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ACTUALITÉ / NEWS

  • Pour la campagne agricole 2008-2009 : Le gouvernement subventionne fortement les engrais

    L'Union #125 du 10 mai 2008

    L’information est rendue publique en mi-semaine par un communiqué de l’exécutif togolais. «…le gouvernement décide de fixer les prix de cession des engrais vivriers aux producteurs pour la campagne agricole 2008-2009 comme suit : 240 FCFA le kilogramme soit 12.000 FCFA le sac de 50 kilos d’engrais type NPK 1515, 240 FCFA le kilo soit 12.000 FCFA le sac de 50 kilos d’engrais type Urée 46% N». Et de préciser que ces prix sont identiques à ceux de la campagne 2007-2008 et sont pratiqués à tous les points de vente des engrais de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, les prix sont fortement subventionnés par le gouvernement afin de soutenir les agriculteurs dans leurs efforts pour une production abondante, poursuit le communiqué. Car, en principe, le prix de revient des engrais achetés est de 335 F le kilogramme soit 16.750F le sac de 50 kilos. Un manque à gagner de 95 FCFA sur le kilogramme, soit 4750 F sur le sac de 50 kilos, que décide de supporter l’Etat jusqu’en fin de campagne agricole.

    Plus est, des garde-fous sont mis en place pour lutter contre la spéculation, phénomène qui gangrène depuis quelques mois tous les secteurs d’activités au Togo et ailleurs. «Afin de faire profiter les producteurs des efforts du soutien aux prix fixés par le gouvernement, il est recommandé de privilégier les ventes aux groupements, limiter les quantités à vendre au producteur individuel, s’appuyer sur les informations techniques communiquées par les agents de terrain sur l’existence réelle des superficies pour autoriser la vente à des producteurs qui souhaiteraient acheter des quantités importantes, d’éviter des trafics qui favorisent la fuite des engrais au-delà de nos frontières», conclut le texte.

    Rappelons que, pour une meilleure productivité de la production agricole en ce début de saison agricole, le gouvernement togolais avait, début avril, mis à la disposition des producteurs déjà en chantier un premier stock de 2000 tonnes d’engrais et des tracteurs «très performants» étaient convoyés vers les lieux de production avant le démarrage des pluies. En son temps, une formation des techniciens, des mécaniciens et des tractoristes était prévue pour un usage efficient et une maintenance assurée des machines.
    Sylvestre D.

    Pour stabiliser le prix du maïs : L’OSAT déverse 6145,27 tonnes de maïs sur le marché

    C’est une course contre le prix que se lance le directeur général de l’Observatoire de la sécurité alimentaire au Togo (OSAT), Col. Ouro-Koura Agadazi, depuis que le prix du maïs a atteint la barre fatidique de 700 FCFA voire 800 FCFA. D’autant plus que, dans un entretien publié par le quotidien gouvernemental courant février, l’OSAT rassurait que le prix du maïs ne franchira pas le seuil de 500 FCFA.

    Selon lui, 6145,27 tonnes de maïs –constituant la réserve de l’institution– devront être éjectées sur le marché local au cours de la présente campagne afin de stabiliser le prix. Mieux pour combattre la spéculation organisée par des commerçants véreux ; ceux-là mêmes qui font varier au moins deux fois par jour les prix de cette denrée, sans la moindre justification. La distribution, elle, se fait dans les cinq régions du Togo : Maritime (2128,71 tonnes), Plateaux (1143,4 tonnes), Centrale (783 tonnes), Kara (631,153 tonnes) et Savanes (1459 tonnes). Depuis le 1er février 2008, l’Observatoire a donc mis son stock de sécurité à la disposition des consommateurs sur toute l’étendue du territoire national. Le prix du sac de 100 kilos se vend à 16.000 F, et celui de 50 kilos à 8.000F, soit le bol à 400 F. Pas de vente en détails. Il revient aux consommateurs de se regrouper pour acquérir le minimum vendu. Dix-sept points de vente sont ouverts à Lomé.

    Une expérience à évaluer Dans la pratique, le consommateur qui désire le sac se fait enregistrer. La méthode veut éviter qu’une seule personne s’achète plus d’un sac en l’intervalle de quelques heures ou jours. Même s’il faut y apporter une atténuation du fait que l’opération n’est point informatisée pour être centralisée. De sources proches de l’OSAT, il est aujourd’hui demandé aux sociétés et ministères d’établir des listes de demande de maïs pour être livrés à domicile. Avec l’engagement de souvent acheter telle quantité à tel intervalle. A terme, l’Observatoire veut établir un lien entre le producteur et le consommateur. Le premier est ainsi assuré de couler son stock dès la production. L’expérience doit être évaluée sur une durée d’un an. Un marché national de consommation sera donc constitué. Du coup, l’OSAT peut véritablement estimer l’excédent de production susceptible d’être exporté. Encore qu’il faut effectivement arriver à connaître sans grande erreur la densité humaine de consommation et le volume consommé par personne par an au Togo.

    Pourquoi la flambée ? A en croire le Col. Ouro-Koura Agadazi, tout part de la cuvette de régulation c’est-à-dire la quantité restante chez les paysans après que l’Observatoire de la sécurité alimentaire au Togo eût constitué sa réserve à concurrence des fonds dégagés par le gouvernement. Par tradition, les paysans s’occupent de rechercher eux-mêmes les débouchés de la cuvette de régulation. Et c’est ici que les commerçants, devant l’insuffisance de stocks voulus, trouvent la manie d’augmenter les prix, n’étant pas sûrs du lendemain. Une pure pratique commerciale puisqu’il faut après coup faire face à des frais. Le maïs n’est pas la seule denrée dans ce cas. Dans un autre contexte, l’indisponibilité des paysans –déjà retournés dans les champs– encourage les commerçants à aller à la spéculation.

    Dans ce schéma, le riz est loin de satisfaire à l’ambition de l’OSAT. La quantité disponible est largement insignifiante ; seule une dizaine de tonnes est déversée sur le marché en ne début de campagne pour trois régions économiques.
    Jean Afolabi

    Coopération : Le 10è FED effectivement lancé pour le Togo

    C’est devenu, depuis novembre, une tradition pour Filiberto Ceriani Sebregondi, chef de la délégation de la Commission européenne au Togo et le ministre Gilbert Bawara de la Coopération, du développement et de l’aménagement du territoire de se retrouver souvent. Reprise de la coopération oblige. Le 2 mai dernier, au cabinet du ministre Bawara, les deux bonshommes ont finalement mis la dernière touche aux conditions de la reprise effective de la coopération entre l’UE et le Togo. La rencontre a permis de signer le Document de Stratégie Pays – Programme Indicatif National (DSP-PIN) du 10ème FED Entre la Commission européenne et le gouvernement togolais.

    Le DSP-PIN du 10ème Fonds Européen de Développement (FED) pour le Togo a été approuvé par les instances décisionnelles de l’Union européenne pour un montant total de 123 millions d’euros, couvrant la période 2008-2013. Il est destiné à cinq principaux rubriques, à savoir : la gouvernance et les appuis aux réformes économiques et institutionnelles, pour un montant de 22 millions d’euros, la relance économique et l’appui aux infrastructures (74 millions d’euros), la Société civile (5 millions), l’environnement (5 millions) et l’appui budgétaire et facilité technique (17 millions d’euros). L’accent sera mis sur la première rubrique, qui inclut notamment la justice, l’administration, les infrastructures de transport, la stabilité macroéconomique (apurement des arriérés envers les bailleurs multilatéraux. A cela s’ajoute un appui budgétaire pour satisfaire les priorités nationales telles que la santé et l’éducation.

    A noter que cette coopération est déjà en marche de par l’instruction, début 2008, de trois importants projets, pour un montant total de 31,4 millions d’euros : le processus électoral, l’apurement d’une dette envers la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Le Programme National d’Actions Décentralisées de gestion de l’Environnement (PNADE). D’après la délégation de la Commission, il était préalablement prévu 84 millions d’euros en faveur du Togo pour le 10è FED. Le surplus vient s’y greffer «pour incitation à la bonne gouvernance». «Le Togo sur la base des avancées réalises déjà les années passées, c’est-à-dire le dialogue intertogolais, l’Accord politique global, le recensement électoral et la tenue d’élections législatives libres et transparentes, avait démontré une certaine capacité et nous voulions l’appuyer ultérieurement dans la poursuite des réformes pour consolider la démocratie et l’Etat de droit. Donc 25% de ressources en plus ont été alloués», a indiqué Ceriani Filiberto Sebregondi. Comme quoi, les réformes ont un coût.

    C’est en sorte un coup de pouce au Togo pour qu’il rattrape son retard sur 15 ans se suspension, semble-t-on expliquer. Lorsque, enfin en 2006, il était notifié le 9è FED au Togo (une soixantaine de millions d’euros), les autres pays ACP avaient déjà presque raclé leur marmite. C’est le tour du Togo, mais avec le souci permanent de rattraper les autres en développement.
    K. Tchamdja

    Flambée des prix : Une commission Vie chère mise en place

    Les pouvoirs publics togolais ne veulent imposer aucune mesure qui se révèle inefficace face à la problématique de la flambée des prix. C’est ce qui transparaît de l’attitude du gouvernement qui a tenu cette semaine une réunion de concertation avec les partenaires sociaux, les opérateurs économiques et la société civile pour trouver dans les brefs délais des solutions convaincantes à la cherté de la vie au Togo. Dans la pratique, il s’agit de recueillir les propositions de solutions de tous les acteurs pour en faire une synthèse. Fini donc le temps des contestations sans proposition et l’inaction ! Chacun est donc mis devant ses responsabilités pour faire avancer les débats. Déjà, les convives à la table du premier ministre Komlan Mally, le mercredi dernier, ont apprécié la démarche et promettent transmettre «très prochainement» au gouvernement leurs potions magiques. Car, «ça doit aller rapidement», selon les termes de Komlan Mally rapportés par l’Association togolaise des consommateurs.

    Reste que les politiques en fassent autant pour apporter publiquement leurs contributions aux efforts du gouvernement. Le drame a été d’entendre sur les médias un éminent leader politique clamer avoir les remèdes adéquats contre la vie chère. Avec la précision qu’il n’est pas encore question de les dévoiler aux actuels tenants du pouvoir…en attendant d’être aux affaires ou d’y revenir. C’est selon.
    S. D

     
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  • Transfert : Le FC Barcelone piste Emmanuel Adebayor

    L'Union #125 du 10 mai 2008

    L'attaquant togolais d'Arsenal, Emmanuel Adebayor se retrouve désormais dans les petits papiers des dirigeants du Barça qui veulent renforcer son secteur offensif la saison prochaine. Selon le quotidien espagnol El Mundo Deportivo le club blaugrana surveille de près Karim Benzema, Didier Drogba, David Villa, mais affiche déjà une priorité pour Emmanuel Adebayor.

