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Mise en œuvre de l’APG : Me Agboyibo étale au grand jour le double jeu du pouvoir RPT

Liberté Hebdo #371 du 26 juin 2008

Depuis un certain temps, le CAR de Me Agboyibo s’est mis en marge des actions qui sont menées dans le cadre des consultations nationales relatives au processus de « Vérité-Justice-Réconciliation » et de l’atelier conjointement organisé par le PNUD et le ministère des Droits de l’Homme et de la Démocratie visant à consolider l’Etat de droit au Togo. L’ancien Premier ministre trouve que toutes ces réformes devraient être faites par le « cadre permanent de dialogue et de concertation » préconisé par l’Accord Politique Global (APG).

« Les parties prenantes au dialogue conviennent de la création d’un cadre permanent de dialogue et de concertation sur les sujets d’intérêt national. Le gouvernement d’union nationale fixera les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure », précise le point 5.1 de l’ APG. Sur ce point, le leader du CAR croit avoir joué sa partition. Les Togolais comprennent aujourd’hui les cris de cœur de l’avocat qui estime que le pouvoir est en train de dévoyer l’accord consensuel du 20 août 2006. Il avait travaillé sur le dossier et un décret était pourtant pris à cet effet. Il ne restait qu’à l’appliquer.

Ce décret portant création d’un Conseil national de concertation et de dialogue politique (CNCDP) publié par « Le Regard » était signé depuis le 14 mai 2007. Selon son article 2, il regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% des voix aux élections législatives et le Gouvernement. Chaque parti y est représenté par son leader ou un représentant. Il devait plancher sur la constitution, la charte des partis politiques, le code électoral et la régularité des scrutins, les prérogatives constitutionnelles des institutions, l’accès équitable aux médias d’Etat, les droits et devoirs de l’opposition, le code de bonne conduite (Lire le décret à la page 7).

Plus d’un an après, aucun de ces sujets n’est abordé dans le cadre du fameux CNCDP. La structure qui avait été créée par le Premier ministre Me Agboyibo et qui avait reçu l’aval du chef de l’Etat est rangée dans le placard dès le départ de l’avocat de la Primature. On
n’en parle même plus et le pouvoir se replie sur les partenaires pour exécuter comme bon lui semble les autres points de l’APG. Conscient qu’il prêchait dans le désert, le Président du CAR est passé à la vitesse supérieure en étalant sur la place publique la mauvaise foi du pouvoir RPT et de son chef. Faure qui avait donné son accord au CNCDP, s’est rebiffé après qu’il eut poli son pouvoir acquis dans les conditions qu’on sait. Il n’en a plus besoin. Déjà au RPT, on indique que le CNCDP est différent du « Cadre permanent de dialogue et de concertation» prévu par l’APG et qu’on ne saurait accorder un quelconque intérêt à la trouvaille de Me Agboyibo. Un fait qui rappelle un peu la bisbille autour de la carte d’électeur « infalsifiable et sécurisée ». A l’époque, le RPT soutenait mordicus que la carte d’électeur «infalsifiable et sécurisée » n’avait rien à avoir.

Si on se réfère au décret, seuls les trois partis représentés à l’Assemblée et qui ont obtenu les 5% et peut-être
la CPP du « Président annexe » seraient concernés par les discussions au sein du CNCDP. Ce qui n’enchante pas le RPT qui entend noyer les réformes dans la cohorte de partis politiques qui enrhument le microcosme togolais. Le ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, qui avait signé le décret en tant que Directeur de cabinet du Président de la République, a donné le ton lors de son passage à l’Assemblée nationale. « On voit mal comment trois délégués peuvent se mettre autour d’une table et prétendre résoudre les problèmes de toute une nation », a-t-il dit.

Comme on le voit, Me Agboyibo a été tout simplement tourné en bourrique par « l’homme nouveau » dont il vantait les mérites lorsqu’il était aux affaires. On faisait croire aux Togolais que le «petit » est « bon » et que c’est son entourage qui le « corrompt ». Les faits sont là.
R. Kédjagni
 


Vérité-Justice-Réconciliation : Une pluie de critiques s’abat sur les consultations nationales
Les Consultations nationales lancées le 15 avril dernier à grand renfort médiatique par le premier des Togolais abordent aujourd’hui leur phase active. Ceci fait suite à une campagne de séduction entreprise par les décideurs quelques jours auparavant, où ils ont crevé les écrans de télévision et pris d’assaut les studios de radios pour quémander la foi des populations au processus. Si seulement la démarche recueillait l’adhésion des organisations politiques et de la société civile ! Malheureusement c’est une pluie de critiques qui s’abat sur le processus. Sur place comme à l’international, des voix s’élèvent pour critiquer ouvertement la manière dont il est conduit.

