ouest Africain de l'Environnement (OOAE) créé le 04 avril 2009 a lancé ses activités le 03 juin dans la salle de conférences du ministère de l'Environnement (Lomé).Cette cérémonie de lancement a été présidée par M. Sama Boundjouw, directeur des Eaux et Forêts audit ministère.  M. Sama, livrant  le message de son ministre  a laissé entendre que l'avènement de l'OOAE est une alerte et une interpellation non seulement pour le gouvernement togolais, spécifiquement dans sa politique et ses stratégies de gestion de  l'environnement, mais aussi les autres gouvernements  de la sous régions et partant ceux du monde dans leur vision  de la gestion de l'environnement. Il a tenu  à rappeler que l'Observatoire devra ouvrir la porte à tout le monde, de manière à ce que chacun apporte très librement sa contribution pour construire  et entretenir ce qui est d'intérêt public.Le directeur exécutif de l'OOAE, M Mawussé Y. Kpondzo, dans son  intervention, a présenté l'observation dans son ensemble.L'Observatoire Ouest Africain de l'Environnement est une  association de protection de l'environnement, à but non lucratif. Il est constitué par  un groupe d'hommes et de femmes soucieux de la dégradation quotidienne de l'environnement africain dans son ensemble. Il a pour mission essentielle de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations de la sous région ouest africaine  dans un environnement saint en vue d'un développement durable. Ses objectifs sont entre autres, la protection de l'environnement (ressources naturelles, eau, sol, forêts, faune, etc) la lutte contre les changements climatiques, les inondations, la sécheresse, la pollution sous toutes ses formes.Les groupes  cibles sont : les pouvoirs publics, les populations, les entreprises de productions industrielles et autres. Quant au moyen d'action, M. Kpondzo explique que l'Observatoire procèdera  par des enquêtes, des investigations, des études, des propositions et des publications périodiques, des rapports sur l'environnement pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de mener de véritables  actions de protection de l'environnement ; interpeller  l'opinion  à changer de comportement envers  l'environnement. L'association compte mettre à contribution les médias et saisir les parlementaires voir la Cour de Justice de la CEDEAO en cas de besoin pour décourager et punir les prédateurs.WAKIOU Tcha-Sama Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Naufrage collectif des Togolais au GabonLes matchs de la deuxième journée comptant pour les éliminatoires CAN/Mondial 2010 dans le cadre du deuxième tour se sont joué les 06 et 07 juin sur le continent africain. Les Eperviers du Togo en déplacement au Gabon ont été lourdement défaits par les Panthères locales (0 contre 3). Un score que le Togo n'a plus connu il y a longtemps même au mondial, face aux grandes équipes, et qui fait très mal aux Togolais qui se croyaient bien partis pour la Coupe du monde 2010.          " Rien ne se perd, rien ne se crée ; tout se transforme ", disait Lavoisier. Cette défaite  n'est que le fruit du désordre voulu par les dirigeants du football togolais.Tout a commencé avec l'avortement sans autres explications du regroupement prévu par le sélectionneur national Jean Thissen  en Belgique et le départ tardif d'une mission d'exploration à Libreville. Notons que le laxisme observé dans les préparatifs est dû à l'absence du président Rock Gnassingbé et de son secrétaire qui étaient à une Assemblée  générale de la FIFA à Bahamas. Cette absence  a fait que des joueurs ont boudé le campement pour se retrouver dans les rues de Lomé à bord de leurs luxueuses voitures au lieu de se concentrer sur ce match qui devait se dérouler  dans quelques heures.  Il se dit aussi que, parce qu’ils ne recevaient pas la visite des filles, des joueurs ont quitté l’hôtel Ghis Palace où ils étaient logés pour se loger à l’hotel Sarakawa. On se demande si Rock ne pouvait pas se faire représenter à Bahamas et prendre lui-même les commandes des préparatifs ou les confier à l'un de ses vice-présidents.Nous sommes tentés de faire certaines observations techniques  qui à notre avis à contribuer à ce lourd score. Visionnant le film de la rencontre le lundi soir, nous nous sommes rendu  compte que Agassa Kossi, le portier a perdu ses réflexes d'antan. Nous n'en voulons pour preuve, que le deuxième but (il a vidé sa cage et a été lobé).Seuls, Mama Gafar et Olufade Adékambi ont essayé de jouer le physique avec les adversaires. Les autres semblaient déjà fatigués.De même, l'entraîneur  semble  encore ne pas connaître les joueurs. Des joueurs comme Senaya Junior et Floyde Ayité étaient gardés sur le banc alors que le milieu était complètement dégarni.L'espoir de se retrouver en Afrique du Sud en juin 2010 ne s'est pas encore  envolé. Il faudrait que le président de la Fédération Togolaise de Football prenne très rapidement les choses en mains pour essayer de sauver ce qui peut l'être encore.

    WAKIOU Tcha-Sama

  • TOGO: Kofi Yamgnane confirme sa candidature aux présidentielles de 2010‏

    Source: Ouest France : http://www.ouest-france.fr
    mercredi 10 juin 2009


    Kofi Yamgnane s'engage corps et âme au Togo
    Ancien maire de Saint-Coulitz, et conseiller général de Finistère, Kofi Yamgnane, 63 ans, renonce à la nationalité française pour pouvoir être candidat à l'élection présidentielle en 2010, dans son pays natal. : Ouest-France

    Sa candidature à la présidence du Togo, en 2010, implique qu'il renonce à la nationalité française. Habitant désormais Lomé, il a déjà commencé sa campagne dans son pays natal. Kofi Yamgnane, pourquoi voulez-vous devenir président de la République togolaise ?

    Je ne peux plus faire comme si. J'ai le sens du devoir. Mon pays natal est au bord du désastre. Le déferlement de violence de 2005 m'a écoeuré. J'ai eu une chance vertigineuse : né dans une case au Togo, je suis devenu ministre en France. J'ai une expérience politique solide et un réseau de relations assez large et universel pour défendre le Togo à tous les niveaux. Et je mesure l'ampleur de la tâche.

    Qu'implique votre candidature ?
    La loi togolaise exige deux conditions essentielles : d'abord habiter au Togo depuis plus de 12 mois. C'est déjà mon cas. Je vis désormais à Lomé, 228, boulevard de la Kara. La deuxième, draconienne, exige la nationalité exclusivement togolaise. En tant que Français, j'ai pu accéder aux fonctions politiques éminentes. J'aurai préféré conserver la double nationalité, franco-togolaise. Mais je suis prêt à ce sacrifice. C'est un geste fort : quoi qu'il arrive ensuite, je resterai Togolais.

    Êtes-vous déjà en campagne ?
    Oui, j'ai démarré une campagne auprès des chefs traditionnels des villages, j'en ai visité 140 le mois dernier, afin de tisser un réseau. Et de prouver que j'existe en vrai ! Leurs réactions sont positives, je suis un compatriote qui a réussi chez les blancs. Je délivre ce message de base : « Ce régime vous a martyrisés pendant 43 ans. Je vous dis : N'ayez plus peur ! » Et j'écoute les préoccupations des populations qui disent en substance : « Même les chiens savent que le Togo va mal. » J'ai dû transmettre mon planning et mon itinéraire au ministère de l'Intérieur. Trois jours plus tard, le chef de l'État proclamé par l'armée, Faure Gnassingbé Eyadema, m'emboîtait le pas et, grande première, rendait également visite aux communautés. En distribuant, lui, des billets.

    Que proposez-vous pour le Togo ?
    Cinq défis majeurs sont à relever : le défi alimentaire, la santé et l'éducation pour tous, l'emploi des jeunes et le bien vivre ensemble. Éclatée en 92 partis, l'opposition semble à bout de souffle. Comme Yayi Boni au Bénin, je ne représenterai aucun parti. J'espère rallier l'opposition autour de ma candidature. De symbole, je suis déjà devenu l'homme à abattre. Ceux qui sont actuellement au pouvoir n'ont aucune intention de le quitter. Sinon, il faudrait qu'ils répondent de tous les crimes atroces qu'ils ont commis. Je demanderai à la France, ainsi qu'à l'Europe, leur soutien pour que l'élection, prévue le 18 février 2010, soit la plus transparente possible.
    Frédérique GUIZIOU. Site de campagne de Kofi Yamgnane: http://www.yamgnane2010.com

  • Après avoir commis des gaffes au Togo et créé des préjudices à Bolloré : Dupuydauby envoie une lettre de chantage à Faure

    (Lire la lettre)
    C’est connu de tous les Togolais et du monde entier il y a deux semaines : Jacques Dupuydauby, celui qui a fait mains basses sur SE2M, SE3M et CEOP appartenant au groupe Bolloré, a pris la poudre d’escampette après avoir jeté dans la mer les disques durs des ordinateurs et divers documents comptables.

    Cet acte répréhensible doublé du gangstérisme fait l’objet d’une information judiciaire ouverte par le Procureur de la République à l’encontre du fugitif et de ses complices qui ont fui le Togo. Un mandat d’arrêt international est lancé contre Dupuydauby, son fils Vianney et autres qui ont pillé et mis à genou notre économie pour avoir rrefusé de payer les impôts pendant qu’il brasse des milliards sur notre territoire.

    En effet, alors que des investigations se poursuivaient dans le cadre d’un contrôle fiscal diligenté par le fisc togolais à l’égard des entreprises SE2M, SE3M et CEOP, un employé desdites sociétés, pilote amateur, a emprunté un appareil de l’aéroclub de Lomé et en compagnie d’un autre cadre des sociétés susvisées, a jeté à la mer les disques durs des ordinateurs et divers documents comptables pouvant aider la direction des impôts à mener à bien leur travail. On apprendra plus tard qu’il s’est retrouvé au Burkina-Faso puis chez lui en Espagne avec son équipe rapprochée.

    C’est après avoir commis toutes ces gaffes et préjudices qu’il écrit au Chef de l’Etat lui demandant d’user de son autorité pour faire cesser les rumeurs et intercéder auprès de la justice pour que celle-ci veille au strict respect de ses droits comme s’il est plutôt la victime dans cette affaire. Cela s’apparente à une manœuvre d’intimidation et de chantage. Dupuydauby peut-il envoyer cette lettre au Président français ou à d’autres Chefs d’Etat. (Lire ci-dessous la lettre).

    Son Excellence Monsieur Faure Gnassingbé Président de la République Togolaise
    Courrier transmis par messagerie UPS Séville le 29 mai 2009


    Excellence, Monsieur le Président de la République, Le site republicoftogo a publié hier un article intitulé «Dupuydauby a pris la fuite». Cet article interprète à sa façon les conditions de mon départ du Togo. Une telle présentation des faits est inacceptable, comme l’indique mon droit de réponse que j’ai adressé au site le 29 mai et je me dois de vous apporter les précisions suivantes, auxquelles je vous demande respectueusement de bien vouloir prêter attention :

    1. En ce qui concerne les conditions de mon départ, vous n’ignorez pas que j’ai quitté le Togo de façon tout à fait légale; ce dont les tampons apposés sur mon passeport font foi. Je ne doute que vous eussiez été averti s’il en avait été autrement.

    2. Vous avez vous-même, Monsieur le Président, été témoin de la présence de mon avion au côté du vôtre, d’une part sur l’aéroport de Lomé, alors que vous décolliez, et plus tard sur l’aéroport de Ouagadougou, puisque nous sommes partis mardi dernier vous et moi pour la même destination et à un quart d’heure d’intervalle, afin d’y rencontrer la même personne.

    3. La veille de mon départ, j’avais d’ailleurs indiqué à l’un de vos très proches ainsi qu’à Monsieur le Ministre de l’Intérieur que je comptais me rendre à Ouagadougou le même jour que vous. Affirmer en conséquence que j’ai fui le Togo est un mensonge. Je vous serais infiniment reconnaissant de bien vouloir, d’une manière ou d’une autre, faire cesser ce colportage de rumeurs, car vous seul avez la possibilité de le faire et l’autorité pour être entendu. Ce même mardi soir, alors que vous même rentriez de Ouagadougou où j’étais encore, j’apprenais que les forces de l’ordre avaient investi de façon totalement illégale la villa où étaient stockées les archives des sociétés en cause, sans qu’aucun document officiel, notamment d’origine judiciaire, n’ait pu être produit.

    La gendarmerie a molesté les gardiens affectés à la protection du site, et en a forcé les portes pour investir les lieux. Il s’agit d’une voie de fait assimilable à une violation de domicile, comme le prévoit l’article 28 de la Constitution de la IVème République, et susceptible d’être qualifiée d’infraction par la législation togolaise. Ces archives comptables et informatiques des sociétés étaient centralisées dans une villa parfaitement connue de vos services, et notamment de Monsieur Debbasch. Cette intrusion illégale des forces de l’ordre, quelques heures après le retour de Monsieur Debbasch à Lomé, en venant de Paris, relève d’un fait quant à lui parfaitement établi et dont la concomitance est troublante. Certains articles évoquent qu’un mandat d’arrêt aurait été lancé contre moi alors que l’avant-veille encore, j’étais reçu à son domicile par le Ministre de l’Intérieur. Il est vrai que Monsieur Debbasch n’était pas encore rentré de Paris alors que lui a, bel et bien, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, d’origine française, lancé contre lui. Si pareille mésaventure m’arrivait, ce que je n’imagine pas, je souhaiterais bénéficier de la même mansuétude dans les procédures d’exécution...

    Je me suis d’ailleurs, par l’intermédiaire de mes avocats, spontanément présenté à Interpol comme à un magistrat instructeur espagnol pour les informer que je me tenais à leur disposition mais personne n’était informé de rien. Compte tenu de la gravité des faits qui me sont reprochés et des mesures qui viennent d’être prises tant à mon encontre qu’à l’égard de mon fils et de l’un de mes plus proches collaborateurs, j’ai demandé à mes avocats de prendre toutes les dispositions possibles pour que fa vérité soit rétablie.

    J’ai l’honneur en votre qualité de garant de «la continuité de l’Etat et des institutions de la République», selon l’article 58 de la Constitution, c’est-à-dire de leur bon fonctionnement, de vous demander de vous assurer que la justice veille au strict respect de mes droits.

    Vous comprendrez que je transmette cette lettre à nos avocats togolais, espagnols et français.

    Vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente, je vous prie d’agréer, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma haute considération.
    Jacques DUPUYDAUBY

    Commentaire
    Une analyse minutieuse de la correspondance de Dupuydauby et de son comportement appelle à des commentaires. En effet, très tôt, lorsque cet homme est arrivé au Togo, certains observateurs ont su dire que les autorités ont commis une grave erreur en l’acceptant chez nous. Certains sont allés plus loin pour dire que feu Président Eyadéma va regretter d’avoir placé sa confiance en lui. Aujourd’hui, les faits donnent raison à tous ceux qui ont eu cet esprit prémonitoire.

    Car, parmi ceux qui refusent de payer les impôts mais qui se comportent au Togo comme en territoire conquis, Dupuydauby incarne le symbole. Que veut-il que Faure Gnassingbé fasse dans ce sale dossier dans lequel il est trempé de la tête jusqu’aux pieds ? Qu’est-ce que Dupuydauby va chercher auprès du Président Compaoré au moment où Faure Gnassingbé était chez son homologue Burkinabè ?

    Au-delà de tout commentaire, il faut reconnaître que l’acte posé par les autorités togolaises vis-à-vis de Dupuydauby est salutaire. Car dans la vie, il y a des moments où on doit avoir le courage de dire : ça suffit. L’acte posé par Faure Gnassingbé doit être compris dans ce sens. Sinon, comment comprendre qu’un individu qui, pourtant, a reconnu lui-même :

    1°) que le groupe Bolloré est le seul et unique propriétaire de Progosa Investment (actionnaire unique de Pii Espagne, actionnaire majoritaire de SE2M et SE3M

    2°) qu’il a été employé et régulièrement rémunéré dans le cadre d’un contrat qui le liait au groupe Bolloré

    3°) que le groupe Bolloré est même financièrement à l’origine des activités de Progosa-Espagne puisse adopter, en fin de compte, des comportements qui s’apparentent au chantage, au banditisme et à la truanderie ?

    Dans un tout autre registre, si Dupuydauby ne se reproche rien et qu’il avait quitté librement Lomé comme il veut le faire croire, pourquoi est-il toujours resté dans son pays natal avant de faire du boucan ?

    Jacques Dupuydauby, s’il est vraiment garçon n’a qu’à revenir à Lomé. Le Procureur de la République Robert Bakaï et les éléments de la gendarmerie l’attendent au carrefour.
    AMOU


    Que cache le voyage de Faure en Italie ?
    Depuis lundi 08 juin 2009, le Chef de l’Etat accompagné d’une forte délégation séjourne en Italie. Officiellement, le N°1 togolais est attendu au pays de Berlusconi pour participer au forum de partenariat entre l’Union Européenne, l’OCDE et l’Afrique. Au cours de son séjour en Italie, il a rencontré M. Silvio Berlusconi, le Président du Conseil des Ministres italien, Giovanni Battista Ré, préfet de la Congrégation pour les Evêques, successeur du Cardinal Gantin. Il a reçu, en outre, le Président, le Vice-président de la Commission de l’Union Européenne, Antonio Tojani.

    Mais selon certaines sources officieuses, Faure Gnassingbé serait tout simplement convoqué par la Communauté Sant’Egidio qui aurait de sérieuses préoccupations par rapport au dossier «Kpatcha Gnassingbé» qui défraie la chronique depuis le 12 avril 2009. La communauté qui suivrait de très près l’évolution du dossier aimerait entendre le Chef de l’Etat sur certains aspects qu’elle estime déterminants. A en croire des indiscrétions, la rencontre entre les membres de cette Communauté et le Chef de l’Etat togolais peut aboutir à une issue heureuse acceptable par tous dans cet épineux dossier.

    Depuis l’interpellation du député de la Kozah, des voix s’étaient élevées de part et d’autre pour appeler à un règlement à l’amiable. Mais dans l’entourage du président Faure, on estime qu’il s’agit d’une affaire d’Etat et que la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur.

    Si Faure Gnassingbé a accepté de faire le déplacement sur l’Italie, c’est qu’il voue à la Communauté Sant’Egidio une considération inouïe. On se rappelle le rôle important joué par cette communauté dans la détente entre le RPT et l’UFC de Gilchrist Olympio, le principal opposant du parti au pouvoir. Le voyage du président Faure en Italie est le premier voyage du Chef de l’Etat togolais hors du continent depuis son voyage avorté du 12 avril 2009.

    Près de deux mois déjà, sur ordre du Chef de l’Etat, garant de la continuité de l’Etat, le demi-frère de celui-ci croupit en prison pour : «tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences volontaires avec usage d’armes à feu et complicité de violences volontaires».

    Le mercredi 15 Avril 2009, il a tenté de demander asile à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo. Mais il sera plutôt livré aux autorités togolaises qui l’ont arrêté. Au lendemain de son arrestation, le corps du délit sera présenté à la presse. Et comme il fallait s’y attendre, ce corps de délit a suscité des réactions de part et d’autre. Et pour cause, personne n’y croyait au regard du manquement et des non-dits qui entourent ce dossier. On apprendra, par la suite, à savoir une affaire de clé USB appartenant à Kpatcha et qui aurait permis aux autorités de découvrir le plan d’attaque détaillé ainsi que de précieuses informations relatives à l’exécution du présumé complot.

