in

ACTUALITÉ / NEWS

August 2008 - Posts

  • Gestion calamiteuse et approximative du Togo : Le PDP demande « un profond remaniement du gouvernement »

    Forum de la Semaine du Lundi 18 août 2008

    « Vu la situation déplorable dans laquelle ne cesse de s’enfoncer notre pays, depuis la fin de l’année 2007, et face à laquelle le gouvernement n’arrive pas à trouver de solutions efficaces, le PDP demande que soit procédé un profond remaniement du gouvernement en place ». Ainsi s’exprimait, le 14 août dernier à Lomé, Bassabi Kagbara, Président national du Parti Démocratique Panafricain (PDP) lors d’un point de presse qui lui a permis de dresser un sombre tableau de la vie sociopolitique et économique du Togo. Il s’est ainsi offusqué contre la hausse « inopportune avec des mesures irréalistes » des prix du carburant, l’inaction des autorités face aux conséquences des inondations et l’impunité dans le pays.

    Selon M. Kagbara, le climat de crise qui prévaut dans le pays et l’évolution des cours du baril sur les marchés mondiaux ne siéent pas à une augmentation des prix du carburant. « D’abord, c’était la vie chère, ensuite la hausse du prix du ciment suivie deux semaines plus tard par les inondations. Tous ces événements ont des conséquences par cascade sur la vie déjà précaire de nos populations », a-t-il précisé. En outre, contrairement aux autres Etats, le Togo reste le seul pays, selon le PDP, où aucune mesure de circonstance n’a été prise pour alléger le poids de la cherté de la vie sur les populations. Plus grave, le gouvernement trouve le moment opportun pour augmenter les prix du carburant alors que les cours de l’or noir sont en chute continue.

    Le gouvernement avait, dans la nuit du 12 août 2008, décidé de la hausse du prix des prix du pétrole à la pompe. Le lendemain, le conseil des ministres annonce une série de mesures d’accompagnement de cette hausse : allocation de 5000 FCFA comme prime mensuelle de transport à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat et ce, jusqu’à la fin de l’année et le relèvement du SMIG et du SMAG à 28.000 FCFA.

    « Le PDP trouve ces mesures trop justes, irréalistes et inefficaces car elles risquent d’avoir d’autres effets néfastes sur la vie des populations », a martelé Bassabi Kagbara.

    Par ailleurs, la balkanisation actuelle du pays en 11 parties, conséquences des catastrophes naturelles, depuis le 27 juillet 2008, n’a pas laissé indifférent le PDP. Il trouve que « le gouvernement en place s’est révélé incapable à trouver des solutions rapides et idoines à tous ces problèmes ». Ajouté à cela, le « black-out entretenu autour des 41 milliards de FCFA d’emprunt obligataire 2005-2006 » et le flou de la « suppression » du FER et la messe est dite, selon le PDP. « L’équipe en place a montré ainsi ses limites et doit rendre le tablier ». Comme solution, le PDP propose la formation d’un « gouvernement de crise sur une durée de 12 mois avec un cahier de charge bien défini ».

    Edem K. Assignon 


    Dossier : Mort d’Atsutsè Agbobli : Au delà de la thèse officielle du suicide par noyade...

    Les faits

    Le journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Joachim Atsutsè Kokouvi Agbobli a été retrouvé mort vendredi dernier sur la plage de Lomé, en face du Foyer des Marins, dans des conditions non encore éclaircies. Le Procureur de la République de Lomé et des officiers de la police judiciaire s’étaient rendus auprès du corps nu comme un vers avec uniquement à ses pieds des chaussettes blotties dans des chaussures fermées.

    Le corps portait une blessure non moins importante au front selon les constatations de notre reporter. Des sources proches de la famille attestent qu’à sa découverte, le sang coulait de la bouche du cadavre et des signes semblables à des hématomes étaient visibles sur une de ses tempes et, une partie de sa poitrine.

    Tout le monde attend donc le résultat de l’autopsie demandée par le Procureur de la République  de Lomé qui a requis le Professeur Napo-Koura pour la circonstance. Mais chose bizarre, d’ores et déjà, le gouvernement, sans avoir attendu une enquête judiciaire en bonne et due forme, conclu à un suicide par noyade.

    La version officielle

    Selon un communiqué rendu public par le Col Atcha Titikpina, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile, le 15 août 2008, le jour même de la découverte macabre, Atsutsè Agbobli a été admis dans une clinique de la capitale le mercredi 13 août 2008 aux environs de 12 heures à la suite de l’ « absorption de substances nuisibles  à la santé, dans le but de se donner la mort. » « Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais, contre toute attente, le Ministre Agbobli quitte  discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », précise le communiqué du Colonel Titikpina qui ajoute qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied. « Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux jusqu’à ce que son corps soit trouvé vendredi vers 10 heures.

    Des doutes et des zones d’ombres

    Dans une République qui se respecte, chacun est appelé à respecter son rôle, et dans une affaire aussi sensible qu’une mort d’homme, de surcroît un homme politique d’envergure, les règles qui régissent la République voudraient que ce soit le pouvoir judiciaire qui situe l’opinion. Et l’on comprendra si c’était le Procureur de la République de Lomé qui se prononce. Ce que ce dernier ne fera pas de cette manière car il devait prendre le recul nécessaire avant de se prononcer, après avoir eu en sa possession des éléments scientifiques et des faisceaux d’indices pouvant lui permettre d’orienter son enquête dans telle ou telle autre direction.

    Mais ici, le Colonel-Ministre s’est, visiblement, basé sur la prétendue version du chauffeur pour conclure à la thèse d’un suicide, oubliant que même si tel était le cas, les causes d’un tel acte peuvent se trouver ailleurs et des personnes insoupçonnables peuvent être impliquées.

    La précipitation de cette « version politique » bien avant une quelconque autopsie du corps tendait-elle à camoufler quelque chose ? Nul ne saura répondre à ces inquiétudes quand on sait que  quelque part, l’amateurisme et le zèle sont le partage de la plupart de nos gouvernants.

    La version indigeste  attribuée au chauffeur

    A en croire le communiqué du Ministre Titikpina, le chauffeur aurait indiqué que son désormais ex-patron lui aurait  demandé de le conduire à l’hôtel Sarakawa et chemin faisant, il est descendu à 100 mètres avant pour continuer à pied et c’est après qu’il s’est rendu compte de sa conduite suspecte et a alerté la famille.

    C’est indigeste cette version, car le bon sens ne comprend pas comment un homme qui possède toutes ses facultés peut déposer son employeur à la plage à 04 heures du matin, l’abandonnant sur les lieux sans chercher à le suivre pour, par après, s’inquiéter de « ses comportements suspects » et venir alerter  sa famille. Qu’il soit permis de douter de cette version car, on ne laisse pas un homme dans le danger et après revenir s’en inquiéter. C’est absurde.

    Une première tentative de suicide ?

    Selon toujours le Ministre de la Sécurité, Atsutsè Agbobli aurait absorbé « de substances nuisibles à la santé dans le but de se donner la mort ». Le Communiqué ne précise pas celui qui a  indiqué au Colonel ministre que la victime « a absorbé de substances nuisibles à la santé dans le but de se donner la mort ».

    A qui s’est-il confié premièrement qu’il voulait se donner la mort ? Sa famille ? Le médecin ? Si tel est le cas, pourquoi n’a-t-on pas pris des dispositions spéciales autour de lui, sachant que, celui qui a fait une crise suicidaire peut récidiver à tout moment quelle que soit l’efficacité du sédatif à lui administrer ? La clinique qui l’avait accueilli est l’une des plus expérimentées du Togo et nous pensons que s’il s’avérait qu’il a tenté de se suicider  au premier abord, le médecin qui l’aurait accueilli l’aurait fait entourer des conditions de surveillance spéciales au lieu de le laisser seul dans sa chambre et constater son absence, le lendemain.

    De plus, il est absurde que le gardien de cette clinique ait pu laisser sortir, à cette heure impossible du matin (04 heures) un patient hospitalisé, sans alerter l’infirmier de garde, le Médecin de garde encore moins les gardes-malades, ne serait-ce que pour vérifier si ce patient est en règle avec la comptabilité de la clinique avant de partir. Autrement dit, sa sortie à  l’heure-là peut être considéré comme une fuite et suffisamment  suspecte pour attirer l’attention des gardiens.

    Selon la famille, Atsutsè Agbobli ne s’est pas suicidé

    Des sources proches de la famille indiquent que le Président du MODENA, « n’est pas mort par suicide encore moins par noyade ». Un membre influent de la famille a précisé à notre rédaction que les produits pris par leur fils et qui ont occasionné son hospitalisation « n’étaient pas dans le but de se donner la mort mais qu’il a craint une réaction inter médicamenteuse suite à une automédication». Vrai ou faux, la suite de l’enquête nous situera. Toujours est-il que la famille n’est pas convaincue de la thèse du suicide et c’est pour cela qu’elle a exigé une autopsie  du corps.

