|
Sans pitié pour les cotonculteurs L’audit de la SOTOCO révèle des surfacturations du fournisseur AGRI-TOGO . Plus de 2 milliards 600 millions à rembourser et 5 milliards 455 millions à clarifier
Dans le cadre de la restructuration de la filière cotonnière, il a été recommandé entre autres la mise en place d’une mission de vérification de la véracité ou non des surfacturations indiquées dans l’audit et qui concernent les intrants, fournitures et le manque à gagner sur la fibre et la prise des mesures pour la récupération des montants déclarés surfacturés à l’issue de la mission de vérification. Ces actions ont pour objet de déterminer de manière précise et détaillée les montants qui devraient faire l’objet d’une procédure contentieuse de recouvrement auprès de certains fournisseurs et clients de la SOTOCO. Mais le fait que tous ceux qui sont impliqués dans le pillage de la SOTOCO se sentent rassurés de leur impunité devient inquiétant.
Depuis que le Conseil des ministres a mis cette affaire sur la place publique, les personnes qui se trouvent au centre de la magouille ayant conduit à la faillite de la SOTOCO remuent ciel et terre pour éviter de rendre des comptes. Pourtant, l’audit commandité par l’Etat togolais sur la gestion de la SOTOCO, a conduit au constat selon lequel les importantes anomalies sont concentrées sur deux fournisseurs AGRI TOGO 2000 et SAD. De tous les fournisseurs de la SOTOCO, la société AGRI-TOGO appartenant à Béguédou Atani a fait l’objet d’une attention particulière.
En décembre 2005 SOT AGRI adresse une facture de 3 milliards 763 millions de francs CFA facturant la tonne du produit non conforme livré à 240.000 F et un forfait de frais de transit et douanes pour 753 millions. Huit mois plus tard, SOTOCO reçoit de SOT AGRI un courrier accompagné de factures rectificatives sur lesquelles le prix de la tonne est passé à 301.000 F et le forfait des frais de transit et douanes devient 735 millions.
Un autre courrier daté de janvier 2006 mais enregistré en septembre 2006 explique que la facturation de 240.000 F la tonne était basée sur un document de l’ancien directeur des approvisionnements (un certain Béléi) qui n’avait pas considéré le contrat signé par SOTOCO et SOT AGRI. Curieusement le document a mystérieusement disparu des circuits de la SOTOCO. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un document d’un directeur des approvisionnements a plus de force légale que le marché signé avec la Direction Générale de SOTOCO. Ça se passe au Togo.
En se reportant au prix européen rendu au Port Autonome de Lomé, la différence de prix entre 2004 et 2005 sur l’engrais NPK SB 20-15-13-4-075-35 est de 900 F CFA par tonne. Mais la Direction de la SOTOCO qui, un an plus tôt, a signé un contrat de livraison de ce produit à 232.000 F la tonne a négocié pour ce marché 301.000 F la tonne de produit. En fait le prix réel à facturer est de 240.000 F au plus à la tonne. Les frais réels de transit et douanes toujours non reçus sont inconnus à ce jour.
Selon l’audit, SOT AGRI devra donc rembourser plus de 765 millions F CFA de surfacturations sur ce marché et 734.923.574 F CFA de frais de transit et douanes encaissés doivent être justifiés.
Pour un autre marché d’un montant de 3.937.695.000 F CFA, de l’engrais NPK facturé d’abord à 240.000 F la tonne avec des frais de transit de 788 millions soit un total de 3 milliards 938 millions. Cette facture est annulée et remplacée par une facture de 5 millards 056 millions F CFA. Le prix de la tonne est passé de 240.000 F à 301.000 F en 2005 et le forfait de frais de transit et douanes a désormais atteint 1 milliard 106 millions F CFA. On estime qu’il y a une surfacturation de 800.664.650 F CFA à rembourser à SOTOCO et des frais de transit et douanes à justifier pour 1 milliard 105 millions 639.127 F CFA.
Au total sur neuf marchés du fournisseur AGRI TOGO 2000 le montant total des surfacturations s’élève à 2 milliards 691 millions et 5.milliards 455 millions à clarifier.
Si l’on prend des mesures en vue de recouvrer l’argent volé, nul doute qu’on découvrira beaucoup de choses. Mais on se demande si Faure Gnassingbé ira jusqu’au bout de sa logique. Chez nous au Togo, les malversations tendent à être banalisées au point que ceux qui s’illustrent dans le pillage des finances publiques n’ont aucun scrupule à s’exhiber fièrement et à exposer leur aisance devant des pauvres populations qui s’offrent difficilement un repas par jour.
