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Probable alliance UFC –CAR : Ce que cela cache

Triangle du 15 juillet 2008

          Le monde politique togolais s’apprête une fois encore à jeter, de la poudre aux yeux des pauvres citoyens déjà épinglés par la vie chère qui sévit actuellement dans le pays.  Le nouveau ancien concept « coalition » ou plutôt « alliance » entre partis de l’opposition revient.

          Le concept en soit n’est pas nouveau. Il n’est venu qu’à point des formes que les initiateurs avaient déjà présentées dans leur menu d’actions et programmes politiques à un suffrage électoral togolais aussi indélicat qu’il soit. Dans notre parution N°07 de la semaine passée, nous nous sommes posés une question celle de savoir si le pourparler entre l’Union des Forces du Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) pouvant déboucher sur une probable alliance n’est il pas une alliance de trop ? La réponse ne sera que oui. Car ce probable alliance quelle que soit sa raison d’être sera un  véritable saupoudrage pour endormir définitivement le peuple. En réalité, les enjeux électoraux de 2010 sont gagnés d’avance par le RPT,  c’est-à-dire des tractations se font de gauche à droite pour maintenir Faure au pouvoir. Et comme les partis de l’opposition et surtout le plus grand parti de l’opposition l’Union des Forces du Changement (UFC) n’a jamais les moyens de sa politique pour arriver au pouvoir en 2010, il faut qu’il adopte des stratégies lui permettant cette fois-ci de quitter sa position radicale pour bénéficier de la magnanimité du parti au pouvoir. Cela veut dire tout simplement que Gilchrist Olympio a finalement compris que le partage du pouvoir avec le RPT passera forcement par sa position flexible et diluée. Au cas où, il ne bénéficiera jamais des fruits de ces longues années de combat contre le système. Il faut alors trouver un allié qui peut lui permettre de faire l’affaire.

 Il sont nombreux et pas des moindres : Edem Kodjo (CPP), Léopold Messan Gnininvi (CDPA), Zarifou Ayéva (PDR), Me Yawovi Agboyibo (CAR), les alliés d’hier souvent considérés  comme des traîtres pour avoir déjà accepté la collaboration avec le parti de Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, l’UFC donne-t-elle raison à ces partis de l’opposition qui ont une fois au moins collaboré avec le RPT afin de savoir réellement le fonctionnement de cette machine conservatrice, les méthodes anciennes ou plutôt a-t-elle compris finalement que la collaboration avec le RPT est un passage obligé pour bénéficier des mœurs de la politique Togolaise. Si cela est le cas, il faut alors trouver un allié de tous les temps malgré les divergences, les querelles de personnes et de leadership…

 L’essentiel est que, cette fois-ci on puisse connaître les raisons qui ont poussé les uns et les autres à descendre dans les arènes du pouvoir (la primature). Il le faut puisque Gilchrist Olympio s’est rendu compte de l’évidence : sa position radicale ne lui facilitera pas les choses. La preuve est que ses multiples rencontres avec Faure (Rome, Abuja, Ouaga…) n’ont rien donné malgré les promesses alléchantes qui lui ont été faites et même devant le facilitateur du Faso, Blaise Campaoré. Une alliance avec le CAR aujourd’hui pour un probable partage du « gâteau » national est enfin une suite logique, la remise en question de sa position de radical qui d’ailleurs n’a rien apporté au changement du pays. Plutôt, cela a causé assez de torts (Barbarie, violences, tuerie de tout genre, renforcement de la dictature au niveau du pouvoir RPT etc.…). S’il est convenu entre le parti au pouvoir le RPT  et l’UFC de Gilchrist Olympio un prochain partage du pouvoir qui passera par une alliance il faut que cette énième avec le CAR  soit cette fois-ci une alliance d’objectivité et de franche collaboration  et non une alliance de façade et de déboires pour les militants.

 Nul ne peut aujourd’hui être contre l’adhésion de l’UFC au partage du pouvoir, certes, mais les Togolais ont besoin aujourd’hui d’une seule chose : vivre décemment. Point n’est besoin de lui servir une plate politique hautement pleine d’inutilité, et encore moins de querelles creuses de personnes. Les élections de 2010 constituent alors un enjeu fondamental pour le Togo à atteindre la cour des nations qui aspirent aux grandes orientations modernes. Pour ce faire, que le jeu soit déjà clair pour tous les togolais au lieu qu’il lui soit encore réservé une sublime supercherie qui ne dira pas son nom.

