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Affaire Gabriel Ameyi : Ouverture d’une information judiciaire : Faure Gnassingbé et son gouvernement rompent le silence

Le Magnat Libéré #67 du 7 mai 2008

• Les raisons Le gouvernement a demandé au procureur de la république l’ouverture d’une information judiciaire sur des allégations de viol sur une mineure de 16 ans formulées contre un député. « Sur instruction du chef de l’Etat, le ministre de la justice a demandé au procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude (...) toute plainte dont il sera saisie et qui mettrait en évidence des faits allégués contre le député Gabriel Ameyi ».

« Le gouvernement qui s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation de la justice, entend tout mettre en oeuvre pour l’éradication de l’impunité au Togo », souligne le communiqué qui demande l’ouverture d’une information judiciaire. Début avril, une dizaine d’organisations togolaises de défense des droits de l’enfant ont demandé à l’Assemblée nationale de lever l’immunité de ce député afin qu’il soit jugé.

Des responsables d’une de ces ONG avaient affirmé que ce député aurait mené des « tractations » « pour régler le dossier à l’amiable » avec les parents de la mineure.

Le Parlement a adopté en juin 2007 une loi qui punit d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans tout acte de viol sur mineur. En effet, cette affaire de pédophilie ou de viol dont on accuse l’honorable député Gabriel Ameyi fait trop de bruit au plan national et international au point que c’est devenu comme une angine dans la gorge du gouvernement togolais. On raconte que même que le Parlement européen serait rentré dans la danse. Alors il faut mettre au point un scénario pour clarifier les choses.

Mais, au niveau du gouvernement et judiciaire l’ouverture d’une information judiciaire ne veut nullement signifier ouverture d’une enquête. Il s’agira selon les explications de savoir exactement s’il y a eu effectivement viol, si la fille existe et les parents aussi. Ces derniers ont-ils porté plainte ? C’est après toute cette procédure qu’on va ouvrir l’enquête proprement dite qui va conduire à une autre procédure, celle de la levée de l’immunité parlementaire du député mis en cause.

Et selon certaines explications, on ne veut pas croire que le fait pour la jeune fille de revenir tard dans la maison veut dire qu’elle a été violée. D’où la question qui sera posée par ceux qui sont chargé de la vérification des faits de savoir si le viol a été consommé. Au ministère de la justice, on indique en outre que l’âge de la fille, 16 ou 17 ans ne peut pas non plus être un élément qui va peser lourd dans les éléments à charge pour impliquer le député, et on soutient pour ce faire que l’âge même de puberté d’une fille chez nous et en Afrique est de 14 ans. Elles souvent données en mariage à partir de cet âge.

L’autre fait qui va jouer en faveur du député est l’erreur qui a été commise par la police judiciaire qui a balancé les dossiers de preuve sur le marché public. Cela fausse déjà l’instruction judiciaire. Si on voulait prendre au sérieux cette affaire, l’agent de la police judicaire par qui les procès verbaux sont tombés sur la place publique devrait subir une sanction disciplinaire. Parce qu’il a violé le secret d’instruction et les contours d’une affaire qui fait tant de bruit. On peut évoquer cette affaire. Mais les procès verbaux et autres certificats médicaux ne devraient pas se retrouver dans la rue.

Comme on le voit donc, toutes les pistes pour que le député Gabriel Ameyi puisse retrouver le sourire et dormir tranquille sont toutes tracées. Le gouvernement en demandant l’ouverture de l’information judiciaire sur la question à étudié tous les contours de cette affaire. Ce n’est pour rien que le ministre de la justice a demandé au Procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude toute plainte dont il sera saisi. Si les parents ne portent pas plainte et que ce soit d’autres qui le font à leur place, on peut conclure que cette plainte aura peu de chance d’aboutir.
A. I

La problématique de la maîtrise en FLESH à l’UL : La soutenance, une pratique anachronique devenue un monstre contre les étudiants

A l’Université de Lomé (UL), à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLESH), il y a une pratique qui subordonne l’obtention de la maîtrise à la soutenance, c’est-à-dire la présentation du mémoire. Mais au fil du temps, la soutenance est devenue un facteur handicapant pour un grand nombre d’étudiants qui sont obligés de renoncer à la maîtrise. Il est de notoriété publique que très peu d’étudiants arrivent à soutenir pour avoir leur diplôme. La plupart des inscrits en FLESH se content de la Licence.