Outre AGRI-TOGO 2000, une dizaine de fournisseurs qui se retrouvent dans le cas seront démasqués dès que possible. (A suivre) A. S.
L’alternance quelles qu’en soient les conséquences
Le concept de la co-gestion peut se justifier par le souci d’éviter eu égard à la situation particulière du Togo, des lendemains électoraux sombres. Mais il n’est pas aisé de le faire accepter d’abord en raison du fait que la mise en pratique de la cogestion est très complexe ensuite parce qu’il est loin d’agréer les Togolais, qui ,fatigués du pouvoir RPT, sont décidés à vivre l’alternance immédiate quelles qu’en soient les conséquences.
Si les partisans de Me Agboyibo et du Professeur Gnininvi soutiennent que la gestion du pays avec les anciens tenants du régime en place est un élément incontournable pour préparer le Togo à l’alternance pacifique, d’autres estiment plutôt que le salut de notre pays passe inéluctablement par l’alternance immédiate et que toute autre contorsion pour y arriver s’apparente à une négation de la démocratie. Et si le parti de Gichrist Olympio a pu réaliser un tel score, aux dernière élections c’est que le discours radical qu’il a servi aux électeurs a été bien digéré dans les fiefs traditionnels de l’opposition où on croit profondément que l’amélioration des conditions de vie passe par le départ de l’équipe dirigeante en place et son remplacement par une nouvelle classe porteuse d’espoir. A cet égard, la cogestion et le pacte historique apparaissent comme un refuge une manière pour les leaders conscients de ne pas pouvoir arriver au pouvoir à travers les urnes de, faire un clin d’œil au parti au pouvoir. . La mise en pratique de la cogestion n’est pas aisée justement parce qu’il n’y a pas de norme en la matière s’agissant de la gestion d’un pays. Selon la déclaration de Baguida l’objectif de ce concept politique est d’ordre socio-économique. A l’analyse, il implique des décisions politiques pour que les opportunités financières se concrétisent et répondent aux besoins exprimés par le Togo dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) en voie de finalisation, encore faut-il que les bailleurs de fonds ainsi que les opérateurs économiques se sentent rassurés que la stabilité politique et institutionnelle en cours s’inscrit dans la durée et qu’elle ne sera pas remise en cause du jour au lendemain par des troubles et des actes de violence, notamment à l’occasion du scrutin présidentiel de 2010 et des autres élections à l’horizon.
Peur du lendemain ou aveu d’impuissance ? Le CAR considère que le Togo ne peut connaître une telle stabilité nécessaire à la mise en confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs nationaux et étrangers, que si les pouvoirs publics, les partis politiques, les syndicats de travailleurs, les corporations d’opérateurs économiques, les confessions religieuses et autres organisations de la société civile, font preuve de patriotisme pour conjuguer leurs énergies en une cogestion du pays.
Le partage de postes de responsabilité que suppose la cogestion n’est pas si différent de partage de gâteau national? Par ces temps de la vie chère, on imagine tous les problèmes qui pourraient surgir s’agissant du choix des hommes qu’il faut placer à des niveaux de responsabilité pour la cogestion dans un pays de plus de 70 partis politiques et une quarantaine d’ethnies.
L’un des obstacles à l’alternance politique paisible Togo est sans nul doute la politisation de l’administration. Il n’est un secret pour personne que l’administration est totalement contrôlée par le parti au pouvoir qui se confond à l’Etat. Il fut même un temps où les agents de l’Etat cotisaient pour le RPT. Aujourd’hui, rares sont les hauts cadres de l’administration qui ne se sentent pas redevables au parti au pouvoir. Les promotions et les missions juteuses à l’étranger sont distribuées en fonction du dévouement pour la cause du parti Il est donc plus sage de jouer au militant pour obtenir des avantages y afférents que d’être marginal ou réactionnaire au risque de passer tout son temps a se tourner les pouces. Il est vrai que la grève générale illimitée, a aussi servi de prétexte pour déceler et mettre hors d’état de nuire les fonctionnaires qui n’avaient pas voulu regarder dans la même direction que le parti au pouvoir en désobéissant au mot d’ordre de grève. Si donc la bonne gouvernance nécessite une administration dépolitisée, en y introduisant la co-gestion dans son fonctionnement on court le risque de consacrer sa politisation.
L’avant goût sous la transition de Koffigoh Même si l’on considère la cogestion comme une capitulation, un aveu d’impuissance, il n’en demeure pas moins que les constats ou les craintes qui ont pu l’inspirer subsistent.