J.S


Mauvaise foi de Faure : Les ministères de Gnininvi et d’Antoine Folly toujours sans directeurs de cabinet
Un ministre ne peut bien accomplir son travail que s’il dispose de l’ensemble de ses collaborateurs. Mais force est de constater que depuis plus de 7 mois après la formation du gouvernement deux ministères demeurent sans directeurs de cabinet. Celui de la Jeunesse et des sports d’Antoine Folly et celui des Affaires étrangères du professeur Gnininvi. Selon la tradition le directeur de cabinet doit être nommé par le président de la République sur sa propre initiative ou sur proposition du ministre. Selon des informations, ni l’un ni l’autre solution n’est adoptée jusqu’à ce jour et pourtant des propositions venant des ministres sont toujours sur la table de Faure Gnassingbé. La conséquence de cette situation est le désordre que l’on observe dans ces deux ministères avec des conflits de compétence entre les cadres. Au ministère des affaires étrangères par exemple, certains cadres se permettent de saboter le travail du ministre et parfois de dissimuler des missions. La diplomatie togolaise est malade et la venue du professeur Gnininvi dans ce département laissait présager des reformes mais aujourd’hui rien ne semble se profiler à l’horizon. Des diplomates en fonction depuis 15 ou 20 ans à l’extérieur refusent de rentrer à la base pour permettre à d’autres jeunes nouvellement formés d’entamer leur carrière de diplomate. Il n’est plus l’ombre d’aucun doute que Faure en enrôlant certains opposants dans son gouvernement ne visait qu’un seul objectif améliorer son visage vis-à-vis de l’extérieur sans pour autant changer quoi que ce soit et ce rôle le professeur Gnininvi et Antoine Folly le jouent si bien.

TE


Hausse des prix du ciment : Les vraies fausses raisons du gouvernement
Nous prend-on dans ce pays pour des bêtes ou sommes-nous vraiment des bêtes justes destinées à l’abattoir plutôt qu’aux verts pâturages et à l’abreuvoir ?

Parce que le ciment coûte plus cher ailleurs qu’ici, les distributeurs spéculent. Et parce que les distributeurs spéculent, le Togo souffre de pénurie du ciment. Les mystérieuses mesures prises par le gouvernement n’ayant pas réussi à endiguer le flot de nos ciments vers l’extérieur, et compte tenu de patati, et compte tenu de patata, notre tout puissant gouvernement, lui qui ne cède aucunement aux revendications des consommateurs et des travailleurs, cède aisément à la demande du Lobby du ciment et procède ainsi à la hausse des prix de ce produit si cher aux Togolais mais qui devient de plus en plus un produit de luxe, comme tant d’autres.

Vous conviendrez alors avec nous que cette décision a de quoi faire à la fois sourire en coin et rire jaune, puisqu’elle traduit le ridicule, le cynisme et le manque de la moindre considération du gouvernement à l’égard des consommateurs et des travailleurs togolais.

A bien y regarder, cette mesure prise pour mettre un terme à la spéculation sur le ciment, plutôt que de pénaliser les spéculateurs et de soulager les consommateurs, comme le suppose le gouvernement, ne pénalise, au finish, que les derniers !

Au Togo, nous le savons tous, nous n’avons ni le même pouvoir d’achat ni le même niveau de vie que dans les pays où le ciment se vend plus cher que chez nous. Ainsi réévaluer nos prix par rapport aux prix pratiqués dans ces pays, c’est revoir aussi nos souffrances à la hausse, surtout par ces temps de vie chère. Comme dirait l’autre : « C’est vendre le voleur pour acheter le sorcier ». C’est ni plus ni moins qu’une nouvelle fuite en avant.

Selon le contrat qui lie le Togo aux entreprises installées en zone franche chez nous (c’est le cas de Wacem), les produits de ces dernières ne sont-ils pas destinés exclusivement à l’exportation ? Le Togo n’avait ainsi fait qu’ouvrir une brèche par laquelle de « bons » commerçants s’engouffrent. Et qui sont d’ailleurs ces commerçants que des mesures du gouvernement n’ont pas pu arrêter dans leur recherche effrénée du plus grand bénéfice ailleurs, comme tant de nos cerveaux qui sont allés mieux monnayer leur génie sous d’autres cieux faute de peu ici ? Allez savoir ! Et puis, les bénéfices qu’ils réalisent là-bas, y sont –ils investis ou sont-ils rapatriés au Togo pour renflouer nos banques et renforcer notre économie ? A demande forte ne devrait-il pas correspondre grande offre ? Et puis, et puis, la hausse des prix du ciment va-t-elle empêcher ces commerçants de réaliser d’autres bénéfices ? C’est toujours le pauvre consommateur qui en paye le prix et qui s’appauvrit davantage. Et dans leurs beaux discours, les gouvernants vont continuer à nous faire croire qu’ils luttent pour notre bien-être.