    Le Togolais a inscrit 24 buts en Premier League (30 toutes compétitions confondues) cette saison pour Arsenal, seulement dépassé par Cristiano Ronaldo (30 en Premier League et 40 toutes compétitions confondues), mais compte encore deux années de contrat avec les Gunners.

    Le club Blaugrana n'est pas le seul sur la liste de prétendants, Milan AC serait aussi intéressé par la profil de l'attaquant togolais, même si l'agent du joueur, Stephane Courbis a démenti il y a quelques jours que la piste milanaise, n'est qu'un fausse alerte. " Ce sont des bêtises. Je n'étais pas à Milan. Ce qui me fait rire c'est qu'un ami qui a lu l'histoire dans la presse italienne m'a appelé pour se plaindre du fait que je ne l'ai pas appelé pour boire un coup sur place. La priorité du président du Milan AC est Shevchenko. Ces rumeurs me font rire. Aujourd'hui il est à Arsenal et nous ferons le point à la fin de la saison sur son avenir " a déclaré l'agent du joueur togolais.

    Mais pour Adebayor, une chose est certaine, Arsène Wenger ne devrait pas le laisser partir facilement, surtout qu'il vient de perdre Mathieu Flamini (Inter Milan), et qu'Alexander Hleb figure aussi sur les tablettes du Barça, bien que l'Inter se soit également mis sur les rangs.

    "Je dois dire que je suis déçu de la décision de Flamini (qui partira à l'AC Milan en fin de saison, ndlr), mais légalement il était dans son droit. Mais j'espère que 95% de l'équipe restera", a dit l'entraîneur français à ses actionnaires, cité par l'Agence France Presse.

    Le cas Adebayor ne serait pas sans sacrifice pour Arsène Wenger qui doit faire beaucoup de concessions salariales pour garder son joyau, à entendre l'agent du Togolais qui désire faire le point à la fin de la saison. Or le Manager d'Arsenal est réputé frileux quand il s'agit de sortir de l'argent. Et tout comme Flamini, Emmanuel Adebayor, Alexander Hleb ou Cesc Fabregas sollicité par le Real Madrid pourraient faire leurs baluchons si les salaires proposés par ces clubs prétendants venaient à dépasser les bourses d'Arsène Wenger qui n'aura qu'à jouer sur le fait que ces joueurs soient encore sous contrat avec les Gunners pour deux ou trois ans pour tirer le maximum de gain pouvant lui permettre de s'attacher les services d'autres joueurs.

    Pièces maîtresses du système Wenger, ces trois-là ont explosé cette saison. Libres de jouer sur plusieurs registres et non uniquement pour Thierry Henry quand ce dernier évoluait encore à l'Emirates Stadium, ils ont assumé les nouvelles responsabilités qui leur étaient confiées.

    Néanmoins, pour le moment seul Hleb serait en passe d'imiter Flamini. En contacts avancés avec les Nerazzurri, l'ancien de Stuttgart rêve de grandeur avec le double champion d'Italie. Enfin, outre ces trois dossiers chauds, Wenger pourrait également avoir à batailler pour conserver d'autres valeurs montantes telles que Gaël Clichy (Juventus ?) ou Emmanuel Éboué (Milan AC ?). Mais Txiki Begiristain dispose d'une jolie monnaie d'échange : Samuel Eto'o. Et on sait que le coach d'Arsenal le tient en haute estime.
    Gilles V.

     
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  • Une affaire de trafic de drogue embarrasse l’UFC

    Le Changement #121 du 8 mai 2008
    Dans un article intitulé «Interpellation au Ghana des responsables de l’UFC pour trafic de cocaïne. La drogue serait-elle la principale source de financement de Gilchrist Olympio ?», notre confrère «Le Béninois Libéré» dans sa livraison du lundi 21 Avril 2008 fait état de ce que des responsables du parti de Gilchrist Olympio, notamment le député Habia Nicodème et les frères Homawoo auraient été appréhendés au Ghana alors qu’ils transportaient de la cocaïne.
    Voici les faits tels que révélés par le journal:

    Le député Ayao Nicodeme Habia
    à l'Assemblée nationale

    «Trafic de drogues, principale source de finance­ment de l’UFC (Union des forces de changement) ? Le mercredi, 16 avril 2008, Nicodème Habia, député de l’Union des forces de changement (UFC), un parti de l’opposition togolaise, a été inter­pellé à Accra par les services de sé­curité ghanéens pour détention de stupéfiants (cocaïne). En effet, en vue de rencontrer le président na­tional du parti, Gilchrist Olympio arrivé à Accra le 13 avril dans le cadre de son retour à Lomé pour la célébration du 27 avril, le très bouillant et zélé Habia, qui se fait passer pour le confident et le dauphin de Gilchrist Olympio à la tête du parti, narguant en cela Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre (tombé en disgrâce ces derniers temps), s’est rendu au Ghana en compagnie des frères jumeaux Homawoo Jean Claude (conseiller politique de Gilchrist Olympio et directeur de campagne de l’UFC), et Homawoo Jean Luc. Les trois responsables de l’UFC ont quitté Lomé le 16 avril au matin à bord d’un véhicule de marque Nissan Pathfindcr appartenant au tristement célèbre trafiquant de stupé­fiants Théophile Adjangba demeurant à Lomé ; Ce dernier utilise régulièrement ce véhicule pour ce genre de trafics. Il l’aurait fait aménager récemment dans ce sens à Accra avec des caches spéciales pour dissimuler la drogue. Après avoir pris la livraison de la drogue, 2 kg de cocaïne, auprès d’un relais de leur réseau, Nicodème Habia et les frères Homawoo s’apprêtaient à quitter Accra pour Lomé d’où la drogue devait être acheminée sur l’Europe quand ils ont été interpellés en plein milieu de la ville d’Accra par des éléments des services de sécurité ghanéens. Conduits au poste de police et identifiés, les agents de sécurité leur ont infligé une amende de 50.000 $US, sous peine de se voir présentés aux autorités diplomatiques togolaises en poste à Accra ainsi qu’aux médias locaux et internationaux. Suite à l’intervention de Gilchrist Olympio qui ne voulait pas voir ses lieutenants et son parti éclaboussés par un tel scandale, les cupides agents de sécurité ont dû se contenter de la modique somme de 2.000.000F CFA pour les libérer. Ce qui leur a permis de recouvrer leur liberté et de rentrer à Lomé. Gilchrist Olympio, président natio­nal de l’UFC était-il vraiment au courant ? On se demande les vraies raisons du déplacement à Accra de ces membres influents et proches du président de l’UFC, to­nitruants et très imbus de leur pré­tendue fidélité à Gilchrist Olympio. Affaire à suivre.
    Fripong KWAME Correspondante Accra ;
    Traduction. Aboubakar SIDICK»

    Source :
    Le Béninois Libéré N° 554 du lundi 21 Avril 2008

    Commentaire
    Cette affaire telle que présentée fait actuellement grand bruit dans les milieux politiques togolais et même au-delà de nos frontières. Mais selon des informations recueillies de sources sûres, les autorités publiques togolaises n’ont pas encore été officiellement saisies du dossier. L’UFC non plus n’a pas officiellement pris position par rapport au dossier. Mais dans les milieux proches du parti, on essaie de banaliser les faits en parlant d’intoxication et d’un montage dans le but de ternir l’image et d’entamer la réputation d’une formation politique qui fait peur. Le député Habia que nous avons joint au téléphone a formellement réfuté les accusations.

    La question se pose désormais de savoir si l’UFC et ses responsables mis en cause dans cette affaire s’appuieront sur la thèse d’une calomnie pour tout balayer du revers de la main ou s’ils donneront une suite à ce dossier. Car l’accusation paraît suffisamment grave et l’ampleur que prend l’information appelle une réaction pour fixer l’opinion et faire la lumière sur la question.

    Mais en l’état actuel des choses, deux alternatives se présentent à l’UFC et ses membres cités dans l’article.
    1. Ils optent pour le silence et la banalisation. Dans ce cas la rumeur et les accusations auront libre cours. Ce sera d’ailleurs pour plusieurs observateurs, la preuve de la véracité des faits. Le parti verra alors son image rudement éprouvée écornée. Ceux qui ont toujours traité ses dirigeants de terroristes n’auront que de l’eau en plus à leur moulin.
    2. Ils optent pur une suite judiciaire à cette affaire, prenant ainsi le risque de voir les choses se retourner contre eux s’ils s’avérait que l’information recèle de vérités. Car les procès réservent parfois des surprises. Mais l’avantage pour cette option c’est qu’elle pourrait aussi blanchir les accusés et les laver de toute souillure.

    L’autre problème qui se pose est relatif au statut du principal accusé. En effet, M. Nicodème Habia, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un député à l’assemblée nationale. Il jouit de ce fait, de l’immunité parlementaire. Ensuite, les faits à lui reprochés sont présumés survenus au Ghana, en territoire étranger. Autant de paramètres qui requièrent une procédure particulière. Faure Gnassingbé va-t-il donner des instructions comme dans le cas du Député Améyi, afin que le ministère public se saisisse du dossier ?

    Dans tous les cas, cette affaire de trafic de drogue risque de devenir embarrassante.

    Pour notre part, l’UFC et surtout les principaux accusés ont intérêt à réagir et à temps. Affaire à suivre.

    Le député Nicodème Habia dément : «… Je n’en sais rien. Je ne suis pas un consommateur de drogue»

    A la suite de la publication de l’article par notre confrère béninois, nous avons joint l’honorable Nicodème Habia. A la question de savoir ce qu’il en est dans cette affaire, il a déclaré en substance ce qui suit : «Mon frère, je n’en sais rien. Je suis ici à Lomé, je ne sais pas comment on peut interpeller un responsable politique encore moins un Député à l’extérieur et c’est des presses béninoises qui en parlent. Je ne sais rien dans cette affaire. Comment on peut arrêter quelqu’un avec une quantité si importante de drogues – trois tonnes – et dire que cette personne est libérée ? Ça n’a pas de sens.» Il a émis son étonnement avant de souligner qu’il ne comprend pas ce qui se passe. «En tout cas, je suis serein et j’attends».

    Il a laissé entendre qu’il est encore jeune – 36 ans – et qu’il est revenu des Etats-Unis pour travailler pour son pays.

    «En tout cas, comme les présidentielles de 2010 arrivent, tout le monde peut s’agiter. Sinon comment peut-on arrêter quelqu’un avec la drogue et laisser cette personne rentrer sans l’inquiéter» ? Sourire aux lèvres, Habia se demande ce qu’il va foutre avec la drogue. «Drogue, c’est quoi ? Je ne suis pas dealer, un consommateur de la drogue. Tu sais, tout ça, c’est la politique africaine…»
    L. C.

