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Crise gouvernementale en perspective : Le professeur Gnininvi fatigué de jouer à la figuration, menace de démissionner

La Dépêche #424 du 25 juin 2008

Plus rien ne va plus au sein du gouvernement d'Union. On a failli frôler une crise gouvernementale la semaine dernière. A la base de la crise, les prérogatives du ministère des Affaires Etrangères de plus en plus transférées au ministère de la Coopération, réduisant le professeur Gnininvi au rôle de figurant dans le gouvernement.

La goutte d'eau qui a débordé le vase serait le dernier voyage du chef de l'Etat à Rome et aux USA. Lors du voyage du président en Italie, le ministre des Affaires Etrangères se trouvait en fin d'une mission au Japon. Alors que le professeur Gnininvi s'est vu opposer un refus du chef de l'Etat à sa demande de le rejoindre à Rome, qu'elle ne fut pas sa surprise de constater qu'on lui a préféré M. Bawara qui se trouvait à Djeddah en Arabie Saoudite.

Ce dernier épilogue qui vient s'ajouter à d'autres humiliations ne serait pas du goût du professeur Gnininvi qui a demandé à remettre sa démission au chef de l’Etat.

La semaine dernière a été intense en discussions entre le chef de l’Etat et son ministre des Affaires Etrangères. La démission du Professeur Gnininvi, si elle se concrétisait, porterait un coup sérieux à l'équipe gouvernementale et serait mal perçue au sein de l'opinion. Le président Faure laisserait-il partir un ministre sérieux au travail au profit de celui tant décrié dans le pays ?

Le professeur Gnininvi, il faut le connaître pour l'apprécier, a un sens élevé de l'Etat. Bosseur, il aime bien faire ce qu'il a à faire. Au Ministère de l'Energie, il a fait avancer le dossier du Gazoduc qui traînait à cause du retard pris dans la compensation des propriétaires terriens sur le site de GBETSOGBE. Grâce à ses talents de persuasion, il a su convaincre les terriens d'accepter l'offre de l'Etat. Résultat auquel n'étaient parvenus ceux qui l'on précédé. La présence d'un opposant du calibre du professeur Gnininvi a fini par convaincre nos partenaires en développement que le processus de réconciliation engagé dans le pays était sincère. L'opinion internationale n'aurait plus la même impression si le professeur Gnininvi venait à claquer les portes du Gouvernement.
Kao Victoire


Mauvais état des routes : Le ministre Talaki répond, de la mauvaise gestion du ministre Dogbé
Le vendredi le 20 juin 2008, M. Talaki Ekpaoh, le tout nouveau ministre de l'Equipement, était face aux honorables députés de notre Assemblée Nationale. Ce ministre qui est en train de tisser la nouvelle corde au bout de celle que tissait déjà mal le ministre Dogbé, s'est battu comme un beau diable, solidarité gouvernementale oblige, pour défendre l'indéfendable. Il s'est évertué tant bien que mal pour répondre à toutes les questions des députés très en colère contre la piteuse et désastreuse situation des routes. Pour une fois, le Togo a vu ses honorables préoccupés tous, par un problème de la Nation. Sans complaisance, les députés aussi bien de la majorité que de l'opposition, ont posé un diagnostic accablant de l'état du réseau routier togolais.

Comme si le Togo sortait d'une guerre, toutes les voies de communication, qui serpentent le minuscule Togo sont en délabrement avancé. La plupart des routes sont faites de nids de poules pour les plus pratiques. Mais les autres, si elles ne sont pas des ruisseaux, elles sont des rivières sur lesquelles les voitures naviguent.

Un tour dans les quartiers de Lomé suffit pour s'en convaincre. Après une pluie si petite qu'elle soit, on ne peut accéder à certains quartiers que par barques motorisées. Lomé la belle est devenue en saison pluvieuse, Lomé le Lac Togo.

Et pourtant le gouvernement togolais a fait d'énormes efforts à certains moments du vivant du père de la nation. Des millions ont coulé chaque année pour l'amélioration du réseau (routes d'Alédjo, de Tchamba, de Défalé, etc.). Mais hélas nos routes sont gravement accidentées ralentissant la croissance dans le pays.

