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M. Atsutsé Kokouvi Agbobli « serait mort d’une intoxication médicamenteuse », c’est du moins, l’essentiel du rapport préliminaire de l’autopsie présenté lundi dernier au cours d’une conférence de presse par Robert Bakaï, le procureur de la République. Aussitôt après, les critiques sont montés au créneau pour exprimer leurs doutes sur le contenu de ce rapport.
Atsutsè Kokouvi Agbobli serait mort d’une « intoxication médicamenteuse » Pour faire la lumière sur les causes de la mort subite et dans des conditions assez troubles de l’historien et homme politique togolais, Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli, le procureur de la République a fait appel aux compétences du médecin légiste, Napo-Koura Gado.
Après analyse, ce dernier a écarté l’hypothèse d’une mort par noyade et celle d’une mort violente. Il estime que les blessures identifiées au front du défunt résultent d’une chute ; prenant ainsi à contre-pied les informations publiées sur les médias publics par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Mohammed Atcha Titikpina, aux premières heures du « drame ».
En conclusion, dit le procureur Bakaï, le sieur Atsutsè Kokouvi Agbobli serait mort des suites « d’une intoxication médicamenteuse, mais que la composition chimique des médicaments qui seraient à l’origine de sa mort n’est pas connue puisque les appareils dont nous disposons ici (au Togo) ne permettent pas de déterminer exactement la composition chimique des produits ».
Toutefois, le ministère public confie que le rapport d’expertise tel qu’il se présente actuellement n’est pas définitif, en ce sens que le parquet et la famille peuvent le contester et demander une contre-expertise. D’après lui, la procédure se poursuit avec une enquête judiciaire pour identifier avec précision, les causes de ce décès.
Par ailleurs, a précisé M. Bakaï, le médecin a fait des prélèvements nécessaires pour que des analyses puissent continuer afin de préciser la nature des produits à l’origine de cette mort.
Le film des évènements qui ont précédé la mort d’Atsutsè Kokouvi Agbobli Tout a commencé dans la matinée du mercredi 13 août 2008, lorsque la fille du sieur Atsutsè Agbobli a ‘‘surpris’’ son parent en train de vomir dans la douche. Cette dernière aurait conclu à une crise de paludisme, étant donné que son père avait l’habitude de vomir dans de pareilles circonstances (à chaque prise d’antipaludéen).
Par la suite, poursuit le procureur de la République, le désormais ex-Directeur de Publication de Afric’ hebdo s’est rendu au domicile de l’ancien ministre Gervais Gbodjidè Koffi Djondo. Là, il aurait confié à son hôte qu’il traversait des difficultés, notamment d’ordre financière et liées à son journal qui ne marcherait pas.
Après le domicile de M. Djondo, Atsutsè Kokouvi Agbobli s’est rendu à la clinique Biassa après une escale d’un quart d’heure au siège de son journal, situé en face de la mairie centrale de Lomé. Une fois chez le médecin, M. Agbobli aurait confié qu’il a pris des produits dans le but de se donner la mort. Face à une telle confidence, le médecin lui a administré des traitements appropriés pour lui faire un lavage d’estomac. A la suite de quoi il a été déclaré hors de danger, précisent d’autres sources hospitalières.
Vers la 17e heure de la journée du mercredi 13 août, poursuit le rapport de M. Bakaï, Atsutsè Agbobli, alité à la clinique susmentionnée, ordonne à son chauffeur de rentrer à la maison avec le véhicule et qu’il lui (chauffeur) ferait signe dès que possible.
Aux premières heures de la journée du jeudi 14 août 2008 (aux environs de 04 heures), M. Agbobli fait venir son chauffeur dans l’établissement sanitaire où il suivait son traitement. Et il lui demande de le conduire à l’hôtel Palm Beach où il devrait répondre à un rendez-vous. Entré au sein de cet établissement hôtelier, M. Agbobli y passera quinze minutes. A sa sortie (il sonnait environ 04 h 30 mn), il intima l’ordre cette fois-ci à son chauffeur de le déposer à l’hôtel Sarakawa. A 100 m du lieu, le politologue togolais descend de son véhicule et décide de faire le restant du trajet à pieds. De retour à la maison, le chauffeur va informer le sieur Paul Agbobli (petit frère du défunt) du comportement suspect de son frère. Mise au courant des évènements, la famille Agbobli alertera la brigade territoriale qui a, à son tour, saisi le procureur de la République qui a requis une recherche au niveau de l’hôtel Sarakawa et du voisinage.