    Phénomène de la vie chère au Togo : Bientôt une augmentation du prix du carburant

    Depuis quelque temps, le phénomène de la vie chère s’impose comme une réalité vécue au quotidien par les togolais qui, de plus en plus, ont l’amer sentiment d’être laissés pour compte par un gouvernement insensible aux souffrances des populations. Profitant de la célébration de la fête du 1er mai, les travailleurs ont exprimé jeudi dernier leur ras-le-bol aux autorités togolaies.

    Il se manifeste essentielle-ment par la flambée anarchique des prix des produits de première nécessité, la précarité de la condition des travailleurs, le chômage endémique, etc. Aujourd’hui, le prix du maïs a plus que doublé : entre 800 et 850 F CFA contre 350 et 400 F CFA il y a quelques semaines. De la même façon, on assiste à une augmentation excessive des prix du riz, des pâtes alimentaires, du savon, de l’huile de palme, etc. qui affecte considérablement le panier de la ménagère. Dans le même temps, le Togolais est confronté à la cherté du prix du carburant qui risque un relèvement dans les jours prochains si on en croit les associations des consommateurs. Pour ce qui est du prix du ciment officiellement fixé à 3150 F CFA, il passe officieusement à 5.000 F CFA.

    Tous les moyens semblent bons pour la spéculation. Et le mutisme du gouvernement qui assiste impuissant au phénomène ne fait qu’arranger les commerçants véreux visiblement satisfaits de tirer énormément profit de l’incapacité du gouvernement à faire face efficacement au phénomène.

    Pour nombre d’observateurs avertis, le phénomène n’aurait pas atteint cette proportion au Togo si les richesses du pays n’étaient pas inégalement réparties, si au sommet de l’Etat on ne se préoccupait pas plus de l’investissement des maigres ressources de l’Etat dans des secteurs improductifs, dans des dépenses de prestige, si le régime RPT ne refusait pas l’alternance au pouvoir et si le «mendefrèrisme» n’était pas légion.

    Plus d’une fois les organisations de la société civile auxquelles le phénomène n’échappe pas ont envisagé de descendre dans la rue pour crier leur ras-le-bol et rappeler les autorités à leurs responsabilités. Mais le gouvernement qui redoute le syndrome de Douala et de Bobo Dioulasso pour ne citer que ceux-là, s’est toujours donné des accents pour étouffer les manifestations envisagées dans l’œuf, au grand dam des organisateurs. Mais le jeudi 1er mai dernier, la célébration de la fête des travailleurs qui au Togo s’est déroulée sur fond de crises généralisées, a donné l’occasion aux travailleurs de faire le procès du gouvernement et de cracher à la face du Chef de l’Etat certaines vérités dont on ne se remet pas de si tôt. D’aucuns ont parlé d’un lynchage systématique du chef de l’Etat le président Faure et de son gouvernement.

    Sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé qui a servi de cadre à la rencontre des autorités politiques et responsables syndicaux, les banderoles et les pancartes brandies par la foule des travailleurs ayant participé au défilé traditionnel plantaient le décor «Nous avons faim !», «Faure pitié pour les travailleurs togolais !», «Dialogue social, un mort-né !».

    Prenant la parole, le porte-parole de l’Intersyndical des Travailleurs du Togo (ISTT) M. Gbikpi Bénissan n’a pas mâché ses mots. «Le pouvoir d’achat des salaires et des revenus qui, sous le coup des mesures régressives et antisociales des sinistres programmes d’ajustement structurel dont la dévaluation de 50 % du F CFA en 1994, ce pouvoir d’achat qui se détériore régulièrement depuis la fin des années 70, est actuellement la proie d’une flambée des prix des produits de premières nécessités, subit de jour en jour une terrible cure d’amaigrissement».

    Pour le Secrétaire Général de la Confédération des Cadres du Togo (CGCT), M. Ephrem Tsikplonou, les attentes de l’accord tripartite du 11 mai 2005 sont loin d’être comblées. «Très tôt, les châteaux par nous érigés en Espagne se sont écroulés, car naïfs que nous étions, nous avons tous cru en la sincérité de nos interlocuteurs… Aujourd’hui le travailleur s’interroge et voudrait savoir si vous savez que le fonctionnaire togolais ne bénéficie d’aucune couverture sociale en cas de maladie. Il voudrait savoir si vous savez que le salaire du travailleur ne lui donne plus accès à un logement décent et que les cautions demandées représentent plusieurs mois de salaire. Jusqu’à quand va-t-il traîner l’actuelle grille salariale ? Moi en ma qualité de haut cadre de ce pays, je traîne plusieurs mois de facture d’eau et d’électricité impayées et mon téléphone sonne toujours provisoirement inaccessible. Le travailleur maltraité, autant pour moi, le travailleur retraité est toujours obligé même après le dialogue social de faire un choix entre s’alimenter et se soigner».

    Ces propos qui témoignent de façon assez imagée les affres de la misère vécue au quotidien par les Togolais en général montrent à quel point le pouvoir togolais fait preuve de légèreté dans la gestion des affaires publiques et la déchéance des populations à deux ans des élections présidentielles. Le salut du peuple viendra-t-il du régime RPT qui, au fil des ans, montre ses limites ? La question reste posée. Le comble c’est l’alerte donnée par certaines sources faisant état d’une probable et imminente augmentation du prix du carburant.
    JNT

    Secrets d’alcôve : La mémé amoureuse 

    Le regard perdu dans le vide, Edwige pleurait silencieusement. Depuis plus d’une semaine, elle n’avait pas cessé de pleurer. Parfois, elle rageait. Elle avait envie de se révolter, de régler les comptes. Le monde était vraiment injuste. Chaque fois qu’elle pensait à ce qui lui arrivait et qu’elle réalisait que tous ses projets étaient à l’eau, sa douleur s’intensifiait.

    Elle renifla, sécha ses larmes et se plongea dans les réflexions. Comment se fait-il qu’elle n’avait pas vu venir le danger ? En tout cas, à partir de maintenant, elle ne fera plus confiance à personne. Elle se mit à revivre les faits en se refusant de croire qu’elle avait perdu à jamais son copain Louis. Dix années de partage et d’espoir pour en arriver là. Et pourtant, rien ne le laissait prédire.

    L’histoire de Louis et Edwige a commencé comme elle de tous les jeunes amoureux. Louis était en classe de seconde au Lycée et Edwige au CEG. A la faveur d’une activité culturelle, ils avaient fait connaissance et avaient très vite sympathisé. C’était le parfait amour. A l’époque, et avant de faire la connaissance d’Edwige, Louis avait un ami du nom de Laurent. Laurent était un ami inséparable de Louis. Ils étaient d’ailleurs ensemble quand Louis avait fait la cour à Edwige. Laurent avait une copine du nom de Rose. Tous les deux jeunes couples s’entendaient à merveille. Ils sortaient ensemble et partageaient d’agréables moments.

    Entre Louis et Edwige, tout allait très bien. Louis évoluait dans les études. Trois ans après avoir fait la connaissance de Edwige, il passa son BAC II avec succès et rentra à l’Université où il s’inscrit à la Faculté de Médecine.

    Il avait toujours ambitionné de devenir médecin et était prêt à tout pour arriver. Il consacrait beaucoup de temps à ses études sans pour autant négliger ses relations avec sa chère Edwige. Au fil du temps, leur amour se raffermissait, se consolidait. Ils avaient en projet de se marier dès que Louis aura terminé ses études. Chaque fois, Edwige pensait aux jours heureux qui l’attendaient. Elle attendra le temps qu’il faut pour voir se réaliser son projet. Naturellement, il y avait dans son entourage, des gens qui la mettaient en garde contre le temps qui passait et contre des retournements de situation. Il faut battre le fer quand il est chaud. Pour avoir oublié cette vérité, des filles ont vu leur fiancé leur échapper.

    Edwige n’avait jamais considéré ces conseils qu’elle classait au chapitre des commérages. En tout cas, elle, Edwige, était sure de son fait. Elle connaissait très bien son Louis de copain et savait de quoi il était capable.

    Aujourd’hui, elle s’en voulait de ne pas avoir écouté ces conseils. Car les faits lui donnent tort. Ce qu’elle n’avait jamais imaginé se réalise devant elle, sans qu’elle puisse changer le cours des événements.

    Tout a commencé il y a de cela trois ans. Après avoir fait une maîtrise en gestion, Laurent l’ami inséparable de Louis avait décidé d’aller faire un troisième cycle en Europe. Louis s’était personnellement senti concerné par ce projet. Bien que redoutant la séparation, il avait aidé son ami dans la préparation des dossiers pour l’inscription. Lorsque par courrier, l’Université avait informé Laurent de l’acceptation de son inscription, c’est ensemble qu’ils avaient sablé le champagne. Comme il l’avait fait pour l’inscription, Louis avait assisté et soutenu Laurent dans toutes les démarches jusqu’à son départ.

    Le jour du départ fut pathétique. Louis, Edwige et Rose la copine de Laurent étaient à l’aéroport avec Tanty Bayi la mère de Laurent. Tout le monde était affecté par la séparation. Mais de tous, celle qui semblait plus touchée était Tanty Bayi. Et pour cause, Laurent était le seul de ses enfants qui vivait encore avec elle. C’était une femme d’un certain âge qui avait beaucoup de moyens. Pour tout dire elle était une femme riche qui avait perdu son mari il y a plusieurs années déjà. Mais puisqu’elle avait les moyens, elle avait réussi à envoyer ses trois premiers enfants poursuivre leurs études en Europe. Louis le benjamin était à présent le dernier à partir.

    Tanty Bayi avait le cœur gros et essuyait discrètement des larmes. Lorsque Laurent, après les adieux, disparut dans la salle d’embarquement, Tanty Bayi fondit en larmes. Face à tant d’émotion, Louis qui était un habitué de la famille s’approcha d’elle et spontanément, la prit dans ses bras.

    Blottie dans les bras du jeune homme, Tanty Bayi reniflait tandis que Louis essayait de la consoler. Pour la réconforter, il lui disait que Laurent ne partait que pour un temps, qu’il allait revenir bientôt et que son absence n’allait pas lui peser parce que lui Louis était là et elle pouvait le considérer comme son fils.

    Depuis cette nuit, Louis qui était déjà un habitué de la maison de Tanty Bayi était devenu encore beaucoup plus fréquent. Lorsqu’il passait un jour sans passer à la maison, Tanty Bayi elle-même l’appelait en lui faisant comprendre qu’il ne tenait pas son engagement et qu’il la laissait dans la solitude.

