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ACTUALITÉ / NEWS

Suite aux inondations : Le Togo en situation d’urgence

L'Union #137 du 1 aout 2008

Des conseils des ministres fortement « inondés ». C’est l’image donnée par les deux réunions gouvernementales de cette mi-semaine. Le sujet a ainsi occulté la première place aux sujets inscrits à l’ordre du jour. Au finish, l’Exécutif togolais a décrété des mesures urgentes. Peut-être pas encore l’Etat d’urgence. Selon un communiqué rendu public le 29 juillet 2008 par le ministre de la Sécurité et de la protection civile, les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur la Région Maritime ont occasionné d’importants dégâts dans les préfectures de Zio, Yoto, Vo et Golfe, notamment sept ponts écroulés sur différents axes routiers, un pont sous les rails, deux tronçons de chemin de fer immergés, les axes Hahotoé-Kpémé, Lomé-Tabligbo et Lomé-Blitta du réseau ferroviaire impraticables, les axes Hahotoé-Kpémé, Tsévié-Tabligbo, Tsévié-Kévé et Lomé-Tsévié du réseau routier également impraticables, les villages et champs situés le long des vallées du Zio et de Haho inondés.

Du coup, plusieurs déviations sont observées ici et là. Ainsi pour continuer à approvisionner le nord et les pays du sahel, un détour de près de 100 km a été imposé aux transporteurs par Kpalimé, à 110 km au nord-ouest de Lomé, pour rallier Atakpamé. Toutefois, aucune perte en vies humaines n’est enregistrée. Même s’il faut souligner que, dimanche, de fortes pluies ont détruit plusieurs centaines d’habitations dans la ville d’Atakpamé (160 km au nord de Lomé), occasionnant un mort et des déplacés.

Déjà mardi, la situation critique au regard des prévisions de l’Organisation international de la météorologie a fait l’objet d’une réunion d’urgence entre le Premier ministre Komlan Mally et des partenaires au développement du Togo. «Les partenaires au développement se sont engagés de contacter leur siège respectif. En ce qui concerne les Nations unies, nous avons le département chargé des questions humanitaires, et nous allons essayer de travailler en relation avec les autorités du pays pour avoir une évaluation rapide des besoins d’appui», a déclaré à la presse officielle Mme Rosine Coulibaly, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ajoutant que «pour le Togo, quelque chose pourra être fait».

La situation était plus dramatique hier dans la banlieue nord de Lomé. Togblékopé, Djagblé et Kégué sont sous l’eau, avec des champs envahis par le fleuve Zio. Le pont de Togblékopé, menacé d’écroulement, est provisoirement interdit à la circulation. Celui de Djagblé a disparu sous l’eau. Aucun chiffre n’est encore avancé. Par prudence. Même si on évoque quelques disparus. Mais il est clair que les inondations ont créé des milliers de sans abris. Des scènes qui doivent toucher le cœur des Togolais.

Late Pater


Contre la rareté du ciment : Le gouvernement essaie une nouvelle méthode
Deux communiqués en une semaine. C’est le nouveau disque que le mélodrame de la pénurie de ciment offre aux Togolais depuis le 29 juillet 2008. Pendant que la direction de la société de fabrication de ciment CIMTOGO revient sur sa décision de faire rétroagir la mesure gouvernementale du 9 juillet portant augmentation des prix et décrète le 29 juillet 2008 que «toutes les commandes passées avant le 10 juillet doivent être impérativement enlevées avant le 30 septembre 2008 au prix de 69.600 francs Cfa pour le CPJ 35» sous peine de subir les nouveaux tarifs en vigueur, le ministère du Commerce continue de multiplier ses stratégies de lutte contre la spéculation. Même si elle a toujours la vie dure. «Le ministre du Commerce, de l’industrie, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises porte à la connaissance de tous les distributeurs agréés et les revendeurs du ciment de CIMTOGO et FORTIA que désormais, la vente du ciment est subordonnée à une autorisation délivrée par le ministre du Commerce, de l’industrie, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises. A cet effet, il est demandé aux distributeurs agréés et revendeurs de prendre contact avec la Direction du Commerce intérieur et de la concurrence à partir du 1er août 2008 pour les formalités de délivrance de cette autorisation. Par ailleurs, chaque distributeur agréé du ciment devra fournir à la direction du Commerce intérieur et de la concurrence la liste de tous ses revendeurs.