    Demain vendredi 12 juin 2009, il y a 2 mois jour pour jour que Kpatcha est en résidence privée. D’après nos informations, Faure Gnassingbé tient à ce qu’il soit jugé sous prétexte qu’il s’agit d’une affaire d’Etat. Mais le jugement de Kpatcha n’aura pas lieu avant l’élection présidentielle de 2010. Sur ce plan, les avis sont partagés. Certains disent, si jugement il doit y avoir, il faut que cela ait lieu avant 2010. Pour d’autres, Kpatcha ne doit pas être jugé. C’est ainsi que l’affaire Kpatcha devient une arête dans la gorge de Faure. Que faut-il faire devant ce dilemme ?

    Cela fait dire à beaucoup d’observateurs qu’au-delà de la version officielle, Faure cherche conseil auprès de Vatican, vrai ou faux ? Attendons de voir.
    JNT
    Dernière minute : Une marche de protestation de l’UFC prévue le 20 juin 2009
    De sources bien informées, une grande marche de protestation initiée par l’UFC est prévue le 20 Juin 2009 à Lomé. L’objectif de la marche est de protester contre les dérives du pouvoir, le tripatouillage des textes, le non-respect des engagements de l’Accord Politique Global, les manœuvres au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation. Le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio désormais régulier à Lomé, prendra personnellement part à cette marche. L’UFC associera des partis alliés soucieux de l’avenir de notre pays.

    Mais d’après nos informations, le pouvoir s’apprête à empêcher cette marche. Allons-nous vers un face à face forces de l’ordre- militants de l’opposition ? Le pouvoir mesure-t-il l’ampleur de l’acte en cours d’être posé ? Pourquoi vouloir empêcher une marche des manifestants aux mains nues.

    Dans un tout autre registre, on se demande si le CAR, le parti de Me Agboyibo participera à cette marche. La question mérite d’être posée quand on sait que depuis quelques temps, les deux partis ont convenu de présenter un candidat commun afin de définir une stratégie de conquête de pouvoir pour la présidentielle de 2010.

    Mais de réunion en réunion, ils ne sont jamais parvenus à s’entendre sur le choix de ce candidat ; chacun campe sur sa position. Le CAR tient au retour de l’ascenseur alors que l’UFC soutient qu’il a déjà investi son candidat pour la présidentielle de 2010.

    Hier mercredi 10 juin 2010, le 1er Vice-président de l’UFC, Patrick Lawson est attendu à Accra. De son côté, le Président national du CAR Apévon Dodji est également au pays de Kwame Nkrumah. Que vont-ils faire ? Ce voyage se situe-t-il également dans le cadre de leur concertation périodique ou de leurs activités privées ? Comment l’UFC et le CAR comptent-ils organiser cette marche et parler d’une même voix ?
    Amou
    Vers une explosion sociale au grand marché d’Adawlato Les dérives totalitaires de Vincent Boustani en passe d’affecter la politique de Faure
    Des commerçantes et commerçants opérant au grand marché d’Adawlato ayant loué des boutiques auprès du Libanais Vincent Boustani, sont depuis des années confrontés à une augmentation fulgurante des frais de loyers que le Libanais leur impose au gré de ses humeurs.

    De 90.000 à 100.000 F CFA en 1992, les frais de loyer d’une boutique de 28 ou 30 m2 passent aujourd’hui à 215.000 à 220.000 F CFA sans que les boutiques partiellement délabrées n’aient fait pendant tout ce temps, l’objet d’un quelconque réaménagement.

    Dans la plupart des boutiques, il n’y a pas des installations d’eau. Les W.C. en mauvais état sont presque inutilisables, ce qui amène les locataires que sont les commerçants à exiger la construction des fosses sceptiques en vue de mettre fin aux odeurs pestilentielles.

    Au lieu de chercher à mettre à l’aise ses locataires en cherchant des solutions à leurs préoccupations, le Libanais ne pense plutôt qu’à faire saigner encore davantage ceux-cI.

    Le 8 février 1996, il informait par lettre ses locataires de la révision à la hausse des loyers à un taux soi-disant forfaitaire de 50 %. Dans la même correspondance, il prétendait que si depuis 1993, la clause de majoration de 10 % par an n’a pas été scrupuleusement respectée, c’était compte tenu de la conjoncture économique du pays qui d’une part sortait d’une longue période de gel des activités et d’autre part subissait les effets de la dévaluation du franc CFA.

    Le 25 novembre 2003, il augmente de 15 % les loyers. Fatigués et sérieusement agacés par ces augmentations en cascade, les commerçants ont initié des rencontres avec leur «propriétaires» qui n’avaient rien donné. Finalement lorsqu’ils avaient fini par exprimer leur ras-le-bol et leur décision de ne plus honorer ces frais de loyer pour le moins exorbitants, ce sont des huissiers que Boustani avait envoyés aux trousses de ses locataires.

    Dans la «Mise en demeure» adressée à chacun d’entre eux par l’entremise de Me Gilbert Atakpla, huissier de justice, il est écrit : «Le preneur est tenu de payer le loyer et de respecter les clauses et conditions du bail. A défaut de paiement du loyer ou en cas d’inexécution d’une clause de bail, le bailleur pourra demander à la juridiction compétente, la résiliation du bail et l’expulsion du preneur et de tous occupants de son chef, après avoir fait délivrer par acte extraordinaire, une mise en demeure d’avoir respecté les clauses et conditions de bail».

    Or M. Vincent Boustani et ses locataires, d’après nos informations, ne sont liés par aucun contrat digne de ce nom. En guise de contrat, c’est un diktat qu’il aurait imposé à ceux-ci au regard de qui, le document n’a aucune valeur.

    A en croire ces commerçants qui subissent aujourd’hui les dérives totalitaires de Vincent Boustani, aucun dialogue avec ce dernier n’est possible. Parce que l’homme serait très méchant et n’aurait que de mépris à l’endroit de ses locataires qu’il traite moins que des chiens. «A peine se donne-t-il le temps de nous recevoir. Et au cours des conversations si notre positon diverge de sa position, il pique une vilaine colère, nous injurie et nous renvoie de chez lui comme des chiens galeux» raconte un des commerçants aujourd’hui en difficulté.

    Nous apprenons que tant que la situation demeure, la grogne monte dans les rangs des commerçants et peut déboucher très prochainement sur une explosion sociale au grand marché de Lomé. Une situation susceptible d’affecter lourdement la politique du Président Faure Gnassingbé qui attache beaucoup de prix à la tranquillité des populations. Le Ministre de l’Administration Pascal Bodjona est-il au courant de ces dérives ?

    Pour sauver la paix civile au grand marché de Lomé et éviter des troubles éventuels, il devient impératif que cet homme d’affaires qui n’a que du mépris pour les Togolais soit rappelé à l’ordre afin de mettre fin à l’augmentation anarchique des loyers de ses boutiques qui mettent tant nos commerçants en difficulté.


    Affaire à suivre.
    Jacqueline Nyarley Tarsi
    L’élection de M. Amoussou-Guenou à la Cour des Comptes suscite des réactions
    Depuis le jeudi 4 juin 2009, les parlementaires togolais ont élu quatre membres devant siéger à la Cour des Comptes au nom de l’Assemblée nationale.

    Il s’agit de MM. Jean Koffi Edoh (52 voix), Assiba Amoussou-Guénou (49 voix), Pakoum Kpéma (49 voix) et Essowavana Tchakéi (47 voix).

    L’élection de ces 4 membres s’inscrit dans la perspective de l’installation prochaine au Togo de la Cour des comptes.

    Dans un pays comme le Togo où le détournement des deniers publics et la dilapidation des ressources du pays défrayent la chronique, l’installation d’une Cour des Comptes ne peut que réconforter les populations indignées par l’impunité totale dont jouissent les prédateurs de l’économie nationale.

    Selon la Constitution, la Cour des Comptes assure la vérification des comptes et de la gestion des établissements publics et des entreprises publiques. Elle assiste le parlement et le gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances.

    Mais là où le bât blesse, c’est quand on considère que les quatre membres élus par l’Assemblée ne font pas tous l’unanimité au sein de l’opinion. Le cas Assiba Amoussou-Guénou en est une illustration palpable.

    Cet homme pour nombre de Togolais traîne trop de casseroles pour mériter une place à la Cour des Comptes. Considéré comme un pilleur patenté de l’économie nationale, il est reproché à M. Guénou d’avoir conduit le Fonds d’Entretien Routier dans le gouffre à travers une gestion catastrophique des ressources mises à sa disposition, quand il était Directeur Général de cette société.

    Dans ces conditions, élire cet homme à la Cour des Comptes, ne peut être qu’une abomination. L’élection de M. Assiba Amoussou-Guénou est hautement desservie au sein de l’opinion.
    JNT
    Promotion de la recherche économique : La 2e édition du «Prix Abdoulaye Fadiga» officiellement lancé
    Il a été procédé mardi, dans l’enceinte du campus universitaire de Lomé, au lancement officiel de la 2ème édition du « Prix Abdoulaye Fadiga » pour la promotion de la recherche économique. En présence du Vice-président de l’Université de Lomé, du doyen de la FASEG, des professeurs, des enseignants chercheurs et autres étudiants, le Directeur national de la BCEAO au Togo, représentant le Gouverneur Philippe-Henri Doucoury-Tabley, a tenu à préciser les objectifs du prix, les thèmes de recherche pour cette nouvelle édition, le public visé, les conditions liées aux dossiers de candidature et aux travaux de recherche, la procédure de sélection et la date de remise du prix.

    Pour le représentant du gouverneur, l’institution de ce prix constitue un jalon nouveau d’une série d’actions soutenues de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans le domaine de la promotion de la recherche économique et vise à promouvoir et renforcer la recherche économique dans les huit pays membres de l’UEMOA, favoriser l’émergence de travaux de recherche de qualité sur la formulation et la mise en œuvre de politiques économiques pertinentes pour le développement des dits pays.

    Le «Prix Abdoulaye Fadiga» qui a également pour vocation de constituer un cadre d’émulation pour les chercheurs, s’adresse justement à ces chercheurs ressortissants de l’espace UEMOA, résidant ou non sur le territoire de l’Union. Cette 2e édition dont le délai de soumission des dossiers de candidature est fixé au 31 mars 2010, prend en compte les candidats âgés de 45 ans au plus. Selon les organisateurs, malgré la réelle satisfaction de la première édition remportée par le Nigérien Oumarou El-Nasser Ary Tanimoune, la BCEAO a décidé d’apporter des innovations à la deuxième. Cela porte essentiellement sur quatre points à savoir la procédure des appels à candidature, la délimitation du champ des thèmes et les dispositions relatives aux candidatures conjointes. Initialement fixées à deux, les candidatures conjointes sont désormais levées. Cette démarche vise à élargir davantage les candidatures potentielles.

    Le dernier point concerne la cérémonie de remise du prix dont le montant du lauréat est fixé à dix (10) millions de F CFA pour l’édition 2010. Outre le Lauréat, les candidats classés 2ème et 3ème à l’issue des délibérations du jury seront invités à cette cérémonie du remise de prix.

    Quand aux thèmes des articles à soumettre, ils doivent porter sur le questions relatives à l’appartenance à une Union Monétaire, en l’occurrence l’UEMOA qui pourraient prendre en compte des sujets sur la convergence des économies, la coordination des politiques, la gestion des chocs asymétriques, l’efficacité des instruments de politique monétaires, les coûts et avantages de la stabilité des prix, la politique budgétaire en union monétaire, les règles de politique monétaire, les mécanismes de transmission de la politique monétaire…

    Au titre du 2e thème qui porte sur la problématique du développement du secteur financier dans les économies de l’Union, les travaux de recherche pourraient s’intéresser à l’approfondissement du secteur financier de l’UEMOA, l’accès au crédit et les imperfections du marché du crédit, la gestion du risque, la mesure et l’explication des performances des structures financières, la taille optimale de ces structures, les problèmes d’efficience et de concurrence dans le secteur bancaire, le degré de contestabilité dans ce secteur…

    Les travaux de recherche doivent entre autres, présenter une problématique claire et une revue de littérature suffisamment documentée, être originaux ou apporter des solutions nouvelles à des questions déjà traitées, être rédigés en Français avec une page de garde mentionnant le titre de l’étude, la date, un résumé en français et en Anglais de vingt (20) lignes maximum chacun. Les articles ne doivent pas avoir été déjà primés, ni avoir fait l’objet d’une publication antérieure ou en cours. Le Directeur national avant de terminer son propos a émis le vœu que la compétition soit une saine émulation, marquée du sceau de la transparence, de la rigueur et de l’excellence qui sont le credo de la Banque Central.

    Faut-il rappeler, le «Prix Abdoulaye Fadiga» a été institué par l’actuel Gouverneur Philippe Henry Dacoury-Tabay de la BCEAO, le 18 mars 2000. Abdoulaye Fadiga, de nationalité Ivoirienne fut le tout premier Gouverneur de la BCEAO pendant 14 années. Né à Touba en Côte d’Ivoire le 10 mars 1935, Abdoulaye Fadiga qui a fait un passage remarquable à la tête de la Banque centrale, s’est éteint le 11 octobre 1988.

    C’est donc pour honorer sa mémoire d’homme intègre, banquier émérite et dirigeant profondément attaché à l’intégration économique Ouest africaine que ce prix lui a été dédié.
    L. C.
    Kaléidoscope
    La justice est-ce pour traquer les voleurs de poules ?
    L’affaire Dupuydauby ne cesse de faire couler autant d’encre que de salive. Pour nombre de Togolais, la fuite du Directeur Général de Progosa est un montage destiné à divertir l’opinion. D’abord on ne comprend pas qu’en ces moments de conjonctures, le Directeur Général des Impôts puisse donner le temps à l’homme d’affaires franco-espagnol de cumuler tant d’arriérés d’impôts non payés sans être inquiétés. Ensuite on ne s’explique pas pourquoi dans cette affaire Dupuydauby soit le seul à être poursuivi au point de se voir décerner un mandat international d’arrestation. Pourquoi les responsables de la Direction des Impôts ne sont-ils pas interpellés dans ce dossier ? Sous d’autres cieux, des enquêtes auraient été diligentées afin de démanteler le réseau des complices de Dupuydauby dans cette affaire. Mais comme au Togo la prédation de l’économie nationale est devenue un sport matinal, le fait semble banal. Il y a quelques années, c’est un homme d’affaires libanais Bassam El Najjar qui avait commis le même délit et en toute impunité. Finalement à quoi sert la justice dans ce pays ? Est-ce pour traquer les voleurs de poules ? Malgré le mandat international d’arrêt de Bakaï, Dupuydauby fait des déclarations sur RFI et se permet d’écrire à Faure Gnassingbé, Dupuydauby n’a pas l’air d’un homme recherché.

    Le plaisir des Eperviers
    Ceux qui plus ou moins ironiquement soutiennent que le plaisir que procure les Eperviers ne dure pas longtemps n’ont pas tort. En effet, lorsque la bande à Adébayor avait crée la surprise générale à Accra en battant les Lions Indomptables du Cameroun, nombreux étaient ceux qui prédisaient à nos ambassadeurs un parcours élogieux. Mais avec la défaite du samedi dernier au Gabon, les supporters les plus chauvins ont dû se raviser : le plaisir des Eperviers ne dure pas longtemps. En réalité, le parcours hasardeux des Eperviers se justifie en partie par le peu d’attention accordée par les dirigeants de la Fédération à la promotion du football. On se rappelle que dans la perspective de cette rencontre, le sélectionneur national avait envisagé un stage de formation en Belgique à l’intention de ses joueurs. Le programme était élaboré avec un tel professionnalisme que personne ne doutait du sérieux de ce stage. Mais c’était sans compter avec les mauvais esprits qui gênent le football togolais. Pour des raisons faciles à imaginer, le stage n’avait pas eu lieu ni en Belgique ni ailleurs. C’est donc en toute impréparation que les Eperviers s’étaient envolés pour Libreville où sans surprise, ils avaient été défaits par 3 buts contre zéro. Au même moment, le Président de la FTF et son Secrétaire Général se la coulaient douce quelque part en Europe à la faveur d’une rencontre organisée par la FIFA.

    Attendons de voir pour juger sur pièces
    Depuis quelque temps, les choses se passent rapidement sur la Terre de nos Aïeux. Les réformes constitutionnelles et institutionnelles recommandées par l’Accord Politique Global, qu’on croyait rangées au placard connaissent un début d’application. Après l’installation de la Commission Vérité-Justice et Réconciliation, c’est au tour de la Cour des Comptes. L’Assemblée nationale vient de nommer quatre membres de cette institution. Dans les jours à venir, d’autres membres devant siéger au sein de cette institution, seront nommés. Ce qui surprend, c’est la promptitude avec laquelle le pouvoir RPT s’y prend. On se rappelle qu’aux lendemains des élections d’octobre 2007, le RPT faisait de ces réformes le dernier de ces soucis. Le Ministre Gilbert Bawara et le Secrétaire Général de ce parti Solitoki Esso pour ne citer que ceux-là, tenaient des propos qui confortaient dans ce sens. Aujourd’hui que le RPT passe à l’action, il faut faire preuve de précaution. Soit nous assistons à la mise en place des institutions que ce parti fera tôt de vider de leurs substances ou qui seront animés par des individus sans notoriété parce que, redevables immensément au RPT. Toutefois, attendons de voir pour juger sur pièces.

    Pour le moment ça baigne
    Lentement mais sûrement, nous cheminons vers les grandes vacances. Depuis quelques semaines, les examens officiels se déroulent dans le pays. Après le BAC I et le BEPC pour l’enseignement général, c’est le tour du CEPD. Jusqu’à maintenant comme d’habitude, les choses se déroulent normalement. Mais ce qu’il faut redouter, c’est la phase de la correction, il faut craindre que pour raison de prime de correction ou de surveillance impayées, les enseignants ne se mettent en grève et ne menacent de cesser les corrections. Présentement, par le mutisme qui entoure les légendaires revendications des enseignants, nous espérons que pour ces braves hommes et femmes qui s’occupent de l’éducation de nos enfants, les choses baignent. Mais avant d’être totalement sûr, il faut attendre l’examen du BAC II. Notre souhait est que dans notre pays, tous les travailleurs puissent être payés comme il se doit. Si les enseignants qui ont en charge de façonner le Togo de demain sont laissés à la traîne, il n’y a pas de doute que nous filons vers la perdition.
  • Appel de l'UFC à une marche de protestation le 20 juin : Le parti de Gilchrist Olympio veut se moquer encore des Togolais

    Après avoir animé son meeting à Akodessewa, un quartier populeux de la banlieue de Lomé, le parti de Gilchrist Olympio annonce à ses militants l'organisation d'une marche de protestation le 20 juin prochain. Cette marche, selon l'UFC, vise à réclamer les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant les échéances de 2010. L'UFC semble prendre la population comme des éternels naïfs. En effet, l'Accord Politique Global (APG) a prévu la mise en place du CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation) qui devrait se pencher sur ces questions de réformes. Les trois décrets pris par le président de la République ne consacraient que les trois partis politiques qui siègent déjà l'hémicycle à savoir le RPT, l'UFC et le CAR. Or le CPDC devrait non seulement se pencher sur les questions politiques mais également sur des sujets d'intérêt national, d'où la nécessité d'élargir ce cadre, ne serait-ce qu'aux partis signataires de l'APG et à la société civile conformément à une recommandation du Comité de Suivi.
    L'UFC fuit le CPDC pour la rue
    Au lieu de s'asseoir à la table de dialogue, l'UFC pense exploiter une fois encore la naïveté de ses militants pour occuper la rue et aboutir à sa fin. Pense-t-elle que le peuple est toujours con ?