    Chaque fois qu’il voulait aller voir Tanty Bayi, Louis se faisait accompagner de sa copine Edwige. Au départ, cela ne semblait rien dire à la dame. Mais au fil du temps, elle avait commencé à manifester comme une sorte d’agacement. Lorsque Louis arrivait avec Edwige, elle manifestait moins d’enthousiasme que s’il y allait seul. Un jour, Tanty Bayi avait fait comprendre à Louis qu’elle préférait qu’il soit seul quand il vient le voir parce que cela lui permettra de parler seul à seul avec lui de certaines affaires.

    Louis trouva la chose un peu curieux mais n’y attacha pas d’importance outre mesure. De toute façon il n’y avait pas drame pour lui de rendre seul visite à Tanty Bayi. Cela ne pouvait en rien menacer son idylle avec Edwige. Au contraire. Chaque fois qu’elle était de bonne humeur, la dame lui donnait de l’argent. Ce qui était d’une grande utilité.

    Les mois passaient et la familiarité allait grandissant entre Tanty Bayi et l’ami de son fils. Maintenant, il arrivait de plus en plus souvent que Tanty Bayi invite Louis à manger à la maison. Elle préparait et commandait des mets délicieux et traitait Louis comme un prince. Et plus le temps passait, plus Tanty Bayi devenait possessive. Elle voulait de plus en plus garder Louis auprès d’elle. Pour parvenir à ses fins, elle ne lésinait pas sur les moyens. Elle couvrait Louis de cadeaux et l’entourait de tous les soins.

    Peu à peu, Louis commençait à deviner sur quel terrain la dame voulait l’amener. Mais il se refusait de croire que Tanty Bayi qui pouvait être de loin sa mère aurait l’idée de le compromettre. Et pourtant, c’est ce qui arriva. Et c’était arrivé sans que Louis ne s’en rende compte. Peu à peu, il avait commencé à se désintéresser de sa copine. Un soir, Tanty Bayi l’avait invité à manger. Comme d’habitude elle avait préparé et commandé des mets délicieux. Mais plus que les autres fois, elle s’était faite une toilette raffinée. Le repas avait commencé par un bel apéritif. Le relais a été pris à la suite par du bon vin. Tanty Bayi était particulièrement enjouée. Le dîner se termina un peu tard dans la soirée.

    Au moment où Louis allait prendre congé de Tanty Bayi, la dame pris un air triste, à la limite des larmes. Louis frappé par cette baisse subite de sa bonne humeur lui demanda ce qui n’allait pas. Tanty Bayi qui avait maintenant perdu toute sa joie prit une voix peinée et tremblotante pour lui faire entendre qu’elle est saisie du souvenir de son fils Laurent qui lui, ne l’aurait pas quittée en la laissant seule en ce moment.

    Emu de compassion, Louis s’avança vers Tanty Bayi qui, comme si elle n’attendait que ça, se jeta dans ses bras. Louis et Tanty Bayi étaient l’un dans les bras de l’autre, plantés au milieu du salon. Tanty Bayi poussait de petits gémissements et Louis la consolait. Au fur et à mesure que passaient les secondes, l’étreinte se serrait. Puis ce qui au départ était seulement une embrassade de consolation se transforma en une étreinte amoureuse. Tanty Bayi qui maintenant serrait Louis très fort dans les bras lui vissa la bouche contre la sienne. Le baiser partit, langoureux. La dame menait les débats. Louis était comme dans un monde surréel. Dopé par l’alcool, il commença timidement à participer au jeu. Puis l’appétit venant en mangeant, il s’activa. Il palpait maintenant à pleine main la poitrine de Tanty Bayi. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans la chambre à coucher de la dame. Tanty Bayi allongée sur le dos s’offrait les jambes écartées pendant que Louis pompait furieusement. Le jeune homme passa cette nuit dans le lit de la mère de son ami.

    Depuis lors, les choses ont commencé à se gâter entre Louis et Edwige. Louis qui passait désormais son temps au beurre, était allé jusqu’à dire à Edwige qu’il ne voulait plus d’elle. Les espoirs d’une dizaine d’année en une nuit, ruinés. Pauvre Edwige !
    Kayissan

     
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  • Vers un non-lieu dans «l’affaire Améyi» Les parents de la mineure ont retiré la plainte : La position de Faure Gnassingbé et d’Abass Bonfoh

    Le Changement #121 du 8 mai 2008

    Depuis la semaine dernière, ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Améyi ou l’affaire de viol sur mineure, a connu un nouvel épisode avec l’implication personnelle du Chef de l’Etat qui a instruit le Procureur de la République lui demandant d’ouvrir, dans les règles de l’art, une information sur ce dossier. Ainsi donc, sur instruction du Président de la République, garant des institutions de la République et de l’indépendance de la magistrature, le Ministre de la Justice a demandé au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’ouvrir, dans les règles de l’Art, une information sur cette affaire (Lire en encadré le communiqué du Garde des Sceaux Ministre de la Justice).

    La décision du Chef de l’Etat de s’impliquer personnellement dans ce dossier a été favorablement accueillie car, en réalité, personne ne s’y attendait. Lorsque le problème a commencé, beaucoup d’observateurs avaient, à tort ou à raison, cru que le RPT allait étouffer le dossier.

    Mais le Chef de l’Etat, fidèle à son engagement, celui de combattre l’impunité et de promouvoir l’indépendance de la magistrature a donc décidé que toute la lumière soit faite sur les allégations qui pèsent sur le député de son groupe parlementaire.

    La position de Faure dans ce dossier fourni donc la preuve que plus rien ne sera comme avant. Qu’on soit fils de roi ou d’un citoyen Lambda, nous sommes tous égaux devant la loi. Visiblement, c’est ce que cache la décision de celui qu’on appelle dans les couloirs «L’homme du Changement» qui veut rompre avec les habitudes de la maison.

    Au-delà de tout commentaire, la décision de Faure Gnassingbé tendant à ouvrir dans les règles de l’art cette information, est salutaire.

    Depuis le début de cette affaire Le Changement est de ceux qui pensent qu’il faut laisser l’honorable Améyi aller devant les Tribunaux pour démontrer son innocence. Surtout qu’il ne reconnaît pas les faits qu’on lui reproche. En effet, dès que l’affaire a commencé, il a déclaré avoir certes reçu la petite mais n’a pas eu de rapports intimes avec celle-ci. En revanche, la déclaration de la victime fait état de ce que l’acte a été posé. Il s’agit donc des déclarations contradictoires. Pour y voir clair, il faut que les juridictions compétentes en la matière s’y impliquent véritablement. Et c’est ce que le Chef de l’Etat veut en demandant au Procureur de la République d’ouvrir une enquête.

    L’autre difficulté.
    Il est vrai que la procédure judiciaire ordonnée par le Chef de l’Etat est engagée mais l’autre difficulté, c’est la position des parents de la fille qui, pour des raisons évidentes, ne voudraient plus que cette affaire aille encore loin. En effet, tout comme nous l’avions fait avant d’être le premier à publier ce dossier de viol dont l’honorable Améyi est présumé coupable, nous avions mené, suite au communiqué du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des démarches pour connaître la position des parents. Il ressort de nos démarches que, alors que Faure Gnassingbé voudrait y voir clair dans cette affaire, les parents de la victime eux-mêmes ne voudraient plus en entendre parler. Ils évoquent l’honneur et la dignité de la fille. Ils auraient remercié les organisations des droits des enfants et tous ceux qui se sont battus pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. «Mais dès lors que les deux parties ont trouvé un terrain d’entente, on n’a plus besoin de crier le nom de notre fille et l’exposer sur la place publique», a déclaré un membre de la famille.

    Devant ce dilemme – d’une part, le Chef de l’Etat qui demande que le dossier soit ouvert et d’autre part le refus des parents de la victime de continuer le dossier – qu’est-ce qu’on peut faire ? Privilégier les préoccupations des premiers concernés qui visiblement veulent passer l’éponge ou celles du Chef de l’Etat ?

    Pour certains observateurs, dès lors que la principale victime voudrait laisser tomber l’affaire au motif d’une conciliation, cette affaire doit être classée.

    Mais pour d’autres, même si les parents ont décidé de retirer l’affaire, le Ministère public peut la poursuivre au nom de la société.

    Vers un non-lieu
    A l’allure où vont les choses, tout porte à croire que l’affaire Améyi risque de connaître un «non-lieu». En ce qui concerne la décision du Chef de l’Etat, demain, personne ne l’accusera d’avoir gardé une indifférence parce que le présumé coupable vient de ses rangs. Il demande à la justice de faire, en toute indépendance, son travail pour la manifestation de la vérité. Améyi sera alors le plus grand gagnant parce que son innocence aura été prouvée suite à une procédure diligentée dans les règles de l’art. Attendons de voir la suite qui sera donnée à ce dossier.
    AMOU

     
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  • M. Dossey-Anyron : " La classe politique doit s'instruire des ratés de la conférence nationale pour éviter que la commission échoue "

    Chronique de la Semaine #8 du 8 mai 2008

    Comment se porte " Le NID " aujourd'hui ?
    M. Dossey-Anyron : Comme tout parti politique qui aux lendemains d'une défaite électorale doit affronter certaines réalités. Le NID ne fait pas exception et au-delà de toutes ces considérations, le parti " Le NID " se porte très bien.

    Depuis les élections législatives du 14 octobre 2007, l'on n'entend plus parler de votre parti. Pourquoi ?
    Le silence dont vous parlez trouve ses origines dans les réflexions profondes que les instances du parti étaient en train de mener sur notre échec. A cette phase de l'action, le parti a préféré le travail de fond à la politique de mégaphone.

    C'est  dans cette optique que les instances suprêmes du parti, réunies pour poser le diagnostic de l'échec, ont décidé la tenue d'une tournée d'évaluation dans les circonscriptions où le parti avait sollicité le suffrage des populations.

    Il est question  lors de cette tournée d'évaluation, d'échanger avec les responsables locaux qui animent les organes de base du parti, sur les causes profondes de ce qu'il est convenu d'appeler demi-échec, de recevoir de ces responsables des propositions pour l'avenir et de lancer le processus de restructurations des organes de base. Cette tournée s'est déjà déroulée dans la commune de Lomé, dans les préfectures de VO et de ZIO et une partie du Golfe. A partir du mardi 06 mai, c'est l'étape du Grand Kloto.

    A la fin de ces tournées, il est prévu la tenue d'une assise solennelle qui servira de cadre pour le parti de publier dans la perspective des prochaines échéances électorales  sa nouvelle " Déclaration générale de principes politiques ".