La date limite d’accomplissement des formalités est fixée au 30 septembre 2008. Passé ce délai, CIMTOGO et FORTIA ne pourraient plus leur livrer le ciment en vue de la commercialisation. Les distributeurs agréés et les revendeurs de ciment ne sont pas habilités à réaliser des opérations d’exportation de ciment»
, précise un communiqué du 25 juillet 2008.

Ce qui ne manque pas de tourmenter déjà les concernés et de bouleverser les petits détaillants. Sur fond d’interrogations sans fin : que valent désormais les cartes d’autorisation d’installation qu’obtiennent les magasins avant leur ouverture, surtout qu’il y est déjà spécifié l’activité menée ? Est-ce plutôt pour dégager la liste des non inscrits ? Y aura-t-il une méthode d’actualisation des listes des revendeurs exigées aux distributeurs agréés, d’autant plus qu’il ne leur est pas interdit d’étendre leur clientèle ? Quelle est l’importance du délai du 30 septembre 2008 ?

On peut comprendre que la finalité est d’empêcher que le ciment du Togo soit exporté illégalement vers l’extérieur. L’Exécutif n’est pas à son premier coup d’essai contre les spéculateurs. Après l’opération «Togo d’abord» –dispositif sécuritaire de suivi consistant à accompagner les camions chargés de ciment de policiers munis de la liste des lieux de dépotage– lancée courant avril, l’autre ballon d’essai a été l’augmentation des prix du ciment pour empêcher l’exportation frauduleuse par des frontières poreuses et officielles. Depuis le 10 juillet 2008, la tonne de ciment est vendue aux prix homologués suivants : Ciment CIMTOGO : CPJ 35 : 81.000 francs CFA TTC ; CPA 45 : 92.000  francs CFA TTC ; Ciment FORTIA : CPJ 35 : 77.000 francs CFA TTC, soit une augmentation de 11.000 francs CFA sur la tonne et 550 francs sur le paquet. Et les prix ont naturellement subi de modification dans les pays voisins. Malgré tout, plusieurs magasins de vente de ciment sur le marché local restent fermés. Des commandes faites depuis plusieurs mois ne sont toujours pas satisfaites. Contre la logique qui veut que le commerçant fasse des entrées pour s’acquitter des ses impôts et taxes en fin d’année. Pour l’heure, il faut croiser les doigts et croire que, cette fois-ci, le pouvoir public arrive à gagner son bras de fer.

Jean Afolabi 


Face aux difficultés : L’ISTT change de stratégie
L’information sera publiquement connue ce vendredi à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT) qui doit rassembler toutes les unités syndicales. L’initiative vise, indique-t-on, à recevoir et à collecter les recommandations de celles-ci afin d’en faire une synthèse au plan national sous forme d’un document final à soumettre au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la vie chère, voire pour le soulagement du fonctionnaire.

Au préalable, les  recommandations ont été recueillies par chaque unité syndicale à l’issue d’un conseil ou d’une réunion de bureau. En clair, les unités syndicales sont renvoyées au contact de leur base respective pour enregistrer et faire remonter vers la centrale leurs contributions sur la question sociale actuellement vécue au Togo. Un vrai renvoi à la source. Car, souligne un autre responsable syndical, on a l’impression d’une dissension entre ce qui est décidé au pied levé par les premiers responsables syndicaux et ce que veulent directement les fonctionnaires. On veut ici voir l’autre raison de l’échec ou de la capitulation dans la marche avortée du 1er mars 2008. Même si d’aucuns y voient plus des brebis galeuses au sein du groupe syndical.

Dans un autre sens, l’ISTT veut voir une stratégie interne pour mieux se faire respecter par le pouvoir en face.

A l’issue de l’AG, l’Intersyndicale devra pouvoir dégager la moyenne du délai d’urgence annoncé le 16 juillet dernier après la réunion de réflexion.