Vendredi 15 août 2008. Les forces de l’ordre et de sécurité lancées à la recherche du sieur Atsutsè Kokouvi Agbobli patrouillaient encore les lieux quand elles furent informées par un pêcheur (un certain Lawson Boévi) de la découverte d’un corps à la hauteur du Foyer des Marins sur la plage. Les expertises préliminaires diligentées sur le corps de l’illustre disparu n’ayant pas révélé les causes exactes de sa mort, une autopsie a été requise.
Des zones d’ombre subsistent A la lecture du rapport du procureur de la République, on est en droit de se poser un certain nombre de questions. Il est clair dans ce rapport que le sieur Atsutsè Kokouvi Agbobli avait été soumis à des traitements adéquats après son « overdose ». Ce, d’autant plus que, selon des sources proches de la clinique, des visites de routine (à 19 h, 21 h et 02 h) ont été effectuées auprès du patient pour s’assurer de l’évolution de son état de santé. Tout ceci démontre que le patient n’était plus susceptible de faire du moins dans l’immédiat, une quelconque autre crise et de surcroît, d’en mourir.
En plus, d’après une source médicale, la vie du politologue togolais était hors de danger suite aux traitements qui lui ont été administrés.
Par ailleurs, beaucoup d’observateurs se demandent comment M. Agbobli a pu quitter la clinique où il était admis sans que personne ne l’empêche alors qu’il était sous observation?
Qu’est-il parti faire pendant 15 minutes à l’hôtel Palm Beach ? A-t-il pris de nouveau les « fameux » produits censés lui donner la mort ? Et pourquoi le ferait-il étant donné qu’il s’est déjà rendu de lui-même à l’hôpital « pour déclarer sa prise anormale de médicaments » ?
D’après le Professeur Napo-Koura, les « hypothèses d’une mort par noyade ou violente » ne sont pas recevables. « Mais les blessures au front du défunt résultent d’une chute ». Quelle est la nature de cette chute ? Puisque le lieu où le corps du sieur Agbobli a été retrouvé sans vie (le Foyer des Marins) n’est pas peuplé de ces cocotiers qui abondent certaines parties des plages loméennes. Et que dire du « pressant » communiqué manuscrit du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile insinuant l’hypothèse d’une mort par noyade ? Enfin, où sont passés les vêtements que portait l’illustre disparu avant sa mort et dans quel état (raide ou mou) était son corps lorsqu’il a été découvert ou encore où était le défunt entre le petit matin du jeudi et l’heure où son corps a été découvert ?
Voilà autant de questions qui méritent des réponses précises de la part du parquet qui dit avoir ouvert une enquête pour apporter plus de lumière à la tragique disparition du leader du MODENA (Mouvement pour le développement du Togo). Noël Y. A. Glissou
Résultats préliminaires de l’autopsie : Ayaovi Agbobli, fils du défunt : «Des soupçons planent sur la partialité des autorités...» Suite aux résultats préliminaires de l’autopsie effectuée sur le corps d’Atsutsè Kokouvi Agbobli retrouvé mort vendredi dernier sur les plages de Lomé, son fils Ayaovi Agbobli a accepté de répondre à quelques questions des journalistes. Il s’est ainsi prononcé sur ces résultats préliminaires et la suite à donner à une telle démarche.
Quelle est votre réaction suite aux résultats préliminaires de l’autopsie pratiquée sur le corps de votre père ? Le procureur de la République a reçu les résultats préliminaires de l’autopsie pratiquée sur le corps de notre père. Contrairement à ce qui avait été indiqué par le ministre de la Sécurité le 15 août dernier, notre père n’est pas mort par noyade et les résultats préliminaires ont conclu ainsi. De facto, les déclarations ultérieures des autorités sont pour nous sujettes à caution.