    Comme vous pouvez le constater, le parti a un vaste chantier d'activités et ceux qui spéculent sur une éclipse de nos activités comptent sans notre détermination. Au parti " Le NID ", nous avons conscience que pour réussir, il ne suffit pas de faire un effort intense de courte durée mais il faut au contraire s'astreindre dans la continuité de l'effort. 

    Comment expliquez-vous l'échec de votre parti aux élections législatives anticipées du 14 octobre 2007 ?
    Les populations du Togo n'ont pas accordé au parti " Le NID " le suffrage légalement requis pour avoir des élus au Parlement. Cela ne voudrait pas signifier que notre " Contrat Citoyen " et les valeurs de notre idéologie défendues par le projet de société du parti n'ont pas reçu l'adhésion des Togolais. Il ne faut pas perdre de vue que lors de ces élections, le choix des populations n'était pas guidé par la qualité et le réalisme des projets de sociétés que proposaient les diverses formations en course. Dans ces conditions, l'on ne doit pas se fonder sur les seuls résultats de ces élections pour affirmer que les idéaux défendus par tel ou tel parti reçoivent ou ne reçoivent pas l'assentiment des Togolais.

    Les causes de l'échec du parti " Le NID " aux élections législatives du 14 octobre 2007 sont multiples. Il y a d'abord le fait que les idéaux et les valeurs défendus par le parti avaient reçu
    l'adhésion massive des populations ; seulement le parti avait à peine 18 mois quand il devait affronter l'épreuve des élections et n'avait pas disposé dans ces circonstances d'assez de temps pour transformer l'engouement qu'avait suscité son idéologie auprès des populations en un véritable sentiment d'appartenance au parti.

    Comme conséquence, les sympathisants n'ont pas su pendant la campagne électorale résister aux manœuvres de désinformation et d'intoxications orchestrées par les autres formations politiques contre le NID.

    Ensuite il y a la position du centre qui, en politique est difficile à tenir ; cette position, quand vous l'occupez, vous êtes victimes inéluctablement des projectiles des deux extrêmes. Ce fut le cas pour le parti " Le NID " lors de ces élections.

    En fin il y a les iniquités du code électoral. Le fait troublant est que les autres formations de la classe politique ont toujours accusé le RPT d'avoir la propension à tailler un code électoral sur mesure ; mais les partis signataires de l'APG au moment de l'élaboration de la loi électorale se sont taillés la part du lion, laissant tous les partis non signataires de l'APG dans une situation défavorable. Le code électoral a  violé le principe de l'égalité de tous les partis devant la loi, son article 34, prévu pour atténuer cette inégalité a été foulé aux pieds par les membres des CELI et des bureaux de vote qui  dans leur comportement ont été tout sauf neutres.

    Il n'est un secret pour personne qu'avant votre entrée au gouvernement en juin 2005 vous étiez un des leaders de la jeunesse de l'Union des Forces de Changement. Vous avez créé depuis votre propre parti " Le NID ". Est-ce à dire que les ponts sont coupés à jamais avec votre ancien parti ?
    En politique, lorsque l'on se veut rassembleur, il est indécent de fermer entièrement et pour toujours une porte. Nous sommes disposés au parti " Le NID " à travailler dans une atmosphère de respect mutuel avec toute formation de la scène politique togolaise à condition que celle-ci adhère à notre idéal de démocratie participationniste. Aujourd'hui, l'ancien parti(UFC) semble s'embourber dans un idéalisme rêveur en privilégiant la critique sévère des faits politiques au lieu d'agir sur eux et de les transformer par une démarche progressiste. Cette conception de la chose politique dans laquelle se " bunkerise " l'ancien parti (UFC) est sans lendemain pour la jeunesse et  aux antipodes de notre vision pour le Togo.

    J'ai des relations personnelles avec des militants de l'ancien parti (UFC). Mais entre ce parti et " Le NID ", la relation qui existe est que le parti " Le NID " constitue le réceptacle des déçus de l'ancien parti.  En effet, ce dernier ressemble à un entonnoir extrêmement  rempli dont la base est bouchée par  les privilégiés,  les nantis de la profession libérale, les retraités octogénaires dont les liens claniques servent de ciment entre eux. Au sommet de cet entonnoir se trouve la jeunesse qui est le trop pleine. Cette jeunesse nourrit l'espoir de mettre fin à sa misère dans un avenir proche. Elle ne veut plus seulement exécuter les basses besognes pendant les manifestations mais elle aspire à ce que ses opinions soient désormais prises en compte au moment des grandes décisions. L'incapacité de l'ancien parti  (UFC) à répondre à ces attentes légitimes de la jeunesse, conduira inévitablement à la désillusion. Déçus, ces jeunes en  désertant leur parti, ne peuvent rejoindre que " Le NID ", le nouveau parti de l'espoir.

    Le président du CAR, Me Agboyibo prône la co-gestion, la CDPA propose de son côté un pacte alors que votre parti le NID avait parlé entre temps du participationisme. Quel rapprochement faites-vous entre ces trois notions ?
    Les partis politiques ont  pour mission de proposer des solutions aux problèmes de la société dont ils sont l'émanation. Il y a de cela quelques années, les formules proposées pour sortir le Togo de la crise étaient rejetées si elles n'épousent pas l'assentiment de la pensée unique de l'ancien parti (UFC) : traître, corrompu, vendu et autres étaient les épithètes attribués à ces genres d'initiatives.

    J'ai en mémoire la proposition du Grand Pardon du Premier Ministre Edem KODJO dès le début de la lutte pour la démocratie, ensuite vient le Contrat Social de Me KOFFIGOH, l'appel de Tchekpo " Démocratie d'abord, multipartisme après " du Professeur GNININVI qui avance aujourd'hui le Pacte National ; le parti " Le NID " proposait dès sa création en 2006 " le participationisme " ; la journée de réflexion du Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) tenue à Baguida a accouché tout récemment du concept de la cogestion.

    Je salue cette fécondité de l'imagination dont fait preuve la classe politique togolaise.   A l'analyse de ces différentes propositions, on constate beaucoup de points de convergence ; pour certains cas il est simplement question de terminologie. Pour moi, il serait de bon ton de trouver un cadre de réflexion devant permettre de procéder à une analyse et synthèse de toutes ces propositions en vue de dégager une proposition commune, un programme commun pour la démocratie et le développement du Togo. Dans ces conditions personne ne pourrait plus réclamer la paternité de ce programme commun, c'est la solution au conflit de leadership. Lorsque chacun dans son coin croit qu'il a la meilleure proposition et refuse de  soumettre sa raison à la volonté des autres, on ne fera que du " surplace " ; le parti " Le NID " en appelle à la mise en place de ce programme commun pour la démocratie et le développement du Togo.

    La flambée des prix des produits de première nécessité rend la vie dure aux Togolais. Le gouvernement peine à trouver des solutions adéquates à ce problème. Avez-vous des propositions concrètes au niveau de votre parti pour aider à résoudre ce problème ?
    Le problème de la vie chère est un problème mondial qui relève d'une conjecture. C'est pourquoi il ne faudrait pas en faire une récupération politique allant jusqu'à la perte de vies humaines. Ce problème ne devrait pas être utilisé à des fins corporatistes. Je reconnais que la subvention du carburant et le déversement du maïs de l'OSAT sur le marché restent insuffisants.

    En dehors des mesures par lesquelles le gouvernement doit inciter ses pairs de la CEDEAO à prendre, nous pensons que nous devons revoir la politique agricole et la politique fiscale de notre pays.  A court terme, l'on doit réactiver le mécanisme du contrôle du prix des produits de premiere nécessité en accord avec l'OHADA, le tout libéral imposé par le FMI et la Banque Mondiale aux pays en développement a atteint ses limites. Dans le moyen terme, il faut par une politique des prix des produits agricoles mettre fin au cycle infernal de l'endettement permanent du paysan car ce que vivent nos paysans relève d'une injustice sociale.  Dans le long terme, il faut  renforcer la capacité de l'agriculture togolaise à subvenir aux besoins alimentaires des Togolais et à devenir le grenier de la sous-région, en augmentant l'investissement public dans ce secteur qui emploie plus de 70% de nos concitoyens, il faut aussi œuvrer pour la mise en valeur des potentialités agricoles du pays.

    Le Chef de l'Etat vient de lancer les consultations nationales devant aboutir à la création de la commission " Vérité, Justice et Réconciliation ". Votre parti adhère-t-il à ces consultations ?
    La vérité, la justice et l'unité nationale sont des valeurs défendues par le parti " Le NID ". Si aujourd'hui il y a une initiative qui vise  la réalisation de ces valeurs, le parti " Le NID " ne peut que saluer une telle initiative. J'estime que tous les partis doivent œuvrer pour que cette future Commission Vérité, Justice et Réconciliation atteigne la mission qui lui sera assignée en sensibilisant les populations sur la nécessité de leur collaboration. La classe politique doit s'instruire des ratés de la Conférence Nationale Souveraine pour éviter que cette commission échoue à cause du désir de revanche. Les partis politiques ont le devoir d'inculquer dans la mentalité de leurs militants que l'esprit de pardon doit prendre le pas sur toutes les considérations égoïstes afin que la commission puisse atteindre son but ultime, celui de réconcilier tous les Togolais et de restaurer l'unité nationale ; les leaders de partis doivent à cet effet donner l'exemple en premier lieu.
    Propos recueillis par Dominique ALIZIOU

     
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  • Coopération Togo / UE : 80,6 milliards de F CFA au titre du 10e FED accordés au Togo : Le gouvernement vient de gagner un nouveau pari

    Chronique de la Semaine #8 du 8 mai 2008

    Une cérémonie de signature du Document de Stratégie Pays (DSP) et du Programme Indicatif National (PIN) du 10e Fond Européen de Développement (FED) pour le Togo a eu lieu le 02 mai dernier au cabinet du ministère de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire à Lomé, entre le Chef de la Délégation de la Commission Européenne Ghana - Togo, M. Filiberto Cerani Sebregondi et le gouvernement togolais, représenté par M. Gilbert Bawara, ministre de la Coopération. D'un montant total de 123 millions d'euros, soit 80,6 milliards de F CFA, ce fonds va couvrir la période 2008-2013. Etaient présents à cette cérémonie, des membres du gouvernement dont le ministre d'Etat Pascal Bodjona, des membres du corps diplomatique et des représentants des Organisations internationales, de même que des journalistes des médias nationaux et étrangers.

    Le DSP - PIN, faut-il le préciser, s'oriente sur les secteurs suivants :
    • Gouvernance et appui aux réformes économiques et institutionnelles (22,00 M Euros)
    • Relance économique et appui aux infrastructures (74,00 M Euros)
    • Société civile (5,00 M Euros)
    • Environnement (5,00 M Euros)
    • Appui budgétaire et facilité technique (17,00 M Euros).