Sylvestre D.


Circulation routière : Vers la fin officielle des contrôles de racket
La cloche de la fin va-t-elle finalement sonner en la matière ? La question reste légitime dans la corporation des conducteurs routiers au lendemain de la réunion de sensibilisation des syndicats routiers et des forces de sécurité tenue le 25 juillet 2008, tendant à éliminer les postes de contrôle sur les grands axes routiers. En réalité, le Togo doit s’approprier la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) sur le contrôle routier sur les grands axes. «L’UEMOA veut que chaque pays de la communauté fasse en sorte qu’il y ait seulement deux postes de contrôle quand il s’agit des grands axes allant d’un pays à un autre. La situation n’était pas favorable pour l’application de ces mesures. Le pays étant maintenant apaisé, nous pouvons donc les appliquer», précisait le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Atcha Titikpina.

Ainsi, sur la route Nationale n°1 desservant les pays du Sahel, il y aura seulement les postes de contrôle et de fouille de Davié et de Mango au niveau des deux péages. Sur l’axe Lomé-Aného, le conducteur ne doit être contrôlé qu’à la hauteur de l’unique poste de péage. Seul le péage de Sanguéra doit servir pour la cause pour les usagers de la route de Kpalimé. Et selon les conducteurs satisfaits de cette annonce, tout va dans l’intérêt des transporteurs routiers en premier lieu parce que la mise en œuvre de ces dispositions facilite le transport et vise à préserver voire protéger le revenu des routiers. Car, «les tracasseries ont pour conséquence de créer des surcoûts sur le gain des transporteurs». Surtout que par l’ancienne pratique, il faut parfois débourser entre 50.000 et 100.000 francs Cfa pour faire passer un camion de Lomé à Cinkassé. Des «taxes» qui ne sont comptabilisées nulle part et ne contribuent à aucune charge publique.

De sources officielles, trois éléments vont désormais guider les contrôles aux lieux indiqués : état et nature des chargements, pièces d’identité routière du véhicule et du conducteur. Ceci à compter de ce début d’août où on annonce la mise en service du nouveau péage de Mango.

Encore qu’il faut aujourd’hui trouver une solution aux agents des forces de sécurité qui ont la particularité de se pointer souvent à un point isolé de l’axe routier pour arracher systématiquement les 1.000 francs par voiture contre le défaut de permis ou de visite technique. Sans daigner s’approcher du véhicule pour en vérifier les bagages transportés.

Sinon, c’est l’Exécutif qui consacre officieusement les rackets.

Avec les nouvelles intentions, le conducteur doit être fouillé par une équipe spécialisée au moment de s’arrêter pour payer le passage au poste de péage. Sans contrepartie. Mais avant, le conducteur ne doit pas méconnaître les sanctions légales ou réglementaires qui punissent la conduite sans permis ou la mise en circulation d’une voiture non soumise à contrôle. Puisqu’il faut dorénavant donner force à la loi, Il faut supprimer ces causes inévitables d’accident.

Sylvestre D.


Football / Mercato Dossèvi Thomas sur le départ, Alaixys Romao rempile
L’attaquant international togolais de Nantes, Thomas Dossèvi, devra probablement quitter les Canaris, malgré son apport  pour la montée en Ligue 1.


Le  départ du Togolais est d’autant plus souhaité  puisque FC Nantes après s’être appliqué à remplir convenablement sa case «arrivée»  cherche à garnir l’autre encart, celui des départs.  Et justement si le Togolais n’est pas sur la première liste des départs, il n’aura qu’un statut  de remplaçant comme  ses coéquipiers Moullec, Das Neves, Keseru et Goussé.