La diaspora émet des regrets
Le dernier cas en date est celui du
Congrès Togolais pour un Sursaut National (CSN-TOGO) de l’ancien Président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) Akué Adoté Ghandi. Le Comité Directeur de cette organisation de la société civile s’est réuni il y a quelques jours à Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Au cours de la rencontre, plusieurs sujets d’intérêt national et international ont été abordés et des résolutions ont été adoptées. La réunion a planché sur les violences xénophobes en Afrique du Sud et la percée politique de Barack Obama, mais l’actualité politique au Togo faite des Consultations nationales a occupé la plupart du temps. Si le CSN-Togo se réjouit de cette initiative engagée par le pouvoir, n’a pas fait connaître dans l’immédiat sa position sur cette initiative du gouvernement et promet le faire ultérieurement, il ne s’est tout de même pas empêché d’exprimer des « regrets ». L’association regrette que ce processus soit conduit pour le moment par le gouvernement de « façon secrète et exclusive » sans associer vraiment l’opposition et des personnes ressources. L’organisation de la diaspora souhaite que le processus soit « une marche franche et sincère vers la fin de la culture de l’impunité », une nécessité absolue de faire justice et de donner réparation aux victimes des exactions diverses afin d’aboutir à une véritable réconciliation ainsi qu’à la vraie paix souhaitées par les Togolais. Cette paix qui, pour être effective, doit passer par la fin du recours à la violence systématique en réaction aux manifestations du peuple dans sa quête de liberté, a fait savoir l’association. Le CSN-Togo demande au gouvernement Togolais de « rectifier rapidement le tir » et de rendre le processus « plus inclusif », «transparent », « populaire », « consensuel » et «légitime » en incluant toutes les couches socioprofessionnelles et toutes les forces vives de la Nation.

Les craintes du GRAD
Ces échos de la diaspora viennent s’adjoindre aux nombreuses critiques faites au processus sur le plan local. Le Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (
GRAD ) a exprimé la semaine dernière des « craintes » sur le processus. L’association de M. Victor Alipui a donné suite à ces inquiétudes à travers un document public intitulé « Le GRAD s’interroge : les consultations nationales sont-elles une voie obligée vers la commission Vérité-Justice-Réconciliation ? »

Pour le GRAD, les enquêtes prévues dans le cadre de ces Consultations visant à recueillir les avis des populations sur la commission Vérité - Justice – Réconciliation à mettre en place, «comportent beaucoup plus de risques de manipulation », et vont augmenter « les menaces d’insécurité ou d’intimidation à l’endroit des personnes appelées à répondre au questionnaire proposé », en raison de la « faible garantie de confidentialité des entretiens au regard du mode de recrutement des enquêteurs et de la gestion par les commanditaires des résultats recueillis ». L’association « craint que l’organisation des consultations nationales telle que présentée n’entretienne en réalité le dilatoire, compte tenu du contexte historique et politique de la longue crise togolaise ». Le GRAD suggère plutôt la prise en compte des résultats des enquêtes des Nations unies, du gouvernement togolais et de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), suite aux violences survenues lors de la présidentielle de 2005, après le décès du président Gnassingbé Eyadéma.

Le MODENA pessimiste
Au Mouvement pour le Développement National (MODENA), on n’est guère excité par le processus. C’est le même pessimisme. Le confrère en ligne « letogolais.com » a requis l’avis de son leader Atsutsè Kokouvi Agbobli à l’occasion d’une interview. « Revenons à l’actualité avec notamment les consultations nationales en vue de la formation de
la Commission Vérité-Justice-Réconciliation. Avez-vous confiance à cette initiative sous contrôle du pouvoir RPT et du clan Gnassingbé ? », lui a demandé le confrère. La réponse de l’historien -politologue ne s’est pas fait attendre. Avec un franc-parler qu’on lui connaît, il n’a pas voilé son pessimisme. « Au sujet des errements constatés en ce qui concerne les consultations nationales en vue de la constitution de la commission « Vérité, Justice et Réconciliation », le MODENA est loin d’être surpris. Quand on connaît les habitudes de la maison togolaise où l’impunité fut toujours la règle au su et au vu d’une communauté internationale dont les représentants stipendiés tout le temps préfèrent jouer les autruches, il ne faut pas attendre des gouvernants togolais actuels qu’ils traînent devant les tribunaux ceux qui firent les sales boulots leur permettant aujourd’hui de jouir des délices du pouvoir. D’ailleurs, nous pensons au MODENA que le triomphe de la juste cause, qui est matérialisée par le triptyque « Vérité, Justice et Réconciliation » ne mérite pas que l’on brandisse le couperet du justicier ». Sans commentaires.