    Il est aussi à noter que cette coopération est déjà en marche de par l'instruction début 2008 de trois importants projets, pour un montant total de 31,4 M€ :

    • Projet d'appui aux processus électoraux y compris leur sécurisation (PAPES), 9 M Euros
    • Projet d'assainissement macro - économique (PAMT) en apurant les arriérés constatés du Togo envers la Banque Européenne d'Investissement (BEI), 17,4 M Euros
    • Programme National d'Actions Décentralisées de gestion de l'Environnement (PNADE) 5 M Euros.

    A l'issue de la signature, le ministre Bawara a rappelé et salué les actions de l'Union Européenne qui, malgré la suspension de sa coopération, a maintenu son appui à notre pays, notamment dans des domaines sensibles tels que la santé, les micro réalisations, de même que l'aide aux populations rurales, sans oublier celles des zones pénitentiaires, la société civile et divers autres appuis socioculturels.

    Il a aussi indiqué que l'aide de notre partenaire a été chiffré au titre des 6ème et 7ème FED à près de 110 millions d'euros, soit 72,2 milliards de F CFA. M. Bawara a par ailleurs souligné que c'est le constat des efforts accomplis par le Gouvernement togolais dans la réalisation des 22 engagements qui a abouti à la notification du 9ème FED et des reliquats des FED antérieures ainsi qu'à la reprise pleine et entière de la coopération avec l'Union Européenne.

    Pour lui, cette signature est une matérialisation du retour concret et formel du Togo au sein du partenariat ACP/UE, soulignant que les fonds du PIN seront destinés à financer trois secteurs de concentration et un secteur hors concentration pour une période de 5 ans.

    Les secteurs de concentrations concernent :
    • La Gouvernance et l'appui aux réformes économiques et institutionnelles (14,4 milliards de F CFA) ;
    • La relance économique à travers l'appui aux infrastructures (37,3 milliards de F CFA) ;
    • L'appui macro économique à travers l'annulation des dettes multilatérales et l'appui budgétaire (20,9 milliards de F CFA).

    Le secteur hors concentration dont le montant s'élève à 7,8 milliards de F CFA, permettra de mettre un accent particulier sur des actions en faveur d'une meilleure gouvernance locale et participative de même que l'amélioration de la qualité du dialogue entre la société civile et les autorités administratives.

    Pour finir, le ministre Bawara a appelé l'UE et les institutions financières à plus de souplesse et de flexibilité dans leur décision concernant le Togo.

    De sont côté, M. Sebregondi s'est réjouis de cette signature qui pour lui, consacre une fois de plus l'engagement de l'UE en faveur de la démocratie et du développement du Togo. Ce montant de 123 millions d'euros, précise t-il, est le cumule d'un montant de base de 84 millions et d'un montant additionnel appelé tranche incitative.

    Le gouvernement poursuit-il, pourrait recevoir une tranche additionnelle de 25% pour les avancées réalisées en terme de rétablissement des droits de l'homme et de l'Etat de droit, des réformes politiques et institutionnelles qui avaient été engagées au cours des deux dernières années.

    Il a par ailleurs ajouté que ce montant signifie le retour à la coopération ordinaire avec le Togo et traduit la volonté de l'UE de continuer à appuyer les engagements en matière de réformes démocratiques, pour la consolidation de l'Etat de droit. Il a pour terminer, souligner l'engagement de l'Union Européenne à appuyer le Togo à la préparation et à l'organisation d'une table ronde avec ses partenaires qui se tiendra au mois de juin prochain à Bruxelles.
    Pierre AGBANDA

    Le député HABIA impliqué dans une affaire de drogue : Embarras et diversion à l'UFC

    Selon le confrère " Le Béninois Libéré " paraissant en République du Bénin, l'honorable HABIA Ayawovi Nicodème et les frères jumeaux Homawoo Jean Claude et Jean Luc, ont été interpellés à Accra par les services de sécurité ghanéens le mercredi 16 avril 2008. Ils avaient en leur possession 2 kg de cocaïne qu'ils voulaient convoyer sur Lomé puis l'exporter en Europe. La police Ghanéenne au lieu d'être ferme et transférer les présumés trafiquants pris en flagrant délit au tribunal, s'est plutôt laissée aller à la corruption. Selon notre confrère béninois, suite aux supplications de l'honorable Habia et ses compères Jean Claude et Jean Luc Homawoo, les policiers qui ont opéré le coup de filet leur ont demandé une somme de 50 000 dollars, soit environ 24 millions de F CFA. Le président de l'UFC, Gilchrist Olympio qui sûrement connaissait l'affaire a dû dépêcher un émissaire avec une enveloppe de 2 millions pour les tirer d'affaires.

    L'information révélée par notre confrère béninois a laissé pantois plus d'un Togolais. Comment est-il possible que le président de l'UFC Gilchrist Olympio qui est le champion de ceux qui dénoncent les travers du régime en place, qualifiant les dirigeants de voleurs, de trafiquants et autres, puisse contribuer ou mieux protéger des trafiquants de drogues jusqu'à aller payer la rançon pour obtenir leur libération et surtout pour que l'affaire ne s'ébruite pas? C’est dire donc que lorsque les trafiquants sont de son parti, il se précipite pour faire black out alors qu'il n'hésiterait pas à monter au créneau pour crier à qui veut l'entendre si les présumés coupables étaient d'un autre parti et surtout du RPT.

    Le comble c'est lorsque nous avons eu l'information, notre directeur de publication a joint le député Habia pour avoir sa version des faits. Il donne un rendez-vous au directeur de publication au siège de son parti à 10 heures, le mardi 06 mai. Mais malheureusement le rendez-vous donné par l'honorable était une diversion car à l'heure indiquée, il n'a pas répondu au rendez-vous. Contacté sur son portable, il répond au journaliste qu'il a dû se rendre dans sa préfecture (AVE) mais qu’un certain Nicoé Augustin viendrait le voir pour échanger avec lui. Evidemment l'envoyé de Habia arriva mais n'avait rien dans sa panse à ruminer. Il dit à notre directeur que seul l'honorable Habia peut lui répondre valablement à ses questions. Ce jeu de cache-cache suscite des interrogations.

    Quel mal y avait-il pour M. Habia de rencontrer notre directeur et lui dire sa version des faits ? En refusant de rencontrer le journaliste, c'est que M. Habia se reproche quelque chose.

    Selon une source proche de l'UFC, le député Habia et ses acolytes auraient été kidnappés par des hommes non identifiés à Accra qui ont réclamé une rançon de 2 000 000 F CFA.

    Le président de l'UFC a versé la rançon pour obtenir la libération de ses militants. Si tel est le cas, pourquoi ne pas saisir la police ghanéenne ? Et puis kidnapper des gens en plein jour à Accra, ne parait-il pas invraisemblable ? Tout compte fait, au regard de la gravité des faits, pourquoi l'UFC ne réagit-elle pas ? Le peuple Togolais en général et les populations de l'AVE voudraient savoir si leur élu est un trafiquant et non.

    Silence radio des ONG en lutte contre le trafic de drogue.
    Depuis la révélation de l'affaire, aucune association n'a levé le petit doigt pour dire quoi que ce soit. Tout se passe comme si c'est une histoire banale qui n'intéresse personne. Et pourtant, il s'agit d'un député qui serait pris en flagrant délit de trafic de drogue. Lorsqu'il s'est agi d'un député du RPT soupçonné d'avoir violé une mineure de 16 ans 7 mois, les journaux, les radios et les télévisions en ont fait leur chou gras. Mais lorsqu'il s'est agi d'un député de l'UFC qui serait pris la main dans le sac avec 2 kg de cocaïne l'on met tout en œuvre pour noyer l'affaire.

    Et l'Assemblée Nationale dans cette affaire ?
    Le bureau de l'Assemblée Nationale accepte-il qu'il y ait au parlement des députés trafiquants de drogues ? Si non pourquoi le président de cette institution, Abass Bonfoh, ne commandite pas une enquête parlementaire pour en savoir plus ? Laisser un député trafiquant de drogue siéger pour légiférer serait une insulte au peuple Togolais ?

    Le président de l'Assemblée Nationale devrait donc prendre les dispositions nécessaires pour élucider cette affaire. La population a le droit de savoir si le parti de Gilchrist Olympio tire ses ressources du trafic de drogue ou pas !
    A.E.

     
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  • Les Tém divisés en Allemagne : Vers 2 célébrations opposées d'ADOSSA à Nuremberg le 10 mai 2008

    AgoraPress - Allemagne - Ali Camus

    « Mon frère, si tu diffères de moi, loin de me leser tu m’enrrichis » Antoine de Saint-Exupery

    Si les cinq dernières éditions de la fête ADOSSA (fête tradionnelle de Tchaoudjo) ont été toujours une satisfaction générale, un rendez-vous de retrouvaille et de plaisir, la sixième édition a toutes les chances de se terminer par un échec cuisant. Et pour cause :

    Les vieux réflèxes d’un autre âge ont refait surface. Les querelles byzantines ont fait leur lit dans la communauté Tem, la communauté togolaise la plus grande en Allemagne. Ici on ne parle que du 10 mai prochain où chacun prépare sa famille et ses amis pour la circonstance. Seulement, cette fois-ci, tous ne s’acheminent plus en direction de la villa Léon sise Rue Rollner Str 99 où les années dernières ADOSSA a connu son apothéose. D’autres prendront cette fois-ci un sens contraire vers Z-BAU sis Rue Franken Str 200 á Nuremberg. Les deux fêtes auront donc lieu le 10 mai, dans la même ville et á la même heure, mais à des endroits différents.

    A côté de l’A.D.T e .V (Association pour le Développement de Tchaoudjo), l’association qui représentait jusqu'ici la communauté et aidait à  son épanouissement, est venu se greffer un nouveau groupe revendiquant lui aussi la paternité de la fête ADOSSA. Aux dernières nouvelles le nouveau groupe représenté par Mr Agbagni Abass, Agoro alias Lopez, Bako AZIZ alias "Homme Capable" et Kordowou Zatchi alias "Giresse" n’entend enlever aucun iota de leur ordre du jour du 10 Mai. Mieux les dirigeants du nouveau groupe en appellent á une soirée inédite.

    Si l’A .D .T e :V est une association structurée ayant un nom, un site (www. adthumanity.org), un organigramme, le nouveau groupe, selon certains, n’est fondée sur aucune base organisationnelle et juridique reconnue pour prendre les devants d’un événement aussi important. ADOSSA, fêtée pendant des lustres et reconnue pour son caractère rassembleur des filles et fils de Tchaoudjo serait-elle devenue en Allemagne un simple rituel où chaque guru peut revendiquer son savoir faire ? Comment en sont-ils arrivés à créer ce fiasco ?