Avec 39 joueurs sous contrat professionnel, l’entraîneur Michel Der Zakarian a l’embarras du choix. Il ne souhaite en tout cas conserver qu’une trentaine d’éléments, incluant les jeunes évoluant avec Laurent Guyot. Au final, 7 joueurs sont encore incertains sur leur avenir. À commencer par Bagayoko et Shereni, pour qui un départ est plus qu’envisagé. Le premier intéresse le Havre, mais la proposition du club centenaire est pour le moment insuffisante (700 000 €). Pour le second, la piste guingampaise pourrait être (re) lancée avec l’arrivée de Xavier Gravelaine dans les Côtes-d’Armor.
Mais Thomas Dossèvi qui fait partie du lot intéresserait plusieurs équipes françaises, mais également étrangères. En Angleterre, Stoke City, Hull City et, à un degré moindre, Newcastle seraient également sensibles au profil de l’ancien Rémois. Ces clubs auraient prévu de le superviser dans les prochaines semaines. En Turquie, Sivasspor l’aurait également à l’œil.

Grenoble : Romao rempile

       Pendant  que Thomas Dossèvi n’est pas encore fixé sur son sort, son compatriote Alaixys Romao, le milieu international togolais de Grenoble, lui, a prolongé son contrat jusqu’en 2011.
 

Malgré l’intérêt de certaines équipes anglaises, Alaixys Romao, 24 ans, a rempilé pour deux saisons supplémentaires avec Grenoble. Le milieu international togolais  qui a activement participé à la montée du club en Ligue 1, est dorénavant lié aux Isérois jusqu’en juin 2011

Grenoble, sur le plan mercato, n’a pour le moment enregistré que deux arrivées, celles du défenseur Zoran Rendulic et le milieu Laurent Batlles.

Plusieurs dossiers sont en cours. En ce qui concerne Laurent Courtois, la piste semble se refroidir. Le milieu de Levante a refusé le contrat qui lui était proposé. Il voudrait un bail sur les bases de celui qui lui a été présenté il y a un mois. Courtois ne devrait, sauf retournement de situation, retrouver le championnat de France cette saison. La venue de Salim Arrache est étudiée en remplacement. Le Marseillais est sur le départ, il n’entre pas dans les plans de Gérets.

       En défense centrale, des deux noms qui reviennent avec insistance, Patrick Müller et David Jemmali qui ont le même profil, sont libres de tout contrat et possèdent une solide expérience de la Ligue 1, seul David Jemmali a signé  mardi pour les Isérois. En attaque, Daniel Moreira est, selon le Dauphiné Libéré, très intéressé par le challenge sportif. Le problème est que le Rennais est sous contrat pour deux saisons encore. Grenoble aimerait le récupérer libre, le club ne dispose pas des liquidités nécessaires pour un transfert payant. Le Stade Rennais serait prêt à le libérer mais sous conditions, le joueur ou le club devront vraisemblablement payer les deux ans de salaires restants.

Enfin Jérémie Janot pourrait bien se rapprocher de l’Isère dans la semaine. Le gardien de but de Saint-Étienne est en délicatesse dans son club avec l’éclosion de Viviani. Un départ des Verts est dans les tuyaux

Si le GF 38 parvient à conclure ses dossiers, l’effectif aura de l’allure. Chaque ligne serait renforcée par des joueurs habitués à l’élite. Des arguments de choix pour lutter pour le maintien.

Sagbo dans l’effectif pro ?

       C’est un calme venant de Monaco ce silence inquiète. Mais Ricardo se déclare confiant pour la saison à venir. «Je pense pourtant qu’on va réussir à faire ce que l’on veut, à attirer des joueurs, et qu’on aura une équipe capable de s’installer dans la première moitié du classement sans se faire de frayeurs». Le Brésilien aurait obtenu l’accord de trois joueurs dont les noms n’ont pas filtré. Leurs signatures ne pourront intervenir que lorsque les joueurs en place actuellement seront partis.

C’est dire que Monaco devrait donc revenir aux principes qui ont fait ses belles heures. S’appuyer sur la formation. N’Koulou, Dufau et le  franco-togolais Yannick Sagbo vont être progressivement intégrés au groupe professionnel. Le club a mis à l’essai un milieu défensif ivoirien de 25 ans, Jean-Jacques Gosso. Il a été l’une des révélations du stage de préparation.

Il devrait donc très logiquement s’engager avec le club de la principauté dans les prochains jours.

G.illes   Vevey

 
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