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Lors d’une émission débat sur la télévision nationale, Me Agboyibo a révélé que le président de l’UFC l’a contacté par téléphone pour lui faire part de ses intentions. Cette démarche s’inscrit sans doute dans la logique d’un front que Gilchrist Olympio entend constituer avec tous les partis qui militent pour l’alternance en 2010.
Durant son dernier séjour à Lomé, le Chef du principal parti de l’opposition M. Gilchrist Olympio n’a pas exclu l’éventualité d’un front uni avec d’autres partis.
«Il faut discuter aussi des relations avec les autres partis de l’opposition. Ils ne sont pas nos ennemis. Nous disons : venez avec nous, nous allons faire un front parce que ce que nous recherchons c’est dans l’intérêt de tout le monde». Le temps a-t-il eu raison des querelles entre anciens coalisés suscitées lors de la campagne pour les législatives d’octobre 2007 ?
Les rencontres fraternelles entre Gilchrist Olympio et ses anciens alliés le CAR et la CDPA remontent à 2005. Aujourd’hui que tout indique que chaque parti tient à son autonomie la proposition de l’UFC a de quoi réjouir tous ceux qui souhaitent un front uni de l’opposition contre le pouvoir RPT en perspective des élections de 2010. Mais dans certains milieux politiques, on considère plutôt la main tendue de Gilchrist comme une plaisanterie de mauvais goût. A la CDPA, on reste prudent en raison du traitement que l’UFC avait réservé au parti et à son Secrétaire Général avant, pendant et après les législatives. Lors de la campagne des slogans tels que « voter CDPA, c’est voter RPT» auraient été scandés par des militants et responsables de l’UFC. On rapporte même qu’au lendemain de ces élections, Gilchrist Olympio aurait refusé de recevoir le professeur Gnininvi, se contentant de lui suggérer d’intégrer l’UFC purement et simplement. Ici on se dit habitué au fait qu’à l’approche de chaque élection présidentielle, le président de l’UFC fait toujours semblant d’avoir besoin d’autres partis.
Mais le refus de la CDPA de faire front avec l’UFC peut être considéré comme un épiphénomène si l’on estime que le parti du Professeur Gnininvi est une quantité négligeable au vu de ses résultats aux dernières législatives.
Lors des manifestations marquant la célébration parallèle de la fête de l’indépendance par le parti de l’héritier biologique et politique du père de l’indépendance, des partis qui ne valent pas plus que la CDPA tels que le MODENA, le Parti des Travailleurs et l’ADDI s’étaient associés à l’UFC. Ces partis pourraient soutenir le candidat de l’UFC à la prochaine présidentielle mais plusieurs militants du parti de l’Ablodé les considèrent plutôt comme des opportunistes qui veulent juste profiter de la couverture de l’UFC pour se refaire une place au soleil.
Le parti qui peut constituer un soutien de taille à l’UFC est sans nul doute le CAR. Le parti de Me Agboyibo qui totalise 10 % de l’électorat au plan national et qui contrôle la préfecture de Yoto et une partie de Vo peut faire la différence au cas où le RPT et l’UFC seraient au coude à coude.
Si l’on considère les dernières législatives en terme de suffrages exprimés lorsqu’on additionne les voix obtenues par l’UFC à ceux obtenues par le CAR, l’opposition l’emporte sur le RPT. Mais aujourd’hui les divergences entre l’UFC et le CAR sont si profondes qu’un pacte électoraliste entre les deux partis relèverait d’un miracle. Mais au regard des expériences du passé, Me Agboyibo s’interroge également sur la sincérité de cette démarche du président de l’UFC. AS.
Congrès des 12 et 13 juillet 2008 Gilchrist va se succéder à lui-même à la tête de l’UFC Le congrès de l’UFC plusieurs fois reporté se tiendra enfin les 12 et 13 juillet à Lomé. De source digne de foi, Gilchrist Olympio va se succéder à lui-même à la tête du parti mettant ainsi un terme aux rumeurs sur la guerre de succession à la tête de ce parti. On indique également que les statuts du parti ont subi une légère modification. La jeunesse et les femmes y occuperont désormais une place importante et seront représentés au comité politique. On indique également que de nouvelles personnalités feront leur entrée au Bureau National.
Par ailleurs, une solution provisoire aurait été trouvée aux problèmes de succession qui minent certaines fédérations devant participer au congrès. Les élections au niveau de ces fédérations auront lieu après le congrès. Toutefois, le problème posé par l’arrivée par vagues de nouveaux venus plane sur les travaux du congrès étant donné que, ceux qui estiment avoir beaucoup donné pour le parti n’entendent pas se laisser évincer par des opportunistes débarqués pour juste profiter du travail abattu avant eux. AS.
L’union africaine discréditée par le tyran Mugabe Ce qui se passe au Zimbabwe est une honte pour l’Afrique et révèle l’hypocrisie des Chefs d’Etat africains. L’opposition zimbabwéenne avait exhorté, dimanche, l’UA à refuser que le président Mugabe participe au sommet. Sa présence serait une «insulte» pour le peuple du Zimbabwe, a estimé Thokozani Khupe, vice-présidente du Mouvement pour le changement démocratique.»Je ne pense pas que ce serait une bonne chose pour l’Union africaine de recevoir Mugabe après ce qu’il a fait», a-t-elle dit à des journalistes. «Il est important que les dirigeants africains rompent le silence. Il est temps d’appeler un chat un chat (...) et de dire à Mugabe ‘nous ne vous reconnaissons pas comme le président du Zimbabwe, retournez chez vous pour discuter de ce problème avec vos collègues et faire avancer le pays’», a-t-elle ajouté.