Si pour les nombreuses rues urbaines non bitumées, les citoyens se forcent de croire qu'elles seront faites un jour, il est incompréhensible que celles qui sont déjà bitumées ou pavées soient encore délabrée au point qu'elles ne soient pas praticables.

Pourquoi le réseau routier est-il si mal en point ?

Pour certains analystes, tout est lié à la situation difficile qu'a connue le Togo depuis 14 ans. Réponse trop facile pour expliquer la situation. Cette réponse quelque peu légère est loin de convaincre.

Pour les analystes les plus sérieux, c'est la corruption qui est la principale cause de l'état désastreux de nos routes. A force de donner les pots de vin, les entrepreneurs se retrouvent avec un reliquat qui ne peut plus servir à grand-chose. Pour dégager leurs responsabilités, les entrepreneurs se contentent de faire quelque chose avec une légère couche de sol/ciment et de goudron. Pour un entrepreneur qui a requis l'anonymat, là où il faut mettre une couche épaisse de 10 cm, il est obligé d'en mettre 5cm ,l'argent des 5 autres cm ayant servi à l'intéressement des fonctionnaires et autres hauts placés de l'Administration.

Cet entrepreneur exaspéré, s'écrie encore " comment pourrai-je faire une bonne route quand je dois donner de l’argent sur tout le long du parcours et au sommet de l’Etat.

Que peut faire l'Etat devant la corruption dans le pays ? Le gouvernement qui a entrepris de corrompre des pans entiers de la société (syndicats, journalistes et autres) aura-t-il les coudées franches pour combattre la corruption? La corruption dans la construction de nos routes doit cesser car “la route du développement passe par le développement de la route.”
Jacques de Lacazy & Taninawè


Trafic de drogue au Ghana La filière togolaise
Les services de renseignements ghanéens viennent de démanteler un vaste réseau de trafic de drogue. Selon les enquêtes faites au Ghana, Accra la capitale serait devenue la plaque tournante de cocaïne en Afrique de l'Ouest avec des ramifications au Mali, au Sénégal, en Mauritanie etc.

Selon ces mêmes renseignements ghanéens, il existe aussi la filière togolaise.
En effet, depuis la découverte le 16 avril dernier de la drogue à bord d'une Nissan Pathfinder appartenant au député togolais Nicodème Habia, la piste togolaise est prise au sérieux.

A la suite de l'interpellation du député Habia qu'accompagnait MM Jean Luc HOMAWOO et de Jean Claude HOMAWOO, le gouvernement togolais aurait demandé à son homologue ghanéen de procéder à une enquête approfondie sur une probable filière togolaise. Celle-ci existe belle et bien et prospère au Ghana via des ramifications plus complexes. C'est ainsi qu'on cite des noms comme : Mm ; Théophile Adjangba et François Johnson, tous proches d'un ancien premier ministre du Togo. Un homme d'affaire algérien, M. Téfridj Abdalah, connu des services ivoiriens serait de la partie.

Selon des sources bien informées, le député Habia rend fréquemment visite à l'ancien premier ministre ci-dessus indiqué.

Les services de sécurité ghanéens et togolais seraient à pied d'œuvre avec ceux des autres pays pour démasquer tous  les membres de la camorra qui infectent dangereusement la sous région Ouest africaine.
KV


Faure et Kpatcha : Un tout indissociable
A maintes reprises, nous avons dans nos colonnes, rappelé aux frères Faure et Kpatcha la nécessité de sauvegarder l'unité de la famille quels que soient les événements. Les images que nous avons vues lors de la visite du Colonel Kadhafi, prouvent qu'ils ont compris les appels des uns et des autres.

