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L'un des fléaux qui menacent le développement de l'Afrique reste incontestablement la corruption. Le Togo n'échappe pas à cette gangrène qui plombe le décollage de l'économie nationale. Cette corruption est perceptible dans tous les domaines d'activités, notamment l'administration, la douane, le secteur de la santé, de l'éducation, les forces de sécurité etc… Face à ce fléau, le Togo sous feu Eyadema GNASSINGBE avait signé le 09 octobre 2003 au Mexique la convention des Nations
Unies contre la corruption qui a été ratifiée le 05 juin 2005. C'est justement sur la base de cette convention que le gouvernement d'alors avait mis en place la Commission Nationale de Lutte Contre la Corruption et le Sabotage Economique (CNLCSE) présidée par M. Folivi ASSIOMGBON. Cette commission avait à son temps traqué certains corrompus dont certains avaient remboursé la somme détournée et donc n'étaient plus inquiétés. Par contre ceux là qui ont refusé de verser l'argent volé ont été envoyés au bagne. Cette Commission dont les actions avaient été diversement appréciées par les Togolais, était tombée dans le coma après le décès du père de la nation en 2005. Elle vient de se réveiller en organisant du 09 au 11 juin 2008 à l'hôtel IBIS, un atelier sous le thème " Mise en œuvre de la convention des Nations Unies contre la corruption ". Ce réveil traduit la volonté du président Faure de combattre le phénomène sous tous les angles en redonnant confiance aux partenaires aux développements que les fonds qui seront investis n'iront pas dans les poches des corrompus mais serviront à la bonne cause. C'est d'ailleurs pourquoi malgré son absence au pays, le chef de l'Etat a fait lire un discours musclé contre les corrompus. C'est pour avoir de l'éclairage sur la nouvelle structure qui sera mise en place pour traquer les corrompus que votre journal Chronique de la Semaine a rencontré le vice-président de la CNLCSE, M. Eric KPADE, ancien député. Selon M. KPADE, la corruption existait depuis des siècles au Togo, avant la colonisation, pendant la colonisation, après les indépendances jusqu'à nos jours. Elle a pris de l'ampleur dans les années 70 où certains Togolais malhonnêtes ont initié des ''éléphants blancs'' pour pouvoir empocher des sous. ''C'est vraiment dans les années 90, c'est-à-dire après la conférence nationale que la corruption a atteint son paroxysme.
C'est face à l'ampleur du fléau que feu Eyadema GNASSINGBE a tiré sur la sonnette d'alarme dans un discours à la nation le 14 janvier 2001''. C'est justement 8 semaines après ce discours qu'il a pris un décret en conseil des ministres pour créer la CNLCSE. ''Cette commission a fait son temps avec ses forces et faiblesses''. M. KPADE estime que avec la nouvelle donne politique, il est nécessaire de redonner une autre impulsion à cette structure de lutte contre la corruption. Pour ce faire, la CNLSE a lancé une enquête sur toute l'étendue du territoire pour recueillir le point de vue des Togolais sur l'état de la corruption au Togo. Evidemment après le dépouillement, les populations sont très amères contre ce fléau et réclament que ses prédateurs soient poursuivis. A l'issue de l'atelier, un manifeste a été élaboré et soumis au gouvernement. Celui-ci se chargera d'élaborer un projet de loi qu'il soumettra à l'Assemblée Nationale. ''Dans les propositions du manifeste de l'atelier, il est décrit la composition de la nouvelle structure de lutte contre la corruption qui peut être une agence, une commission ou une haute autorité. Cette structure doit comprendre toutes les couches sociales, notamment un avocat, le patronat, la société civile, l'administration, le secteur privé etc… L'essentiel c'est que les membres aient une probité morale, soient disposés à travailler en toute honnêteté et surtout qu'ils soient dégagés de toute fonction''. Bref, les futurs membres de la Commission doivent être libres de tout engagement pour s'occuper essentiellement de leur tâche, c'est-à-dire lutter contre la corruption et ralentir tant soit peut le phénomène, car ''on ne peut pas éradiquer totalement la corruption''.
Comme on le voit, la nouvelle structure de lutte contre la corruption aura du pain sur la planche car d'ores et déjà, certains grands dossiers attendent sur la table, notamment l'audit de la SOTOCO qui soulève les polémiques, la situation de l'IFG dont la mutation en SNPT a du plomb dans l'aile, sans oublier les opérateurs économiques étrangers qui refusent de payer les impôts. Heureusement que le service des impôts, a à sa tête une dame de fer, Mme AWADE Ingrid, qui ne se laisse pas marcher dessus. Aussi l'état de nos routes réalisées par des entrepreneurs véreux qui au lieu de réaliser des ouvrages durables, préfèrent empocher les sous et faire des routes de mauvaise qualité qui se dégradent à la première pluie. Les députés ont donné le ton le jeudi 19 juin lors de leur séance en interpellant le ministre des Travaux publics, des transports, de l'urbanisme et de l'habitat.