Incapable de mettre un terme à la hausse anarchique des prix des denrées de premières nécessités par de véreux commerçants, c’est le gouvernement lui-même qui, à son tour, entre dans ce jeu fatal pour la majorité des Togolais. A quel produit est-ce bientôt le tour ? Quand est-ce que le gouvernement arrivera-t-il à brandir la bonne baguette pour conjurer une fois pour de bon le mauvais sort des Togolais ? A quand la révision de la grille salariale et le paiement régulier des salaires et des pensions ?

On pourra nous rétorquer que le gouvernement en fait déjà beaucoup, qu’il subventionne le pétrole, l’électricité  et tutti quanti. Nous n’en disconvenons pas. (Nous lui en sommes d’ailleurs quelque peu reconnaissants !) Nous disons tout simplement que ce n’est pas assez. Tant que tous ses enfants ne jouiront pas d’un certain bien-être, un père de famille n’aura jamais assez fait. Si l’on juge salutaire de réévaluer les prix du ciment chez nous par rapport aux prix de l’extérieur pour empêcher la spéculation, ne trouve-t-on pas aussi salutaire de réévaluer notre pouvoir d’achat par rapport au pouvoir d’achat dans ces pays pour éviter et la misère et la fuite des cerveaux ?

Nous osons espérer qu’un prochain conseil des ministres nous donnera gentiment la bonne réponse.

Nous sommes toute ouïe !

Papa Razy

Processus de réconciliation au Togo : Une manœuvre du pouvoir RPT pour bluffer le peuple
Le processus de réconciliation en cours actuellement au Togo est le nouveau concept mort-né du parti au pouvoir le RPT. Cette manœuvre est un véritable saupoudrage pour bluffer l’opinion nationale et internationale

En effet, depuis le 15 avril 2008, Faure Gnassingbé a lancé le processus de réconciliation nationale à l’intention des fils du pays. Peine perdue. Ce processus souffre à sa naissance de plusieurs manquements. Comment un processus de réconciliation peut aboutir à un objectif fiable si l’impunité bat encore son plein dans le pays ? Comment un processus de réconciliation peut être sérieux si la chasse à l’homme continue dans la clandestinité ? Comment cela peut-il être possible que des jeunes embastillés lors des revendications populaires post-électorales (2005)  croupissent encore dans le mouroir de la prison civile de Lomé au moment où l’Armée qui a tiré à balles réelles sur les pauvres citoyens  circule en toute impunité dans les rues de la capitale. Le processus de réconciliation en cours est voué à l’échec pour la simple raison que l’ex ministre de l’intérieur François Boko qui avait préparé les élections est dans le collimateur de l’Armée Togolaise. Plus, le Président du Rassemblement pour le Soutien à la Démocratie et le Développement (RSDD), candidat malheureux de ces élections d’avril 2005, dont le parti disposait du plus grand nombre de députés à l’Assemblée Nationale d’alors, Harry Olympio est actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Ce qui nous réconforte dans cette logique reste le zèle des éléments incontrôlés et incontrôlables de l’Armée despotique et clanique du feu générale Eyadema, qui ont instauré actuellement un système de chasse à l’homme et d’enlèvement clandestin à l’endroit des jeunes soupçonnés impliqués dans des affaires politiques ou qui ont des visions « rebelle » contre le système archaïque de conservation et de prise en en otage du pays. Le cas pathétique du jeune Akpabli Koami, Wilson Adjé et autres Folligan Folly, confirme cette assertion selon laquelle le processus de réconciliation lancé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé est un véritable saupoudrage. En effet, le jeune Akpabli Koami est un ingénieur informaticien qui a conservé assez de fichiers frauduleux des élections législatives du 14 octobre 2007 qu’il se propose de donner à l’opposition Togolaise. Ces fichiers, bien entendu, permettront à cette opposition de déceler les méthodes de fraudes électorales surtout à l’orée des enjeux électoraux de 2010. Akpabli Koami constitue alors un danger pour le pouvoir en place. Il doit être anéanti, détruit ou tout simplement enlevé. Alors des individus non identifiés rôdent au tour de son domicile presque tous les jours. Ainsi depuis un certain moment il est introuvable. Sa famille et ses amis s’inquiètent de sa disparition brusque. Aucun signe pour annoncer sa survie. On se demande s’il est déjà enlevé par cette bande de zélés éléments incontrôlables de l’Armée Togolaise qui sèment la terreur et la zizanie dans le cœur des Togolais. Dans tous les cas le jeune Akpabli doit être protégé s’il est encore en vie quelque part. Encore un  cerveau dissipé pour le Togo. Ce bras valide, cette tête pleine doit être sauvée pour qu’il ne vienne pas mourir en prison.                    

T.E

 
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