Avez-vous d’autres éléments par rapport aux déroulements des faits jusqu’à la mort de votre père ? Non, justement et nous attendons toujours que des explications claires, fondées et censées nous soient apportées. L’autopsie n’est qu’une première étape, d’autres étapes doivent suivre et malheureusement, les soupçons planent sur la partialité des autorités dans les investigations qui vont être menées.
Selon les résultats de l’autopsie, les plaies retrouvées sur le corps de votre père ne sont pas dues à des violences ... L’autopsie exclut un certain nombre de thèses, elle en conserve d’autres. Il appartiendra au médecin légiste ainsi qu’aux laboratoires qui seront commis pour effectuer les analyses ultérieures de nous indiquer si les autres thèses sont valables ou non.
Allez-vous demander une contre-expertise ? A ce stade, nous allons attendre que les analyses ultérieures soient réalisées et en fonction de leurs résultats, nous seront amenés à prendre une position.
Nous ne pouvons pas préjuger de ce que seront les analyses. Pour l’instant, je ne pourrai pas dire si je vais demander une contre autopsie ou non, étant donné que je ne sais encore rien.
Être citoyens du sud et éblouir le reste du monde : Quand l’Afrique pourra-t-elle imiter la Chine ? Avant Pékin 2008 ou Beijing 2008, les JO (Jeux olympiques) d’été s’étaient déjà invités à plusieurs reprises sur le continent asiatique. Ils avaient été abrités par le Japon et la Corée du Sud, pays phares d’un point de vue économique de cette partie du monde dont les habitants sont généralement de taille courte et ont le faciès rond. Mais, en terre chinoise, ils ont pris une nouvelle connotation, celle qui mêle défi et grandeur. L’Afrique qui raffermit davantage chaque jour que Dieu fait ses relations avec le pays de Mao Tsé Toung saura-t-elle un jour éblouir les autres Terriens comme le fait depuis le 08 août le troisième pays le plus vaste du monde ?
Depuis l’ouverture des JO 2008 (les 29èmes du nom), tous les observateurs avisés des olympiades font le même constat : la Chine a vu les choses en grand en organisant la manifestation la plus médiatisée du monde. 91.000 spectateurs réunis dans un stade à l’architecture atypique (« le Nid d’oiseau »), 20.000 acteurs (professionnels ou non) sélectionnés dans près de nonante ethnies du pays, 13,5 milliards d’euros (environ 8.856 milliards de FCFA) déboursés pour l’ensemble de cette manifestation, voilà quelques chiffres des différents intrants de la cérémonie d’ouverture et de l’organisation des JO chinois, chiffres qui illustrent à bien d’égards l’empreinte que l’Etat dirigé par Hu Jintao a voulu laisser dans le palmarès d’accueil des JO d’été. Vu d’Afrique, cet exploit organisationnel du pays le plus peuplé de la planète prendrait les allures d’une gageure sur le sol d’un Etat du continent berceau de l’humanité. Les adeptes de cette lecture de l’Afrique sont confortés dans leur position par le flot de bulletins d’informations quotidiennes qui fait croire par exemple que l’Afrique du Sud (locomotive de l’économie africaine) aura toutes les peines du monde pour tenir son pari d’offrir en 2010 son hospitalité aux participants à la Coupe du monde de football, tant Pretoria a pris du retard dans les préparatifs. Il y a presque quatre ans, Gérard Dreyfus (célèbre chroniqueur français sur l’actualité sportive africaine sur RFI, Radio France Internationale), dans l’une de ses sorties médiatiques, avait presque tourné en dérision la prétention du Kenya de postuler à l’organisation des JO ; lui Gérard Dreyfus qui aime pourtant défendre les causes africaines dans différentes disciplines sportives ! Toutefois, ces tableaux sombres sur l’Afrique ne doivent pas nous faire oublier qu’elle a déjà abrité plusieurs rencontres internationales. Nous ne citerons à ce titre que la signature des diverses Conventions de Lomé (dans le cadre des relations Afrique Caraïbes Pacifique -Union européenne), l’Accord de Cotonou de 2000 qui lie les deux entités susmentionnées ou encore la tenue à Durban en 2001 « de la Conférence mondiale contre le racisme ». C’est l’ensemble du continent noir (qui ne représente qu’actuellement à peine 2% dans les échanges commerciaux mondiaux) qui tirera à coup sûr divers avantages, en terme d’image, de l’éventuelle organisation d’une manifestation comme les JO par l’un de ses Etats. Dans les années 50, le Ghana était nettement en avance sur la Corée du Sud en terme d’indice de développement. De nos jours, tout le monde connaît le fossé qui sépare Séoul et les principales capitales africaines, fussent-elles les plus développées. On peut être catégorisé parmi les Etats du Sud et fasciner le reste du monde à travers ses merveilles ou inventions locales. L’exemple de Pékin à travers l’organisation de ces JO doit être imité par l’Afrique. Ce sera une façon à elle de tirer profit de la « Chinafrique » qui tisse progressivement sa toile sur le continent berceau de l’humanité, généralement sur les cendres de la « Françafrique » qui sont pourtant loin d’être fumantes ! L’Afrique pourra de la sorte faire un géant pas vers sa véritable indépendance.