    Elle se base sur un certain nombre de faits qui jettent des zones d’ombre très opaques sur cette version de suicide à savoir : la nudité du corps avec des chaussures fermées aux pieds, la présence du sang dans sa bouche, le ventre non ballonné donc absence d’eau dans les poumons et le ventre, ce sur quoi l’autopsie doit situer l’opinion de même que sur le cas des blessures sur le corps.

    De plus, pour des proches de la famille, l’expérience a prouvé qu’un mort par noyade en mer est souvent rejeté au moins trois jours après, ventre ballonné, visage tuméfié et méconnaissable avec du sable dans ses cheveux et narines à des kilomètres très loin du lieu de noyade. Aucun de ces signes n’est visible sur le corps d’Atsutsè Agbobli et donc seule une autopsie sérieuse peut situer sur les circonstances réelles de ce décès.

    La piste de l’assassinat est-elle exploitable ?

    Aucune piste, comme dans toutes enquêtes, ne doit être écartée. Car, s’il s’avérait que le test de l’eau est négatif, c’est-à-dire qu’il n’est pas mort par noyade, alors cela veut dire qu’il est « mort » avant de se retrouver dans l’eau ou simplement sur la plage. Ce qui battra en brèche toutes les thèses officielles de suicide. Dans ce cas, cela devrait être un assassinat déguisé. Et dans de pareils cas, la première question « bête » mais efficace revient toujours sur les lèvres des juristes, « à qui profite le crime ? ».

    A qui profiterait l’assassinat de Atsutsé Agbobli ?

    Le désormais ex-président du Modena (Mouvement pour le Développement National, son parti politique), contrairement à ce qui serait généralement admis, est l’opposant le plus redoutable du système en place de par son expérience politique, son intelligence, sa fougue et sa connaissance du rouage politique mondial.

    Son discours, il faut le dire tout haut, est essentiellement anti-occidental donc porté vers les systèmes de l’Est basé sur « un régime fort, industrialisé », sûrement à la chinoise ou à la soviétique. Une conception  somme toute logique et profitable pour les Africains mais probablement « inconcevable » pour l’Occident et ses loubards. Agbobli peut être combattu au sens propre que figuré par des intérêts occidentaux à partir du moment où il se met en rang de bataille pour la conquête du pouvoir.

    Pour les observateurs avisés, « il est le seul capable d’apporter à l’UFC, ce qui lui manque pour accéder au pouvoir ». Et pour appuyer cette thèse, ils n’hésitent pas à avancer son passé avec le seigneur de guerre, Jonas Savimbi de qui il garderait un riche carnet d’adresses surtout en Europe de l’Est.

    Cette partie du monde est redoutée par les occidentaux qui ont la mainmise sur toute l’Afrique. Et au moment où les blocs se reforment et que la Russie se réveille aux côtés de la Chine triomphante, tous ceux qui se réclament en Afrique de ces puissances « gênantes » peuvent être écrasés comme des vernîmes.

    Atsutsé Agbobli vient de rentrer de l’Est justement. Il est retour de Varsovie, en Pologne, où vit sa femme, une veuve d’un ancien Général de l’Unita qui est l’actuelle  Ambassadrice de l’Angola dans ce pays.

    Lors de son séjour polonais, il a encore manifesté ouvertement son admiration pour le parti de Gilchrist Olympio, l’UFC, dans une interview qu’il a accordée à notre rédaction. Avant cela, des informations persistantes circulent à propos de son positionnement comme pièce de rechange par l’UFC, au cas où la candidature de Gilchrist Olympio serait rejetée dans la perspective de la présidentielle de 2010. Et la flèche de popularité qui manquait à son arc de conquête du pouvoir sera pourvue par le parti le plus populaire du Togo. Et le tour est jouable pour un vrai changement au Togo en vue de la revendication efficace d’une victoire volée.

    Avait-il pris des contacts sensibles lors de son séjour polonais en ce sens et que les bruits sont parvenus dans les officines de tous ceux qui le redoutent ? Seule une enquête minutieuse pourrait édifier l’opinion.

    Et pour que le pouvoir togolais apparaisse complètement blanchi de cette affaire, il faut demander une enquête internationale pour situer les responsabilités car, comme l’a dit Atsutsè Agbobli lui-même : « un seul filet de sang évite parfois des torrents de sang et un cortège de malheurs pour un peuple. Mais, un simple filet de sang peut également peser lourd sur le destin d’un peuple, d’une nation et du monde ».            

    F.S.

    Retourner à la page Accueil
  • Mort de M Atsutsè Kokouvi Agbobli : Assassinat ou suicide ?

    Le Courrier de la République du Lundi 18 août 2008

    Les autorités entretiennent le flou dans les esprits
    Le vendredi 15 août, un communiqué du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, lu sur la TVT annonçait la mort tragique du président national du MODENA, M. Atsutsè Kokouvi Agbobli.  Ledit communiqué dit en substance ce qui suit :  « dans la nuit du 14 août, monsieur Atsutsè Agbobli a réussi à échapper à la vigilance du personnel de garde de la clinique Biasa où il était hospitalisé. Une fois au dehors, il a demandé à son chauffeur de le conduire à l’hôtel mercure Sarakawa. Arrivé dans les environs de l’hôtel Palm Beach, il a ordonné au chauffeur de s’arrêter. C’est alors que monsieur Agbobli décida de faire le reste du trajet à pied. Le chauffeur ayant constaté que son comportement est suspect, a alors appelé sa famille au téléphone qui, a son tour, a informé aussitôt les forces de sécurité. Celles-ci se sont jointes à la famille pour rechercher monsieur Agbobli. Les recherches se sont poursuivies jusqu’au vendredi matin à 10 heures avant qu’un corps rejeté par la mer et retrouvé à la plage ne se révèle être celui de monsieur Atsutsè Agbobli ».

    C’est avec consternation que les Togolais ont appris cette triste nouvelle. Mais, malgré le choc de la nouvelle, nombre de citoyens se font beaucoup d’idées sur les causes réelles de la mort du président du MODENA, surtout que le communiqué précité n’est pas suffisamment clair. Une seule question est aujourd’hui sur toutes les lèvres : M. Agbobli s’est-il suicidé ou a-t-il été assassiné ? Notre rédaction a interrogé certaines personnes sur cette mort tragique. A propos de ce qui peut avoir causé le décès de M. Agbobli, beaucoup doutent que ce dernier qui n’a apparemment aucun problème de survie, veuille se donner la mort. D’autres évoquent le bagage intellectuel de M. Agbobli pour réfuter la thèse selon laquelle il a volontairement mis fin à ses jours. D’ailleurs, il y a une contradiction entre la TVT et la TV7 sur la cause de l’hospitalisation de M. Agbobli à la clinique.

    Nous ne préjugeons de rien à ce propos. Nous ne faisons que notre travail de simple journaliste dont le devoir premier est d’informer sans passion le peuple. Certes, notre doyen (puisqu’il est lui-même journaliste) est un homme politique et certains peuvent vite penser qu’il a été victime d’un assassinat politique. Ce n’est pas cela notre point de vue, puisque les assassinats d’hommes politiques dans notre pays sont un lointain souvenir.  Aussi, M. Agbobli, à notre humble avis, n’est pas un leader qui inquiète le pouvoir vers qui naturellement les regards sont tournés lorsqu’un homme politique disparaît dans des circonstances pareilles. Mais seulement, nous constatons que le communiqué des forces de l’ordre contient des zones d’ombre que nous pouvons exprimer sous forme d’une série d’interrogations.

    - En dehors du chauffeur, qui d’autre a accompagné M. Agbobli à la clinique ?

    - Aucun membre de sa famille n’est-il pas resté à son chevet à la clinique ?

    - Comment M. Agbobli a-t-il pu quitter la clinique à l’insu du personnel de garde qui est sensé le surveiller de près ?

    - Pourquoi son chauffeur qui le savait malade n’a-t-il pas avisé le personnel de garde et a plutôt accepté de le conduire à l’hôtel Sarakawa ?

    - Pourquoi le chauffeur n’a pas préféré le suivre quand il est descendu de la voiture pour faire le reste du trajet à pied ?

    - Pourquoi le chauffeur n’a-t-il pas appelé la famille de M. Agbobli lorsqu’il voulait fuir la clinique ?

    Nous croyons, en toute sincérité  que les forces de l’ordre auraient dû se poser toutes ces questions au lieu de se confiner dans un communiqué sur la base du témoignage de ce chauffeur qui à nos yeux est la première personne suspecte dans cette affaire. En tout cas, on pourra au moins l’accuser de non assistance à personne en danger.  Nous espérons que la procédure engagée par le procureur de la République permettra de faire toute la lumière sur la mort de ce brillant intellectuel. Car Agbobli est un homme public et sa vie ou sa mort intéresse tout le monde.