    Commencée à la veille de la 5ème édition, la brouille entre les fils de Tchaoudjo avait fini par faire place á la compréhension pour le bonheur de tous. La cinquième édition commencée dans un brouhaha d’incompréhensions fut á la fin fêtée à la satisfaction générale. On raconte que le groupe dissident avait fini par entendre raison. Les fils de Tchaoudjo venaient de comprendre que leur fête n’était pas un gâteau où chacun pouvait prendre sa portion quand et comme il veut. Sur la page du site de l’A.D.T e.V, chaque togolais pouvait se régaler de l’évenement. Les fils de Tchaoudjo venaient d’enterrer le premier ennemi qui détruit toute communauté, la haine entre les dirigeants.

    On croyait les vieux démons de la haine et de l’imcompréhension vaincus pour toujours quand les uns et les autres ont commençé par reçevoir pour le 10 mai á Nuremberg une invitation sur la rue Franken Str 200 á Nuremberg et les autres une invitaion sur la rue Rollner Str 99 á Nuremberg.

    Quand nous avons voulu en savoir plus, un organisateur de l’association A.D.T e .V nous a répondu hilaré : « Nous sommes perdu en conjectures, c’est une honte. ADOSSA ne survivra pas en Allemagne avec de tels comportements »

    Joint au téléphone, un representant d'une famille proche du nouveau groupe nous a répndue sèchement : « ADOSSA n’appartient á personne. Le diktat des dirigeants de l’A.D.T e .V ne passera pas cette année. Aussi avec l’A.D.T l’entrée n’est pas gratuite. Notre nouveau groupe fera tout gratuitement ».

    Et en terminant il assène : « Même les chanteuses du groupe LANANDI [1] ont fini par lâcher leur chef pour nous rejoindre ».

    Une athmosphère de méfiance plane sur les fils de Tchaoudjo en Allemagne. Il se raconte que toutes les initiaves entreprises pour reconcilier les uns et les autres sont restées vaines. Une délégation des fils de Tchaoudjo venue expressement de la France pour reconcilier les uns et les autres, n’a pu s’entretenir qu’avec les « seconds responsables » de l’A.D.T e.V, les premiers responsables étaient dans la ville de Eschweiler pour la fête KAMAKA (3°édition) du peuple bafilois. Simple visite à une association frère ou recherche de soutien pour mettre en minorité le 10 mais le nouveau groupe ? Aussi, et quand on sait ce que coûte une fête en amont jusqu’en aval en Allemagne on peut légitimement se demander pouquoi le nouveau groupe entend le faire gratuitement.   Quelles intentions ont-ils dans leur arrière boutique ? Qui sont ceux qui tirent les ficelles et quels sont leurs buts réels ?

    La raison aurait-elle quitté les fils de Tchaoudjo en Allemagne ? Vivement qu'ils comprennent que seuls le partage et la compréhension mutuelle font la beauté d’une fête.
    Camus Ali


    [1] LANANDI : Terme kotokoli qui signifie : « travail avant de manger » Le groupe est crée par un fils originaire de Soudou (Bafilo). Au mondial 2006 en Allemagne le seul groupe à avoir beaucoup fait pour les éperviers. Aussi ce groupe est reconnu á côté du groupe frère BONAGANA terme kotocoli qui signifie « va voir » crée aussi par les fils de Bafilo comme les seuls structurés dans la diaspora tem en Allemagne.

     
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  • Affaire Gabriel Ameyi : Ouverture d’une information judiciaire : Faure Gnassingbé et son gouvernement rompent le silence

    Le Magnat Libéré #67 du 7 mai 2008

    • Les raisons Le gouvernement a demandé au procureur de la république l’ouverture d’une information judiciaire sur des allégations de viol sur une mineure de 16 ans formulées contre un député. « Sur instruction du chef de l’Etat, le ministre de la justice a demandé au procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude (...) toute plainte dont il sera saisie et qui mettrait en évidence des faits allégués contre le député Gabriel Ameyi ».

    « Le gouvernement qui s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation de la justice, entend tout mettre en oeuvre pour l’éradication de l’impunité au Togo », souligne le communiqué qui demande l’ouverture d’une information judiciaire. Début avril, une dizaine d’organisations togolaises de défense des droits de l’enfant ont demandé à l’Assemblée nationale de lever l’immunité de ce député afin qu’il soit jugé.

    Des responsables d’une de ces ONG avaient affirmé que ce député aurait mené des « tractations » « pour régler le dossier à l’amiable » avec les parents de la mineure.

    Le Parlement a adopté en juin 2007 une loi qui punit d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans tout acte de viol sur mineur. En effet, cette affaire de pédophilie ou de viol dont on accuse l’honorable député Gabriel Ameyi fait trop de bruit au plan national et international au point que c’est devenu comme une angine dans la gorge du gouvernement togolais. On raconte que même que le Parlement européen serait rentré dans la danse. Alors il faut mettre au point un scénario pour clarifier les choses.

    Mais, au niveau du gouvernement et judiciaire l’ouverture d’une information judiciaire ne veut nullement signifier ouverture d’une enquête. Il s’agira selon les explications de savoir exactement s’il y a eu effectivement viol, si la fille existe et les parents aussi. Ces derniers ont-ils porté plainte ? C’est après toute cette procédure qu’on va ouvrir l’enquête proprement dite qui va conduire à une autre procédure, celle de la levée de l’immunité parlementaire du député mis en cause.

    Et selon certaines explications, on ne veut pas croire que le fait pour la jeune fille de revenir tard dans la maison veut dire qu’elle a été violée. D’où la question qui sera posée par ceux qui sont chargé de la vérification des faits de savoir si le viol a été consommé. Au ministère de la justice, on indique en outre que l’âge de la fille, 16 ou 17 ans ne peut pas non plus être un élément qui va peser lourd dans les éléments à charge pour impliquer le député, et on soutient pour ce faire que l’âge même de puberté d’une fille chez nous et en Afrique est de 14 ans. Elles souvent données en mariage à partir de cet âge.

    L’autre fait qui va jouer en faveur du député est l’erreur qui a été commise par la police judiciaire qui a balancé les dossiers de preuve sur le marché public. Cela fausse déjà l’instruction judiciaire. Si on voulait prendre au sérieux cette affaire, l’agent de la police judicaire par qui les procès verbaux sont tombés sur la place publique devrait subir une sanction disciplinaire. Parce qu’il a violé le secret d’instruction et les contours d’une affaire qui fait tant de bruit. On peut évoquer cette affaire. Mais les procès verbaux et autres certificats médicaux ne devraient pas se retrouver dans la rue.

    Comme on le voit donc, toutes les pistes pour que le député Gabriel Ameyi puisse retrouver le sourire et dormir tranquille sont toutes tracées. Le gouvernement en demandant l’ouverture de l’information judiciaire sur la question à étudié tous les contours de cette affaire. Ce n’est pour rien que le ministre de la justice a demandé au Procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude toute plainte dont il sera saisi. Si les parents ne portent pas plainte et que ce soit d’autres qui le font à leur place, on peut conclure que cette plainte aura peu de chance d’aboutir.
    A. I

    La problématique de la maîtrise en FLESH à l’UL : La soutenance, une pratique anachronique devenue un monstre contre les étudiants

    A l’Université de Lomé (UL), à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLESH), il y a une pratique qui subordonne l’obtention de la maîtrise à la soutenance, c’est-à-dire la présentation du mémoire. Mais au fil du temps, la soutenance est devenue un facteur handicapant pour un grand nombre d’étudiants qui sont obligés de renoncer à la maîtrise. Il est de notoriété publique que très peu d’étudiants arrivent à soutenir pour avoir leur diplôme. La plupart des inscrits en FLESH se content de la Licence.

    Malgré le tort causé aux étudiants de la FLESH par la soutenance qui les désavantages par rapport à leurs camarades des facultés (FDD, FDS, FASEG), les autorités universitaires foncent tête baissée et veulent perpétuer la pratique. Nous avons appris de sources sûres que le mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET) a adressé une correspondance au ministre de l’enseignement supérieur à ce sujet. La démarche vise à attirer l’attention de M. Aduayom Martin, lui-même professeur d’Université, sur le danger que représente de nos jours la soutenance pour les Etudiants en FLESH. Mais, il semble que les autorités universitaires qui ont reçu la même correspondance ne veulent rien entendre. Une telle attitude amène les étudiants à chercher les raisons qui sous-tendent le maintien contre tout bon sens de la pratique du mémoire par la présidence de l’UL. Comme quoi, aujourd’hui, la soutenance est devenue un véritable monstre et un facteur handicapant pour l’obtention de maîtrise. D’aucuns se demandent si d’essence, c’est le mémoire qui donne à la maîtrise sa valeur en FLESH. La grande question qui est en tout cas, sur toutes les livres est celle-ci : A qui profite en réalité la perpétuation de la soutenance ; aux étudiants ou aux enseignants chercheurs ?

    Notre rédaction a fait siennes ces interrogations légitimes et a rencontré des enseignants pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants du refus des autorités universitaires de supprimer la soutenance dans la plus grande faculté de l’UL. Ceux-ci nous ont signifié que par le passé, la soutenance se justifiait par la volonté des universités de tester la capacité de recherches des étudiants. Mais, pour ces enseignants chercheurs, une telle pratique n’est possible qu’avec un nombre limité d’inscrit. De nos jours, vouloir perpétuer la soutenance, tout en sachant que le nombre des étudiants est exorbitant, c’est comme arrêter par la main l’huile qui coule. C’est le nombre pléthorique des étudiants qui a conduit à abandonner la pratique de soutenance en FDD, en FASEG. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, il n’y a donc pas de raison de maintenir la pratique en FLESH.

    Toujours d’après nos sources, ce n’est pas le mémoire ou la soutenance qui confère au diplôme de maîtrise sa valeur. Il ne s’agit pas d’une pratique intrinsèque à la FLESH. La Maîtrise avec ou sans soutenance est valable. D’ailleurs, à l’Université de Kara, pendant deux années académiques, les autorités ont délivré la maîtrise sans l’exigence de présenter le mémoire. Pour se faire bonne conscience, les enseignants ont remplacé le mémoire par un rapport d’activités de 15 à 20 pages.

    Nous l’avons écrit plus haut, la pratique en FLESH qui subordonne la maîtrise à la soutenance, est devenue un monstre qui engendre de nombreux dégâts pour les étudiants. Peut-être par le passé, il y avait de difficultés à démontrer que la soutenance fait plus de mal que de bien. Mais, désormais, avec le dernier concours de recrutement dans la fonction publique, tous les Togolais connaissent le degré du tort que constitue le maintien de la soutenance en FLESH.