    Les militants de l'UFC, lors des législatives de 2007, avaient porté leur choix sur certains candidats de leur parti qui actuellement siègent à l'hémicycle. L'UFC avait promis terre et ciel à ses militants si ses candidats étaient élus à l'Assemblée Nationale. A l'issue du vote, le parti s'adjuge 27 sièges. Aussitôt élus, ces députés ont tourné le dos à leur électorat pour s'occuper de leur propre bien-être et de celui de leur famille.

    Par exemple, le village de Wogba situé à 5 km de Vogan n'a plus d'infirmier dans son dispensaire. L'infirmier qui était là, a réussi au concours de recrutement et est affecté ailleurs. Face à cette situation, une délégation de la localité s'est rendue auprès de l'honorable Attikpa de l'UFC pour solliciter son appui pour une solution au problème car en fait l'infirmier qui est parti était payé par le candidat malheureux du NID dans la localité, Dosseh-Anyron. Une délégation de la population espérait trouver une issue à ce problème auprès de son élu Attikpa. Le député dont la maison était en chantier dit à la délégation qu'il n'a pas les moyens pour résoudre le problème évoqué.

    Que dire du comportement du député de la sous-préfecture d'Afagnan, Kossi Edem Badjagbo ? Ce député ne s'approche plus de ses élus totalement démunis alors qu'il n'y a pas longtemps, il allait à pied et était proche de la population. Aujourd'hui, l'honorable roule dans une voiture 4 x 4 climatisée et soulève la poussière sur ses électeurs. Pour tout dire, les députés de l'UFC ont empoché chacun, depuis leur élection à nos jours, soit 19 mois, une bagatelle somme de 19.200.000 FCFA, c'est-à-dire 15.200.000 pour leur indemnité mensuelle et 4. 000.000 comme prêt pour l'équipement. Et tout ceci sans oublier les frais de mission et leur émolument dans les différentes organisations sous-régionales et internationales. Allez-y voir s'ils ont fait quelque chose dans leurs localités où ils sont élus ? Rien.

    Les militants de l'UFC se plaignent qu'après les avoir élus, ces députés n'ont aucun égard pour eux mais se permettent maintenant de revenir vers eux pour les inviter à assister à leur meeting. En tout cas, " Je jure que je ne me laisserai plus utiliser car je porte seul ma croix et personne ne me vient en aide ", a laissé éclater sa colère Latékué.

    Après plusieurs échecs dans la mobilisation de leur troupe pour de simples meetings, l'on se demande si les militants désabusés de l'UFC peuvent accepter battre le pavé pour les beaux yeux de leurs leaders qui sont aujourd'hui dans de bonnes grâces. L'on se souvient du fiasco dans l'organisation d'un meeting à la place Anani Santos (Fréau Jardin) où sur 5 milles personnes attendus, à peine mille militants ont fait le déplacement. Malgré la campagne de presse annonçant l’arrivée du Président national Gilchrist Olympio, alors que c’était faux.

    L'UFC fera mieux de reprendre sa place au sein du CPDC au lieu de vouloir se ridiculiser en pensant faire sortir dans la rue des militants très aigris contre leurs leaders. Comme un adage le dit si bien : " une petite honte vaut mieux que la grande ". Un militant de l'UFC, en l'occurrence Bertin Ayivi, enseignant de son état, dit : " c'est nous qui avions lancé les cailloux dans ce pays, mais maintenant je sortirai manifester pour l'UFC si les enfants de Gilchrist Olympio, de Patrick Lawson, d'Isabelle Amégavi, de Jean-Pierre Fabre, de Doe Bruce, et que sais-je encore, sortaient également pour marcher ".

    A bon entendeur, salut.
    ALIZIOU Dominique


    A quand le retour de Dupuydauby au Togo ?
    " Il est indiqué que j'avais pris la fuite suite à un contrôle fiscal diligenté par le fisc Togolais. Je conteste formellement avoir agi de la sorte. Je suis parti, de façon tout à fait officielle sans précipitation, le mardi 26 mai 2009 à 9 heures du matin ". C'est ce que Jacques Dupuydauby a écrit dans un droit de réponse adressé au journal en ligne " republicoftogo " le 29 mai 2009. Il déclarait également sur la radio RFI qu'il n'a pas fui le Togo. Mais depuis, plus rien ; l'homme tarde à effectuer un retour triomphal au Togo pour récupérer les sociétés SE2M et SE3M. On se demande pourquoi il hésite depuis à prendre le premier vol pour Lomé. Evidemment, Jacques Dupuydauby sait qu'il ne peut pas oser revenir au Togo car non seulement il a volé les actions du groupe Bolloré et s'est suffisamment enrichi, mais aussi et surtout la justice l'a bouté dans son jugement rendu le 28 mai 2009 et le fisc est à ses trousses pour non payement des impôts dont le montant s'élève à 12 milliards de FCFA.

    Si M. Dupuydauby n'a pas fui le Togo comme il le prétend pourquoi a-t-il saboté la manutention en enlevant les disques durs des ordinateurs par les soins de ses complices qui ont réussi à les jeter dans la mer ? En sabotant les deux sociétés de manutention, en l'occurrence SE2M et SE3M, c'est qu'il sait qu'il ne mettra plus pied au Togo. Ce sabotage a paralysé pendant deux jours les activités portuaires, provoquant ainsi des pertes à l'Etat Togolais et des désagréments aux clients. Heureusement, le groupe Bolloré qui est désormais rentré dans ses droits en récupérant les deux sociétés de manutentions, a l'expertise nécessaire et la compétence requise pour redresser la situation afin que les activités portuaires puissent rependre. Face à tous ces dégâts occasionnés par Dupuydauby, les autorités judiciaires l'attendent de pied ferme pour qu'il réponde de ses actes.

    Pour la petite histoire, sachez que le sieur Dupuydauby était un agent du groupe Bolloré qui gagnait une faramineuse somme de 20 millions de FCFA sans compter les frais de logement et autres commodités. Il a été envoyé en Afrique, notamment au Gabon et au Togo pour représenter le groupe. Mais malgré ce confort que Bolloré a mis à sa disposition, Dupuydauby n'a pas hésité à détourner les actions de Bolloré au Togo et au Gabon pour créer son groupe Progosa. Il a réussi par son ingéniosité et son sens d'escroc à tromper la vigilance des autorités des deux pays pour monter son empire Progosa bâti sur le sable. Il a suffi d'un petit vent pour que son empire s'écroule comme un château de cartes. L'homme, dans sa fuite, a commis d'autres dégâts. Il aurait contracté un prêt de 10 milliards dans une banque de la place.

    Ce prêt a été purement et simplement viré sur son compte en Espagne. Voilà comment l'homme vole sans scrupule. En tout cas, la banque promet de le poursuivre pour récupérer ses sous.

    Visiblement, comme il dit n'avoir pas fui le Togo, les Togolais attendent impatiemment son retour pour lui réserver un "accueil chaleureux" pour avoir spolué le pays et volé les actions du groupe Bolloré. Vivement, que Dupuydauby foule le sol togolais et réponde de ses actes.
    ALIZIOU Dominique

    Grande mobilisation nationale autour du Président Faure : Le MSF installe son bureau national de coordination Un grand mouvement dénommé " Mouvement de Soutien au président Faure " (MSF) vient d'être créé. Les 5 et 6 juin derniers, une grande manifestation a eu lieu au Palais des Congrès de Kara (dans le nord du Togo) pour marquer officiellement le lancement de ce mouvement national.

    La ville de Kara a connu une effervescence particulière le vendredi et samedi derniers. Des milliers de délégués du MSF venus de toutes les contrées du Togo (de Lomé à Cinkassé) se sont retrouvés au Palais des Congrès de Kara pour le lancement officiel du Mouvement de Soutien au président Faure. Vendredi, après les activités préparatoires dans la matinée, c'est l'après-midi qui a été consacrée à l'installation du bureau national de coordination de ce grand Mouvement par le préfet par intérim de la Kozah, préfet de Doufelgou, M. Dirème Kadjama. C'est un bureau composé de onze membres présidé par M. Poro Katanga qui aura la lourde mission d'animer la vie du MSF et de coordonner ses activités sur le plan national. Le clou de la manifestation a été la grande caravane le samedi à travers la ville, suivie du passage des groupes folkloriques, de la prestation des artistes de la chanson togolaise (King Nee, José Grâce, Wilfreed A2, Kpanaké, K. Boy …), de la déclaration des militants du mouvement lue par M. Kédou Akoya, président MSF de la Kara suivie de celle du président national du mouvement. C'était en présence des autorités politiques, administratives, militaires et des chefs traditionnels.

    Dans son mot de circonstance M. Kédou Akoya a indiqué que ce mouvement vient à point nommé pour donner un souffle nouveau au parti (le RPT ndlr) qui se veut un parti rassembleur et mobilisateur. "Dieu aime le Togo, c'est pourquoi il a donné le président Faure au Togo", a-t-il dit. Aussi invite-t-il tous les militants à être pour Faure, afin que Faure soit pour tous en 2010. Il a insisté sur la nécessité pour les membres de se serrer les coudes et surtout de cultiver davantage les vertus de vérité et de sincérité au sein du RPT pour assurer une victoire sans faille au Président Faure en 2010. A tous les Togolais de tout bord, M. Kédou a demandé d'avoir le courage de voir en face, avec beaucoup plus de réalisme, les grandes vertus qu'incarne le jeune président qui veut donner à notre pays la chance d'un développement harmonieux et durable. Le président du MSF de la Kara n'a pas manqué de revenir sur le programme du Président Faure connu sous le nom des " Vingt plus " et qui, dit-il paraissait irréalisable même en deux mandats. Cependant, a-t-il poursuivi, en 4 ans, il a gagné le pari, au regard de tous les chantiers déjà réalisés et de ceux en cours de réalisation.

    De son côté, le président national du MSF a indiqué que c'est pour marquer "notre soutien à Faure pour qu'il soit président en 2010 " que ce mouvement a été créé. Il s'agit, dit-il, de diffuser les idéaux de paix et de réconciliation apaisée que prône le chef de l'Etat." Il y a beaucoup de choses qui se font mais qui passent inaperçues. Nous aurons à faire en sorte que ces actions soient bien relevées et que les idéaux de paix du chef de l'Etat ne s'arrêtent pas au Togo. Il faut qu'on sache également en Afrique et dans le monde qu'il y a quelque part un chef d'Etat qui se bat pour l'amélioration des conditions de vie pas seulement des Togolais, mais surtout pour la paix apaisée en Afrique ", a-t-il dit.

    L'objectif premier du MSF est avant tout de soutenir la candidature de Faure pour les élections présidentielles de 2010. Ensuite, il s'agit de faire rayonner sa politique de développement notamment la mise en œuvre des projets de développement au profit des populations. Le MSF se donne aussi pour mission de fédérer toutes les énergies de toutes les personnes qui ont le sens du patriotisme autour des " Vingt plus " qui sont un engagement que le chef de l'Etat a pris pour le bonheur du peuple togolais, a précisé M. Poro Katanga. Le MSF est un mouvement citoyen qui transcende les clivages politiques et autres considérations partisanes pour viser le développement de tous. Ainsi, ce mouvement entend fédérer les mouvements et associations qui visent les mêmes objectifs. Des témoignages ont suivi ces deux déclarations. Pour M. Didjongou Tonga, un ancien militant du CAR (Comité d'Action pour le Renouveau) à Dapaong : " le président Faure a fait plus que les " Vingt plus ". Des choses ont été réalisées en dehors du programme le soutien de Faure aux sinistrés par exemple. Pour cela il faut le soutenir. La seule issue qui peut conduire le Togo vers le bonheur, c'est le RPT et le président Faure ".

    En tout cas le MSF, ce grand mouvement de soutien au chef de l'Etat, tombe comme un grand cadeau d'anniversaire, car le 6 juin était l'anniversaire du président Faure.
    Pierre AGBANDA


    Présidentielles de 2010 : Le premier candidat déclaré Touré Garba oublié
    Les élections présidentielles de 2010 au Togo restent un enjeu majeur et la presse ne cesse d'épiloguer sur ce sujet en publiant la liste des candidats déclarés. Ainsi cinq candidats annoncés, en l'occurrence Gilchrist Olympio de l'UFC, Lawson Nicolas du PRR, Koffi Yamgnane candidat indépendant, Hospice Coco, candidat indépendant et Agbéyomé Kodjo de OBUTS un parti non légalisé, ont fait l'objet d'abondants commentaire dans les médias. Or avant l'annonce de toutes ces candidatures à l'élection présidentielle de 2010, un autre candidat s'était déjà déclaré depuis 2005. Il s'agit de M. Touré Garba, ancien syndicaliste résidant actuellement en Angleterre. Dans une interview accordée à notre confrère de La Dépêche dans sa parution N° 274 du 08 juin 2005, le syndicaliste Touré Garba déclarait " Je promets la victoire des travailleurs en 2010 ".

    A quelques mois de l'échéance, l'on se demande que devient le premier candidat déclaré Touré Garba. Chronique de la Semaine a réussi à le joindre à Londres où il réside pour connaître sa position.

    M. Touré Garba confirme sa candidature et annonce son retour incessamment. " Je suis conscient du code électoral qui exige 12 mois de résidence au moins sur le territoire national. Mais j'espère que les discutions au sein du CPDC permettrons de sauter ce verrou pour me permettre, en tant que Togolais, d'être candidat ". Le syndicaliste Touré Garba voudrait se faire compter parmi les candidats car il estime être le premier Togolais à avoir annoncé urbi et orbi sa candidature. " Je ne comprends pas pourquoi les médias ne me citent pas parmi les candidats déclarés qui, normalement, devraient être 6 au lieu de 5 qu'on présente chaque fois. Je suis dans le même cas que Koffi Yamgnane et Gilchrist Olympio qui attendent les réformes constitutionnelles pour connaître notre sors pour l'élection de 2010 ", a déclaré Touré Garba.

    Qu'il soit désormais clair pour tout le monde qu'à ce jour, les candidats déclarés pour 2010 sont les suivants : Gilchrist Olympio, Koffi Yamgnane, Hospice Coco, Lawson Nicolas, Agbéyomé Kodjo et Touré Garba.
    ALIZIOU Dominique

    Selon le 7e rapport de l'OPA : " Les tracasseries routières en Afrique de l'Ouest n'ont pas substantiellement baissé”
    Des organisations de la société civile lancent une campagne de plaidoyer
    L'Organisation des Pratiques Anormales (OPA), un outil de suivi du transport Inter-Etats au niveau de l'acheminement des biens sur les quatre corridors (Ghana, Togo, Burkina Faso, Mali) a publié le 9 juin dernier à l'hôtel Ibis de Lomé son septième rapport, celui du premier trimestre 2009. C'était en présence du responsable du point focal du Togo, du coordonnateur national de l'OPA, des hommes de médias et des personnes impliquées dans le transit des marchandises d'un pays à un autre (conducteurs, Forces de sécurité, syndicats des transporteurs, des chargeurs, etc.).

    La présentation du septième rapport a été couplée du lancement de la campagne de plaidoyer par deux organisations de la société civile (le Centre Afrika Obota-Togo et MECAP-Togo) qui ont été retenues et qui ont reçu une subvention de l'OPA pour sensibiliser l'opinion publique, pour un plaidoyer actif envers les décideurs en vue d'une réduction des barrières routières. Ces organisations lutteront pour que la libre circulation des personnes et des biens qui est le socle même des textes de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) soit une réalité vécue dans la région ouest africaine. Car, depuis la création de la CEDEAO en 1975 jusqu'à nos jours, la fluidité de la circulation sur les axes routiers des Etats membres est régulièrement entravée par des actes de harcèlement et de corruption.

    Une situation qui porte un coup dur à l'économie des pays et conduit à la cherté de la vie, car, si les marchandises sont acheminées à moindre coût, elles coûteront moins cher sur le marché et ce sont les populations qui en bénéficieront.

    Selon les résultats du 7e rapport de lOPA, il existe toujours des comportements défavorables à la fluidité du trafic de transit sur certains corridors. En effet, le nombre de postes de contrôle aux 100 km est de l'ordre de 2 au Togo et au Ghana mais atteint 5 au Mali. Les temps de contrôle aux 100 km vont de 7mn au Togo à 44mn au Burkina Faso. En ce qui concerne les perceptions illicites, elles varient de 1667 FCFA au Togo à 7784 FCFA au Mali au 100km. Le rapport note néanmoins une légère amélioration. En confrontant les deux dernières périodes (4e trimestre 2008 (T4-08) et 1er trimestre 2009 (T1-09)) on constate que le nombre total de contrôles sur l'ensemble des corridors s'est allégé de 4% au cours du 1er trimestre 2009, passant d'un total de 79 (T4 - 08) à 76 (T1 - 09). Cet allégement est imputable à la diminution de près de 31% du nombre de contrôles sur le tronçon du Mali et à l'augmentation de 25% au Togo. Au niveau du Ghana et au Burkina Faso, le nombre de contrôles a augmenté d'un poste, indique le rapport. Par rapport aux perceptions illicites, le rapport note une tendance à la baisse de ces pratiques sur l'ensemble des trois corridors pilotes avec un taux de régression de 11%. La baisse la plus sensible est constatée sur le corridor Bamako-Ouagadougou avec un taux de recul de 23%. S'en suit le corridor Tema-Ouagadougou avec une réduction de 5%. En revanche, on note une forte augmentation des perceptions illicites au niveau du corridor Lomé-Ouagadougou. Ce qui est imputable au Togo qui a enregistré la plus forte hausse de perceptions illicites, soit 41%, généralement due à l'insertion de nouvelles barrières du côté togolais.

    Le coordonnateur de la communication et du plaidoyer (OPA), M. Lacina Pakoun a indiqué dans le cas du Togo que des efforts considérables sont en train d'être faits pour réduire les tracasseries routières par rapport à d'autres pays. Il a encouragé les décideurs à continuer dans cette dynamique pour atteindre l'idéal de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) qui vise 3 barrières par corridor (1 au départ, 1 au franchissement de la frontière et 1 à l'arrivée).

    Par rapport à la campagne de plaidoyer, il a indiqué qu'elle " vise à faciliter le transport et transit routier inter-Etats avec pour cheval de bataille les organisations de la société civile Togolaise (le Centre Africa Obota-Togo et MECAP-Togo). Celles-ci vont essentiellement couvrir le corridor pour se familiariser avec le corridor Lomé-Ouagadougou et travailler en collaboration avec leurs homologues du Burkina ".