    Bin


    Lutte pour l’alternance démocratique au Togo : La diaspora togolaise prête à lâcher Gilchrist Olympio?

    « Gilchrist Olympio est un vieux leader fatigué. Sa rengaine, c’est au bord du marigot qu’on verra comment traverser, révèle son mode de fonctionnement, tout dans l’improvisation. En somme, comme un amateur, qui n’a rien compris à la politique en termes d’anticipation des enjeux, en termes de stratégies gagnantes. C’est vraiment dommage que les Togolais continuent à lui faire confiance par défaut. Au sortir de son congrès, il apparaît clairement que l’UFC ne s’est pas donné les moyens de revendiquer une victoire si d’aventure, le RPT venait à l’en priver. Dans l’état actuel de la constitution de 1992 révisée en 2002, monsieur Olympio ne remplit pas les conditions d’éligibilité, notamment au regard des clauses de résidence fixées en son article 62 qui stipule que nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il ne réside sur le territoire national depuis douze mois au moins. C’est assez limpide. S’il n’est pas en mesure de comprendre cela, on doit s’interroger de savoir ce qu’il est venu chercher en politique. J’ai l’impression que monsieur Gilchrist Olympio ne lit pas les textes fondamentaux qui encadrent notre vie politique et c’est bien dommage. »

    Ces propos sont de Comi Toulabor dans une interview qu’il a accordée à Forum de la semaine. Comi Toulabor est une voix autorisée au sein de la diaspora togolaise en Occident. Ses propos témoignent de l’état d’esprit dans lequel se trouvent nos compatriotes basés à l’extérieur. Ces propos marquent le début d’une  prise de conscience des Togolais de la diaspora par rapport à leurs choix et stratégies qui n’ont pas favorisé l’alternance. Comi Toulabor est la voix de tous les Togolais qui sont désabusés par le comportement de Gilchrist Olympio, devenu un véritable obstacle sur la route qui mène au changement démocratique au Togo. Certes, cette prise de conscience de la diaspora intervient après dix- huit ans de lutte jonchée de morts, mais sans succès. Mais mieux vaut tard que jamais.

    Il faut donner à César ce qui est César et à Dieu, ce qui est à Dieu, a-t-on coutume de dire. Personne ne peut le nier ; la diaspora togolaise a joué un rôle important en faveur de l’implantation de la démocratie sur la Terre de nos Aïeux. C’est aussi un fait avéré que les prises de positions, les choix et stratégies de nos compatriotes vivant à l’étranger n’ont pas toujours été de nature à favoriser l’alternance démocratique au pouvoir. On ne le dira pas assez, la diaspora togolaise a exercé une influence tant sur l’opinion publique nationale qu’internationale. Mais seulement, cette influence n’a pas toujours été positive. Comme quoi, ne dit-on pas souvent que le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions ? Notre objectif n’est pas de livrer les combattants de la démocratie au Togo, vivant hors de nos frontières à la vindicte populaire. Mais au contraire, nous apprécions à sa juste valeur la contribution de la diaspora pour l’instauration d’une véritable démocratie au Togo.

    En tout cas, ce que nous écrivons aujourd’hui, nous n’oserons pas le dire si nous n’avions pas constaté une prise de conscience au sein de la diaspora qui se remet en cause quant au soutien sans faille qu’elle a apporté au leader de l’Union des Forces de Changement (UFC), devenu un monstre à leurs yeux.

    Les raisons de l’échec des partisans du changement à parvenir à l’alternance sont légions. Mais, ici nous ne citerons qu’un exemple qui est une parfaite illustration du fait que la diaspora n’a pas toujours rendu la tâche facile aux combattants de l’intérieur. A un moment de la lutte pour l’alternance, le peuple a été piégé par certains leaders qui ont réussi à transformer le combat pour la démocratie en un duel entre les familles Gnassingbé et Olympio. Les Togolais de la diaspora ont contribué à faire perdurer cet état de fait. C’est sous l’impulsion de la diaspora que les Togolais ont cru que seul Gilchrist Olympio pouvait faire l’affaire face au pouvoir. C’est cette même diaspora qui a cultivé et entretenu les clichés du vrai opposant qui se trouve en exil et du faux opposant qui est au pays. Il suffisait qu’un autre leader critique Gilchrist pour être qualifié de vendu au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). La diaspora a mis en œuvre tous les moyens de communication pour diaboliser les opposants de l’intérieur.

    En agissant ainsi, les Togolais de la diaspora ont automatisé le peuple en faveur d’un leader qui n’a pas de stratégie de conquête du pouvoir. Gilchrist Olympio est devenu par la faute de nos compatriotes à l’extérieur un monstre difficile à gérer. Me Agboyibo, le professeur Gnininvi, Edem Kodjo, Zarifou Ayéva ont été affaiblis au profit du ‘’vrai’’ opposant, Gilchrist Olympio qui, malheureusement, est à court d’idées. 

    Comi Toulabor a eu le mérite de jeter le pavé dans la marre. La diaspora a pris conscience que Gilchrist est un facteur handicapant pour parvenir à l’alternance.

    Bin 


    Présidentielle 2010 : Un candidat atypique dans la course

    ·         Un simple faire valoir du pouvoir ou un véritable opposant capable d’inquiéter Faure ?

    Dans moins de deux ans, les Togolais seront appelés aux urnes pour le compte de la présidentielle de 2010. Mais déjà, les candidatures s’annoncent une à une. Après Gilchrist Olympio, Agbéyomé Kodjo, un troisième candidat s’est déclaré le samedi 09 août. Il s’agit de Thomas Kokou N’Soukpoé, président du Bloc d’Action pour le Changement (BAC). Les deux premières candidatures apparaissent un peu plus naturelles et étaient presque attendues. C’est vrai que la candidature  de Gilchrist a suscité de nombreux commentaires par rapport aux conditions d’éligibilité. Mais à part cela, il n’y a pas eu beaucoup de surprises à l’annonce de celle-ci. Par contre, la volonté du président du BAC à briguer la présidence de la République en 2010 a surpris tout le monde. En effet, Thomas Kokou N’Soukpoé est presqu’un inconnu sur la scène politique nationale. Du moins, il n’a pas la même notoriété que les candidats de l’Union des Forces de Changement (UFC) et de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS).

    Une élection est un moment important dans la vie d’une nation moderne et démocratique. C’est pourquoi  le peuple doit avoir tous les repères nécessaires qui puissent lui permettre de se prononcer en faveur de tel ou tel autre candidat. Nous, nous sommes intéressés au parcours politique de  Thomas Kokou N’Soukpoe, parce que des trois candidats déjà déclarés, il est le moins connu. Nous voulons par nos écrits faire connaître des électeurs ce candidat.

    Avant 2003, le candidat du BAC était un militant actif du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Il était même très proche de Me Agboyibo qui a inspiré le BAC. Au cours du procès intenté par Messan Agbéyomé Kodjo contre le bélier noir, N’Soukpoé a réussi à mobiliser de nombreux partisans du changement devant le palais de justice de Lomé. Sauf que par la suite, lors d’une des nombreuses séances de ce procès, le président du BAC a simulé un enlèvement sur sa personne pour se faire populaire. En réalité, le BAC, au départ, regroupait des lycéens et étudiants militants du CAR. En tout cas, c’était des jeunes qui avaient la confiance de Me Agboyibo. C’est donc en 2003 que les chemins de Me Agboyibo et ceux de son fils spirituel se sont définitivement séparés par la faute de ce dernier. En mission commandée par le pouvoir de Lomé II, Thomas Kokou N’Soukpoe avait organisé une conférence de presse lors de laquelle il avait raconté toutes sortes de bêtises sur le président national du CAR. C’est alors que commencèrent les errements politiques de celui qui se présente aujourd’hui contre le pouvoir RPT comme une alternative à l’opposition qu’il qualifie de vieillissante. Mais, ses camarades du BAC sont restés au CAR et ne l’ont pas suivi dans son aventure.

    Depuis lors, N’Soukpoé a trouvé refuge au sein de la Nouvelle Dynamique Populaire (NDP) dont il est l’un des membres fondateurs. Celle-ci était au départ un regroupement de tous les jeunes de l’opposition démocratique, mais elle s’est muée par la suite en parti politique. Au sein de la NDP, le président du BAC ne s’est pas  montré très actif. Parce que, entre temps, il a quitté Lomé pour travailler dans une institution de micro crédit à Sokodé. Pendant ce temps, il a entretenu de bonnes relations avec certaines personnes à Lomé II pour qui, il va de nouveau vouloir accomplir une mission en 2005 à la mort du président Eyadema. En ce moment, pendant que tous les démocrates réclamaient le retour à la légalité constitutionnelle, Thomas N’Soukpoé  va chercher à retourner, en vain, certains jeunes actifs de l’opposition, notamment ses anciens camarades de lutte au profit du RPT.