Edem Gadegbeku
Corollaires de la hausse des prix des produits pétroliers : Les transporteurs pratiquent de nouveaux tarifs En attendant une décision ministérielle, une semaine après l’augmentation des prix des produits pétroliers au Togo, les transporteurs routiers ont décidé de revoir à la hausse les tarifs des transports urbains et interurbains. En référence à l’arrêté interministériel No 032/MCIA/MMEE/MEFP du 10 octobre 2005 portant réaménagement de la structure des prix de vente des carburants au Togo, les conducteurs routiers locaux avaient réajusté les prix du transport des personnes et des biens dans le cadre des déplacements interurbains. De l’avis de certains responsables des syndicats de transporteurs routiers nationaux, à défaut d’une proposition immédiate de la part des autorités, cette nouvelle augmentation a été faite à 20 %, conformément à celle appliquée aux prix des carburants. Toutefois, tout passager à destination de l’intérieur du pays via Kpalimé devra, selon toujours ces responsables, payer une somme supplémentaire de 1.500 F CFA en raison du contournement qu’impose un tel trajet, contournement dû à l’effondrement des ponts sur la Nationale No 1 suite aux dernières inondations qui ont frappé le pays. Les tarifs urbains, à l’exception de quelques trajets sur lesquels les prix sont uniformes, sont laissés à l’appréciation de chaque conducteur qui en fixe le montant unilatéralement.
En attendant une décision concertée entre les ministres en charge des transports et du commerce et les conducteurs, les prix des transports interurbains (cette liste n’est pas exhaustive) sont fixés comme suit :
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Trajets |
Ancien Tarif |
Nouveau Tarif |
Tarifs via Kpalimé (Plus 1.500 f) |
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Lomé - Kpalimé |
1.700 f |
2.100 f |
- |
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Lomé - Atakpamé |
2.350 f |
2.700 f |
4.200 f |
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Lomé – Sotouboua |
4.600 f |
4.800 f |
5.300 f |
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Lomé – Sokodé |
4.600 f |
5.500f |
7.000 f |
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Lomé – Dapaong |
7.700 f |
9.250 f |
10.750 f |
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Lomé - Niamtougou |
5.500 f |
6.600f |
8.100 f |
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Lomé – Cinkassé |
8.000 f |
9.600 f |
11.100 f |
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Lomé – Tsévié |
850 f |
700 f |
- |
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Lomé – Notsè |
1.100 f |
1.700 f |
- |
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Lomé - Aného |
800 f |
950 f |
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Lomé–Tabligbo via Aného |
1.400 f |
1.700 f |
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Lomé- Hahotoé |
750 f |
900 f |
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Kpalimé- Atakpamé |
1.400 f |
1.700 f |
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Atakpamé - Sokodé |
2.550 f |
3.050 f |
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Sotouboua - Sokodé |
800 f |
950 f |
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Sokodé - Dapaong |
5.100 f |
6.100 f |
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Blitta - Kara |
2.150 f |
2.600 f |
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Grégoire Awesso |