    Pour M. Fatozoun Mawoutoè, coordonnateur national, " quand bien même nous sommes au vert par rapport aux autres corridors, ce n'est pas une satisfaction totale. Les uns et les autres doivent aider les acteurs à trouver une solution idoine à ce problème ".

    Les débats qui ont suivi la présentation du rapport et le lancement de la campagne de plaidoyer ont été très constructifs et ouverts, selon la plupart des participants.
    Pierre AGBANDA
    Pour la promotion de la femme togolaise : La 1ère édition de "Femme leader de l'année" est lancée
    " La femme est le pilier de la famille", dit-on souvent et on pourra paraphraser ce dicton en disant " la femme est le socle de la Nation". Cette assertion, bien partagée, se réactualise dans les replis du concept "Femme leader de l'année" initié par les responsables de la Com.tg, agence de communication et de production audiovisuelle basée à Lomé. L'enfourchure de l'initiative qui entend célébrer le leadership féminin togolais, est basée sur le principe de sondage, de vote populaire par SMS et sur le SITE WEB de la personnalité féminine la plus appréciée et la plus méritante au sein du public à travers des actions de développement, le tout curé d'une production d'émission télévisuelle de prestige. Opérationnel sous le Comité d'organisation présidé par Zavier BALOUKI, le projet évènementiel "Femme leader de l'année" vise à honorer et à récompenser des figures de proue de la gente féminine togolaise dans toute sa splendeur.

    Le lancement officiel de la 1ère édition de l'évènement a eu lieu au cours d'une Conférence de presse qui s'est déroulée le vendredi dernier à l'Hôtel Mercure Sarakawa. La salle de Conférence présentait un décor rimant avec la nature rayonnante de la femme. Le logotype imagé du concept qui représente une silhouette féminine soulevant majestueusement la lampe, est assez illustratif du rôle de pionnière dont la femme leader fait preuve pour avoir arpenté des sentiers non battus et servi de guide pour ses semblables. Les pionnières, le Togo tout comme l'Afrique en a besoin; des femmes qui montrent la voie et qui, en fait sont porteuses d'espoir et de lumières, constituent des exemples à suivre. Le comité d'organisation a présenté dans sa teneur et son contour le concept "Femme leader", émanation d'un projet assez original qui vise tout justement à identifier celles qui portent en elles les marques et les qualités de la culture d'excellence, à les porter vers le haut, vers la plénitude. Il s'agit des femmes de valeur, des femmes vertueuses qui, chacune dans son domaine d'activité fait l'objet de références remarquables par rapport à la vie politique, socio économique et culturelle du Togo.

    La femme, "cette vaillante créature de Vénus au mille vertus", une formule qui rappelle la densité inégalable dont Dieu a fait combler l'existence de l'homme. "Autant de femmes vertueuses et valeureuses, autant de grâces et de bénédictions pour l'Humanité". Des affirmations qui accordent toute la pertinence que revêt le concept "Femme leader" qui s'organisera chaque année. Annuellement sera consacrée dans le fauteuil de leader, la meilleure des femmes les plus prestigieuses et les plus charismatiques impliquées dans des actions de développement ; celle-ci sera connue à la suite du vote populaire par SMS numéro court et sur site web www.femmeleadertg.com. La singularité de l'évènement se précise dans ses spécifications techniques qui consistent à la mise à la disposition du grand public de numéros courts auprès des opérateurs de téléphonie mobile de la place en vue d'effectuer à loisir et autant de fois, des votes pour la femme leader nominée de son choix. Le jeu de vote par SMS du public est doté d'importants prix à gagner par les votants les plus méritants et les plus chanceux, en ce sens que plus l'on envoie des SMS, plus la probabilité de remporter de gros lots est forte. Le public sera invité au démarrage effectif de l'opération voting à faire son choix parmi une dizaine de personnalités sélectionnées dans le panel de 20 premières femmes retenues parmi 110 femmes citées par l'opinion publique et recensées à la suite d'une opération de sondage menée sur toute l'étendue du territoire. La famille des nominées de la 1ère édition se compose de Pasteur ABITOR, Présidente d'association et artiste, de Mmes Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON, Coordinatrice sous Régionale de WILDAF AFRIQUE, Suzanne AHO, Présidente d'association, ancienne ministre, Claudine AKAKPO, Directrice Générale ATOP, journaliste, Isabelle AMEGANVI, Leader politique, parlementaire, avocate à la cour, Télé AMENDAH-MENSAH, Universitaire, militante des droits de la femme, Ingrid AWADE, Directrice Générale des Impôts, Sepopo Margueritte LAWSON, Commerçante, militante des droits de la femme, marraine des Miss Togo, Victoire TOMEGAH-DOGBE, Directrice de Cabinet de la Présidence de la République et Kissem TCHANGAÏ WALLA, Vice Présidente Commission Vérité Justice et Réconciliation.

    C'est au 31 octobre prochain que la lauréate désignée par le verdict de vote populaire, sera connue publiquement et récompensée au cours d'une grande soirée prestige et glamour de remise de trophées et du dîner de gala agrémentés d'ambiance feutrée, qui sera télédiffusé en direct sur l'une de nos chaînes de télévision. Au menu, deux trophées, en plus du trophée femme leader de l'année, seront remis aux deux autres des trois premières femmes. Les 100 votants les plus méritants gagneront divers prix mis en jeu par des partenaires de l'évènement à cette soirée que le Comité d'organisation compte organiser avec doigté.

    A travers "Femme leader de l'année", la Com.tg compte encourager la culture de l'excellence chez les femmes et promouvoir les droits de celle-ci. Selon le Président du Comité d'Organisation de "Femme leader de l'année" " le présent projet est conçu pour battre le record d'audience télé au Togo, en termes d'évènement. Il vise à encourager les femmes leader d'opinion et les femmes décideurs, les femmes qui tiennent un rôle prépondérant dans notre société ".

    "Femme leader de l'année" se place dans un registre de projets innovants et de promotion de l'esprit d'émulation sollicitant la culture de l'excellence et de la perfection. Aussi l'organisation se lance-t- elle le défi de s'illustrer avec honneur et réussite à la taille du défi et du pari ambitieux de rehausser par l'évènementiel l'image de la femme togolaise. La Com.tg qui a déjà fait ses preuves de professionnalisme dans la production audiovisuelle se sent sereine de relever ce défi. Mais pour y parvenir avec succès, toutes les énergies et toutes les volontés doivent se mobiliser pour accompagner les promoteurs du projet dans sa réalisation. Car il s'agit à travers "Femme leader de l'année" de créer dans le cœur de chaque Togolaise et de chaque Togolais un capital respect pour les femmes qui œuvrent inlassablement par leurs actions de développement au bien-être du citoyen de la Nation togolaise.
    Vicarmelo TIEM

    Match Togo-Gabon : Les Eperviers déplumés par les panthères (0-3) : Les vrais responsables de la débâcle des Eperviers

    Les Eperviers du Togo ont joué le 6 juin dernier contre le Gabon leur deuxième match du dernier tour de la phase des éliminatoires couplées CAN/Coupe du monde 2010. Bon nombre de Togolais attendaient de leur équipe au moins un match nul au Gabon sinon une victoire sur les panthères. Mais c'était sans compter avec les " vieux démons " que l'entraîneur des Eperviers, Jean Thissen, a dénoncés après le match joué contre le Cameroun à Accra. Des " Vieux démons " sont revenus et cette fois-ci au galop. Ces " vieux démons " ont pour nom : la mauvaise préparation de l'équipe nationale, les problèmes de primes, les querelles de personnes, etc. Au Gabon, les Eperviers ont été déplumés par les Panthères, mieux, humiliés. C'était une débâcle totale, un naufrage collectif de la barque de Jean Thissen. Du retour du Gabon, le capitaine des Eperviers a tenté une explication au cours d'une émission sportive sur la télévision nationale mais sans vraiment convaincre. Comme le disait Ovide, un poète de l'Antiquité Grecque, " Arrêter le mal dès ses origines, car le remède vient trop tard quand le mal s'est trop accru par la longue durée".

    Cependant, pour arriver à bout d'un mal, il faut le déterminer et accepter le remède approprié. Ce que les responsables du football togolais ne veulent guère faire. Sinon comment comprendre qu'à chaque fois les mêmes problèmes reviennent à chaque rencontre des Eperviers?

    Quels sont les vrais responsables de la débâcle des Eperviers ? C'est la question que les Togolais se posent. En premier lieu, il y a les dirigeants de la FTF qui n'ont pas respecté le programme de préparation établi et soumis par l'entraîneur de la sélection.

    Conséquence, la préparation a été bâclée. Le président de la FTF, en l'occurrence le colonel Rock Gnassingbé, et son secrétaire Reinhardt ont préféré se rendre au Bahamas pour le congrès de la FIFA, abandonnant les Eperviers à leur triste sort. Peut-être une manière pour eux d'échapper aux critiques. Mais leur responsabilité est bien avérée. Pour se défendre, ils avanceront par exemple qu'ils n'ont pas eu la totalité de l'argent du budget présenté. Et pourtant, le ministre de l'Economie et des Finances, M. Otteh Ayassor, avait prévenu : " Nous n'accepterons pas qu'on profite des Eperviers pour en faire des fonds de commerce… ". Pourquoi alors la FTF ne fait-elle pas de rapport des dépenses au ministère des Finances, afin de bénéficier des Fonds nécessaires pour l'organisation d'autres rencontres ? Il faut aussi relever le regroupement raté des joueurs, car certains étaient logés à l'Hôtel Ghis Palace, d'autres à l'Hôtel Sarakawa, d'autres encore, à l'instar du capitaine Adébayor, étaient chez eux. Une situation qui leur a permis de passer toutes leurs soirées dans des boîtes de nuit à boire, et à faire la fête avec les filles. Il faut ajouter à cela le choix quelque peu raté de l'entraîneur et un arbitre qui était acquis à la cause des Gabonais (arbitre partial). Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que les Eperviers perdent. Mais une seule chose est sûre, le 20 juin le Togo affrontera les Lions de l'Atlas au Maroc. Quelles sont les dispositions envisagées par la FTF, le staff technique et les autorités togolaises pour éviter aux Eperviers une nouvelle débâcle ? Toutes les personnes impliquées doivent savoir que le football est un élément fédérateur important au Togo et pour cela il doit être géré avec tout le sérieux qu'il faut. Les Eperviers n'ont plus droit à l'erreur et le peuple attend de voir la suite.
    Pierre AGBANDA
    Fait divers : La fenêtre de la mort
    Le Centre d'Accès au Site Internet de l'UEMOA qui a son siège au CASEF à Lomé est en deuil. Feu Aimé, employé comme planton au sein de ce centre, n'est plus. Il a quitté le monde des vivants au petit matin du dimanche 7 juin 2009. Il venait de boucler ses quarante cinq ans de souffrance sur terre. Il laisse ainsi derrière lui une veuve et un orphelin.

    Pourtant, Aimé se portait bien la veille. Jusqu'à 1 heure du matin le dimanche, il était encore maître de ses mouvements. Les circonstances du décès ont obligé les parents à accélérer le processus des obsèques qui ont dû avoir lieu quelques heures seulement après le décès. La rédaction de votre hebdomadaire, La Chronique de la Semaine, a été particulièrement affligée par cette tragique disparition et présente ses profondes condoléances à la famille éplorée, à son institution qui est aussi la nôtre et au peuple Togolais qui vient de perdre un vaillant compatriote. C'est une foule des grands jours qui a accompagné la dépouille mortelle à sa dernière demeure au cimetière d'Agbalépédogan. Il y avait, dit-on, autant de monde la nuit du décès.

    Il serait, à en croire son entourage, un bon père de famille. Mais confronté à une pauvreté aiguë, il s'est vu abandonné par sa femme qu'il a rencontrée pour la première fois en 2005 et qu'il a épousée deux ans plus tard. Après avoir quitté son mari elle est allée vivre sous un autre toit, trompée par un autre homme. Etant donc obligé de vivre seul, Aimé a appris à se débrouiller sans le concours d'une tierce personne. C'est ainsi que dans la nuit de samedi, à quelques heures de son décès, il est sorti pour aller se désaltérer chez la femme de tchouk, (bière locale). Il a parcouru à cet effet presque deux kilomètres. Il y est resté jusque tard dans la nuit. Il avait, dit-on, rencontré des amis avec qui il a partagé les derniers moments de sa vie.

    Qui l'eût cru ? Même lui, ne pouvait pas croire qu'il ne survivrait pas le lendemain. Dommage, le crayon de Dieu a une fois encore prouvé qu'il n'a pas de gomme. Dieu a donné et il a repris. Seulement voilà, là où le bas a blessé, c'est que ce ne sont pas tous ceux qui ont écourté leur sommeil dans cette nuit profonde pour aller au secours du malheureux qui ont su ce qui lui est arrivé. Et lorsqu'ils ont appris les circonstances du décès, ils ont conclu à un drame suite à une idiotie humaine. Il semblerait qu'à son retour chez lui après le cabaret, la porte de sa chambre était fermée à clé. Il chercha en vain la clé et se résolut de passer par la fenêtre. Il pensait pouvoir passer à travers les barres de fer qui assuraient la sécurité de la fenêtre. Il réussit à faire passer les pieds. Malheureusement la tête s'est trouvée bloquée. C'est dans sa tentative de se tirer de la situation qu'il trouva la mort par étranglement. Pitié ! Repose en paix, cher Aimé et que la terre te soit légère !
    B.TALOM
  • Libertinage : Sommet de l’UA dans l’au-delà

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Qui veut garder un cadavre dans sa chambre ? Le doyen lui-même dit qu’il est mort et les Gabonais ne veulent pas. Ça veut dire quoia ? Heureusement qu’ils ont changé d’avis. Sinon c’est eux-mêmes qui vont sentir la senteur. Passons.

    C’est connu de tous, Omar Bongo et Gnass, les deux dinosaures se sont toujours disputé le titre de « doyenneté ». Bongo s’est toujours targué d’être le doyen des chefs d’Etat africains. Sur ce point, il faut donner à César ce qui est à César. Le président gabonais a damé le pion à son homologue togolais. Il a passé 42 ans au pouvoir avant de casser la pipe tandis que Gnass, lui, n’a fait que 38 ans au trône avant de le céder à son fils. Ali Bongo aussi succédera-t-il à son père ? On attend de voir. Si Omar Bongo est le doyen des dictateurs africains, sorry, des chefs d’Etat africains, Gnass aussi peut se vanter d’être le doyen de Bongo dans l’au-delà. « Même dans la tombe, Gnass est toujours le doyen », fredonner a le Père de la « gnassion » sur les airs de Denyigba ou un morceau de Bella Bellow. Eh oui, de l’autre côté, Gnass est au pouvoir depuis 2005. Même si cela ne doit pas réjouir Bongo qu’on lui ravisse le titre, il doit faire avec Mobutu, Félix Houphouët Boigny, Lansana Konté, Gnassingbé Eyadéma, Omar Bongo… ont toujours aimé la belle vie. Ils seront très contents de se retrouver ensemble pour discuter du bon vieux temps. Et le champagne va couler à flot. Sûrement que ce club d’amis va organiser des sommets de l’UA dans l’au-delà pour réfléchir sur le sort de leur peuple, plutôt pour chercher les voies et moyens pour piller les ressources de leur pays et rester longtemps au pouvoir. On espère, et c’est le souhait de tous les Togolais, que Gnass préside, du moins le premier sommet. Il aura à ses côtés, Koffi Panou, le Géneral Améyi et autres Akpo et Toyi.

    Qui a dit que le Cameroun n’ira pas à la CAN ? Au vu de la prestation lamentable des Lions Indomptables, les hyper favoris du groupe A, dans cette ultime phase des éliminatoires, certains qui ne les portent vraiment pas dans leur cœur, soutiennent mordicus qu’ils ne se qualifieront même pas pour la CAN. Le Cameroun avec ses hyper super stars, pas à la CAN ? Ce sera une première dans l’histoire du football africain et camerounais.

    Quand on regarde les choses au microscope, on semble donner raison à ceux qui croient dur comme fer que les vice-champions d’Afrique ne goûteront pas à la grande messe du football continental. Ils ont des problèmes plus que la Somalie. Une chose est d’être favori, une autre est de le prouver sur le terrain. Et là, les lions apparemment vieux et malades n’arrivent pas à rugir. Ils ont les crocs limés et n’arrivent plus à attraper des proies. « Le lion, terreur de la forêt, chargé d’ans, pleure son antique prouesse… », dira Jean de La Fontaine. Rigobert Song Bahana et Gérémi N’jitap vont secouer la tête et se demander: c’est nous-mêmes ça ? Eto’o la star extraterrestre n’est que l’ombre de lui-même. Jouer 180 minutes sans marquer le moindre but avec cette galaxie de stars ? Les temps ont vraiment changé. En tout cas, rien n’est encore joué et les vaillants Lions, quand bien même affaiblis par les années et dépourvus de leurs forces, peuvent toujours se rattraper. Ils ont leur destin au bout de leurs crampons. Leur prochaine sortie dans l’antre des Panthères déterminera leur sort. Ça sent la poudre. Une énième contre-performance chez Omar Bongo Ondimba, et les frères de Paul Biya peuvent chercher la chaîne de télévision sur laquelle ils doivent suivre le Mondial, et peut-être la CAN. Nous, on est gentil et on ne leur souhaite pas cela.

    Où étaient les «Goti Goti» de la Fédération
    Les Togolais aussi ! Au lieu de plaindre leur propre sort, ils sont là à se gausser sur le malheur des autres. La « siation » n’est pas enviable pour eux. Les Eperviers sont tombés du ciel gabonais et la chute fut fracassante. Bilan : plusieurs morts légers et des blessés graves actuellement sous perfusion à la traumatologie au CHU Tokoin. Entre nous, où est-ce que les Eperviers ont trouvé les « Sawui »-là mêmes qu’ils ont portés à Libreville ? C’est lors de la première Coupe du monde en 1930 qu’on voyait ces maillots. Ce n’est pas capable ! Comment peut-on gagner si on retourne 79 ans en arrière ? Et puis, où est le fameux contrat avec l’équipementier PUMA dont le fils du père qui trône à la Fédération et le ministre des Sports se vantaient d’avoir signé ? S’ils pensent tromper le peuple, c’est leur propre figure qui est leur chemin.