    De retour à Lomé, le candidat N’Soukpoé va tenter sans succès de se rapprocher de Me Agboyibo. Une rencontre a même eu lieu en décembre dernier entre les deux hommes ; mais le président du CAR a refusé de refaire chemin avec le fils spirituel perdu. Comme quoi, chat échaudé craint l’eau froide. C’est depuis ce moment que Thomas N’Soukpoé a ressuscité le BAC qui n’est qu’une coquille vide mais qu’il utilise comme un épouvantail pour faire peur. Il est tout de même resté militant de la NDP d’où il vient d’être exclu depuis quand il a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2010.

    Comme tout le monde peut le constater, Thomas Kokou N’Soukpoé n’est pas resté fidèle à ses convictions politiques de départ.  C’est aujourd’hui lui qui pense apporter l’alternance au peuple en qualifiant l’opposition de vieillissante. Dans quel camp lui-même se trouve-t-il ? Le peuple doit-il lui faire confiance ? Nous laissons la prérogative à chacun de répondre. Nous conseillons par contre, le peuple de se rappeler que Jacques Amouzou et Adani Ifè qui en 1993 ont servi de faire valoir au régime RPT. Il faut éviter de se laisser distraire.

    Bin


    Traque des trafiquants du mais : L’UFC sur un terrain glissant
    Les Togolais sont contraints depuis maintenant huit mois à acheter à prix d’or le maïs vendu par les particuliers sur les marchés. Cette situation est certes, une manifestation de la crise alimentaire mondiale. Toute personne sérieuse est d’accord sur ce principe mais il y a d’autres raisons plus déterminantes qui rendent le prix du maïs hors de portée de près de 90% des ménages togolais. Ces raisons sont entre autres, la spéculation et les réseaux de faussaires qui font sortir le maïs du pays vers d’autres Etats créant ainsi sur place la pénurie. Celle-ci entraîne une flambée du prix des produits vivriers.

    L’Observatoire pour la Sécurité Alimentaire au Togo (OSAT) fait un effort pour juguler la crise en vendant à bas prix son maïs. Mais il se trouve toujours des personnes sans scrupule qui sabotent les efforts de ce service dont l’action a permis d’éviter au pays une catastrophe humanitaire. Aux grands maux, les grands remèdes dit-on souvent. Pour ne pas voir ses efforts tombés à l’eau, l’OSAT a mis depuis un temps un dispositif efficace de traque contre les réseaux de trafiquants du maïs togolais vers les autres pays à la satisfaction de la majorité des Togolais. Le mercredi 06 Août, de gros poissons, pardon des macro trafiquants de maïs sont tombés dans les filets de Ouro Agadadzi et ses collaborateurs.

    En effet, la gendarmerie de Sokodé a arrêté un camion titan plein de tonnes de maïs. Cette cargaison de maïs a été ensuite conduite à l’OSAT pour les besoins d’enquête.

    Cette action de la gendarmerie de Sokodé a eu un effet dissuasif sur les commerçants qui ont très vite revu à la baisse le prix du bol du maïs au grand bonheur des ménages à bout de souffle. Dans ce concert de joie, l’UFC se signale négativement comme si être dans un parti de l’opposition, c’est nier que la terre n’est pas ronde. En effet, le parti de Gilchrist a adressé une correspondance en date du 13 août au ministre de la sécurité pour s’insurger contre l’arrestation de ces trafiquants de maïs qu’il appelle abusement des commerçantes. L’UFC s’est permise de faire des ampliations aux ambassadeurs de la France, de l’Allemagne, au Chargé d’affaire de la commission de l’UE, à l’Monsieur le représentant résident du HCDH, à Madame la représentante du PNUD.

    L’UFC en tant que parti politique qui aspire à diriger le pays a le devoir de se préoccuper de la liberté des citoyens et du libre exercice de leurs activités. C’est normal. Mais avant toute chose, ce parti doit savoir placer l’intérêt de la nation au dessus des intérêts partisans. Les militants de l’UFC ne sont pas au dessus de la loi. Ce n’est pas parce que certaines commerçantes arrêtées sont des militantes de l’UFC que la gendarmerie ne doit pas faire son travail. On ne peut faire la politique de la sorte en sapant l’image de son pays à l’extérieur. L’UFC doit apprendre à connaître le fonctionnement de la République sinon elle risque un jour d’écrire à la communauté internationale pour se plaindre qu’un de ses militants a été piqué par un moustique.

    L’Etat de droit que réclamons de tous nos vœux n’est pas de vains mots, mais un comportement. Si Jean Pierre Fabre qui a signé la lettre se croit plus démocrate que les autres ; pourquoi n’a-t-il pas conseillé les « victimes » à se plaindre à la justice. Pourquoi en ce moment où nous parlons tous de la réconciliation n’est-il pas allé voir Ouro Agadazi pour connaître la vérité ?

    En agissant de la sorte, l’UFC ne peut prouver quelle n’a pas une intention  cachée. Mais qu’elle sache que quand le maïs coûte cher ce n’est pas le pouvoir qui récolte les pots cassés, mais la population pour laquelle elle prétend lutter. Nous disons tout simplement que l’UFC doit cesser de faire de l’intoxication même contre la vie des populations. Nous invitons le Colonel Ouro Agadazi à faire dans la justice son devoir sans se soucier des critiques inutiles.

     


    De la nécessité de faire de l’OSAT un véritable food power
    Le prix du bol de maïs a franchi pour la première fois au Togo, la barre symbolique de 1000F en 2005. A cette époque, il n’y avait pas de crise alimentaire mondiale comme c’est le cas aujourd’hui. Mais, le bol de maïs se vendait à prix d’or. Selon de nombreux économistes, cette flambée du prix du bol de ce produit vivrier était liée à la mort du président Eyadema. En effet les commerçants avaient profité de la peur consécutive à l’incertitude de la situation politique pour entretenir la surenchère sur le maïs.

    Il avait fallu l’intervention de l’Observatoire pour la Sécurité Alimentaire au Togo (OSAT) pour que les ménages puissent supporter le coup de la vie. Cet organisme de l’Etat avait réussi à faire chuter le prix pratiqué sur les marchés par les commerçants en déversant des milliers de tonnes de maïs dans toutes les régions du pays. L’OSAT vendait le maïs à un prix défiant toute concurrence, permettant ainsi à toutes les bourses de s’en approvisionner. En toute sincérité, l’offre de l’OSAT avait été à la hauteur de la demande et les Togolais se rappellent cette période avec fierté. Toujours, est-il que la flambée du prix du maïs n’avait duré qu’un petit temps.

    En plus du fait de déverser son stock de vivres sur le marché togolais, l’Observatoire dirigé par le colonel Ouro Koura Agadazi avait aussi tissé une toile d’araignée efficace autour des commerçants véreux qui font sortir le maïs du pays entraînant sur place sa pénurie. Cette traque menée par l’OSAT contre  les réseaux mafieux a produit ses effets jusqu’à la fin 2007.

    Malheureusement, depuis le début de cette année, les Togolais assistent, impuissants à une nouvelle flambée du prix de l’aliment de base dans le pays, mais cette fois-ci encore plus grave. Parce que la hausse du prix du maïs est accompagnée de celle de nombreux produits de première nécessité. Cette situation, d’après de nombreux économistes est une conséquence logique de la crise alimentaire mondiale ; puisque notre pays ne vit pas en autarcie.

    L’OSAT est de nouveau entré dans la bataille pour influencer à la baisse le prix du maïs, la denrée de première nécessité la plus concernée par la hausse exponentielle des prix. Comme par le passé, l’Observatoire a ouvert sur toute l’étendue du territoire national des points de vente de son maïs. Pendant que le bol de ce produit vivrier se vend par les commerçants particuliers à 1000 F, 1200 F, voire 1500 F, l’OSAT livrait le sien à 350 F, au plus 400F. Cette action du colonel Ouro Agadazi et ses collaborateurs a permis de desserrer l’étau que les commerçants ont mis autour des populations. Ce maïs providentiel n’a pas certes répondu aux attentes de toute la population. Mais des milliers de ménages respirent encore aujourd’hui grâce à l’OSAT. L’on se pose la question légitime de savoir combien de nos concitoyens seraient décédés, victimes de la famine, si l’Observatoire n’avait pas déversé ses stocks de maïs sur les marchés. Point n’est besoin d’être un mathématicien pour savoir combien de personnes le maïs de l’OSAT a permis d’être encore en vie. Les choses sautent aux yeux ; sans Ouro Agadazi et son service stratégique, les drapeaux seraient mis en berne depuis maintenant huit mois, puisque la crise alimentaire dure depuis ce temps.