Les dénonciations du CAR
C’est sans rappeler la position du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). C’est d’ailleurs cette formation politique qui incarne la contestation. Me Yawovi Agboyibo et son parti dénoncent « une inversion des rôles » par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH). Pour le CAR, c’est le Cadre permanant de dialogue et de concertation prévu par l’Accord Politique Global (APG) qui doit plancher sur cette question, présider aux Consultations nationales et faire éventuellement appel au HCDH pour accompagner le processus, s’il en éprouve le besoin. Cette structure n’est pas mise en place et c’est le pouvoir seul qui a pris l’initiative et confié son exécution au HCDH, plutôt à une personne : Mme Ige Olatokunbo. Raisons pour lesquelles Me Yawovi Agboyibo et son parti boudent les différentes manifestations organisées par le HCDH. Le CAR a boycotté une rencontre avec les partis politiques le jeudi 05 juin dernier. « Le CAR ne peut pas souscrire à l’inversion des rôles en acceptant d’être consulté par le HCDH qui se mettrait ainsi à l’avant-garde du processus au lieu de l’accompagner. Le CAR ne peut donc pas participer au forum », a signifié le parti à travers un courrier adressé à l’institution onusienne.  Son leader a aussi brillé par son absence au forum des anciens Premiers ministres, Présidents de l’Assemblée nationale et de
la Cour constitutionnelle organisé le mercredi 11 juin par l’émissaire du Facilitateur, M. Moumouni Fabré. Le parti prend ainsi ses distances par rapport au processus.

L’UFC réservée, pour le moment
Tout porte à croire que l’Union des Forces de Changement (UFC) épouse la manière unilatérale dont le pouvoir conduit le processus, puisque le parti, lui, participe aux séminaires et ateliers organisés par le HCDH. Contrairement au CAR qui a affiché clairement sa position, le parti de Gilchrist Olympio ne l’a pas fait. Mais ce n’est pas pour autant que l’UFC voue un optimisme béat au processus. Des responsables du parti joints confient que la participation à ces manifestations du HCDH ne signifie pas l’adhésion au processus tel qu’il est régenté par le pouvoir. Si c’était le cas, on l’aurait clairement signifié à travers une déclaration publique, comme l’a fait
la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Léopold Gnininvi, qui a appelé les populations à adhérer au processus, nous a-t-on confié.

On le voit bien, c’est une pluie de critiques qui s’abat sur le processus et très peu de partis politiques s’extasient, si ce n’est le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et ses satellites dont Le Nid de Gabriel Dosseh-Anyron. Le cas de la CDPA est compréhensible ; on ne scie pas la branche sur laquelle on chie, la bouche qui mange ne parle pas, dit-on. 
TINO Kossi


Togopharma « vampirisée» par un réseau de hauts cadres véreux : Les employés traînent 21 mois d’arriérés de salaires
«21 mois de salaires impayés, 38 cas de décès et 48 agents au chômage depuis 2002 », c’est le constat amer dressé par les agents de la première société de distribution des produits pharmaceutiques au Togo, Togopharma.

Cette situation remonte à une dizaine d’années lors de la faillite de l’entreprise pour mauvaise gestion. Et depuis 2002, tous les employés ont été mis en « congé technique ».

« Rien n’a été fait pour nous soulager; ni nos droits, ni nos arriérés n’ont pas été payés », déplore un ex-employé de Togopharma. Ce dernier reconnaît toutefois que quelques agents ont été recrutés par
la Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels et Génériques (CAMEG) et d’autres déversés dans les Centres Médico-sanitaires (CMS) et les Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) avec un salaire dérisoire.

Togopharma, une société saignée à blanc
Le moins qu’on puisse dire est que Togopharma a été ruinée par ceux qui tenaient les rênes de cette société.  A l’issue d’un contrôle de près d’un an, l’Inspection d’Etat vient de mettre à nu un réseau de hauts cadres véreux dans le détournement des recettes fiscales. La plupart des instigateurs de cette vaste escroquerie ont été appréhendés par
la Gendarmerie Nationale qui a approfondi les enquêtes dont les premières conclusions ont été transmises à la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique (CNLCSE). C’est à la suite d’un redressement fiscal à Togopharma que le Directeur financier et administratif et deux Inspecteurs des Impôts se seraient arrangés pour détourner le montant du complément d’impôts à payer par cet établissement. Pour y parvenir, ces agents indélicats auraient fait appel à la société « Majody » dont le DG aurait fabriqué de fausses factures qui ont servi à toucher à la Direction du Trésor, des chèques trésor de plusieurs centaines de millions (205 938 340 F CFA) correspondant aux restes de taxes fiscales dues par Togopharma à la Direction des Impôts. Avec la complicité active du DG du Trésor Public, cette somme a été encaissée et partagée allègrement entre eux. Les principaux protagonistes de cette cabale financière ont d’ailleurs reconnu les faits.