    A propos, les « Goti goti » de la Fédération n’ont-ils pas préparé le match ou bien comment? Dix « millignons » de FCFA, c’est ce qu’ils auraient réclamé pour faire des préparations occultes. Le ministre des Finances, adepte de la pensée cartésienne, a estimé cela absurde, insensé. Le vieux du village-là aussi connaît argent hein! Cette somme astronomique, c’est pour assurer l’avenir de ses vaudous ou quoi? Dix millions, figurez-vous que ça peut nourrir pendant 5 ans au moins le Togolais moyen. La prochaine fois que « Goti Goti » aussi revoie à la baisse le prix. Que le ministre des Finances aussi comprenne que ces choses-là agrémentent la vie en Afrique. Vit-il sur le continent ou dans une bulle ? Tout ce que les Togolais veulent, c’est la victoire des Eperviers. Peu importe les moyens…

    Ali Bongo sur les pas du «p’tit» ?
    Le doyen des chefs d’Etats africains Omar Bongo Ondimba s’en est allé. Beaucoup de Gabonais s’inquiètent sur sa succession. On craint que le scénario du Togo ne fasse cas d’école dans le pays. On se rappelle encore comment en 2005, le président de l’Assemblée « mouton »,l’ancien formateur des muscles Abass « Bon-faux », après avoir proprement toiletté le toiletteur « Natch-la-Barbichette », a, par un tour de passe- passe, propulsé le « p’tit » de ministre à Président de la République via Président de l’Assemblée nationale. La suite, on la connaît. « Faure-vi » et les thuriféraires du régime, adeptes du culte de la personnalité ont été arrêtés dans leur nostalgie du passé. Il accédera au pouvoir par une élection frauduleusement transparente et grâce à l’appui des civils en uniforme qui ont rendu vilains les gens qui réclamaient les vrais résultats sortis des urnes.

    L’inquiétude est devenue grandissante suite à l’intervention du fils du président gabonais, Ali Ben Bongo, ministre de la Défense sur la chaine nationale appelant au calme et fermant toutes les frontières du pays. Certains voient déjà une volonté d’accaparer le pouvoir. Selon les textes, l’intérim doit être assuré par la Présidente du Sénat Mme Rose Rogombé. Tiendra-t-elle le coup ? Telle est la question que se posent bon nombre d’observateurs qui craignent qu’elle ne suive les pas de l’homme de Kabou. Pour l’instant, on rassure que les textes seront acceptés. On attend de voir.

    Et le Mouvement Conscience du Peuple se créa
    A l’approche des échéances électorales au Togo, des associations, groupements et mouvements totalement effacés renaissent de leurs cendres ou carrément on en crée à la va- vite pour servir de trouble-fête et de satellites, puis après disparaître au lendemain de l’élection. Il y a quelques mois, Logo Dossouvi, le CDPAysan avait mis en place une Confédération d’associations des jeunes dénommée Forces Nouvelles. Elle s’est assigné pour objectif de dénicher un président idéal pour la joute de 2010 après un examen scrupuleux des projets de société de chaque candidat. L’association qui patauge depuis dans l’anonymat a trouvé par magie « Faurevi-vi » comme Président idéal. Ce changement de veste du militant du MO5 a surpris plus d’un. Chômeur de son état, certains ont conclu que le gars ne veut pas voir son immense ventre dégrossir. N’est-pas pas « mangecratie d’abord, démocratie après ? ». On n’a pas fini d’en parler qu’une autre association sortie de sa tombe refait surface. Il s’agit du « Mouvement Conscience du Peuple ». Tout comme FN, le mouvement d’Eboh Yawo Folly entend convaincre les Togolais à voter le candidat Faure, pardon, qui répond le mieux à leur aspiration. Mais certains doutent déjà de la crédibilité de cet établissement Eboh et Fils même s’il crie à endommager les tympans qu’il n’aime pas les sous. Wait and see.

    Et si « Faure-vi » laissait le fauteuil en 2010?
    S’il y a une chose que les « Gnassingbélandais » regrettent, c’est la mort du Baobabier. C’est le seul prégo que tous les jeunes ont connu. Il serait encore en vie qu’on serait fier de le voir marcher dans les rues de Lomé. On aimerait être à la place de nos voisins de l’Est qui ne se lassent pas de voir leur ancien prégo « Kéré-Kéré » fièrement arpenter les rues. Il paraît que le « Gnassingbéland » en a un, en la personne de Bob Akitani alias « C’est votre président qui vous parle… ». Mais il n’a pas eu la chance de goûter aux délices du pouvoir. Passons.

    Le Togo n’a pas d’ancien prégo. Gnass 1er s’il avait quitté très tôt le pouvoir serait aujourd’hui comme Nelson Mandela. Aux Etats-Unis d’Amérique, le jeune président «Bamako » Obama peut, s’il le veut, demander conseils à ses prédécesseurs comme George Bush père et fils, Bill Clinton et que sais-je encore, qui eux n’ont pas fait plus de deux mandats à la tête de leur Etat. Le nouveau prégo n’a fait que quelques mois au pouvoir mais des cheveux blancs rebelles poussent déjà sur sa tête. C’est dire qu’il n’est pas facile de gouverner un pays, même si on est la première puissance du monde. Omar Bongo a fait presque 42 ans au pouvoir, mais il est parti comme le père de la « gnassion ».

    Il paraît que le « p’ti » veut battre le record perso de son pater. Nous ne voulons pas que notre « Faure-vi Vodoua » s’use au pouvoir. Beaucoup de « Gnassingbélandais » aimeraient le voir porter ses chaussures « pointini » et ses vestes taillées sur mesure et se balader dans les rues de la capitale. Dandy comme à son habitude, il peut même s’il le veut, aller en boîte danser « Kpango » avec ses potes bien scotchés dans un jeans slim et un body pour faire craquer les meufs… C’est pourquoi certains lui conseillent de laisser très vite le pouvoir pour croquer la vie bien bon. Et s’il le laissait en 2010 ?

    Election de la Femme Leader de l’année!
    Avant, c’était l’élection présidentielle où on élisait toujours le père de la « gnassion » avec 99, 99% qu’on connaissait dans ce pays. Après vint celle de l’entreprise Gassipa et fils au cours de laquelle on élit la vilaine fille du pays. Maintenant, les élections, on ne peut plus les compter sur la terre des ancêtres de nos aïeux. Election miss déflorée, que dis-je, vierge, Miss Noël, Miss intercollégienne, Miss grosse fesse, Miss Adidogomé etc. On dirait que tout le monde a trouvé un chemin pour faire des sous.

    Un nouveau concept vient d’être trouvé. C’est l’élection de la Femme Leader de l’année. Les détracteurs affirment que les organisateurs de cet évènement auraient volé, pardon, emprunté l’idée d’un concept qui existerait déjà. La Femme Leader de l’année sera choisie parmi 10 candidates : Ingrid Awadé, la dame de fer de la DGI, celle qui urine comme les hommes; la Directrice de l’ATOP, Madame Claudine Akakpo, qui ne rate aucune manif; la dame qui porte la couleur jaune et rouge de son parti 7 jour sur 7 et qui fait rentrer tous les hommes dans leur caparace, nous avons nommé Isabelle Améganvi, avocate à la Cour. On peut aussi trouver, la directrice de cabinet de « Faure-vi », Mme Tomégah-Dogbé et Mme Kissem Tchangaï Walla Vice-Présidente de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, entre autres. Ce qu’on ne comprend pas, cela ne fait pas longtemps que les deux dernières ont été nommées à ces postes, mais elles sont nominées parmi les Femmes Leaders. La première est une illustre inconnue des « Gnassingbélandais » que le «p’ti » a déniché de nulle part. D’aucuns pensent que ça ressemble « faure » à du « bitos… », d’autres estiment que Mme CENI pouvait ravir le titre si la première édition de cette élection s’était tenue en 2005. Comme cela elle serait élue sans controverse pour avoir eu le cran de proclamer les résultats de la frauduleuse d’avril de cette année-là où les gens étaient obligés d’écrire « déjà frappé, déjà violé et déjà tué, mort et enterré depuis longtemps » au fronton de leur maison avant qu’on leur laisse la vie sauve. On se met au garde-à-vous pour voir qui sera élue le 31 octobre.


    Au cœur des « mon pays »
    Lakpassa : Class, et la journée, ça se passe bien ?
    Oukpédjo : On est dans la main de Dieu. S’il veut que ça « va », ça va aller. S’il ne veut pas, on va rester.
    Lakpassa : De toutes les façons, il ne peut pas « jamais » nous abandonner. On est tous ses fils.
    Oukpédjo : En tout cas, on n’a rien fait de mal pour qu’il nous punisse. Donc, on peut espérer.
    Lakpassa : Au fait, class, est-ce que tu as appris les nouvelles que les juliettes parlent ?
    Oukpédjo : Moi, toi-même tu me connais. Ces gens-là, ils ne me plaisent pas. Ils bavardent trop beaucoup et disent même ce qui ne les touche pas.
    Lakpassa : Laisse tomber cette histoire là. Ce que je dis, c’est sérieux.
    Oukpédjo : Ok. Parle-moi maintenant. Il s’agit de quelle nouvelle ?
    Lakpassa : C’est à propos de la mort du président du Gabon.
    Oukpédjo : N’est-ce pas que les « eux-mêmes » disent qu’ils n’est pas mort ?
    Lakpassa : Ils ont accepté cela après. C’est leur Premier ministre même qui a confirmé tout.
    Oukpédjo : C’est ce qui me « nerve » moi. Je ne comprends pas les gens. Comment quelqu’un peut « mort » et on va mentir qu’il n’est pas mort ? Ou bien lui, c’est un caillou ?
    Lakpassa : C’est la nature qui a demandé cela. Surtout quand il s’agit des présidents. On ne raconte pas rapidement.
    Oukpédjo : Mais quand même ! Lorsque notre président est mort, on ne l’a pas dit sur notre télé ? Et ça a changé quoi ?
    Lakpassa : Les « eux » aussi l’ont dit après.
    Oukpédjo : Donc, l’homme qui se dit le doyen des présidents est parti ? Arrivé là-bas, on va voir s’il sera toujours doyen.
    Lakpassa : Class, comment toi en tant que quelqu’un qui lutte pour un pays, tu vas parler comme ça ?
    Oukpédjo : Tu n’as pas compris ce que j’ai dit. Il se dit qu’il est doyen. Or, Gnass aussi avant de partir était doyen. Donc, arrivé là-bas on va voir le vrai doyen.
    Lakpassa : C’est n’importe où que tu fais tes blagues. L’affaire-là, c’est sérieux. Lui, il ne peut pas « jamais » dire qu’il est doyen à Gnass.
    Oukpédjo : Donc, il y a doyen dans doyen. Là, il va « verra » que ton « fofo » est ton ancien. Gnass va connaître les coins de là plus que lui. Là-bas encore, il est encore son doyen.
  • Ça va se savoir : Les inséparables (4)

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Le changement de comportement souhaité par Rébecca à Josias se limita alors à de simples visites éclair auxquelles s’adonnait à cœur joie le marié. Il mettait à profit ses temps libres pour l’entretien du foyer. Rentré du boulot, l’homme se passa pour un chef de foyer responsable, resta près de son épouse, la contempla dans ses corvées. Tout ceci avait un objectif, une manière psychologique de se mettre en forme pour le labour. C’était une recommandation du toubib de la famille parce que les mariés avaient opté pour la venue d’une progéniture.

    A peine eurent-ils terminé la cuisine et s’installèrent-ils à table pour le dîner que le téléphone portable de l’homme sonna. « Me prends-tu pour une imbécile ? Il y a combien de jours que tu es passé chez moi ? Tu viens ou je descends à l’instant même chez toi pour tout révéler à ta sorcière de femme. J’en ai mare de la vie d’une maîtresse ; j’ai aussi envie de toi ce soir. Je le répète bien, ou tu viens ou c’est moi qui débarque chez vous », vociféra la dame. « Oui ! Allo ! Hé Monsieur le Directeur ! Je vais arriver dans un instant. A l’aéroport ou à l’hôtel ? Ils sont au nombre de combien ? Ok, j’y vais tout à l’heure Directeur », fit semblant de répondre l’homme à son appelant alors qu’il n’y avait plus personne au bout du fil. Aussitôt raccrocha-t-il qu’il s’adressa à sa naïve épouse qu’il avait l’obligation d’aller chercher une délégation d’hommes d’affaires invités par son entreprise, puis s’excusa. Une seule chose dans sa tête, c’était d’arriver le plus tôt possible chez Rébecca avant qu’il ne soit trop tard pour lui, parce que cette dernière est imprévisible.

    Débarqué chez sa dulcinée, Josias avait toujours la tête dans les nuages. Malgré tous les gestes de séduction qui, autrefois emballaient le frivole, ce dernier avait encore sa pensée sur Estelle. « Je serai vraiment à toi dans quelques jours car je prendrai mon congé ». « Je serai bien contente si nous pourrions gérer cette période ensemble sur les plateaux de Dayes où il fait vraiment bon vivre. Là, je crois que c’est bien reposant et tu pourras te recharger d’énergie nécessaire pour ta santé », répliqua l’abandonnée quand elle fut coupée par un refus cartésien de son partenaire. La rencontre de ce soir n’accoucha que d’une petite souris et les belligérants s’étaient séparés sans l’essentiel.

    Des jours puis des semaines passèrent, et puis rien. De nouveau, l’homme était devenu introuvable et surtout injoignable. Rébecca, par sa témérité, réussit ce jour à joindre son amant. Elle réitéra sa doléance d’une villégiature, mais son compagnon s’y opposa une fin de non recevoir. Elle téléphona alors à Eric qu’elle invita à l’accompagner. Chose dite, chose faite. Les deux voyageurs se retrouvèrent et partirent le jour et l’heure convenus la veille. A l’arrivée, alors que la dame exigeait le partage de chambre, son compagnon y opposa. Mais, la reine mère après l’échec cuisant réussit ici à gagner le pari. A la belle étoile sous les mélodies des cris de quelques oiseaux nocturnes, les voyageurs discutaient de tout et de rien, discussions qui duraient parce que Rébecca tentait de charmer son accompagnateur qui à un moment donné mordait un peu déjà à l’appât.

    Au lit, alors que Eric feignait de s’endormir, la dame veillait sur son corps reposant sur le matelas moelleux. Par où commencer, se demandait-elle, regardant toujours les yeux grandement ouverts de l’ami de son amant. Les yeux rivés sur le centre de gravité de ce dernier, la dame constata le mouvement de l’anaconda qui, certainement avait envie de sortir de sa cachette. Rébecca se courba comme pour écouter la bête lui parler, puis l’aida à sortir de son trou. Elle prit le temps de contempler le reptile qui grandissait et grossissait.

    A suivre
    Tonton D

  • Sans détour : Le doyen s’en est allé

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    « Souviens-toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse, 3, 19) « C’est un sage qui s’en est allé ». «C’est une grande perte pour l’Afrique ». « Il est un diplomate hors pair pour avoir joué le rôle de médiateur dans de nombreux conflits ». «C’est un apôtre de la paix qui vient de nous quitter ». Voilà les termes des hommages rendus de par le monde au Président Omar Bongo décédé lundi à 14h 30 minutes. De Washington à Paris en passant par le siège de l’ONU à New York, de l’Union Africaine et toutes les capitales de l’Afrique, le message est le même. Faure Gnassingbé du Togo n’est pas du reste.

    Il a exprimé sa tristesse et salué la mémoire du doyen des chefs d’Etat d’Afrique qu’il qualifie d’« un vieil ami du Togo qu’il avait aidé à de multiples reprises, y compris dans les moments les plus difficiles ». La Radio France Internationale (RFI) qui était en grève depuis plusieurs semaines, a dû faire le rappel de sa troupe pour consacrer des émissions spéciales à celui qui a passé plus de huit quinquennats au pouvoir.

    Cette mobilisation autour du décès de Bongo a surpris un compatriote qui nous a demandé pourquoi Gnassingbé Eyadèma n’avait pas eu droit aux mêmes égards de la part de la communauté internationale en 2005. Et il s’est mis à lister les nombreuses médiations du Général qui aurait emprunté une pirogue pour aller apporter la paix aux frères ennemis du Tchad au temps d’Hissène Habré, qui aurait fait fumer le calumet de la paix aux belligérants libériens, qui aurait mis fin à la guerre civile qui ravageait la Sierra Léone, qui aurait amené les protagonistes ivoiriens à danser avec des foulards blancs, patati patata.

    Il a pleinement raison. Eyadema et Bongo, « deux amis de la France », ont mené le même combat. Mais s’il n’y avait pas eu autant d’hommages au « Baobab », c’est la faute à Faure, c’est la faute à Kpatcha, c’est la faute aux quarterons d’officiers, c’est la faute au « mercenaire au col blanc». Le corps du « Père de la nation » ne s’était pas refroidi quand Faure capta le pouvoir. Les réprobations de la « dictature héréditaire » avaient ravi la vedette aux hommages devant aller à l’illustre disparu. Toutes les interventions n’étaient consacrées qu’au putsch que Debbasch tentait de maquiller avec quelques touches constitutionnelles.

    Dans le cas gabonais, même si les rejetons du « doyen » et certains de ses proches lorgnent le pouvoir, ils ont fait preuve de retenue en laissant faire la Constitution. Là, on a bloqué les frontières pour empêcher le dauphin constitutionnel de rentrer. C’est la Présidente du Sénat Mme Rose-Francine qui assurera l’intérim au cours duquel de nouvelles élections présidentielles sont organisées. Ceci dit, si l’un des prétendants, que ce soit Ali Bongo, Pascaline Bongo ou le gendre Paul Toungui, veut succéder au « doyen », il devra passer par les urnes. Même si tout le monde sait la manière dont les élections sont organisées dans les Républiques bananières.

    Il n’y a pas que des hommages. Il y a aussi des voix discordantes qui condamnent la gestion de Bongo qualifiée d’as du népotisme. Le Vert Noël Mamère a affirmé que tous ceux qui aiment la démocratie, ne devront pas s’attrister. Pour une eurodéputée française Bongo a plus servi la France que le peuple gabonais. Et pour cause. Pays pétrolier de l’importance d’un émirat avec seulement un peu plus de 1 million d’habitants, riche en d’autres ressources naturelles telles que le manganèse et surtout le bois, le Gabon présente toutes les caractéristiques d’un pays riche.

    Et pourtant, la misère y règne. La famille présidentielle et les lèche-bottes ont fait main basse sur tout.
    Zeus AZIADOUVO

  • L’œil du magicien : L’accouchement, un calvaire pour les mères au Togo

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Zéina, 23 ans est devenue mère après plusieurs mois d’attente. Elle vient de sortir de la salle d’accouchement et peut enfin contempler sa mignonne fille qu’elle vient de mettre au monde. La sage-femme la fit coucher dans son nouveau lit, près sa maman. A la vue du bébé, la nouvelle maman ne put s’empêcher de verser des larmes.

    Après 39 semaines passées sans problèmes majeurs, Zéina s’est réveillée ce matin avec des tiraillements désagréables caractérisés par une répétition rythmique avec des intervalles chaque fois plus rapprochés. Le moment est venu pour Zéina d’accoucher. Après les derniers préparatifs, sa maman l’accompagna à l’hôpital. Elle fut admise dès son arrivée dans la salle d’accouchement. Examinée, disait-elle, les médecins ont conclu que l’heure n’a pas encore sonné étant donné qu’elle était à son premier geste. Elle fut abandonnée à son propre sort avec cette douleur qui la tenaillait. Quelques heures plus tard, les sages-femmes furent ameutées par ses cris de détresse : « le bébé va sortir, aidez moi». C’est là que les sages-femmes ont accouru et, au lieu de l’aider à accoucher, elles n’ont pas hésité à lui faire une épisiotomie au moment où elles lui ordonnèrent de pousser. « On m’a fait tellement souffrir. Juste le temps que la sage-femme m’ait dit de pousser, elle m’a incisé le périnée pour faire passer la tête de l’enfant sans aucun effort. On m’a recousu la plaie sans anesthésie. Je ne sais pas si je peux avoir le courage de faire un deuxième», raconte-t-elle.