    Mais la longueur de la crise semble avoir épuisé l’OSAT. Cet organisme étatique a certes réussi à mettre la hausse du prix du maïs derrière nous. Cependant, des sources nous rapportent que l’Observatoire est à bout de souffle et ne pourrait pas tenir longtemps si une nouvelle crise alimentaire devait survenir l’année prochaine. Or, rien ne prouve que dans les années à venir le prix du maïs ne connaîtra pas une nouvelle hausse, peut-être même plus grave.

    Ne dit-on pas très souvent que gouverner c’est prévoir ? L’OSAT fait tellement du bon travail que le bon sens commande que l’on lui dote des moyens nécessaires pour sa politique, pour refaire ses stocks quasi épuisés. Il a par exemple besoin de moyens financiers pour octroyer des prêts scolaires aux parents d’élèves pour s’assurer que ceux-là ne braderont pas leur récolte pour acheter des fournitures. L’OSAT doit avoir les moyens d’accorder par exemple aux agriculteurs qui acceptent vendre leur récolte exclusivement à ses services. Ne serait-ce que s’occuper pour un an de la scolarité des enfants de ces agriculteurs. Nous explorons ici des pistes possibles ; mais l’important pour le gouvernement, c’est d’apprécier sans passion l’immense travail abattu par le colonel Ouro Agadazi, et en même temps, lui donner des moyens d’œuvrer pour le bonheur du pays. Il faut faire de ce service un véritable food power.

    L’Etat doit aussi doter l’OSAT de moyens techniques et de ressources humaines lui permettant de traquer les commerçants véreux. Ce ne serait pas mauvais de mettre à la disposition de ce service un dispositif sécuritaire à l’image de l’opération araignée ou des détectives privées pour démasquer tous les spéculateurs et les réseaux de faussaires. Aucun moyen ne doit être épargné pour rendre l’OSAT efficace. Alphonse De Lamartine disait : « Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle s’il n’a l’âme, la lyre et les yeux de Néron ». Nous n’osons pas croire que les autorités préféreraient chanter quand l’OSAT manque cruellement de moyens de sa politique

    Bin Kohan

    Retourner à la page Accueil
  • Un grand homme s’en est allé : Les circonstances de la tragique disparition de l’ancien ministre Atsutsè Agbobli

    Liberté Hebdo du Lundi 18 août 2008

    C’est avec indignation et consternation que le peuple togolais a appris le vendredi 15 août  2008, la mort tragique de l’ancien ministre de la Communication Atsutsè Kokouvi AGBOBLI. Le corps du ministre a été retrouvé à la plage de Lomé tout nu, le visage tuméfié. Les Togolais ont mis du temps à se remettre de cette nouvelle terrible. Les circonstances de la disparition de cet historien journaliste, politologue et homme politique ne sont pas encore élucidées. En attendant qu’une enquête en bonne et due forme soit diligentée, les versions divergent sur son décès.

    Dans un communiqué manuscrit hâtif pondu le 15 août 2008 par le ministre de
    la Sécurité et de la Protection Civile lu sur les médias d’Etat, M. Agbobbli aurait tenté le mercredi 13 août de se donner la mort par absorption de substances toxiques.

    Selon le communiqué, sa famille l’avait fait admettre à la clinique Biassa à Lomé où il avait subi des soins spécifiques. Soulagé, M. Atsutsè Kokouvi AGBOBLI avait demandé à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Sarakawa à 4 heures le lendemain. C’est en cours de route qu’il demanda à son chauffeur de s’arrêter, il était sorti du véhicule pour se rendre vers l’océan. Inquiet de ne plus le voir revenir, il avait alors prévenu la famille et les secours (voir le communiqué).

    Mais cette version des faits sur le probable suicide de M. Agbobli est contredite par des riverains qui ont découvert le  corps et alerté les autorités. En effet, selon les habitants du quartier, le corps du président du MODENA était nu et le visage tuméfié. Ce qui signifie que M. Atsutsè Kokouvi Agbobli a été tué et le corps jeté à la mer. Un crime prémédité donc. Une thèse que semble épouser l’entourage de la victime qui précise par ailleurs que le corps était intact et il n’y avait pas d’eau dans ses poumons. La famille a d’ailleurs demandé une autopsie qui serait en cours.

    D’après nos confrères de la Tv7, M. Atsutsè Agbobli a accordé, 24 heures avant sa mort une interview à un journal de la place, une interview qui devrait être publiée  le mercredi 13 août 2008. C’est en ce moment qu’il avait commencé à confier à ses proches qu’il craignait pour sa vie où qu’on s’en  prenne à lui pour  ses dernières sorties médiatiques.

    Des pêcheurs contactés, établissent que le corps n’a pas été noyé mais plutôt jeté à la mer. Les pêcheurs corroborent leurs arguments par le fait qu’une personne qui se noie au niveau de l’Hôtel Sarakawa ne peut pas se retrouver au même endroit, le mouvement des vagues l’aurait entraîné à quelques mètres plus loin. Une version ma plausible d’autant que les pêcheurs soutiennent eux aussi que le corps était bien en forme, non déformé, ce qui n’est pas le cas habituellement d’une personne victime d’une noyade. Des versions qui prennent le contre-pied du communiqué du ministre de
    la Sécurité et de la Protection Civile qui cherche négligemment à tirer les autorités d’affaire.

    Le docteur Moïse Fiadjo rencontré, a déclaré qu’il a fait une déposition au niveau de la Gendarmerie Nationale
    , et que l’enquête suivant son cours et n’étant pas encore bouclé, qu’iln’a pas de déclaration à faire.

    Selon une toute dernière version, c’est dans la journée du jeudi 14 août que M. Atsutsè Kokouvi Agbobli a été porté disparu. Il aurait donc effectivement quitté la clinique Biassa où il était admis pour intoxication la veille, c’est-à-dire le mercredi dans la nuit pour répondre à un rendez-vous au niveau de l’Hôtel Palm-Beach où il s’était rendu avec son chauffeur. Ce dernier aurait laissé entendre qu’il l’a vu discuter de loin avec une personne qu’il ne peut pas reconnaître n’étant pas proche d’eux. C’est à la suite de ce rendez-vous que M. Agbobli a demandé à son chauffeur de l’emmener à l’Hôtel  Sarakawa où il devait rencontrer quelqu’un.

    On ne le reverra plus vivant. Seule  une information judiciaire  pourrait clarifier les circonstances exactes de sa mort.
    M.A.


    Déclaration du fils du ministre Atsutsé Agbobli
    La famille Agbobli n’a pas de déclaration à faire pour le moment. Cependant, ce que nous attendons des autorités togolaises, c’est de diligenter une enquête sérieuse afin de situer les Togolais et la famille sur la mort de notre père.

    C’est seulement après les résultats des enquêtes des autorités togolaises que nous verrons si nous avons une déclaration à faire.

    Ce que la famille décide, c’est que le 29 août prochain, nous ferons une veillée à l’église Franciscain à Lomé et le 30 août, nous procéderons à l’enterrement à Adeta dans son  village.

     

     
    Retourner à la page Accueil
  • Aberration juridique au sommet de l'Etat : Un décret supprime la loi créant le FER : Autopsie d'un tripatouillage qui a entamé le réseau routier

    L'Eveil de la Nation #116

    Le gouvernement Togolais a décidé le 06 Août dernier la suppression pure et simple du Fond d'Entretien Routier pour le remplacer par deux structures. On se rappelle que c'est le 10 Janvier 1997 que le FER a été créé par la loi 97-02. Aujourd'hui, c'est un décret Présidentiel qui abroge une loi. Une aberration, diront certains, car il faut une loi pour abroger une autre loi. Tout est fait comme si le Chef de l'Etat n'avait pas consulté son conseiller juridique. Afin de permettre aux togolais de comprendre ce que le législateur a prescrit comme missions du FER et celles de la DGTP dans la création du FER, nous publions en intégralité la loi 97-02 du 10 janvier 1997 portant création du FER en en cadré.

    Pour mener à bien sa mission qu'est l'entretien du Réseau Routier National, le législateur a prévu des dispositions dans la loi qui répartissent au FER et à la D.G.T.P. les différentes tâches à accomplir.

    Car avant la création du FER en Janvier 97, il était prévu au budget général, des crédits spéciaux appelés Fonds Routiers mis à la disposition de la DGTP qui les répartissait entre les Directions Régionales et les Préfectures;

    La création du FER par la loi 97-02 du 10 Janvier 1997 a donc retiré de la compétence de la DGTP le financement de l'entretien du Réseau Routier qui relève désormais de la compétence exclusive du FER.