Il va sans dire que la corruption a tellement gangrené la société Togolaise à tel point que tous les Togolais doivent participer à son éradication. Le chef de l'Etat a été clair dans son discours lu par premier ministre Komlan MALLY. ''Tolérance zéro de corruption dans notre pays''. Aliziou Dominique
Journée Internationale de Lutte Contre la Drogue L'ONG : Vie Libre et Positive interpelle le président Abass Bonfoh sur le cas Habia Le 26 juin est consacré à travers le monde comme une journée Internationale de Lutte contre la drogue. Au Togo la célébration de cette journée sera marquée par le lancement officiel des manifestations au poste frontière de Kodjoviakopé. Placé sous le thème " la drogue contrôle-t-elle la vie ? " la cérémonie sera présidée par le ministre de la santé et celui de la Sécurité et de la protection civile.
Au regard des ravages de la drogue et du tabac sur la santé de l'homme, la journée de lutte contre le tabac qui devrait être célébrée le 31 mai a été jumelée avec la journée internationale de lutte contre la drogue. Les deux stupéfiants ont des effets néfastes sur l'organisme de l'homme et même la drogue dure (la cocaïne, l'héroïne et le chanvre indien) tue parfois le consommateur ou le rend fou. C'est d'ailleurs pourquoi la drogue est purement et simplement interdite dans tous les pays du monde dont le Togo. Les consommateurs et les trafiquants pris en flagrant délit écopent des peines de prison. Au Togo, certaines de personnes et hommes d'affaires se livrent au trafic de ces substances. Certains d'entre eux, lorsqu'ils tombent dans les mains des forces de sécurité, sont présentés sur les médias notamment la Télévision Nationale. Mais la grande surprise sera le cas d'un député cité pour la première fois dans une affaire de drogue.
En effet, dans sa parution N°008 du 08 mai 2008, votre journal Chronique de la semaine avait publié un article sous le titre ''Le député HABIA impliqué dans une affaire de drogue : Embarras et diversion à l'UFC''. Dans cet article, il est révélé par notre confrère ''Le Béninois libéré'' que l'honorable député Habia de l'UFC serait pris la main dans le sac à Accra en possession de la cocaïne, en compagnie des frères HOMAWOO Jean Claude et Jean-luc. Ils ont été interpellés par la police ghanéenne le mercredi 16 avril 2008. Ils avaient en leur possession 2kg de cocaïne qu'ils s'apprêtaient à convoyer en Europe via Lomé. Il a fallu l'intervention du président de l'UFC, M. Guilchrist Olympio qui a déboursé 2.000.000 de F CFA pour corrompre les policiers ghanéens et obtenir la libération de ses militants qui n'étaient pas apparemment à leur premier essaie. Lorsque nous avions eu l'information, nous avons joint au téléphone l'honorable Habia pour démentir ou reconfirmer l'information. Celui-ci donna un faux rendez-vous à notre directeur de publication qui est allé l'attendre en vain. Plus tard notre confrère le ''Changement'' rapporte les propos de Jean-Pierre FABRE, secrétaire général de l'UFC, qui tente de démentir l'information tout en affirmant que dans les prochains jours il expliquera ce qui s'est réellement passé au Ghana. Mais bizarrement jusqu'à ce jour M. FABRE, n'a plus rien dit de cette affaire aussi salissante. Les responsables de l'UFC ont opté pour le silence radio en vue de laisser l'information mourir d'elle-même. Même l'Assemblée Nationale ne s'est pas préoccupée du dossier. Heureusement qu'à l'occasion de la célébration de la journée International de lutte contre la drogue, l'ONG Vie Libre et Positive élève la voix pour interpeller le président de l'Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh, pour qu'il ouvre une information parlementaire afin de clarifier cette affaire qui discrédite nos élus. Selon le secrétaire général de cette ONG, M. ZIDOL-GBODONON Kokou Linus ''Lorsque nous allons dans les ghettos pour sensibiliser les consommateurs de la drogue sur les méfaits de cette pratique, ils nous répondent que c'est les haut placés qui se livrent au trafic de la drogue, c'est-à-dire ce sont eux qui les approvisionnent. Aujourd'hui nous apprenons par voie de presse que le député de l'UFC Habia Nicodème est impliqué dans une affaire de trafic de drogue à Accra. Mais malheureusement, ni l'UFC son parti, ni l'Assemblée Nationale ne semble se préoccuper de ce dossier qui n'honore pas notre pays. Nous, à l'ONG Vie Libre et Positive, à l'occasion de la célébration de la journée internationale de la lutte contre la drogue, interpellons le président de l'Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh, afin qu'il ouvre une information parlementaire pour clarifier cette affaire qui terni l'image de l'Assemblée Nationale et du Togo. Nous entendons donc mener les démarches auprès de l'Assemblée Nationale pour que justice soit faite''. Il est clair que le peuple togolais et la population de la circonscription électorale d'AVE voudraient savoir s'ils ont élu un trafiquant de drogue ou pas à l'Assemblée Nationale. Wait and see. Aliziou Dominique |