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Le délestage et ses corollaires : A quand la fin des ennuis liés au non fonctionnement des feux tricolores ?

AgoraPress Lomé - Dosseh SOHEY 

S’il faut ajouter quelque chose aux innombrables inconvénients liés au délestage, ce sont sans nul doute les difficultés qu’éprouvent les véhicules et autres engins aux carrefour des principales artères de la ville de Lomé. Les feux tricolores étant hors d’usage pendant les moments de coupure d’électricité, chacun des usagers de la route veut se frayer un chemin pour arriver à temps soit au service, soit à un rendez-vous. Dans ces conditions, en l’absence des agents de police à ces différents endroits pour réglementer la circulation, il n’est pas rare de constater des accidents d’ici et là et des rappels au code de la route et à la notion de conduite entremêlés d’injures pour sanctionner son prochain en infraction. Parfois les carrefours ressemblent à un cimetière de véhicules où tout est immobile à cause du non respect du principe de priorité qui consiste à laisser passer normalement son prochain avant soi. Dans des cas pareils, les conducteurs de motos arrivent à tirer leur épingle du jeu en empruntant les trottoirs au mépris de toute règle de circulation pour se retrouver très loin devant. Ce qui amène les autorités à dépêcher dans les carrefours des agents de police pour se substituer aux feux tricolores.
 
 Depuis le début de la semaine passée, il y a une diminution de coupures intempestives d’électricité. D’aucuns l’interprètent comme une façon de permettre à un bon déroulement des épreuves du baccalauréat qui prennent fin ce 14 juillet avec les épreuves de musique. « Le gouvernement nous a permis de passer l’examen dans de très bonnes conditions parce que nous n’avons pas constaté assez de perturbations électriques durant les épreuves » a déclaré un candidat.  Un autre d’ajouter que
« ce temps de répit n’est pas un hasard ; les autorités sont conscientes de l’importance de cet examen en assurant de l’électricité pour que tout se déroule normalement. »
 
 
Du côté des autorités du secteur de l’énergie électrique, cet aspect n’est pas à négliger, mais « ce sont les fruits des efforts du gouvernement pour permettre le retour à une vie normale dans les foyers, les lieux de travail et sur toute l’étendue du territoire national. »
 
 
Cependant certains sont sceptiques quant à la résolution totale de la crise énergétique d’ici à 2010 annoncée par les responsables de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). Raisons évoquées, les 14 groupes électrogènes commandés par la CEET ont besoin de carburant pour fonctionner. Or le gouvernement avait annoncé son incapacité à alimenter tous les groupes qui existaient en carburant. Raison évoquée, il a dépense beaucoup plus en carburant par les groupes électrogènes qu’il ne bénéficie des redevances provenant des factures d’électricité. L’autre aspect est que la subvention des produits pétroliers par le gouvernement arrive à échéance à la fin de ce mois. Si aucune autre mesure de soutien n’est prise, on assisterait indubitablement à la flambée des prix des produits pétroliers. Et il y aura toujours des difficultés car avec les prix actuels, le gouvernement n’arrive pas à assurer le fonctionnement de tous les groupes. Qu’en serait-il d’une flambée des prix des produits pétroliers face à un nombre croissant de groupes électrogènes à alimenter en produits énergétiques ?

 
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