    Analyse de la loi 97-02

    La loi en son sein a prévu des attributions bien clairs pour le FER et pour la D.GTP afin que ces deux entités ne se chevauchent pas dans l'exécution de leurs tâches respectives.

    Au terme de la loi sus visée, les attributions de la DGTP sont contenues dans les articles suivants :

    Article 08 : Le Conseil des Routes est notamment chargé d'approuver les crédits d'entretien proposés par la Direction Général des Travaux Publics sur la base du Programme annuel d'entretien routier…

    Article 14 : Le contrôle de l'exécution des travaux d'entretien du réseau routier est assuré par la Direction Général des travaux publics et un expert désigné par le Comité Exécutif du Conseil des Routes.

    Article 15 : le Directeur Général des Travaux Publics participe aux séances du Conseil des Routes sans droit de vote.

    Article 17 : le Ministre de Tutelle sur rapport du Directeur Général des Travaux Publics peut suspendre toute décision du Conseil des Routes contraire aux objectifs du FER.

    Il ressort de l'analyse et de l'examen de ces dispositions légales que la Direction Générale des Travaux Publics a une mission de contrôle technique des travaux d'entretien du réseau routier national, c'est ainsi qu'on peut d'affirmer que la Direction Général des Travaux Publics n'est pas l'ordonnateur des crédits destinés à l'entretien routier et approuvés par le Conseil des Routes.

    Elle contrôle et supervise les travaux d'entretien exécuté par le FER point barre.

    Elle exerce par délégation les attributions du Ministre de tutelle, Ministre des TP: approbation des délibérations du Conseil des Routes, et des décisions du Directeur du FER pour les rendre exécutoires. Elle donne son avis technique sur les performances des entreprises soumissionnaires des marchés publics: sont-t-elles inscrites sur la liste des entreprises agrées?

    Le fractionnement du montant du marché est-il justifié?

    Faut-il un contrat de marché de gré à gré?

    Faut-il nécessairement un appel à concurrence ouvertes ou restreinte?

    C'est ainsi que l'article 17 de la loi du 10 Janvier donne au DGTP compétence pour suspendre une décision du Directeur du FER ou des délibérations du Conseil de Routes après rapport au Ministre de tutelle.

    Donc il ressort de ces dispositions que pour écarter tout conflit de compétence, le DGTP ne doit pas se mêler de l'exécution des crédits d'entretien routier.

    Contrairement au affirmation du manuel de mis en en œuvre, la DGTP ne doit pas intervenir dans la passation des marchés publics si ce n'est qu'en qualité d'autorité de tutelle et par délégation du Ministre. Or ce qui est aberrant et qui a conduit au dysfonctionnement ou à l'inefficacité du FER, c'est d'avoir domicilié les procédures des passations des marchés à la DGTP.

    En se substituant ou en consignant les marchés, la DGTP viole l'article 13 de la loi au terme duquel le Directeur du FER est l'ordonnateur du budget.

    Le budget de fonctionnement du FER et les crédits d'entretien du financement du programme proposé par la DGTP, et approuvé par le Conseil des Routes constituent le budget du FER dont le Directeur du FER est l'ordonnateur.

    Quelles sont les Attributions du Fonds d'Entretien Routier (FER) telles que définies par la loi 97-02 du 10 Janvier 1997.

    Le FER, Etablissement public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière est placé sous tutelle du Ministre chargé des Travaux Public. Le FER a pour unique objet le financement de l'entretien du Réseau Routier national.

    Il est administré par un organe délibérant le Conseil des Routes dont les membres sont nommés par décret en Conseil des Ministres.

    L'Organe exécutif chargé d'exécuter les délibérations du  Conseil des Routes et de prendre des décisions et des actes pour assurer le financement du Réseau Routier National, est le Directeur du FER, quels sont les articles de la loi 97-02 du 10 Janvier 1997 qui précisent les attributions du Directeur du FER.

    Article 12 :   Le FER est placé sous l'autorité d'un Directeur nommé par le Conseil des Routes. Il peut être relevé de ses fonctions dans les mêmes conditions.

    Article 13 : Le Directeur du FER est placé sous l'autorité et le contrôle du Président du Conseil des Routes, l'administrateur du FER.

    Il est l'ordonnateur du budget du FER, il prépare et soumet au Conseil des Routes le Budget du fonctionnement du FER.

    Le Directeur du FER est l'ordonnateur du budget qui comprend deux parties:

    La première partie: Le budget de fonctionnement du FER est préparé par le Directeur du FER,  est délibéré et voté par le Conseil des Routes.

     La seconde partie: Les crédits d'entretien routier proposés par la DGTP, et approuvés par le Conseil des Routes.

    Les deux parties constituent le budget du FER dont l'unique ordonnateur est le Directeur du FER, qui engage des dépenses destinées au financement de l'entretien. Le Directeur doit signer en conséquence les contrats avec les entreprises chargées d'exécuter les travaux d'entretien du Réseau Routier National.

     Les appels  d'offres

    En principe la DGTP en application des articles 14 et 17 ne devait pas intervenir dans la phase du  choix des Entreprises.

    Lorsque la DGTP intervient dans ce choix, elle et ses antennes régionales ne peuvent plus exercer le contrôle des travaux d'entretien financés par le FER.

    Le Directeur du FER, au terme de l'article 13 de la loi 97-02 du 10 Janvier 1997 est l'ordonnateur du budget du FER, loi qui ne fait pas de distinction entre le budget du fonctionnement dont la préparation relève de la compétence du Directeur, et les crédits d'entretien routier proposés à l'approbation du Conseil des Routes par la DGTP.

    Ces observations nous permettent d'affirmer que la loi n'a pas été exécutée selon les vœux du législateur.

    Ainsi les contrats, les marchés publics devaient être signés par l'ordonnateur du budget qui est le Directeur du FER, et la DGTP contrôle l'exécution de ce contrat avec le concours d'un Expert désigné par le Comité Exécutif élu par le Conseil des Routes.

    Commentaire

    Quelles explications le Ministre Talaki chargé des Travaux Publics a-t-il donné au chef de l'Etat pour qu'on arrive à la suppression du FER ? A-t-il eu le courage de dire au chef de l'Etat que lorsqu'il était à la tête des TP il avait rédigé un manuel de procédure pour lequel aucun décret d'application n'a pas été pris mais qui a été mis en pratique, laissant sous éteignoir la loi 97-902 ?

    En sacrifiant Tchamsi pour assouvir sa vengeance, le Ministre Talaki croit avoir rendu service au Chef de l'Etat ?

    Lorsque feu Eyadema avait déclaré indésirable au gouvernement l'ancien Ministre Andjo Tchamdja pour " avoir mis les routes du Togo dans sa poche ", c'est Talaki qui était Directeur des TP, donc un complice de Andjo Tchamdja. Et Faure qui avait succédé à Andjo au ministère de l'équipement le sait mieux que quiconque. C'est la raison qui l'a sûrement poussé   à limoger en son temps Talaki pour le remplacer par Tchamsi.

    Selon une source en fonction aux TP, c'est depuis ce jour que le malheur de Tchamsi a commencé car, son prédécesseur aurait déclaré dans certains milieux qu'il lui rendra la vie difficile. Au demeurant, et sans prétention de faire l'apologie de qui que ce soit, nous pensons que ceux qui parlent d'incompétence pour caractériser le passage de Tchamsi au FER n'ont pas vu juste puisque Tchamsi, loin de lui jeter des fleurs est tout sauf un incompétent.

    Pour qui connaît ce Monsieur sait l'attachement qu'il a pour un travail toujours bien fait. Des exemples palpables sont encore vivants et vivaces dans la mémoire des populations de Kpendjal.

    Le pont à conteneurs qui suscite aujourd'hui admiration et curiosité est une pure invention de Tchamsi. Si aujourd'hui le nouveau palais de la Présidence a été bien construit avec certains dispositifs que les réalisateurs avaient jugé impossible, c'est grâce à Tchamsi qui les a défié sur le terrain. La route Sokodé - Tchamba dont les travaux ont été réalisés par ENTTP de M. Naku Kossivi n'a jamais fait l'objet de réception définitive car Tchamsi avait déclaré clairement à cette entreprise que le travail est mal fait. Malheureusement, il a essuyé la fronde de son Ministre d'alors Kokouvi Dogbé qui était le protecteur de Naku. Ce même Naku Président du Patronat est celui qui a exécuté les travaux de la route hôtel Sarakawa-rond point du port aujourd'hui dans un état de délabrement très avancé. La route dans la faille d'Aledjo a été faite par ENTTP. Malgré le passage de Kaddhafi qui a permis de réparer un tout petit peu, l'endroit demeure un tombeau ouvert.