Faure et Kpatcha se sont donnés l'accolade et nous nous en réjouissons. Ils ont compris qu'ils sont deux compagnons de route liés par le sang. L'avenir de la famille Gnassingbé et celui du parti RPT dépendront nécessairement de l'union des deux frères dans le temps et dans l'espace. La réussite d'une politique étant un tout, l'évolution des relatons entre Faure et Kpatcha pèsera sur le RPT car l'un et l'autre drainent leurs fans. Les adversaires politiques, les détracteurs de tous bords, observent attentivement le tandem Faure et Kpatcha. Ils ne trouvent aucun intérêt dans leur union. Et pour se frotter les mains, ils cherchent à les diviser pour assouvir leurs intérêts. Ainsi que le souligne l'hymne du RPT, " en restant divisé, l'ennemi s'infiltre dans vos rangs pour vous opposer "

L'arrivée du Colonel Kadhafi a été donc bénéfique pour les frères Gnassingbé. Ils ont scellé leur union et ça fait du bien dans le cœur des militants du RPT et de la nation. Le déchirement familial n'est plus acceptable. L'honorable député Kpatcha aux côtés de son aîné Faure constitue un atout à l'orée de l'échéance de 2010  à moins que... " Le cœur d'un homme d'Etat se trouve dans sa tête, " a dit Napoléon. Un chef d'Etat, pour mener à bien sa mission, n'a pas d'amis ni de sentiments. Entre Faure et Kpacha, c'est la complémentarité. Contrairement à ce qu'on pense, Kpatcha n'est pas contre la politique d'ouverture. Il souhaite seulement, à notre avis, qu'elle ait une référence qui lui serve de point de départ pour la réflexion et l'action. La démocratie n'est pas une génération spontanée. Elle est le lien ente le passé et le présent, une communication, un témoignage de la philosophie et des éléments visuels qui ont façonné et façonnent encore les comportements des hommes.

Cette vision des choses ne doit pas constituer une divergence entre les frères Gnassingbé. C'est plutôt une grande richesse qui, mise en commun, se conjugue bien pour porter haut le flambeau du parti RPT sur tous les fronts. A côté des frères Faure et Kpatcha, on ne doit pas oublier d'autres frères Gnassingbé tels que Toyi, Mey et les autres. Dans une famille, il y aura toujours des problèmes. Mais on reste toujours frères. La tentation à la division sera mortelle. Les Togolais sont connus pour leur hypocrisie. Au même moment, qu'ils vous applaudissent, ils vous rient au nez quand vous tournez le dos. Que tous ceux qui ont connu et aimé feu président Eyadema, s'ils sont encore épris de paix et de justice, prient pour plus d'amour, d'union et de compréhension pour les fils Gnassingbé, pour les Togolais et la Nation togolaise.
Kao Victoire et Komi Edefu


Togo : La visite du Guide de la Révolution libyenne dope les affaires
Frigidaires et matelas vidés dans les magasins, consommation record dans les bars, les hôtels qui ont affiché pleins, nos routes réhabilitées de Kara  à Lomé tels sont quelques unes des retombées bénéfiques du séjour du colonel Mouammar Kadhafi au Togo du 13 au 15 juin 2008.

Pour la circonstance, Kara avait fait sa toilette avec des travaux de réaménagement autour du Palais de Congrès de Kara. On se croirait dans un quartier parisien avec des jardins, des  jets d'eau, le tout décoré aux couleurs libyo-togolaises.

Sur la Nationale N° 1, de Kara à Lomé, des travaux d'entretien ont été effectués avec les trous fermés précipitamment. C'est ainsi que la route sur le Mont Alédjo a été réfectionnée évitant à notre hôte de marque, le spectacle désolant à ce niveau. On rappellera que les travaux pour réhabiliter ce tronçon avaient coûté plus d'un demi milliard pour un rien. Puisqu'en moins d'un an des travaux, la route avait laissé des trous béants provoquant des accidents. Il faut aussi signalé que sur le parcours Kara-Sokodé-Lomé, le Guide libyen avait distribué des billets de francs CFA. Ce qui a permis aux populations des localités traversées de souffler un tout petit peu en ces temps de vie chère.

Vive le Guide de la Révolution libyenne pour que vive l'Afrique indépendante et solidaire.
K. V.

 
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