    « Lorsque je fus conduite dans la salle où était gardé mon bébé, je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes. Je pensais que je ne pouvais pas seule accoucher à cause du poids que devait avoir le bébé. Mais quand je l’ai vu, je pouvais le mettre au monde facilement, il suffisait qu’elles m’aident», regrette-t-elle avant d’ajouter que « après m’avoir cousu la plaie, elles m’ont pris 5 000 F. J’ai la conviction que c’est à cause de ça qu’elles ont agi ainsi».

    Ces genres de pratiques sont devenues monnaie courante aujourd’hui. Nombreuses sont ces femmes qui se plaignent chaque jour avoir subi ces genres de mutilations de la part des sages-femmes. Selon Ablawa une multipare qui est à son 4è geste «Mon bébé ne pèse que 2, 200 kg mais j’ai été grandement incisée comme si j’allais mettre au monde un bébé de 5 kg. On ne m’a jamais fait une épisiotomie auparavant mais je crois que ces sages-femmes ne veulent pas faire d’effort et veulent juste s’enrichir», raconte-t-elle.

    Ce phénomène est plus remarqué à l’hôpital secondaire de Bè où chaque suture coûte 5 000 F CFA. Faites un tour dans ce centre de santé lors des jours de contrôle et vous verrez le nombre de femmes qui sont incisées chaque semaine. La femme enceinte doit exercer son esprit à ne penser qu’à des choses agréables et à chasser tout sentiment négatif. Mais dans notre pays, lorsque vous tombez enceinte, c’est le monde qui s’arrête autour de vous. L’observation de ces cas quotidiennement est synonyme de peur pour les futures mères qui n’ont d’autres recours que de se confier à leur créateur.

    Selon une sage-femme qui a requis l’anonymat, quand la personne chargée de l’accouchement se rend compte que le périnée ne va pas se dilater assez pour laisser passer la tête, ou qu’une déchirure va se produire, elle pratique ce que l’on appelle une épisiotomie. Elle incise pour laisser le passage. Cette incision se fait normalement d’un coup de ciseau au point culminant d’une contraction douloureuse et la femme ne s’en aperçoit même pas. Elle a l’avantage d’être nette, donc facilement recousue.

    La même source a indiqué que la sage-femme peut, lorsqu’elle remarque le bombement du périnée annonçant la sortie imminente de la tête, agir en pratiquant ce que l’on appelle la « protection du périnée » pour éviter une déchirure éventuelle due à la sortie brusque de l’enfant et non faire une épisiotomie. « Les cas où on pratique une épisiotomie sont rares mais aujourd’hui on constate que cela devient une habitude dans les centres de santé. Mais j’ignore la cause », a-t-elle indiqué.

    Aujourd’hui, il est à noter que les sages-femmes ou médecins accoucheurs ne font plus beaucoup d’efforts pour permettre aux femmes d’accoucher facilement. Tout se passe comme s’ils pensent à l’argent.

    Vivement que le ministère de la Santé planche sur ce problème qui prend de l’ampleur, afin que les femmes enceintes puissent donner la vie dans de bonnes conditions.
    T.T.

  • Accident de circulation sur la Nationale N°1 : Collision entre un titan et un gros camion entre Anié et Blitta ; Bilan : 3 morts

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Sur la nationale N°1 entre Langabou et Nyamassila, s’est produit un grave accident le dimanche 7 juin 2009 entre 15h et 16h. Un titan immatriculé RT 8021 H transportant des tonnes de blé en direction du nord et un gros camion immatriculé RT 5333 N plein de gros bois coupés en forme de carré de 2m50 de long (communément appelés les madrées) sont entrés en collision. Bilan 3 morts et 4 blessés dont une femme et 2 rescapés.

    A bord du titan il y avait 2 occupants dont le chauffeur, tous blessés. Dans l’autre camion, il y avait deux apprentis dont M. Gandi Traoré (un des deux rescapés de cet accident), un jeune apprenti d’environ 22 ans de nationalité togolaise. Il y avait par ailleurs 5 passagers dans la cabine dont une femme; 3 sont décédés sur le champ et les deux autres blessés.

    Selon les témoignages, les deux camions évitaient un grand « trou » et par inattention, ils sont entrés en collision. Voilà encore un accident dû à l’état de la route et qui crée le deuil dans les familles. Les infrastructures sont sérieusement dégradées mais les autorités togolaises n’en ont cure. Le chef de l’Etat et son Premier ministre qui ont emprunté cette même voie la semaine dernière dans leurs grosses cylindrées aux vitres teintées, ne se sont pas rendus compte que là-bas, c’est « un peu de route, un peu de trou ».
    E. P. Avec Tony-Colgue K. A.


    Transport routier : Les pratiques anormales, un frein à la fluidité du transit sur les corridors routiers
    Chaque année, l’Observatoire des Pratiques Anormales (OPA) qui fait de la lutte contre les tracasseries routières l’une de ses principales préoccupations, publie chaque trimestre un rapport sur les trois corridors pilotes qui sont Tema-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako et Lomé-Ouagadougou. Le premier rapport trimestriel 2009, le 7è du genre, qui couvre la période du 1er janvier au 31 mars, a été rendu public hier à Lomé. Le lancement de ce rapport a été couplé du projet de plaidoyer pour la réduction des tracasseries routières le long de l’axe routier Lomé-Cinkassé au Togo présenté par MECAP/FR Togo (Monde des Enfants de Cœur pour l’Atténuation de la Pauvreté du Frère Rural au Togo) et le CAO-Togo (Centre Afrika Obota).

    Pour l’essentiel, il faut retenir que ce rapport confirme l’existence de comportements défavorables à la fluidité du trafic de transit sur certains corridors. En effet, le nombre de postes de contrôle aux 100 km est de l’ordre de 2 au Togo et au Ghana mais atteint 5 au Mali. Les temps de contrôle aux 100 km vont de 7 minutes au Togo à 44 minutes au Burkina Faso. En ce qui concerne les perceptions illicites, elles varient de 1667 F CFA au Togo à 7784 F CFA au Mali aux 100 km. Les niveaux de perceptions illicites, par rapport au précédent trimestre, ont baissé au Burkina Faso, au Ghana et au Mali. Cependant, ils demeurent élevés du fait de l’application, sur deux des trois corridors, de la réglementation sur la charge à l’essieu sans délivrance de reçus aux conducteurs dont les véhicules contreviennent à la réglementation. Consigné pour la première fois dans les statistiques du 4ème trimestre 2008, ce phénomène représente un peu plus de 46% du montant total perçu au Ghana et environ 20% du montant total perçu au Mali.

    Ce rapport présenté par le chargé à la communication à l’OPA, M. Lacina Pakoun a été suivi du lancement de la campagne nationale de plaidoyer contre les tracasseries. M. Amouzou Kokou de MECAP/FR Togo et Franck Kepomey de CAO-Togo ont tour à tour présenté les stratégies que comptent mettre en œuvre leurs structures respectives pour réduire le nombre de barrières routières.

    Pour M. Lacina, l’enjeu est de pouvoir mettre en application effective et stricte les décisions prises par les autorités nationales, de réduire les tracasseries sur les routes. Il a insisté sur la nécessité pour tous les pays de concrétiser la prise de mesures fermes dont les résultats seront perceptibles par tous les acteurs du transport routier inter-Etats.

    M. Lacina a par ailleurs invité les autorités politiques et administratives des Etats concernés à promouvoir davantage la sensibilisation à la lutte contre les pratiques anormales mais également à prendre les mesures qui s’imposent afin d’arrêter ces pratiques nuisibles à la fluidité des personnes et des marchandises sur les corridors routiers.
    M.A.
  • La gestion de l’après Bongo : Le Gabon doit donner le bon exemple à Faure Gnassingbé et compagnie

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Le président gabonais Omar Bongo vient de quitter le monde des vivants à l’âge de 73 ans. Il avait l’habitude de disputer le titre de doyen des chefs d’Etat d’Afrique avec Gnassingbé Eyadèma, décédé quatre ans plus tôt, à l’âge de 68 ans. Les thuriféraires de tout bord affublaient à tort les deux du titre flatteur de sages de l’Afrique. Quels sont donc ces sages qui peuvent tant s’accrocher au pouvoir en y demeurant, 38 ans pour le moins chanceux, et presque 42 pour le plus heureux des deux, avec à la clé une modification constitutionnelle unilatérale censée ne pas les honorer et qui leur permet de s’éterniser au pouvoir par le biais d’un jeu déloyal à chaque élection ? Quels sont donc ces sages qui, au lieu de partir la tête haute comme Léopold Senghor, Ahmadou Ahidjo et bien d’autres, se disputaient le titre de doyen des chefs d’Etat africains ?

    Quels sont ces prétendus sages africains qui ont choisi de s’afficher aux yeux de l’opinion internationale au niveau de leurs sous-régions respectives et pendant tout leur règne, par des règlements de problèmes ailleurs, en occultant ceux qui les assaillent chez eux, en oubliant de balayer leur propre maison ? Quels sont donc ces sages qui se sont assis sur les richesses de leur pays sans jamais en faire profiter à leur peuple, appauvrissant les leurs au profit de la métropole ? Quels sont ces sages qui n’ont pas pu développer leur pays, les maintenant dans la pauvreté et en s’achetant le soutien de la France dans le mal et l’arbitraire par le financement des campagnes électorales et autres des hommes politiques français ? Un sage ne saurait s’accrocher au titre de doyen. Mais, pour quoi faire ? Quels sont enfin ces sages africains, dirigeants des républiques, qui prennent plaisir à se faire remplacer par leur progéniture ou gendre (du nouveau !) à leur décès, plongeant le pays dans une situation sans issue ?

    Rappel de la comédie à la togolaise
    A la mort d’Eyadèma, son fils Faure à qui il avait fait parcourir le monde en sa compagnie et qui, selon certaines sources, s’initiait ainsi à la chose politique et que le père présentait à l’occasion à certains de ses pairs africains, était un député élu du RPT dont le siège était occupé à l’Assemblée par son suppléant, dès lors qu’il avait été nommé ministre des mines, des postes et télécommunications. Dans la nuit du 5 février 2005, le ministre se mua subitement en député dans un premier temps. Dans un second temps, il fut élu président de l’Assemblée nationale. En troisième lieu, Faure Gnassingbé devint président de la République du Togo. Quid du président virtuel de la République Fambaré Ouattara Natchaba ? Il fut écarté de cette transition. Celui qui avait l’habitude de toiletter la Constitution togolaise en narguant le peuple, devait en faire lui-même les frais.

    Dans cette nuit du 5 février, un groupe d’officiers supérieurs à la tête desquels le Gal Zakari Nandja, déclara faire allégeance à Faure Gnassingbé. La suite tous les Togolais la connaissent. Du bout des lèvres, la CEDEAO avec à sa tête le plus démocrate des Nigériens (et pourquoi pas des Africains ?), Tandja Mamadou condamna la procédure et prit une sanction contre le régime togolais. Elle sera suivie quelques jours après, de l’UA patronnée par Olusegun Obasanjo. A ces deux condamnations se sont ajoutées d’autres. Le cinéma ne dura que quelques jours, plongeant tous les démocrates dans l’illusion du chemin du bon sens retrouvé par des «Africains responsables ». L’illusion ne durera que le temps pour les Togolais, de voir Faure et ses « allégistes » faire marche arrière avec la conviction de revenir en force. La masse populaire, elle, ignore tout ce que des chefs d’Etat peuvent se dire par téléphone et se donner comme assurance et garantie mutuelles sur le dos du peuple. Dès lors en entendra des malfamés crier sur des médias : « nous nous savons que nous allons gagner ».

    C’est avec toute la garantie que des gens dépourvus du sens de l’honneur et que les Togolais découvriront entre 2005 et 2009, les uns après les autres dans leur vraie nature, donneront aux « putschistes togolais », que ceux-ci reprendront du poil de la bête. On entendra certains dire : « votre parti est « le plus grand parti », vous avez l’argent et l’armée ». On assistera à un décompte macabre au lendemain d’une présidentielle opaque et frauduleuse avec des centaines de morts et suite à laquelle, le parti prétendu le plus grand, sera battu à plates coutures comme d’habitude. Le peuple voulant réclamer sa victoire volée, tout avait basculé et salut les dégâts !

    Bongo ne pouvait que soutenir Kpatcha et Faure
    Tous les démocrates togolais ont été unanimes à reconnaître que Bongo, affichant les mêmes ambitions sordides de positionner depuis plusieurs années son fils Ali, en vue d’assurer son remplacement à la tête du Gabon, en lui confiant la gestion du ministère de la défense, il était clair qu’il ne pouvait que soutenir le mauvais exemple que constitue le cas du Togo. Tout le monde a vu que jamais Omar Bongo n’avait eu un seul instant, à condamner la comédie togolaise. Tout au plus, il s’est plu à jouer au médiateur pour ramener la paix au Togo. Il se faisait aussi passer pour le conseiller de la famille, pour dissiper les incompréhensions entre les deux demi-frères, lorsqu’ils commençaient à se mordre le nez.

    D’une manière générale, le plus gros effort que Bongo avait pu déployer dans le cas togolais après l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir, c’était de contribuer à lui faciliter la tâche. Pour preuve, se prévalant du titre de doyen des chefs d’Etat africains, il avait eu à convoquer au moins deux fois des protagonistes togolais à Libreville en tant que médiateur. Comment ne prendrait-il pas ces dispositions, pourquoi ne s’investirait-il pas dans la résolution de la crise togolaise en vue de faciliter la tâche au fils d’Eyadèma, quand il sait qu’il destinait Ali Bongo à la même mission qu’exerce en ce moment Faure Gnassingbé ? Voilà qui explique bien l’investissement à fond de Bongo dans les problèmes de succession posés au Togo, précurseur des pratiques antidémocratiques en Afrique.

    Le Gabon peut et doit mieux faire
    Tout porte à croire que les autorités gabonaises, ayant été pris de court par l’annonce du décès d’Omar Bongo dans la soirée du vendredi 5 juin 2009 et s’étant efforcées en vain de convaincre dans un premier temps l’opinion nationale et internationale, que le président était bien vivant, ont dû revenir à la raison. Sachant que le secret de polichinelle ne saurait perdurer. Ainsi, le Premier ministre fut contraint d’annoncer dans l’après-midi, que la mort du président était survenue à 14h30. De l’avis de beaucoup d’observateurs, le décès de Bongo daterait de plusieurs jours, voire des semaines. Ici l’on fait le parallèle avec la disparition du président Houphouët-Boigny il y a quelques années. Les autorités d’alors avaient gardé secrète la nouvelle pendant plus d’un mois, pour faire coïncider le décès avec la célébration de la fête de l’indépendance de Côte d’Ivoire juste pour en rajouter au mythe de l’homme.

    Que Bongo soit décédé depuis plusieurs jours ou seulement ce samedi à 14h30 minutes, zéro seconde, toujours est-il qu’il est parti à jamais et bien mort. Pour le moment, il y a lieu de se réjouir du fait qu’au Gabon, on se soit attaché au respect des textes, sans se lancer dans ce genre d’argutie tirée par les cheveux qui constitue une spécialité propre aux Togolais. Au Gabon, pour le moment du moins, on n’a pas assisté depuis plus de 72 heures à des contorsions politico-militaro-juridiques primitives et indignes. En attendant, c’est la présidente du Sénat qui assure la transition conformément à la Constitution en vigueur dans le pays et ce, dans la discipline. La transition, en attendant d’élire un nouveau Président de la République, durera 45 jours.

    Tout en ne préjugeant de rien et n’étant pas dans le secret des dieux pour savoir ce qui peut arriver demain, il y a lieu tout de même de saluer le comportement discipliné affiché par les autorités politiques gabonaises depuis l’annonce officielle de la mort brusque d’Omar Bongo. Nous espérons que le calme observé jusqu’ici dans le respect des textes continuera à prévaloir jusqu’aux prochaines élections. Dinosaures et dictateurs rétrogrades sont en train de quitter un à un le continent.

    A qui le prochain tour ?
    Alain SIMOUBA

  • Présidentielle de 2010 : Quelle Constitution et quel Code électoral pour présider à l’organisation du scrutin ?

    Liberté 515 du 10 juin 2009
    Même si du côté des gouvernants on s’en soucie très peu, ou pas du tout, la présidentielle de 2010 n’en demeure pas moins une échéance électorale d’importance. Cette élection va redistribuer les cartes et les politiques en sont assez conscients. L’horizon s’éclaircit de plus en plus sur les prétentions. C’est un processus irréversible. Mais quelle Constitution et quel Code électoral vont-ils présider à l’organisation de ce scrutin ?

    La grosse énigme
    Cette problématique mérite d’être posée quand on fait l’état des préparatifs. Il est constant que la transparence de la présidentielle de 2010 dépend de sa préparation judicieuse, notamment des réformes recommandées par l’Accord Politique Global (APG). «Toutes les parties prenantes au Dialogue ont reconnu la nécessité d’apporter au Cadre électoral en vigueur les aménagements nécessaires pour garantir un processus électoral libre, démocratique et transparent, ouvert à tous les Togolais », dixit l’APG. Mais voilà depuis trois (3) ans, et à moins de dix (10) mois de la présidentielle de 2010, les réformes institutionnelles et constitutionnelles sont au frigo. Les discussions commencées tout autour sont aujourd’hui dans l’impasse. L’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) viennent de claquer la porte du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) à cause de la volonté du pouvoir de verrouiller le processus manifestée à travers la prise de décret favorisant l’entrée des « trouble-fête ».

    L’inquiétude est assez légitime quand on sait que le porte-voix par excellence du pouvoir, Pascal Bodjona a laissé entendre dans une déclaration publique qu’en l’absence d’un consensus au CPDC sur les désaccords en vue de la matérialisation des réformes, on fera avec les anciens textes en vigueur. Ce qui signifie que c’est la Constitution en sa forme toilettée et le Code électoral actuel qui seront appliqués. On évolue une fois de plus vers l’exclusion car ces textes contiennent des mesures discriminatoires introduites lors des nombreux tripatouillages pour écarter les candidats de la présidentielle de l’année prochaine. Ce sont les candidatures de Gilchrist Olympio et de Kofi Yamgnane qui risquent d’être rejetées, eux qui bénéficient de double ou multiple nationalités. Ainsi comme en 1993, 2003 et 2005, le pouvoir écarterait des candidats capables de rivaliser valablement celui du clan. On a l’impression que c’est d’ailleurs ce veut le pouvoir. Car depuis la tentative infructueuse de ressusciter la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Tozim Potopèré et la sortie appréciable de la Cour constitutionnelle qui a rejeté le coup de force, puis précisé plus tard la fourchette de temps devant voir organiser le scrutin, Faure Gnassingbé et les siens n’entreprennent rien entrant dans le cadre de la préparation du scrutin. Le Chef de l’Etat préfère enclencher sa campagne électorale.