    Au regard de tout ce qui précède, si réellement on doit parler de mauvaises routes au Togo, on n'a pas besoin de chercher de midi à 14 h pour situer les responsabilités. Outre le Ministre Andjo, il y a ses protégés qui sont Talaki et autres Tchamdja ancien Directeur des routes, puis le Ministre Dogbé et son protégé Naku qui est réputé très célèbre en médiocrité avant de voir les derniers venus tels que Tchamsi.

      Le Chef de l'Etat doit se rendre à l'évidence que le sieur Talaki nourrissait un grief contre Tchamsi depuis que celui-ci est rentré de l'Europe pour une raison que nous ne saurons appréhender.

     A l'heure de la reconstruction du pays où tous les citoyens s'accordent à dire que la route du développement passe par le développement de la route, le Chef de l'Etat doit pouvoir limoger le Ministre Talaki puis rattacher son cabinet soit à la Présidence ou à la Primature afin que des solutions durables soient trouvées au problème de route au Togo.

    T. Djobo


    Augmentation du prix du carburant : Le gouvernement Mally réduit  au néant le choc

    Les togolais étaient dans  l'expectative d'une augmentation du prix du carburant depuis un bon moment déjà,  ça y est maintenant. Le gouvernement par l'entremise  du ministre de commerce Yandja Yentchabré a rompu le suspens.

    Pour qu'on soit bien intentionné que n'aura pas du tout à rougir, à créer de veines spéculations  autour de cette légère hausse. Avec le prix du baril qui est en permanente montée on ne pouvait  que s'attendre à cette substantielle augmentation.  Le gouvernement en retardant cette échéance a dépassé de très loin les prévisions. L'économie du Togo n'était pas à sa forme normale par rapport à sa  longue crise socio politique et la crise de confiance  entre notre pays et ses partenaires  en développement, il faut avoir l'élégance de reconnaître que Faure et Mally ont fait plus qu'on ne pouvait d'eux.

    Les populations déjà éprouvées par le phénomène généralisé de la vie

    Chère ne s'est pas réveillée assommée par cette augmentation comme ce que l'on vivait de par le passé. Un sérieux travail a été fait entre le gouvernement, les syndicats, le patronat, l'Association togolaise des consommateurs pour voir les mesures à pendre pour amoindrir voire réduire le choc consécutif à cette légère hausse au néant.

    D'abord, le prix du pétrole lampant est resté tel pour permettre aux couches les plus vulnérables de s'en sortir et aussi le gaz domestique n'a pas connu de hausse de son prix. Une preuve que le gouvernement est soucieux de la sauvegarde de notre environnement. Ensuite, des mesures au-delà des espérances ont été prises en conseil des ministres pour permettre aux populations de minimiser cette légère augmentation. Enfin, sur ce qui est du transport, il n'y a pas lieu de se faire du souci. Le ministre de la sécurité, a rencontré les syndicats de transport. Il a été décidé de la levée des barrières policières le long des principaux axes routiers du pays.

    Ce qui est sûr, tous ceux là qui ont la mauvaise habitude de voir en noir ce que les autres font si bien vont s'égosiller. Mais le bon sens voudrait qu'on reconnaisse les mérites des actes du gouvernement.

    L'équipe Mally devra mettre le paquet pour faire passer auprès de la masse les mesures d'accompagnement.

    On peut ne pas aimer le lièvre, mais avoirs l'honnêteté intellectuelle et morale de reconnaître qu'il court. Voici en encadré les mesures prises par le gouvernement pour minimiser le choc dû à la hausse du prix du carburant.

    T Djobo

     
    Retourner à la page Accueil
  • Mal gouvernance, vol des deniers publics et dégradation des infrastructures du pays : Gilchrist Olympio très fâché, déclenche une guérilla politique contre Faure

    Le Changement #135 du 14 août 2008

              «On ne joue pas impunément avec la vie de tout un peuple», a déclaré, avec amertume, le leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui, face à la mal gouvernance, au copinage, au vol des deniers publics, au clientélisme et à une gestion calamiteuse des infrastructures de notre pays est déterminé à déclencher une guérilla politique contre Faure pour remettre le pays sur les rails. Ce constat de Fo Gil est en prélude à son projet de société s’il est élu en 2010. Cette décision de Gilchrist Olympio est fondée sur un constat amer de la gestion du pays par le pouvoir RPT qui, après quarante ans, a montré ses limites. Un avis partagé largement  par plusieurs observateurs qui ont également relevé beaucoup de dysfonctionnements à l’origine de cette situation que vivent nos populations.

    Selon l’UFC, après plusieurs dizaines d’années d’improvisation, d’amateurisme, de gabegie et de violations massives des droits humains sans aucune perspective ni projet de société, il est temps que le régime RPT reconnaisse sa défaite et son incapacité à diriger ce pays. L’UFC a en conséquence demandé la démission pure et simple du gouvernement actuel qui doit s’effacer.

    Déjà, le 31 décembre dernier, le Groupe parlementaire UFC, pour démontrer sa bonne foi, s’est abstenu d’apporter sa caution à la loi de finances 2008 parce qu’elle expose les recettes de l’Etat à la gabegie et aux détournements de fonds. L’UFC a alors dénoncé l’inconséquence et l’incurie du gouvernement RPT.

    Gilchrist interpelle Faure sur la mise en place de la Cour des Comptes
    Le Président National de l’UFC, Gilchrist Olympio a relevé que gouverner, c’est prévoir. Selon lui, le pouvoir RPT ferait mieux de prendre des mesures préventives avec tout l’argent du peuple qu’il a volé pour réparer les routes, ponts et chaussées plutôt que de s’agiter aujourd’hui à racketter des fonds auprès de plusieurs bailleurs pour assister les sinistrés et les victimes.

    Selon Gilchrist Olympio, il est malheureux, très malheureux de constater que c’est face à cette catastrophe que Faure et son gouvernement s’agitent chaque jour, de Conseil des Ministres en Conseil des Ministres, s’employant à émouvoir la communauté internationale dont ils attendent des ressources qui, en l’absence de tout contrôle institutionnel, seront détournées et dilapidées en toute impunité.

    En effet, de tout temps, l’opposition togolaise à cor et à cri a toujours demandé la mise en place de la Cour des Comptes, qui est l’institution habilitée à juger les comptes des comptables publics. S’il y avait cette institution, le Directeur Général du FER aurait craint de faire ce qu’il a fait. Puisque, c’est cette institution qui, en réalité, assure la vérification des comptes et de la gestion des établissements publics et des entreprises publiques. Elle assiste le parlement et le gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances. Elle procède à toutes études de finances et comptabilité publique qui lui sont demandées par le gouvernement, l’Assemblée nationale ou le Sénat. La Cour des Comptes, faut-il le rappeler, établit un rapport annuel en bonne et due forme adressé au Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale et dans lequel elle fait état, s’il y a lieu, des infractions commises, et des responsabilités encourues. Seuls des juristes de haut niveau, des inspecteurs de finances, du trésor et des impôts, des économistes gestionnaires et des experts comptables ayant une expérience d’au moins quinze (15) ans sont habiletés à être nommés ou élus dans cette institution.

    Des garde-fous prévus, il ressort que les fonctions de membre de la Cour des Comptes sont incompatibles avec la qualité de membre de gouvernement, l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire, de toute autre activité professionnelle ainsi que toute fonction de représentation nationale.

    Dans une recommandation faite lors de son dernier congrès, l’UFC est revenue à la charge en insistant sur la mise en place de cette institution qui, seule, peut contrôler les ressources de l’Etat. Malheureusement, le pouvoir RPT a fait la sourde oreille parce que, en mettant en place cette structure, il n’aura plus les moyens de dilapider les fonds de l’Etat comme c’est le cas aujourd’hui avec ceux qui sont placés à la tête des grandes sociétés, notent les observateurs.

    C’est fort de ce constat amer que les militants de l’UFC ont, malgré son âge avancé, encore investi Gilchrist Olympio, candidat à l’élection présidentielle de 2010.

    Il est vrai que cette investiture a suscité beaucoup de réactions compte tenu de l’âge du candidat. Mais beaucoup d’observateurs s’accordent à reconnaître que seul Gilchrist est le seul candidat capable de faire courageusement face au pouvoir RPT en déclenchant une guérilla politique qui puisse sortir le pays de l’ornière.

    D’ores et déjà, Gilchrist Olympio pour joindre l’acte à la parole, a donné des instructions fermes à ses collaborateurs pour être en contact permanent avec la population pour vivre leurs problèmes. Patrick Lawson, Jean-Pierre Fabre, Doe Bruce et autres sont déjà sur le terrain comme on pouvait le constater ces derniers temps lors de l’inondation et l’effondrement des ponts. Au-delà de l’assistance matérielle et financière à l’endroit des victimes de l’inondation, l’UFC a un plan bien précis pour résoudre les problèmes du pays le jour où elle sera au pouvoir.

    Nous y reviendrons.