Alors que les travailleurs de Togopharma sont réduits à la portion congrue, n’ayant pas été payés depuis plusieurs mois, certains cadres de cette société ont trouvé les moyens de «vampiriser » les ressources financières qui pouvaient servir à payer les émoluments et les dépenses courantes de fonctionnement notamment d’électricité, le courant ayant été coupé depuis belle lurette à Togopharma.

Créée en 1967, Togopharma avait le monopole de distribution des produits pharmaceutiques. Elle disposait de 98 dépôts de vente de produits sur toute l’étendue du territoire.
M.A.

Sans détour :  Zimbabwe : Silence et réactions timides de l’Afrique
« Non, parce que Mugabe est imperméable à la persuasion, la seule manière de le forcer à négocier est de l’isoler sur le plan international » (Ibrahim Fakir - Chercheur au Centre d’études politiques à Johannesburg)

Sachant que son sort est déjà scellé, le Président Robert Mugabe a instauré un climat de terreur dans son pays. Par des actes primitifs, son pouvoir entend réduire à néant l’opposition qui a gagné les élections générales de mars dernier. Il a parlé de la guerre, il a indiqué que de son vivant, l’opposition n’accèderait jamais au pouvoir et enfin, il s’est replié sur Dieu qui,  seul, peut le faire partir. La situation sécuritaire s’est complètement détériorée et les militants de l’opposition sont soumis à de pires atrocités. Combien de fois Morgan Tsvangirai du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) n’a-t-il pas été interpellé avant d’être relâché ? Combien de fois les militants de l’opposition n’ont-ils pas été empêchés de tenir leurs manifestations dans le cadre de la campagne électorale ? Combien de fois les bus de campagne de l’opposition n’ont-ils pas été pris à partie par la soldatesque et les milices aux services du vieil homme ? Le N°2 du MDC ne croupit-il pas derrière les barreaux pour des accusations dénuées de tout fondement ?

Ces exactions d’une autre époque qui ont  cours dans l’ex-Rhodésie du Sud n’ont jamais ému les dirigeants du « Noir Continent » encore moins l’Union Africaine du Gabonais Jean Ping. Peu regardants sur le respect des droits de l’homme et du verdict des urnes, tous ces dirigeants se sont tus face au drame zimbabwéen. Même le Président sud-africain, l’aède de la « diplomatie silencieuse » n’a pas su mettre son ami le dictateur à sa place. Son manque de fermeté a pourri les choses au point que l’opposition, pour ne pas « risquer la vie » de ses électeurs, a préféré se retirer de la course pour la présidence qui lui tendait la main depuis quelques mois.

Mais en Afrique, son cri de cœur n’a pas reçu un grand écho. La plupart des dirigeants ont choisi le silence. Le Président sénégalais Wade, qui était en visite officielle au Zimbabwe l’année dernière et qui avait proposé sa médiation, est muet comme une carpe. Tout comme Kadhafi, le rêveur des Etats-Unis d’Afrique, qui n’a d’ailleurs jamais connu des bulletins de vote, des urnes… Même son de cloche chez Faure Gnassingbé, qui n’est pas un modèle en la matière. Seuls quelques rares chefs d’Etat comme Paul Kagame du Rwanda, Levy Mwanawasa de la Zambie qui préside la Communauté des pays d’Afrique australe (SADC) ou encore le Premier ministre kényan Raila Odinga se sont prononcés sur la « mugabecratie ». Des réactions somme toutes timides sans oublier l’hypocrisie béate du Président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, qui fait remarquer que « Cette évolution et le nombre croissant d’actes violents à l’approche du second tour de l’élection présidentielle sont un sujet de vive préoccupation». C’est tout, juste pour suivre la vague de condamnations des autres institutions qui sont incisives dans leurs réactions. L’ONU est contre la tenue d’un deuxième tour au Zimbabwe. « Je découragerai fortement les autorités d’aller de l’avant en organisant comme prévu vendredi le second tour. Il y a eu trop de violences et trop d’intimidations. Un vote dans ces conditions serait privé de toute légitimité », a fait savoir le Secrétaire Général des nations Unies Ban Ki-moon. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont appelé la communauté internationale à ne pas reconnaître le régime du président Mugabe et le durcissement des sanctions contre les autorités zimbabwéennes est envisagé. La France, par le truchement de son chef de la diplomatie Bernard Kouchner, a qualifié le vieil homme « d’escroc et d’assassin ». Un discours direct même si les dirigeants de ses ex-colonies sont de mauvais élèves en démocratie. Si c’était un pays francophone, Paris adopterait un langage sinueux. Nous autres Togolais, nous en savons quelque chose.
Zeus Aziadouvo

 
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