    La position de la France Il nous souvient que lors d’une sortie publique, le Secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet avait laissé entendre que la France militera pour « qu’aucune candidature sérieuse ne soit écartée de la course en 2010 ». Ces propos ont surpris agréablement l’opinion, car la France a toujours apporté sa caution au clan Gnassingbé. Pour nombre d’observateurs, la meilleure procédure pour l’Elysée serait de faire pression sur le pouvoir de Lomé afin qu’il matérialise les réformes institutionnelles et constitutionnelles recommandées par l’APG et qui appellent à débarrasser le cadre électoral, entendu la Constitution et le Code électoral des critères discriminatoires. Mais voilà, à l’orée de cette élection importantissime, les fameuses réformes ne sont pas encore entreprises. C’est l’exclusion de Gilchrist Olympio, Kofi Yamgnane et autre candidat éventuel de la diaspora qui est ainsi en train d’être acquise. Quelle sera alors la position de la France ? Si les choses restaient en l’Etat et donc ces exclusions se confirmaient, c’est la France qui perdrait davantage en honneur vis-à-vis des Togolais. Ce ne serait pas moins un défi, un pied de nez que Faure Gnassingbé aura fait à Sarkozy.
    Pablo E.


    Candidature unique de l’opposition : Gilchrist Olympio s’entretient avec Yamgnane ; Une délégation de l’UFC prend langue avec Agbéyomé
    La cellule de réflexion UFC-CAR se réunit dans les prochains jours

    La candidature unique de l’opposition à la présidentielle de l’année prochaine est devenue une préoccupation pour toutes les forces démocratiques.

    De sources concordantes, Gilchrist Olympio et Kofi Yamgnane de Sursaut-Togo, également candidat à l’élection présidentielle, se sont retrouvés le jeudi 04 juin dernier. Cette rencontre aurait eu lieu à l’initiative du militant du Parti socialiste français (PS). Au centre des discussions, les conditions d’organisation de la prochaine présidentielle ainsi que la situation actuelle du pays. La problématique de la candidature unique de l’opposition aurait été aussi abordée.

    C’est la deuxième rencontre entre les deux personnalités après celle de Paris au lendemain des élections législatives d’octobre 2007. Selon les informations glanées dans l’entourage des responsables de l’UFC, le parti entend établir des contacts avec toutes les formations politiques éprises d’alternance au pouvoir au Togo en 2010. C’est dans ce cadre qu’une délégation de l’UFC s’est entretenue il y a quelques semaines avec le Président de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS). D’autres partis ainsi que des organisations syndicales et de la société civile pourraient aussi être contactées.

    En fait, depuis quelques mois, l’UFC et le CAR se « tchatchent » afin d’accorder leur violon sur les conditions d’une bonne organisation du scrutin et la question de la candidature unique. Après plusieurs réunions entre des délégations des deux partis, les deux leaders se sont retrouvés le jeudi 28 mai dernier pour approfondir les discussions. Selon les termes du communiqué ayant sanctionné les rencontres, une cellule de réflexion est mise en place et a pour mission de « définir la mission qui attend le candidat de l’opposition au prochain scrutin présidentiel ».

    Joignant l’acte à la parole, le CAR a déjà communiqué la liste de ses trois membres devant siéger dans cette cellule. « Nous avons écrit à l’UFC pour lui transmettre nos délégués qui doivent siéger au sein de cette cellule. Nous attendons la réponse de l’UFC pour commencer effectivement les travaux», indique une source.

    Des faits confirmés par l’UFC qui aurait communiqué depuis hier les noms de ses membres. Une réunion est attendue dans les prochains jours, assure-t-on.
    R. Kédjagni
  • Match Gabon-Togo : Les vraies raisons de la débâcle

    La sélection nationale de football du Togo a lourdement chuté 3-0 devant son homologue du Gabon samedi, pour le compte de la 2ème journée du 3e tour des éliminatoires CAN/Mondial 2010. Devant une équipe des Eperviers du Togo méconnaissable dans tous les compartiments, les Panthères n’auront pas trop forcé leurs talents pour s’imposer avec la manière. Dès la 10ème minute de jeu, le stoppeur d’Angers, Bruno Ecuélé Manga sur un corner ouvre le score pour le Gabon. Avec le goal Agassa Kossi hésitant, une défense assez friable composée de Richmond Forson, Maman Gafar, Serge Akakpo et Eninful Kacla, le milieu de terrain avec la méforme notoire de Maman Chérif Touré prenait régulièrement de l’eau malgré la combativité d’Alaixys Romao et Améwou Komlan. Dans leurs tentatives de revenir au score, le capitaine Sheyi Adebayor et compagnie seront réduits à 10 à la 35e minute à la suite d’un carton rouge écopé par Dossèvi Thomas. A la reprise, l’addition sera complètement salée pour la bande à l’entraîneur Jean Thissen. D’abord à la 70e minute, le teigneux avant-centre du Gabon, Roguy Meyé d’un lobe astucieux inscrit le 2e but avant que Moïse Brou Apanga ne clôture le festival de buts à la 83e minute.

    La déconvenue de l’équipe nationale du Togo surprend peu de monde vu les conditions désastreuses de préparation. Ainsi, le manque d’autorité de l’entraîneur, les virées nocturnes des joueurs et l’inorganisation criarde de la Fédération Togolaise de Football (FTF) sont entre autres raisons de l’expédition punitive gabonaise.

    Manque d’autorité de l’entraîneur et l’indiscipline caractérisée des joueurs
    Le sélectionneur et Directeur technique national Jean Thissen tout au long des préparatifs de cette rencontre a manqué de poigne sur ses poulains. Selon nos informations, l’annulation du stage de Belgique aurait été une décision de certains joueurs qui ont réclamé et obtenu cela pour venir faire la java à Lomé. On se rappelle, le Belge avait justement avancé la raison d’indisponibilité des joueurs. Du retour à Lomé où les séances d’entraînements sont prévues pour démarrer le dimanche 31 mai, l’entraîneur Thissen et une partie des joueurs (Adebayor, Salifou Moustapha, Améwou Komlan entre autres) se seraient retrouvés en boîte de nuit pour « s’éclater » au maximum. Les entraînements proprement dits n’ont débuté que lundi soir. Et naturellement aux différentes séances, c’est la pagaille sous les yeux du « belliqueux » belge qui s’étant déjà compromis avec les joueurs, ne dit mot. Dans le même sillage, le manque de rigueur au sein du staff technique, a laissé libre cours à Adebayor et ses amis à refuser le campement.

    Il s’est aussi posé un problème du lieu d’hébergement. Pendant que certains ont rejoint Ghis Palace à Baguida, Dossèvi Thomas, Alaixys Romao, Floyd et Jonathan Ayité ont préféré Sarakawa comme annoncé sur le programme.

    Il a manqué la cohésion et la bonne ambiance du groupe des Eperviers à travers le laisser-aller des joueurs. Une équipe de football ne fait pas de victoire dans ce climat de désordre et d’indiscipline.

    L’inorganisation de la Fédération
    Comme à l’accoutumée, l’organisation du match Gabon-Togo a été chaotique. Le président de la Fédération Rock Gnassingbé étant parti à Bahamas au Congrès de la FIFA avec le Secrétaire Kossivi Reinhardt et le 2e Vice-Président Boukpessi Essoyaba, sans avoir pris les dispositions nécessaires qui s’imposent. Sur place, Amavi Patatu et Mme Addablah Kayi désignés par Rock pour préparer le match ont plus brillé dans la cacophonie et l’amateurisme ambiant.

    Tout a commencé avec le retour des joueurs qui ont pris le vol sur Cotonou. Il a fallu qu’un agent de la fédération fasse des pieds et des mains pour mettre la main sur un bon d’essence avant d’aller chercher Serge Akakpo, Akoto Eric… et leurs effets au Bénin. Par ailleurs, bien que le Togo dispose d’un contrat avec l’équipementier Puma, les joueurs se sont entraînés en bigarrée. La Fédération n’a pu trouver de maillots pour l’équipe. Bien que Rock Gnassingbé et sa suite aient envoyé un émissaire en la personne de Lawson Ségnéamé, avant le match, la délégation togolaise aurait dû dormir à même le sol à l’Ambassade du Togo au Gabon sous les yeux désabusés du chargé d’affaire Afokpa.

    Le président Rock au lieu d’associer tous les membres surtout « les poids lourds » dans l’organisation du match a préféré Amavi et Mme Addablah qui ne sont en réalité que des poids plumes. Comment quelqu’un comme Amavi Patatu qui a fait de porte à porte pour s’acheter son billet pour le Gabon peut-il être capable de faire face aux difficultés auxquelles sont confrontés les joueurs. Tout ceci se passe au moment où l’Etat à travers le ministère des Finances face au refus de Rock de faire des rapports financiers, a décidé de gérer lui-même les fonds alloués pour l’organisation du match de Libreville. En somme, les conditions catastrophiques de préparation et d’organisation de ce match n’ont fait que le lit de la débâcle. Il faut alors une prise de conscience à tous les niveaux pour remettre l’équipe dans le sens de la marche.
    Kokou AGBEMEBIO

  • Chronique de Danyito : Vers la disparition totale des extraterrestres presidents africains

    Le Correcteur 067 du mardi 09 juin 2009
    AO !
    L’Afrique, berceau de l’humanité a été pillée, humiliée par des extraterrestres que les démons colons ont formés pour s’opposer à la terre qui les a accueillis.
    AO !
    On forme des dictateurs, des despotes qui commencent toujours leurs forfaits par des discours de réconciliation, de paix etc. Après, ils se transforment en de véritables bourreaux du peuple qui les a accueillis.
    AO !
    A voir les sommes pillées, volées, les résidences en Occident, aux Amériques, en Asie, où ils n’arrivent même pas à passer une seule nuit, et me dire que ces extraterrestres ont choisi pour certains de mourir en exil, dans les airs, à l’extérieur parce qu’ils n’ont pas réussi à créer la moindre structure médicale pouvant leur sauver la vie?
    AO !
    Le peuple ne les envierait pas si au moins ces extraterrestres construisaient des cliniques à eux tout seul pour leur sauver la vie.
    AO !
    Dieu ne donne pas tout, me disait ma grand-mère
    AO !
    Nous dire que nos dictateurs de présidents africains sont des personnes normales, Danyito dit NON !
    Ces espèces en voie de disparition totale font des pieds de grue pour nous laisser des monstres, des esprits nouveaux, qui sont prêts à marcher sur des milliers de morts pour garder le pouvoir.
    AO !
    Et dire que l’histoire africaine garderait ses maudits noms qui ont fait la honte de tout le continent.
    AO !
    Les fous, les laudateurs et héros de ces roitelets doivent désormais réfléchir et se repentir car le peuple qu’ils piétinent les aura tôt ou tard.
    AO !
    Il faut chercher les Cons dans les Conneries et le conard restera conard même avec 100 millions de dollars et plus d’une soixante de biens immobiliers.
    YO !
    Qui a dit que L’amour ne finit pas au tombeau ?
    VANITE DES VANITES, TOUT EST VANITE

  • La Santé en danger au Togo : La Césarienne devient un fond de commerce pour les médecins

    Le Correcteur 067 du mardi 09 juin 2009
    Le phénomène fait des victimes tous les jours
    « La santé n’a pas de prix » dit-on. Mais il apparaît à la suite d’une série d’investigations que nous avions menées que certains agents de santé s’en foutent éperdument de la vie des patients. Pour ces messieurs et dames qui ont prêté serment pour sauver les vies humaines, la course effrénée à l’enrichissement illicite semble prendre le pas sur leur profession.

    Comme annoncé un peu plus haut, à la suite de plusieurs plaintes des patients enregistrées par notre rédaction sur certaines pratiques malsaines et suicidaires dans certains centres de santé au Togo, nous avions mené des investigations successives dans lesdits centres et unités de soins tant privés qu’officiels qui ont débouché sur un constat alarmant. L’accouchement à la césarienne devient un véritable fond de commerce pour les médecins au Centre Hospitalier Universitaire de Lomé-Tokoin et de l’hôpital Secondaire de Bè. Il ressort que la plupart des femmes enceintes qui y arrivent sont contraintes d’accoucher à la césarienne après la rengaine de manque d’oxygénation de la future maman et du poids élevé du bébé à mettre au monde.

    Après cette formule sacrée des médecins devenue presque un refrain, commence le chemin de croix de la femme en travail, de son mari et de ses parents. Très rapidement et avant toute chose, il faudra payer le kit de Césarienne qui s’élève à 40.000 FCFA et plus selon l’hôpital, le kit de réanimation (16 000 FCFA) et l’Acte de Césarienne qui coûte 25.000 FCFA soit 81.000 F avant la prescription des produits pour les autres soins. Il est recommandé aux parents des patients d’aller s’enquérir seulement des prix des produits à la Pharmacie dans l’enceinte du CHU pour venir ensuite les payer chez les mêmes médecins prescripteurs. Une victime des exploits mercantiles des médecins raconte : « Ma femme a déjà fait deux enfants sans problème. Pour le 3e qui est né, il y a quelques jours, je dirai que j’ai eu la malchance de venir ici à Tokoin. Aussitôt arrivé, le docteur nous a dit que le poids de l’enfant, le manque d’oxygène de la maman et de l’enfant, l’oblige à nous conseiller la césarienne. Mais croyez-moi à la naissance, le poids du bébé est totalement inférieur à ceux de ses deux frères », a déclaré M. Agbéko qui ajoute « Je vous dis que ces médecins doivent apprendre à parler aux patients. Les deux semaines que j’ai passées là-bas [regard tourné vers la maternité du CHU], c’est l’horreur et l’indignation. Ils prescrivent pleins de médicaments et vous obligent à les payer chez eux contre une remise de 500 F. Beaucoup de femmes meurent tous les jours par manque de moyens. Ces agents passent tout le temps à chauffer et insulter les gens. Souvent devant les lamentations des patients qui n’ont pas d’argent, voici ce que ces médecins disent : vous-là, si votre femme est enceinte, vous ne savez pas que vous devez préparer au moins 200.000 F ? » Un jeune homme qui a perdu malheureusement sa femme tout en sanglots raconte sa mésaventure « Ils m’ont demandé un kit de césarienne et l’acte de césarienne. Mais je n’avais rien sur moi. Et je suis allé chercher de l’argent. Jusqu’à mon retour, ils ont laissé ma femme mourir [pleur]. Vous savez, ces médecins ne pensent qu’à leurs poches. Quand vous allez dans un coin de la pharmacie située dans l’enceinte, il n’y a que les kits et il se dit que les docteurs cherchent à les liquider à tout prix. C’est un vrai commerce qui se fait là-bas sur le dos des vies humaines. Moi, j’ai déjà enterré ma femme mais il faut qu’on pense à faire quelque chose pour les autres femmes enceintes », a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

    En clair, c’est un véritable cas social sur lequel les autorités doivent se plancher sérieusement au niveau du CHU-Tokoin et de l’hôpital de Bè où les médecins blaguent simplement avec la santé. Il nous revient qu’à Bè et à Tokoin, on manque de tout même les lames.

    Au lieu d’orchestrer des shows médiatiques dans la distribution des matériels sanitaires à travers le pays, le ministre de la santé Komla Mally doit mettre en place un mécanisme adéquat pour mettre fin à cette pratique suicidaire pour nos sœurs et mères enceintes.

    Aujourd’hui, on se demande pourquoi le président Faure Gnassingbé et son gouvernement hésitent à rendre gratuit l’accouchement à la césarienne alors qu’au même moment, on dépense des centaines de millions pour des futilités. Malgré l’apparence affichée, la santé n’a jamais été une priorité pour le « Fils de la nation » qui ne pense qu’à poser des jalons de conservation de pouvoir.

    En tout cas, seule la gratuité de soins pour l’accouchement à la césarienne pourra permettre de sauver des vies humaines étant donné qu’elle va sonner le glas de cette course de gain facile des médecins indélicats et cupides.
    Kokou AGBEMEBIO


    Manutention au Port autonome de Lomé : Bolloré face au défi de la corruption à SE2M-Togo
    Au lendemain de l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé suite au décès de son père et prédécesseur Gnassingbé Eyadema, Paris a, selon l’hebdomadaire satirique français « Le Canard enchaîné », « dépêché une équipe de ses services de renseignement au Togo avec pour mission, de récupérer toutes les archives attestant des liens étroits entre les dirigeants français et le régime du président togolais, Gnassingbé Eyadema ».

    Le but de cette opération, toujours selon le Canard enchaîné, était, comme c’était le cas en 1979 en Centrafrique après la chute de Bèdel Bokassa, de protéger la réputation de la France, en effaçant les traces des relations que les différents hauts responsables de son Etat ont régulièrement entretenues pendant 38 années, avec feu Eyadema.

    A l’époque, beaucoup avaient pensé à un signe annonçant les derniers jours de la fameuse relation France-Afrique, du moins pour ce qui concerne le Togo. Cet espoir des Togolais est devenu encore plus accru lorsque récemment, la France a décidé de revoir les clauses de sa coopération militaire avec le Togo. Mais ironie du sort, le départ précipité du groupe Progosa du Port Autonome de Lomé et le retour immédiat de son rival Bolloré, a montré à plus d’un titre que le soutien de la France au régime RPT reste sans faille. C’est seulement les acteurs et les camps des intérêts qui changent.

    Nul n’ignore l’intimité de l’actuel chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy avec le groupe Bolloré qui vient de reprendre en main la gestion des activités de manutention au Port de Lomé. En clair, lorsque Nicolas Sarkozy est au pouvoir en France, les intérêts de ses amis opérateurs économiques doivent être protégés et sauvegardés dans les pays africains qui sollicitent le soutien de la France. Et c’est ici qu’il faut comprendre la célèbre phrase : « Quand on est ami à la France, il faut penser aux entreprises françaises », que le président français Sarkozy aurait glissé à Faure Gnassingbé.

    De quelle stabilité économique ou de quelles transparence et bonne gouvernance peut-on alors parler si les entreprises togolaises doivent à tout moment changer de mains suivant la direction du pouvoir en France ? A quoi ont servi alors les 49 ans d’indépendance du Togo ?

    En tout cas, la poursuite du patron de Progosa, Jacques Dupuydauby, pour fraudes fiscales (on parle de 12 milliards de F CFA) et le retour du groupe Bolloré à la tête de la SE2M montre que le pouvoir togolais n’est qu’une marionnette dansant au rythme voulu par la France.

    Eviter les erreurs du passé
    Ce qui se passe aujourd’hui doit servir de leçon à Faure Gnassingbé et son gouvernement qui doivent en profiter pour éviter les erreurs du passé. Car le pouvoir togolais a aussi des comptes à rendre au peuple quant à la manière dont on a procédé pour laisser le groupe Progosa continuer à entretenir le « faux » pendant longtemps. Il importe alors de faire un nettoyage sérieux au sein de cette société SE2M, si tel est que le retour aux affaires de Groupe Bolloré est sous- tendu par le souci des autorités togolaises de promouvoir la transparence et de faire bénéficier une partie des retombées de cette société au peuple togolais. Et le premier pas de ce nettoyage doit commencer par une interpellation des éléments du réseau qui aurait entretenu pendant longtemps cette fraude fiscale à la tête de la SE2M. Car le risque de tomber encore dans les erreurs du passé est encore très grand quand on sait qu’il y en a parmi ces individus qui s’activent encore pour être les collaborateurs directs du nouveau Directeur de la SE2M. Certaines mauvaises bouches n’hésitent pas à citer le nom d’une certaine Brigitte Dos-Reis Kinvi qui serait en train de faire des pieds et des mains pour être la Secrétaire du nouveau Directeur de la société.

