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C’est avec indignation et consternation que le peuple togolais a appris le vendredi 15 août 2008, la mort tragique de l’ancien ministre de la Communication Atsutsè Kokouvi AGBOBLI. Le corps du ministre a été retrouvé à la plage de Lomé tout nu, le visage tuméfié. Les Togolais ont mis du temps à se remettre de cette nouvelle terrible. Les circonstances de la disparition de cet historien journaliste, politologue et homme politique ne sont pas encore élucidées. En attendant qu’une enquête en bonne et due forme soit diligentée, les versions divergent sur son décès.
Dans un communiqué manuscrit hâtif pondu le 15 août 2008 par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile lu sur les médias d’Etat, M. Agbobbli aurait tenté le mercredi 13 août de se donner la mort par absorption de substances toxiques.
Selon le communiqué, sa famille l’avait fait admettre à la clinique Biassa à Lomé où il avait subi des soins spécifiques. Soulagé, M. Atsutsè Kokouvi AGBOBLI avait demandé à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Sarakawa à 4 heures le lendemain. C’est en cours de route qu’il demanda à son chauffeur de s’arrêter, il était sorti du véhicule pour se rendre vers l’océan. Inquiet de ne plus le voir revenir, il avait alors prévenu la famille et les secours (voir le communiqué).
Mais cette version des faits sur le probable suicide de M. Agbobli est contredite par des riverains qui ont découvert le corps et alerté les autorités. En effet, selon les habitants du quartier, le corps du président du MODENA était nu et le visage tuméfié. Ce qui signifie que M. Atsutsè Kokouvi Agbobli a été tué et le corps jeté à la mer. Un crime prémédité donc. Une thèse que semble épouser l’entourage de la victime qui précise par ailleurs que le corps était intact et il n’y avait pas d’eau dans ses poumons. La famille a d’ailleurs demandé une autopsie qui serait en cours.
D’après nos confrères de la Tv7, M. Atsutsè Agbobli a accordé, 24 heures avant sa mort une interview à un journal de la place, une interview qui devrait être publiée le mercredi 13 août 2008. C’est en ce moment qu’il avait commencé à confier à ses proches qu’il craignait pour sa vie où qu’on s’en prenne à lui pour ses dernières sorties médiatiques.
Des pêcheurs contactés, établissent que le corps n’a pas été noyé mais plutôt jeté à la mer. Les pêcheurs corroborent leurs arguments par le fait qu’une personne qui se noie au niveau de l’Hôtel Sarakawa ne peut pas se retrouver au même endroit, le mouvement des vagues l’aurait entraîné à quelques mètres plus loin. Une version ma plausible d’autant que les pêcheurs soutiennent eux aussi que le corps était bien en forme, non déformé, ce qui n’est pas le cas habituellement d’une personne victime d’une noyade. Des versions qui prennent le contre-pied du communiqué du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile qui cherche négligemment à tirer les autorités d’affaire.
Le docteur Moïse Fiadjo rencontré, a déclaré qu’il a fait une déposition au niveau de la Gendarmerie Nationale, et que l’enquête suivant son cours et n’étant pas encore bouclé, qu’iln’a pas de déclaration à faire.
Selon une toute dernière version, c’est dans la journée du jeudi 14 août que M. Atsutsè Kokouvi Agbobli a été porté disparu. Il aurait donc effectivement quitté la clinique Biassa où il était admis pour intoxication la veille, c’est-à-dire le mercredi dans la nuit pour répondre à un rendez-vous au niveau de l’Hôtel Palm-Beach où il s’était rendu avec son chauffeur. Ce dernier aurait laissé entendre qu’il l’a vu discuter de loin avec une personne qu’il ne peut pas reconnaître n’étant pas proche d’eux. C’est à la suite de ce rendez-vous que M. Agbobli a demandé à son chauffeur de l’emmener à l’Hôtel Sarakawa où il devait rencontrer quelqu’un.
On ne le reverra plus vivant. Seule une information judiciaire pourrait clarifier les circonstances exactes de sa mort. M.A.
Déclaration du fils du ministre Atsutsé Agbobli La famille Agbobli n’a pas de déclaration à faire pour le moment. Cependant, ce que nous attendons des autorités togolaises, c’est de diligenter une enquête sérieuse afin de situer les Togolais et la famille sur la mort de notre père.
C’est seulement après les résultats des enquêtes des autorités togolaises que nous verrons si nous avons une déclaration à faire.
Ce que la famille décide, c’est que le 29 août prochain, nous ferons une veillée à l’église Franciscain à Lomé et le 30 août, nous procéderons à l’enterrement à Adeta dans son village.
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