Malgré le tort causé aux étudiants de la FLESH par la soutenance qui les désavantages par rapport à leurs camarades des facultés (FDD, FDS, FASEG), les autorités universitaires foncent tête baissée et veulent perpétuer la pratique. Nous avons appris de sources sûres que le mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET) a adressé une correspondance au ministre de l’enseignement supérieur à ce sujet. La démarche vise à attirer l’attention de M. Aduayom Martin, lui-même professeur d’Université, sur le danger que représente de nos jours la soutenance pour les Etudiants en FLESH. Mais, il semble que les autorités universitaires qui ont reçu la même correspondance ne veulent rien entendre. Une telle attitude amène les étudiants à chercher les raisons qui sous-tendent le maintien contre tout bon sens de la pratique du mémoire par la présidence de l’UL. Comme quoi, aujourd’hui, la soutenance est devenue un véritable monstre et un facteur handicapant pour l’obtention de maîtrise. D’aucuns se demandent si d’essence, c’est le mémoire qui donne à la maîtrise sa valeur en FLESH. La grande question qui est en tout cas, sur toutes les livres est celle-ci : A qui profite en réalité la perpétuation de la soutenance ; aux étudiants ou aux enseignants chercheurs ?

Notre rédaction a fait siennes ces interrogations légitimes et a rencontré des enseignants pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants du refus des autorités universitaires de supprimer la soutenance dans la plus grande faculté de l’UL. Ceux-ci nous ont signifié que par le passé, la soutenance se justifiait par la volonté des universités de tester la capacité de recherches des étudiants. Mais, pour ces enseignants chercheurs, une telle pratique n’est possible qu’avec un nombre limité d’inscrit. De nos jours, vouloir perpétuer la soutenance, tout en sachant que le nombre des étudiants est exorbitant, c’est comme arrêter par la main l’huile qui coule. C’est le nombre pléthorique des étudiants qui a conduit à abandonner la pratique de soutenance en FDD, en FASEG. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, il n’y a donc pas de raison de maintenir la pratique en FLESH.

Toujours d’après nos sources, ce n’est pas le mémoire ou la soutenance qui confère au diplôme de maîtrise sa valeur. Il ne s’agit pas d’une pratique intrinsèque à la FLESH. La Maîtrise avec ou sans soutenance est valable. D’ailleurs, à l’Université de Kara, pendant deux années académiques, les autorités ont délivré la maîtrise sans l’exigence de présenter le mémoire. Pour se faire bonne conscience, les enseignants ont remplacé le mémoire par un rapport d’activités de 15 à 20 pages.

Nous l’avons écrit plus haut, la pratique en FLESH qui subordonne la maîtrise à la soutenance, est devenue un monstre qui engendre de nombreux dégâts pour les étudiants. Peut-être par le passé, il y avait de difficultés à démontrer que la soutenance fait plus de mal que de bien. Mais, désormais, avec le dernier concours de recrutement dans la fonction publique, tous les Togolais connaissent le degré du tort que constitue le maintien de la soutenance en FLESH.

Des spécialistes des études universitaires estiment à plus de 80% le nombre d’étudiants qui arrêtent leurs études après la licence et à moins de 20% ceux qui obtiennent la maîtrise en lettres et en Science humaines. Eu égard à ces considérations et vu les conditions du concours précité, peu de diplômés de la FLESH pourront appartenir à la A2 dans la fonction publique (la maîtrise y est classée). Par contre, la plupart des diplômés de cette faculté, s’ils sont autorisés à concourir seront classés en catégorie B. Sans la fameuse soutenance, les détenteurs de ces diplômes (de la FLESH) auraient les mêmes chances que leurs frères des autres facultés.

Comme on le constate, ceux qui ont intérêt à ce que les choses restent au statut quo ne peuvent en aucun cas être la grande masse des étudiants. Ceux qui profitent de cette situation sont ailleurs. Les étudiants, au contraire, sont les victimes d’un monstre que les apprentis sorciers d’enseignants chercheurs ont créé.