    Par ailleurs, de sources bien informées indiquent des noms tels que Pascal Roinsard (Directeur Administratif et financier) Jean-Marc Bruniera (Directeur d’Exploitation) Isabelle Dubus (Directrice Juridique Adjoint) et d’autres, dont nous taisons le nom, qui sont des hommes de mains de Jacques Dupuydouby et qui devraient en savoir beaucoup sur le processus qui aurait conduit à la destruction du disque dur du système informatique de la société et à la disparition des archives de la comptabilité de la société . Même si le patron de Progosa Dupuydauby continue de soutenir qu’il n’a pas fui le Togo, la destruction des documents comptables n’en est pas pour rien.

    Le gouvernement togolais a alors l’obligation de faire la lumière sur cette affaire et d’éviter qu’à l’avenir, le groupe Bolloré qui est aujourd’hui choyé et préféré ne vexe aussi dans les mêmes travers. Dans le même temps le pouvoir togolais doit veiller à ce que toute la lumière soit faite sur le fonctionnement d’une certaine société dénommée CEOP et les SE2M-Niger, SE2M-Mali toujours dans le cadre de la manutention au Port de Lomé par le Groupe Progosa.
    Assou ADJIKPA
    Drôle d’anniversaire de Faure !
    La journée du samedi 06 juin 2009 a été particulière pour les Togolais. Pour cause, le président de la République a soufflé ses 43 bougies. Un anniversaire qui passait inaperçu depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir s’est subitement transformé en une véritable bombance cette année. Celui qui, pour se décharger du passé douloureux et dramatique du pouvoir de son défunt père Eyadèma, n’a de cesse de claironner « lui, c’est lui, moi, c’est moi », a démontré qu’il sera pire que son géniteur. Pour un simple anniversaire de naissance, Faure a mobilisé des moyens dispendieux pour faire plaisir à ses goinfres courtisans. Comme aux temps funestes de son père, les neems de Lomé II ont été bondés de monde. Des groupements de femmes tout habillées en pagne à l’effigie de Faure ont fait la fête jusque tard dans la nuit.

    Mais la débâcle des Eperviers au Gabon dans le cadre des éliminatoires CAN-Mondial de football a coupé l’herbe sous les pieds des fêtards tant le score de 3-0 infligé à la sélection nationale est un mauvais signal pour le président Faure Gnassingbé. Les mauvaises langues racontent que c’est en même temps l’échec annoncé de Faure pour la Présidentielle prochaine.

    Comment peut-on comprendre que pour un match qui se joue le jour de naissance du chef de l’Etat, l’on parle encore de manque de moyens adéquats mis à la disposition de l’équipe ?

    On susurre que l’affaire de coup d’Etat serait passée par là, et le Président Faure traîne les pieds sur le déblocage des fonds, histoire d’entamer le moral à son frère Rock, Président de la Fédération Togolaise de Football. A preuve, pour le match disputé face au Gabon samedi dernier, la délégation togolaise, selon le programme annoncé, devrait quitter Lomé jeudi par vol spécial. Mais pour des problèmes de prime de campement non réglés, Adebayor et compagnie n’ont rejoint Libreville que le lendemain par vol commercial pour un résultat aussi catastrophique.Et dire que Faure ne se préoccupait que de son anniversaire, foulant aux pieds le match des Eperviers, seul élément qui procure de la joie à la masse silencieuse, cela donne à réfléchir.

    En tout cas, les ennemis de la République qui s’activaient pour une récupération politique d’une victoire quelconque des Eperviers face aux Panthères n’ont leurs yeux que pour constater les dégâts !

    Drôle d’anniversaire !

    De quoi se mêle Yayi Boni ?
    Le Président béninois était en visite d’amitié et de travail, dit-on, à Kara le jeudi 04 juin dernier où il a participé à l’inauguration du Poste de transformation de la Compagnie Electrique du Bénin (CEB). Au terme de la visite, il a été présenté un communiqué dans lequel Yayi Boni adresse ses félicitations à son homologue togolais Faure Gnassingbé pour son esprit d’ouverture qui a permis la mise en œuvre des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Beaucoup ont été choqués de la teneur de ce communiqué diffusé sur les chaînes nationales pour la simple raison que les réformes dont parle le N°1 béninois n’existent pas, si ce n’est l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation aux ailes marchantes du RPT.

    Il faut que l’ancien Directeur de la BOAD arrête de distraire les Togolais. Yayi Boni a suffisamment de problèmes à régler dans son pays que de venir apporter son soutien à la bande de pilleurs de la République togolaise.

    Figurez-vous que le jour même où Yayi Boni était venu prendre le bain de foule à Kara en compagnie de Faure Gnassingbé, l’opposition béninoise organisait une grande marche de protestation pour non payement des agents de santé et la politique de clientélisme érigé en mode de gestion du pouvoir au Bénin.

    Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Léadji Soglo et autres Kolawolé sont montés au créneau et accusent le Président Yayi Boni de trois éléments à savoir la religion, les finances et le régionalisme. Yayi Boni d’origine Nago, privilégierait ses frères pour les grands postes de responsabilités. Il en serait de même pour les hommes de finances issus pour la plupart de la BOAD dans laquelle Boni Yayi a longtemps travaillé. Il se raconte que les fidèles des Eglises évangéliques, confession religieuse à laquelle appartient le président sont aussi favorisés.

    Au lieu de rester au pays pour prendre en compte les critiques de ses amis d’hier de l’opposition, Yayi Boni veut mélanger les Togolais pensant à tort que la mise en place du machin de l’Union pour la Majorité Présidentielle Plurielle (UMPP) et les gesticulations du « foutriquet » de Frédéric Béhanzin, porte-parole des Jeunes Patriotes, peuvent faire reculer l’opposition béninoise. En fin de compte, le seul fait dont se réjouissent les Togolais aujourd’hui est que le Bénin dispose désormais de son propre avion présidentiel depuis le 26 mai dernier et que Faure Gnassingbé peut aller au sommet des chefs d’Etat sans attendre son voisin de l’Est.

    Victoire Dogbé-Tomégah, la femme la plus heureuse de l’année
    Il y a deux semaines, la ministre déléguée auprès du Premier Ministre chargée du Développement à la Base, Victoire Sidemeho Dogbé-Tomégah a été nommée Directeur de Cabinet du Président de la République. Elle remplace donc le fidèle ami de Faure Gnassingbé, le Général Essofa Ayéva devenu chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Togolaises à l’issue de l’affaire de tentative de coup d’Etat.

    Même si Mme Dogbé-Tomégah est la première femme à occuper une telle fonction au Togo, sa nomination à ce poste n’est pas un évènement en soi. Mais c’est tout le folklore qui l’entoure qui surprend plus d’un. En effet, une semaine après cette nomination, le chef de l’Etat accompagné d’une très forte délégation s’est rendu à Badougbé, village natal de l’heureuse élue, pour dit-on aller rendre visite à sa famille. En tout cas, c’était le plus beau jour pour les populations de ce village. On parle des millions que Faure aurait remis au chef traditionnel de la localité. Même certaines familles qui faisaient les funérailles ce jour là ont eu droit à quelques millions. Passons !

    Au fait, cette visite a surpris plus d’un. Depuis l’arrivée de Faure Gnassingbé aux affaires en 2005, Mme Victoire Sidemeho Dogbé-Tomégah est la troisième personne qui occupe ce poste. C’était d’abord Pascal Bodjona et après, le Général Essofa Ayéva. Mais jamais le chef de l’Etat n’est allé rendre visite aux familles de ces deux personnalités. Y a-t-il d’autres idées derrière ? Le fait-il peut-être dans l’espoir d’une suite favorable en 2010 ?

    De toutes les façons, c’est la nouvelle directrice de cabinet de la Présidence qui en serait fière. Mais reste à savoir si elle peut convaincre ces populations pour Faure en 2010 ?

    Affaire Progosa, les masques tombent
    Le groupe Progosa ne fera plus la loi au Port Autonome de Lomé. Le marché de la manutention lui a été retiré et remis au groupe Bolloré. Selon les informations en provenance de sources officielles, le Parquet aurait constaté des fraudes fiscales dans la gestion du groupe Progosa et diligenté des enquêtes contre lui. Le PDG Jacques Dupuydauby se sentant menacé a pris la fuite.

    Ainsi, la justice togolaise a délivré des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de Jacques Dupuydauby, (PDG de Progosa), de son fils Vianney et du directeur juridique de la société Gérard Perrier. Même si Jacques Dupuydauby dément cette information et assure que son départ s’est déroulé au vu de tout le monde, « avec mon passeport dûment tamponné », il faut reconnaître que cette affaire a permis aux Togolais de comprendre beaucoup de chose.

    Ils se sont rendus compte qu’il y a un groupe organisé d’individus qui font des affaires sur leur dos. En témoigne cette révélation du quotidien français « Libération » qui relève que le groupe Progosa a payé plus de 167 millions de FCFA à Charles Debbasch au cours de ces deux dernières années. Et ceci, juste pour attirer sa sympathie et par ricochet, celle du chef de l’Etat. Entre-nous, qu’est-ce que ce monsieur a fait au Togo pour bénéficier de cette largesse. Parce qu’il a aidé Faure Gnassingbé à s’installer frauduleusement dans le fauteuil présidentiel de 2005 ?

    Non, les Togolais ont trop souffert et il est temps que ces pratiques malsaines cessent. On cite également le nom d’autres personnalités proches du Président de la République qui seraient impliquées dans cette même affaire. Il se dit que le groupe Progosa les gratifie à coup de millions par semaines afin qu’ils puissent le soutenir dans le bras de fer qui l’opposait à Bolloré.

    Et paradoxalement, on susurre aujourd’hui que Jacques Dupuydauby est poursuivi pour fraudes fiscales. Ces millions distribués aux bourreaux du RPT n’auraient pas pu servir à payer les impôts ? En tout cas, Bolloré est averti.

    Rebonjour le replâtrage !

    Il n’y a pas du tout trop longtemps, le gouvernement du technocrate Gilbert Fossoun Houngbo se ventait d’avoir réaménagé des milliers de Kilomètres de routes dans la capitale togolaise. On pensait alors à la fin du phénomène des routes délabrées à Lomé. Mais malheureusement, c’est agir en ignorant le degré de délabrement de ces infrastructures routières qui n’admettent aujourd’hui d’autres solutions que d’être refaites totalement.

    A ce jour, une bonne partie des routes de la capitale togolaise commencent encore à recevoir la visite des « Spécialistes en replâtrage de route. » Et l’exemple le plus palpable est la route allant de l’aéroport à la station Texaco de Novissi où les panneaux noirs sont encore plus visibles sur la voie. Les autres routes de Lomé qui n’ont pas encore reçu la visite des « spécialistes du replâtrage » laissent voir un peu partout, des nids-de-poule qui marquent ainsi leur retour en force.

    C’est donc la preuve que le replâtrage n’est plus la solution au problème du délabrement des routes de Lomé. En clair, il faut comprendre que le régime RPT a totalement ruiné le pays à telle enseigne qu’il n’est plus question d’opter pour des solutions intermédiaires pour son redressement. Il faut un changement total dans tous les domaines ou une révolution en bonne et due forme au lieu de chercher à se cacher derrière des solutions de façade. L’heure n’est plus aux replâtrages ni à une révolution de latérites. Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on, c’est une leçon à retenir.

    Le chantier du grand marché ou un danger de mort ?
    Les gouvernants togolais dans leur manière de diriger le pays, ne font qu’ajouter la misère à de la misère que vivent tous les jours les citoyens.

    En effet, on était tous ici lorsque le premier ministre Gilbert Houngbo, dans son élan d’initiative des travaux de réaménagement des rues de la capitale togolaise, a décidé de refaire les rues du grand marché d’Adawlato.

    Ces travaux de réaménagement des rues du grand marché qui devaient, en principe, finir au bout de trois mois, sont encore presque à l’étape de leur démarrage. Et ce sont les revendeuses qui se trouvent ainsi bloquées dans leurs activités. Entre temps, face aux voix qui ne cessent de s’élever pour dénoncer la lenteur des travaux, c’est le ministre Pascal Bodjona qui est allé faire un show nocturne sur le chantier sans donner un résultat positif.

    Dès lors, conscientes qu’elles sont que la fin de ces travaux n’est pas pour aujourd’hui, la plupart des revendeuses qui avaient pris un congé momentané dès le démarrage des travaux, ont repris du service. Mais elles sont alors confrontées aux difficultés de trouver des voies de contournement des multiples rigoles qui sont tracés un peu partout dans le marché avant de se frayer une place pour exposer leurs marchandises. Et à vrai dire, Dieu seul sait combien de femmes du grand marché se sont déjà blessées dans leurs tentatives de contourner ou d’enjamber ces rigoles. Actuellement, il y en a une de ces femmes qui porte des plâtres à un bras pour cause de fracture occasionnée dans les manœuvres de cette dernière à enjamber l’une de ces rigoles. C’est quand même triste de savoir que les femmes qui font déjà les frais de la lenteur des travaux d’aménagement des rues du grand marché doivent encore compter avec des accidents du fait de ces travaux.

    Preuve de la misère ambiant au Togo : Un jeune homme sauvagement battu pour avoir mangé sans payer
    C’est une triste nouvelle que de savoir que des Togolais, surtout des jeunes, se voient obliger d’opter pour la mendicité dans leur propre pays à cause de la misère. Le pire c’est qu’il y en a déjà parmi ces Togolais qui deviennent malgré eux des délinquants, c’est-à-dire des auteurs de filouterie d’aliment ; un acte constitutif d’infraction prévue et punie par la loi.

    On en veut pour preuve que le cas qui s’est produit la semaine dernière au niveau du petit marché opposé à la voie menant vers le Centre Communautaire de Bè, non loin de la Station Total de la lagune de Bè.

    En effet, ce lundi 1er juin aux environs de 9 heures, un jeune homme, visiblement dépassé par la faim a dû se diriger vers les bonnes dames qui vendent du riz et du haricot, prêts à consommer, au bord de la lagune de Bè, à l’endroit précité.

    Après avoir commandé et mangé son plat, le jeune homme s’est levé et a lancé à l’endroit de la vendeuse « je reviendrai payer ». La vendeuse qui n’a pas du tout apprécié l’attitude adopté par notre jeune homme s’est précipitée sur lui et l’a tenu par les culottes en exigeant de prendre son argent séance tenante : « Il fallait me dire que tu n’as pas d’argent avant de commander le plat ; donnes-moi mon argent, tu es un voleur », s’écriait la dame. Du coup, la foule, majoritairement composée de conducteurs de taxi moto s’est attaquée à ce malheureux et pauvre jeune homme, pris pour un « vrai voleur » qui s’en sort avec des blessures sanglantes.

    Mais selon certains témoins, « le jeune homme n’est pas un voleur connu comme tel». Il aurait été simplement victime de son souci de satisfaire la faim qui le prenait. Il est vrai que le fait de manger sans payer est un acte constitutif d’infraction désigné sous l’appellation de «filouterie d’aliments ». Mais, au-delà de toutes les spéculations que peut susciter l’acte posé par le pauvre jeune homme, il y a lieu de reconnaître que cela doit inviter les autorités togolaises à méditer un peu sur le degré de misère de leurs administrés.

    Dans un pays où les citoyens se voient obliger d’opter pour la délinquance alimentaire, il y a vraiment de quoi craindre le pire. Il n’est donc pas surprenant de voir des scènes de braquages et de vol qualifié se multiplier un peu partout au Togo ces derniers temps.
    Assou ADJIKPA
  • La Loupe du Correcteur : Triste anniversaire !

    Le Correcteur 067 du mardi 09 juin 2009
    Le 3 juin dernier a marqué le deuxième anniversaire du drame de Lungi en Sierra Leone. Deux ans jour pour jour que quatorze togolais dont le ministre des Sports et l’un des Conseillers de la Fédération Togolaise Football d’alors ont péri dans le crash d’un hélicoptère alors que l’équipe nationale togolaise était sur le chemin de retour de Freetown, la capitale sierra Leonaise où elle venait de gagner Leone par 1 but à 0 celle de la Sierra dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de 2008 disputée au Ghana.

    Il s’agit d’un drame qui avait fortement frappé et endeuillé beaucoup de Togolais, pour ne pas dire la nation tout entière. Mais demandons-nous comment ce deuxième anniversaire de ce qu’il est convenu d’appeler le drame de Lungi a-t-il été célébré ? Tristesse pour tristesse !

    La date du 3 juin 2009 est presque passée sous silence. Seuls quelques médias privés togolais en ont sommairement parlé, histoire d’interpeller les hauts responsables du pays face à l’amer constat de leur oubli du devoir de mémoire. C’est alors que le ministre des Sports s’est précipité pour inviter les Togolais à des offices religieux en mémoire de ceux qui ont laissé leur vie dans l’accident de Lungi. Et ceci quelques jours après la date de cet anniversaire. Quelle triste reconnaissance ?

    Et pourtant, les victimes de ce crash d’hélicoptère ne sont pas moins des martyrs ; car ils sont morts en allant défendre les couleurs nationales du Togo dans l’accomplissement de leur devoir de citoyens. « Vaincrons ou mourons, mais dans la dignité », recommande l’hymne national togolais. Pourquoi ne pas alors nous acquitter de notre dette de reconnaissance envers ceux-là qui, dans le strict respect de cette exhortation, ont sacrifié leur vie pour la cause du football togolais ? A quoi ça sert alors aux yeux de nous qui vivons encore de nous sacrifier pour la cause nationale, si la récompense de cet acte ne serait rien d’autre qu’un oubli ? Un oubli dont les manifestations sont déjà visibles au sein même de la famille du football togolais où, en toute ignorance de cet impérieux devoir de mémoire envers les victimes du drame de Lungi, on continue d’entretenir l’éternelle querelle de personnes qui ne fait que regresser le football togolais. En témoigne la cuisante défaite (3 - 0) enregistrée le 6 juin dernier (soit 3 jours seulement après la date anniversaire du crash de Lungi) par les Eperviers du Togo face aux Panthères du Gabon dans le cadre de la 2e journée du dernier tour qualificatif de la CAN et du Mondial 2010. Triste résultat pour un triste anniversaire, mais aussi un triste échec pour marquer l’anniversaire de naissance du chef de l’Etat Faure Gnassingbé ; le dernier avant l’élection présidentielle de 2010, peut-être. Et s’il faut déjà placer cet anniversaire du président de la République sous le signe de l’échec à quelques mois seulement de l’élection présidentielle pour laquelle il sera candidat, il y a alors matière â réflexion, surtout pour les amateurs d’astrologie.
    Assou ADJIKPA

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