    Des spécialistes des études universitaires estiment à plus de 80% le nombre d’étudiants qui arrêtent leurs études après la licence et à moins de 20% ceux qui obtiennent la maîtrise en lettres et en Science humaines. Eu égard à ces considérations et vu les conditions du concours précité, peu de diplômés de la FLESH pourront appartenir à la A2 dans la fonction publique (la maîtrise y est classée). Par contre, la plupart des diplômés de cette faculté, s’ils sont autorisés à concourir seront classés en catégorie B. Sans la fameuse soutenance, les détenteurs de ces diplômes (de la FLESH) auraient les mêmes chances que leurs frères des autres facultés.

    Comme on le constate, ceux qui ont intérêt à ce que les choses restent au statut quo ne peuvent en aucun cas être la grande masse des étudiants. Ceux qui profitent de cette situation sont ailleurs. Les étudiants, au contraire, sont les victimes d’un monstre que les apprentis sorciers d’enseignants chercheurs ont créé.

    Les enseignants qui ont accepté de nous donner des clarifications, nous ont affirmé qu’en toute sincérité, les mémoires des étudiants profitent en premier chef au corps enseignant. En fait, les professeurs s’en servent pour produire des articles à publier au Conseil Africain et Malgache des Etudes Supérieures (CAMES) afin d’évoluer en grade (Assistant-MaîtreAssistant, Maître de Conférence professeur). Selon une source proche des mouvements estudiantins, une autorité de la présidence de l’UL a d’ailleurs reconnu au cours d’une réunion que la soutenance des étudiants en maîtrise est une béquille pour les enseignants chercheurs.

    Malheureusement, d’après nos investigations, le monstre a encore de beaux jours devant lui. La plupart des responsables des mouvements syndicaux sur le campus préfèrent croire à une hypothèque : prime de soutenance d’une valeur de 65.000.000 F que d’après les autorités universitaires, le chef de l’Etat a consenti de débloquer. Pour notre part, nous disons tout simplement Wait and see.
    Binafame

    Célébration de la fête du 1er mai : Que serait cette date au Togo sans les coiffeuses et couturier (es) ?

    Le 1er mai a été célébré à travers les quatre coins de la planète. En se référant à l’historique de la date du 1er mai, la fête tire son essence dans les revendications des Travailleurs pour une meilleure condition de vie et de travail.

    A cette date donc, tous les va-travailleurs - pardon travailleurs – de par le monde choisissent le moment pour formuler les plates-formes revendicatives à l’endroit de leurs autorités pourquoi à pas leurs Directeurs de Sociétés. En Afrique plus particulièrement au Togo, la tradition a été respectée. Même si jusque là, ce qui était considéré comme un « sacrilège » dont il ne faut pas outre passer, les Travailleurs Togolais peuvent du moins se contenter du sourire et de leur défoulement. Le 1er mai donc, ils ont pu faire ce qu’il convient d’appeler la marche. Oui, ils ont marché sans qu’aucune prétendue infiltration de badauds ne soit constatée.

    Les Travailleurs ont pu formuler leurs revendications à qui de droit au Palais des congrès. En tout cas, nous ce n’est pas notre préoccupation. Ce qui nous a émerveillé le plus, c’est le monde des coiffeurs (es) et couturier (es) en cette date inoubliable. En effet, depuis un certain temps, la célébration du 1er mai au Togo se limitait seulement à une commémoration sobre et rares étaient les grandes manifestations de réjouissances qui s’observaient. Bien que le secteur privé est aussi concerné par cette date voire son organisation, il faut reconnaître que la plus visible vient toujours du côté du pouvoir. Cependant, il y a de cela deux, trois voire quatre ans, la célébration même de cette fête est devenue une propriété privée des coiffeuses, coiffeurs, couturiers (es) via leurs différents syndicats de base. Cette année encore, mis à part les quelques réjouissances remarquées dans certains secteurs formels, la couleurs de la fête s’est faite sentir par le monde des couturiers (es) et coiffeuses à travers leurs différentes tenues. De la plage de Kodjoviakopé jusqu’à celle de l’Hôtel Sarakawa, ils se sont faits sentir de par leur présence. Ce qui a donné un caractère particulier à leur manière de célébrer le 1er mai, c’est qu’ils ont préparé et fait manger autant de bouches contrairement à ce que nous avons vu dans la cour de certains services administratifs.

    Malgré la cherté de la vie ces derniers temps, le 1er mai sera passé inaperçu n’eût été l’implication de ces hommes et femmes (coiffeuses et couturiers sans distinction). Les nombreuses doléances formulées par le syndicat des Travailleurs au chef de l’Etat vont-elles trouver leurs solutions ? Difficile de le savoir car, la présence de Faure au Palais des Congrès traduit non seulement des yeux doux aux travailleurs mais aussi démontre la non volonté des autorités et leur indisponibilité à faire quelque chose de mieux pour trouver un terrain d’entente. Ce déplacement de Faure Gnassingbé devrait être fait depuis que les syndicats des Travailleurs montent au créneau pour dénoncer la hausse exponentielle des prix des produits de première nécessité sur le marché togolais. En préférant le 1er mai pour rencontrer les Travailleurs, le pouvoir a encore cherché un moyen pour endormi ce beau monde et c’est parti pour le 1er mai 2009. Et ça, ce n’est pas les responsables de la CSTT, l’ISST et autres qui nous diront le contraire. Beaucoup de Togolais se demandent encore ce que seraient la date du 1er mai sans les coiffeuses et couturrières (s) du Togo ?
    Yao Linus

     
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  • Consécration internationale : François Esso Boko à la tête d’une mission d’évaluation de l’UE au Benin

    Liberté Hebdo #351 du 7 mai 2008

    .De sérieuses inquiétudes autour de sa sécurité
    De sources en provenance de la commission de l’UE à Bruxelles, une mission d’évaluation de l’institution européenne va séjourner dans le mois de mai au Bénin dans le cadre de l’évaluation à mi parcours du Programme Intégré de Renforcement du Système Juridique et Judiciaire. Cette mission composée de trois experts à savoir une Française, un Belge a à sa tête un Togolais en la personne de Monsieur François Akila-Esso Boko, ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, exilé depuis plus de trois ans en France où il est avocat au Barreau de Paris. Cette mission procédera à l’évaluation et à l’audit de ce programme à mi parcours d’une durée de 10 ans et d’un coût total de 25 milliards de francs CFA financé par la Banque mondiale, l’UE, le PNUD, la France, l’Allemagne, la Belgique et les USA à travers le Millénium Challenge. L’ancien ministre de l’intérieur dans le cadre de ses activités, a déjà conduit des missions similaires dans d’autres pays de l’Afrique à savoir le Mali, le Sénégal, le Tchad, la Centrafrique, le Niger, Madagascar.

    Cette mission aurait été tout aussi banale que les autres qu’il a déjà eu à effectuer dans d’autres pays africains mais la proximité du Bénin avec le Togo pose, selon un observateur, un problème sur la sécurité de l’ancien ministre, surtout que ce dernier est toujours considéré par le pouvoir RPT comme une cible potentielle. En dépit des garanties du pouvoir béninois qui a donné son accord pour cette mission d’évaluation pour le compte des partenaires en développement, l’on ne peut passer sous silence les relations de famille entre le président Yayi Boni et le clan Gnassingbé qui régente le Togo. De plus, la démocratie béninoise est ces derniers temps sous les feux des critiques, le président Yayi Boni constamment accusé d’importer du Togo où il a longtemps résidé des méthodes d’un autre âge, notamment le culte de la personnalité, les marches de soutien, l’achat massif des consciences etc. Lorsqu’on sait qu’au Togo, certaines méthodes d’élimination des adversaires politiques consistent à simuler des accidents de circulation, des braquages, ou vols à main armée, on espère que le président béninois saura transcender ses relations familiales et se mettre dans la peau d’un chef d’Etat en vue de garantir la sécurité de Monsieur Boko, le temps de cette mission d’évaluation qui contribuera au développement du Bénin.

    Malgré les sirènes de la réconciliation chantées tous les jours par Faure et son bataclan, il est évident qu’un certain nombre de Togolais en exil n’ont aucune garantie quant à leur retour au bercail. Une réconciliation à deux vitesses. Dans le cas d’espèce de François Boko, il faut rappeler que sa dernière sortie médiatique sur les ondes de RFI avait même provoqué , selon certaines sources, une panique au sein du pouvoir qui avait mis les bidasses en alerte. Preuve que l’homme est toujours considéré comme une menace par le clan Gnassingbé depuis l’acte du 22 avril 2005. C’est bien dommage qu’à deux pas de son pays, Monsieur Boko ne puisse pas rentrer au bercail pour saluer sa famille, ses proches parents et ses amis. La réconciliation prônée par Faure si elle est sincère, ne doit pas se limiter à des aller et retour de Gilchrist au Togo mais doit concerner l’ensemble des Togolais.

    Il est enfin révoltant de constater qu’au moment où le Togo est dans une situation de délabrement total et que le pays se trouve dans les mains d’une bande qui ne cesse de piller les ressources, des hommes compétents et d’une rare expertise venant du Togo sont mis à contribution partout dans le monde par des institutions et des partenaires pour le développement d’autres pays. Le Togo doit forcement changer afin que l’ensemble de ses fils dont les compétences sont mondialement connues puissent rentrer au bercail et apporter leur expertise pour le relèvement du pays
    L. H.

    1er mai 2008 Faure Gnassingbé indifférent aux doléances des travailleurs

    A l’occasion de la fête du 1er mai, les travailleurs togolais ont, comme cela est de pratique dans le monde entier, saisi l’occasion pour soumettre aux gouvernants leurs doléances. C’est un chapelet de doléances, évidemment relatives aux besoins de l’heure. Relèvement du SMIG et du SMAG à partir de l’étude du panier de la ménagère, paiement des allocations familiales des agents permanents et des arriérés de salaire 2004 et des pensions de retraite à terme échu conformément aux dispositions du nouveau code du travail, application effective aux travailleurs du parapublic et de l’enseignement privé confessionnel catholique, des augmentations de salaires de 5% et de 3%, baisse significative des prix des produits de première nécessité pour résoudre l’épineux problème de la cherté de la vie, résolution définitive du problème d’énergie et d’eau potable, résolution définitive du problème du délestage récurrent ; tels sont, entre autres, les besoins exprimés par les travailleurs.

    C’est en somme des besoins légitimes exprimés devant les gouvernants dont Faure Gnassingbé qui a surpris tout le monde en assistant personnellement à cette cérémonie qui a eu lieu sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Si la présence du n°1 togolais avait constitué un réconfort pour les travailleurs qui voyaient en lui un interlocuteur crédible, son attitude face à ces doléances a laiss