« Mon frère, si tu diffères de moi, loin de me leser tu m’enrrichis » Antoine de Saint-Exupery
Si les cinq dernières éditions de la fête ADOSSA (fête tradionnelle de Tchaoudjo) ont été toujours une satisfaction générale, un rendez-vous de retrouvaille et de plaisir, la sixième édition a toutes les chances de se terminer par un échec cuisant. Et pour cause :
Les vieux réflèxes d’un autre âge ont refait surface. Les querelles byzantines ont fait leur lit dans la communauté Tem, la communauté togolaise la plus grande en Allemagne. Ici on ne parle que du 10 mai prochain où chacun prépare sa famille et ses amis pour la circonstance. Seulement, cette fois-ci, tous ne s’acheminent plus en direction de la villa Léon sise Rue Rollner Str 99 où les années dernières ADOSSA a connu son apothéose. D’autres prendront cette fois-ci un sens contraire vers Z-BAU sis Rue Franken Str 200 á Nuremberg. Les deux fêtes auront donc lieu le 10 mai, dans la même ville et á la même heure, mais à des endroits différents.
A côté de l’A.D.T e .V (Association pour le Développement de Tchaoudjo), l’association qui représentait jusqu'ici la communauté et aidait à son épanouissement, est venu se greffer un nouveau groupe revendiquant lui aussi la paternité de la fête ADOSSA. Aux dernières nouvelles le nouveau groupe représenté par Mr Agbagni Abass, Agoro alias Lopez, Bako AZIZ alias "Homme Capable" et Kordowou Zatchi alias "Giresse" n’entend enlever aucun iota de leur ordre du jour du 10 Mai. Mieux les dirigeants du nouveau groupe en appellent á une soirée inédite.
Si l’A .D .T e :V est une association structurée ayant un nom, un site (www. adthumanity.org), un organigramme, le nouveau groupe, selon certains, n’est fondée sur aucune base organisationnelle et juridique reconnue pour prendre les devants d’un événement aussi important. ADOSSA, fêtée pendant des lustres et reconnue pour son caractère rassembleur des filles et fils de Tchaoudjo serait-elle devenue en Allemagne un simple rituel où chaque guru peut revendiquer son savoir faire ? Comment en sont-ils arrivés à créer ce fiasco ?
Commencée à la veille de la 5ème édition, la brouille entre les fils de Tchaoudjo avait fini par faire place á la compréhension pour le bonheur de tous. La cinquième édition commencée dans un brouhaha d’incompréhensions fut á la fin fêtée à la satisfaction générale. On raconte que le groupe dissident avait fini par entendre raison. Les fils de Tchaoudjo venaient de comprendre que leur fête n’était pas un gâteau où chacun pouvait prendre sa portion quand et comme il veut. Sur la page du site de l’A.D.T e.V, chaque togolais pouvait se régaler de l’évenement. Les fils de Tchaoudjo venaient d’enterrer le premier ennemi qui détruit toute communauté, la haine entre les dirigeants.
On croyait les vieux démons de la haine et de l’imcompréhension vaincus pour toujours quand les uns et les autres ont commençé par reçevoir pour le 10 mai á Nuremberg une invitation sur la rue Franken Str 200 á Nuremberg et les autres une invitaion sur la rue Rollner Str 99 á Nuremberg.
Quand nous avons voulu en savoir plus, un organisateur de l’association A.D.T e .V nous a répondu hilaré : « Nous sommes perdu en conjectures, c’est une honte. ADOSSA ne survivra pas en Allemagne avec de tels comportements »
Joint au téléphone, un representant d'une famille proche du nouveau groupe nous a répndue sèchement : « ADOSSA n’appartient á personne. Le diktat des dirigeants de l’A.D.T e .V ne passera pas cette année. Aussi avec l’A.D.T l’entrée n’est pas gratuite. Notre nouveau groupe fera tout gratuitement ».
Et en terminant il assène : « Même les chanteuses du groupe LANANDI [1] ont fini par lâcher leur chef pour nous rejoindre ».
Une athmosphère de méfiance plane sur les fils de Tchaoudjo en Allemagne. Il se raconte que toutes les initiaves entreprises pour reconcilier les uns et les autres sont restées vaines. Une délégation des fils de Tchaoudjo venue expressement de la France pour reconcilier les uns et les autres, n’a pu s’entretenir qu’avec les « seconds responsables » de l’A.D.T e.V, les premiers responsables étaient dans la ville de Eschweiler pour la fête KAMAKA (3°édition) du peuple bafilois. Simple visite à une association frère ou recherche de soutien pour mettre en minorité le 10 mais le nouveau groupe ? Aussi, et quand on sait ce que coûte une fête en amont jusqu’en aval en Allemagne on peut légitimement se demander pouquoi le nouveau groupe entend le faire gratuitement. Quelles intentions ont-ils dans leur arrière boutique ? Qui sont ceux qui tirent les ficelles et quels sont leurs buts réels ?
La raison aurait-elle quitté les fils de Tchaoudjo en Allemagne ? Vivement qu'ils comprennent que seuls le partage et la compréhension mutuelle font la beauté d’une fête. Camus Ali
[1] LANANDI : Terme kotokoli qui signifie : « travail avant de manger » Le groupe est crée par un fils originaire de Soudou (Bafilo). Au mondial 2006 en Allemagne le seul groupe à avoir beaucoup fait pour les éperviers. Aussi ce groupe est reconnu á côté du groupe frère BONAGANA terme kotocoli qui signifie « va voir » crée aussi par les fils de Bafilo comme les seuls structurés dans la diaspora tem en Allemagne. |