Les enseignants qui ont accepté de nous donner des clarifications, nous ont affirmé qu’en toute sincérité, les mémoires des étudiants profitent en premier chef au corps enseignant. En fait, les professeurs s’en servent pour produire des articles à publier au Conseil Africain et Malgache des Etudes Supérieures (CAMES) afin d’évoluer en grade (Assistant-MaîtreAssistant, Maître de Conférence professeur). Selon une source proche des mouvements estudiantins, une autorité de la présidence de l’UL a d’ailleurs reconnu au cours d’une réunion que la soutenance des étudiants en maîtrise est une béquille pour les enseignants chercheurs.

Malheureusement, d’après nos investigations, le monstre a encore de beaux jours devant lui. La plupart des responsables des mouvements syndicaux sur le campus préfèrent croire à une hypothèque : prime de soutenance d’une valeur de 65.000.000 F que d’après les autorités universitaires, le chef de l’Etat a consenti de débloquer. Pour notre part, nous disons tout simplement Wait and see.
Binafame

Célébration de la fête du 1er mai : Que serait cette date au Togo sans les coiffeuses et couturier (es) ?

Le 1er mai a été célébré à travers les quatre coins de la planète. En se référant à l’historique de la date du 1er mai, la fête tire son essence dans les revendications des Travailleurs pour une meilleure condition de vie et de travail.

A cette date donc, tous les va-travailleurs - pardon travailleurs – de par le monde choisissent le moment pour formuler les plates-formes revendicatives à l’endroit de leurs autorités pourquoi à pas leurs Directeurs de Sociétés. En Afrique plus particulièrement au Togo, la tradition a été respectée. Même si jusque là, ce qui était considéré comme un « sacrilège » dont il ne faut pas outre passer, les Travailleurs Togolais peuvent du moins se contenter du sourire et de leur défoulement. Le 1er mai donc, ils ont pu faire ce qu’il convient d’appeler la marche. Oui, ils ont marché sans qu’aucune prétendue infiltration de badauds ne soit constatée.

Les Travailleurs ont pu formuler leurs revendications à qui de droit au Palais des congrès. En tout cas, nous ce n’est pas notre préoccupation. Ce qui nous a émerveillé le plus, c’est le monde des coiffeurs (es) et couturier (es) en cette date inoubliable. En effet, depuis un certain temps, la célébration du 1er mai au Togo se limitait seulement à une commémoration sobre et rares étaient les grandes manifestations de réjouissances qui s’observaient. Bien que le secteur privé est aussi concerné par cette date voire son organisation, il faut reconnaître que la plus visible vient toujours du côté du pouvoir. Cependant, il y a de cela deux, trois voire quatre ans, la célébration même de cette fête est devenue une propriété privée des coiffeuses, coiffeurs, couturiers (es) via leurs différents syndicats de base. Cette année encore, mis à part les quelques réjouissances remarquées dans certains secteurs formels, la couleurs de la fête s’est faite sentir par le monde des couturiers (es) et coiffeuses à travers leurs différentes tenues. De la plage de Kodjoviakopé jusqu’à celle de l’Hôtel Sarakawa, ils se sont faits sentir de par leur présence. Ce qui a donné un caractère particulier à leur manière de célébrer le 1er mai, c’est qu’ils ont préparé et fait manger autant de bouches contrairement à ce que nous avons vu dans la cour de certains services administratifs.

Malgré la cherté de la vie ces derniers temps, le 1er mai sera passé inaperçu n’eût été l’implication de ces hommes et femmes (coiffeuses et couturiers sans distinction). Les nombreuses doléances formulées par le syndicat des Travailleurs au chef de l’Etat vont-elles trouver leurs solutions ? Difficile de le savoir car, la présence de Faure au Palais des Congrès traduit non seulement des yeux doux aux travailleurs mais aussi démontre la non volonté des autorités et leur indisponibilité à faire quelque chose de mieux pour trouver un terrain d’entente. Ce déplacement de Faure Gnassingbé devrait être fait depuis que les syndicats des Travailleurs montent au créneau pour dénoncer la hausse exponentielle des prix des produits de première nécessité sur le marché togolais. En préférant le 1er mai pour rencontrer les Travailleurs, le pouvoir a encore cherché un moyen pour endormi ce beau monde et c’est parti pour le 1er mai 2009. Et ça, ce n’est pas les responsables de la CSTT, l’ISST et autres qui nous diront le contraire. Beaucoup de Togolais se demandent encore ce que seraient la date du 1er mai sans les coiffeuses et couturrières (s) du Togo ?
Yao Linus

 
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