En dépit des condamnations, le tyran zimbabwéen s’est fait investir avant d’arriver au sommet de l’UA, Défiant l’Organisation il s’est dit prêt à affronter quiconque oserait lui dénier sa légitimité en lui regardant droit dans les yeux. ,Ce tyran qui au nom de sa lutte historique se croit autorisé à régner sur les cadavres de ses concitoyens avec la complicité passive de Thabo M’Beki et d’autres semblables qui font la honte de l’Afrique face au reste du monde .
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est efforcé de clarifier sa position sur la crise. Il a «plusieurs fois répété que les conditions n’étaient pas en place pour une élection libre et équitable» au Zimbabwe et, selon lui, le résultat du vote «n’a pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime», a indiqué un de ses porte-parole
Depuis une semaine, l’UA est pressée de toutes parts d’intervenir dans la crise, notamment par les Occidentaux, qui ont qualifié la réélection de M. Mugabe de «farce» et demandent à l’organisation de refuser toute légitimité à son régime. Mais jusqu’à présent, l’UA n’a pu parvenir à aucun consensus sur le sujet, bien que les observateurs du Parlement panafricain – un des organes de l’UA – aient jugé le second tour «ni libre ni équitable» et appelé à l’organisation d’un nouveau scrutin
«Il faut que l’Afrique soit beaucoup plus intéressée par ce qui se passe au Zimbabwe, dans l’esprit d’être en conformité avec nos engagements, et il faut aller vers des débats qui permettent de dégager des solutions, d’aider les Zimbabwéens à se retrouver», déclare le président burkinabé.
Pour Monseigneur Desmond Tutu « Tout le monde espère un arrangement qui... permettra aux Zimbabwéens de se remettre de l’un des épisodes les plus épouvantables de leur histoire. Cette crise doit être résolue, le plus rapidement possible... et... oui... il y a de bons arguments pour l’envoi d’une force internationale... ».
Même si les conclusions ne sont pas officiellement annoncées, on s’achemine ici non pas vers une condamnation de Robert Mugabe mais plutôt vers une invitation au partage du pouvoir..
Un projet de déclaration allant dans ce sens est actuellement en négociations. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a résumé l’état d’esprit des participants : « Ma position est qu’il ne doit pas y avoir qu’un seul parti, ni la seule Zanu-PF ni le MDC... Il ne peut y avoir pour l’instant de gouvernement légitime pleinement légitime, ce dont nous avons besoin c’est d’une solution politique ».
L’UA travaille donc un scénario «à la kényane». Robert Mugabe serait conforté dans son rôle de président, en dépit de la caricature électorale qu’il a organisée, et Morgan Tsvangirai serait nommé Premier ministre un Premier ministre qui disposerait d’un large pouvoir et d’une réelle autonomie Une solution qui frise le ridicule étant entendu que MUGABE n’acceptera jamais un quelconque partage dès lors qu’il croit détenir le monopole de la violence. L. R.
La Chine complice du sanguinaire zimbabwéen Ceux qui considèrent l’offensive diplomatique et économique de la chine comme un atout pour le continent africain doivent se raviser. Par son soutien effronté au dictateur zimbabwéen la chine apparaît comme une menace pour la démocratie et la paix en Afrique et dans le monde.
Le désaccord était flagrant à l’occasion de la rencontre entre la responsable de la diplomatie américaine et du ministre chinois des Affaires étrangères.
Pour Condoleezza Rice, la communauté internationale doit maintenant agir avec fermeté à l’égard du Zimbabwe, afin de mettre un terme à la violence politique dans ce pays. Elle a appelé également à mener des consultations internationales afin de décider des mesures à prendre après la réélection du président Mugabe. Ce simulacre d’élection va encore renforcer un peu plus la misère dans le pays, a ajouté le chef de la diplomatie américaine.
Devant son homologue chinois, Condoleezza Rice a réclamé des sanctions contre le Zimbabwe, et en particulier un embargo sur les armes.
Une petite phrase qui n’a pas du tout échappé à son homologue chinois, Jiang Jiechi, qui a tenu un discours totalement opposé. Contrairement à Washington, la Chine n’est en effet pas favorable aux sanctions. La chose la plus urgente est de stabiliser la situation de ce pays, avec le soutien de ses voisins africains. Une manière de se moquer des Africains puisque les observateurs de l’Union Africaine ont déclaré ces élections ni libres et ni démocratiques.
Pas un mot enfin sur cet embargo sur les armes, réclamé par Washington. On se souvient qu’en dépit des promesses de Pékin, le navire chargé d’armes chinoises destinées au Zimbabwe, qui devait faire demi-tour avec sa cargaison, a bien été déchargé en Afrique australe, et les armes livrées à leur destinataire. C’est probablement sur ces armes livrées par la Chine que Mugabe compte pour martyriser les zimbabwéens à qui il dénie le droit de choisir librement leurs dirigeants. L. R. (Source RFI) |