    Amou


    Augmentation vertigineuse du prix du carburant hier : Un autre chemin de croix pour les Togolais
    Depuis hier mercredi 13 août 2008, l’augmentation du prix des produits pétroliers tant redoutée est devenue une réalité au Togo. Suivant l’arrêté interministériel n° 043/MC/APME/MEF/MMEE en date du 12 août 2008, à compter du mercredi 13 août 2008, les prix de vente des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire sont ainsi fixés :

    -   Essence Super Sans Plomb
    595 F CFA le litre
    -   Gas-oil
    590 F CFA  le litre
    -   Pétrole lampant
    370 F CFA le litre
    -   Gaz domestique
    3.500 F CFA la bombonne de 12,5 kg

    Il est à remarquer que les prix du pétrole lampant et du gaz domestique sont maintenus inchangés. Selon le communiqué du gouvernement qui annonce la mesure, en ce qui concerne le pétrole lampant, il s’agit de permettre aux populations rurales de s’en approvisionner à prix réduits par rapport au coût du revient. Pour ce qui est du gaz domestique, la subvention accordée a pour objectif d’encourager son utilisation afin de réduire l’utilisation du bois de chauffe et du charbon par les ménages et limiter ainsi la déforestation.

    Au journal Le Changement nous ne sommes nullement surpris de la mesure pour l’avoir plusieurs fois annoncée dans nos colonnes. La préoccupation des consommateurs aujourd’hui est d’en savoir un peu sur les légères  mesures d’accompagnement que  le gouvernement a prévu pour faire avaler la pilule.

    Ce train de mesures adopté au niveau du gouvernement pour prendre en compte certaines préoccupations ne règlent pas les problèmes. Il s’agit entre autres de l’allocation d’une prime de transport aux travailleurs, de la souscription des travailleurs à une assurance accident aux travailleurs, du relèvement du SMIG et du SMAG, du payement d’un mois d’arriéré aux retraités, de la réduction des impôts en faveur des sociétés de commerce ou autres opérateurs économiques, de la réduction de l’IRPP, de l’installation dans toutes les villes du Togo d’un magasin témoin pour la vente des denrées alimentaires et le contrôle de leurs prix sur le marché. Le prix du litre est trop élevé. Et tout porte à croire que le gouvernement, en épargnant ceux qui utilisent le pétrole et le gaz a plutôt mis le grappin sur les utilisateurs de l’essence super et autres.

    L. C.

     
    Retourner à la page Accueil
  • Vers un aggiornamento de la politique française en Afrique ?

    Ayite Maxmibube Sitti

    « Les Etats n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts. » Telle est la doctrine française en Afrique depuis les indépendances de ses ex-colonies.Elle a permis de maintenir des régimes antinationaux despotiques dans toute l’Afrique. Elle a fait reculer considérablement le continent noir. Si l’ancienne métropole voulait  faire la démonstration de l’incapacité  des Africains à se gouverner, elle ne s’y serait pas prise autrement. Mais, une telle politique a un prix pour l’ex-métropole elle-même : l’immigration africaine en France et en Europe, la haine des peuples meurtris dans leur chair et dans leur amour-propre, l’insécurité des investissements français et européens etc.…

    La fermeté de Nicolas Sarkozy suite au coup d’Etat en Mauritanie, inaugurerait-elle un changement de doctrine ? Le président français ne s’est  pas seulement limite à des sanctions économiques contre les putchistes. Il va jusqu'à refuser le principe d’élections nouvelles en exigeant le rétablissement de l’Ordre constitutionnel issu des élections de Mars 2007 ! Va-t-on vers un aggiornamento de la politique française en Afrique ?  Ce serait a coup sur un  événement politique majeur  dont la portee politique se ferait sentir a la fois dans l’hexagone et sur le continent. A l’intérieur de l’Hexagone, Sarkozy aura réussi la ou tous les gouvernements de la cinquième République et plus particulièrement les socialistes ont échoue. Il pourrait même se permettre de reprendre à Jean-Marie Lepen  un de ses thèmes de campagne en 2002,a savoir,un marche commun de 400 millions d’habitants entre la France et l’Afrique.  Sur le continent, ce serait une invitation aux récalcitrants du pré carre a se mettre au goût du jour.   

    UN AXE  A VOCATION DEMOCRATIQUE
    Certes, Nicolas Sarkozy ne pouvait faire moins que l’Union Africaine et plus précisément que le président tanzanien, président en exercice de l’Union Africaine. Celui-ci, en effet, ne s’est pas fait prier pour suspendre ce mauvais élève. Nous saluons sa fermeté autant que celle du président français. L’on eut aime que le Tanzanien fut a la tête de l’Union Africaine lors du coup d’Etat constitutionnel de Février 2005 au Togo, suivi des massacres que l’on sait ! L’opposition togolaise, s’avisera-t-elle de saisir l’Union Africaine pendant qu’il en est encore temps ? Reste que la suspension d’un de ses membres pour rébellion contre  l’Ordre constitutionnel établi  constitue  une première dans l’histoire de cette organisation continentale. Elle peut marquer sinon  une ère nouvelle du moins un début de renaissance de l’organisation continentale pour peu que cette ligne s’appuie sur un axe solide que constitueraient la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Kenya avec Rail Odinga ,le Mali, le Bénin et le Sénégal par exemple. Des pays qui semblent avoir une vocation fortement démocratique.

    UNE  BASE POUR UNE FEDERATION AFRICAINE
     !
    Sur une autre échelle,  La communauté internationale désireuse de favoriser enfin l’essor de ce continent qui semble abandonne a son malheureux sort,  pourrait s’appuyer sur cet  axe  essentiel  des lors que les pays qui le constituent auront  enfin accepte les conséquences de l’indépendance lesquelles veulent que l’on compte d’abord sur soi-même et accessoirement sur les autres.  

    Cet axe, s’il venait à se consolider peut être porteur d’une autre perspective à plus ou moins long terme. Il pourrait préfigurer la base d’une  Fédération Africaine en quête d’une  architecture qui tienne la route ! Aura-t-elle trouve enfin ses architectes ?   En tout cas, ne vaut-il pas mieux de commencer a dix ou même moins avec des gens qui savent ou ils vont qu’a 53 avec des impotents qui freinent le décollage.  Tel est le défi à relever et le pari a  gagner. L’opportunité se présente et l’Afrique semble à deux doigts de saisir son destin. Ce ne sera pas le moindre mérite de Sarkozy que d’apparaître comme le co-fédérateur  avec ses pairs africains  du continent. En 1960, l’Afrique  était mal partie. En 2008, le droit à l’échec lui est interdit. /. 

    Ayite Maxmibube Sitti
    Secrétaire Exécutif de la Convention pour Une Fédération Africaine. (CFA)
     

     
    Retourner à la page Accueil
  • Un prétexte de plus pour renvoyer les réformes politiques aux calendes grecques

    Le Regard #392 du 13 août 2008

    Les réformes institutionnelles et constitutionnelles préconisées par l’Accord Politique Global du 20 Août 2006 ne semblent pas préoccuper outre mesure, le pouvoir en place. Lors d’une de ses diatribes contre l’UFC et son leader qui en ont pratiquement fait leur leitmotiv, le Ministre de la Coopération, M. Gilbert Bawara s’était insurgé contre le fait pour ce parti de réclamer de façon itérative des réformes institutionnelles et constitutionnelles à un moment où les populations étaient confrontées à des problèmes de survie.

    Pendant longtemps, le phénomène de la vie chère qui était devenu le lieu commun de tous les Togolais aura pratiquement servi d’alibi au pouvoir pour s’abstenir d’engager les réformes. Nos gouvernants en avaient fait une priorité, reléguant ainsi au second plan, toutes les  considérations politiques. Les conseils des ministres étaient dominés par ce sujet, à la satisfaction des populations qui espéraient trouver ainsi une solution à leur condition.

    De leur côté, les syndicats de travailleurs et les associations de consommateurs avaient pris le devant de la scène et posaient des revendications allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie par le biais de la revalorisation du pouvoir d’achat.

    Passer son temps à gérer ces contradictions arrangeait plus le gouvernement que l’inauguration de réformes politiques qui ne seront pas forcément à son avantage.

    On en était là quand survinrent les inondations avec leurs cortèges de dégâts et de sinistrés. Cette catastrophe naturelle et ses conséquences sont aujourd’hui, la seule et unique préoccupation du gouvernement.

    En moins de deux semaines, le Conseil des Ministres s’est réuni quatre fois et des réunions se sont multipliées entre le Chef de l’Etat et ses collaborateurs. A la primature, le Chef du gouvernement et les personnalités qu’il reçoit en audience ne discutent que des inondations, de la prise en charge des sinistrés et de la réhabilitation des infrastructures détruites. Ainsi donc, auj