En tout état de cause, il n’est pas fortuit de se poser la question de savoir ce qu’un parti politique autre que le RPT, une fois arrivé au pouvoir pourrait faire d’une telle administration qui lui est a priori hostile. L’ancien parti au pouvoir entré alors dans l’opposition n’éprouverait pas assez de difficulté pour retourner l’administration contre les gouvernants. Les deux mois d’alternance que le Togo a connus à la sortie de la Conférence Nationale Souveraine avec Me Koffigoh comme Premier Ministre ont révélé que la mise à l’écart du système qui a régné plusieurs décennies durant n’est pas chose facile. Une chose est de conquérir le pouvoir par la rue ou les urnes, une autre est d’obtenir le transfert des instruments du pouvoir sans résistance majeure. Sur le papier, le gouvernement de transition avait tous les pouvoirs mais l’imperium était détenu par le RPT. Bien qu’ayant le soutien du peuple, Koffigoh qui occupait aussi le poste de Ministre de la défense était défié par les militaires, le RPT ayant tout verrouillé. Paradoxalement, Eyadéma qui était inaugurateur de chrysanthèmes contrôlait plutôt tout. Les résistances au changement étaient si féroces que les ministres avaient leur maquis pour se protéger des attaques d’éléments incontrôlés. L’épreuve physique et psychologique à laquelle étaient soumis les membres du gouvernement de transition était telle qu’ils se préoccupaient plus de leur propre sécurité que du travail qui est le leur.
Il fut un temps ou Agbéyomé KODJO tout puissant chouchou du General-Président qui déclarait détenir la clé de la sécurité avait même menacée de faire arrêter son premier Ministre Koffigoh
La réussite d’une alternance immédiate et paisible dépendront inéluctablement les rapports de forces en présence. Les barons du système ancien qui disposent des moyens colossaux pourraient en user pour créer des situations de nature à rendre le pays ingouvernable en entretenant le coup de force rampant s’ils sentent leurs intérêts menacés.
Comme ce fut le cas sous la transition, les profiteurs de l’ancien régime ne se priveraient pas de susciter des revendications intempestives. Que pourrait le nouveau régime si l’insubordination organisée était telle que les Forces de l’ordre au lieu de disperser les manifestants se mettent plutôt à les encourager ?
L’alternance, faut-il le souligner n’est pas la revanche d’un groupe d’individus contre un autre, encore moins la revanche d’une région d’une ethnie ou d’un clan contre l’autre. C’est du moins ce que disent publiquement les politiciens. Au Togo, les populations vivent en harmonie. C’est lorsque le pouvoir politique est en jeu que les politiciens de tous bords jouent sur la fibre ethnico régionale.
En avril 1990, lorsque l’opinion internationale était scandalisé par’ le drame de la lagune de Bè, lors du journal de 20 heures, la télévision contrôlée par le régime Eyadéma montre plutôt les images de femmes et d’enfants déversés à l’école du parti au Nord de Lomé (Campus Nord) et présentés comme des ressortissants du Nord du pays, chassés des fiefs de l’opposition. Le but de ce montage était de faire accroire qu’en fait de démocratie que réclamaient les forces démocratiques, il s’agissait plutôt de la chasse aux populations d’une certaine région ou ethnie. Mais comment faire pour dissuader les tenants de l’ordre ancien qui, se sentant menacés pourraient simuler des affrontements interethniques pour présenter le changement comme un début d’expédition punitive contre les ressortissants d’une région identifiée à l’ancien pouvoir aux fins de diaboliser et dévoyer l’alternance démocratique?
Plutôt l’expérience par les conséquences. Que ce soit le pacte historique de la CDPA la cogestion proposée par le CAR on note au moins une intention de prévenir les problèmes qui pourraient se poser en cas d’alternance immédiate ;Dans une certaine mesure .Me AGBOYIBO semble convaincu qu’en l’état actuel de la situation les tenants du système mis en place par feu EYADEMA ne feront rien qui puisse les contraindre à passer la main et que donc il n’y a d’autre solution que de s’entendre avec eux pour gérer ensemble le pays. Cette mise en garde à peine voilée n’emeut pas outre mesure les togolais avides de changement qui préfèrent l’expérience par les conséquences aux analyses prophétiques. Peu importe ce qui adviendra demain. L’essentiel c’est d’avoir le changement. Pour le reste, on verra après.
Les obstacles prévisibles au changement pacifique de régime ne suffisent pas à dissuader les Togolais avides d’alternance dès lors qu’ils perçoivent dans la chute du pouvoir RPT la fin de leurs misères ; Ce désir de changement à n’importe quel prix, qui guide désormais le choix des électeurs de l’opposition annihile tout autre discours visant à prévenir un quelconque danger.
«Nous concentrons dans l’immédiat nos énergies sur tout ce qui peut éviter au pays un nouveau drame dont les conséquences risquent d’être encore plus redoutables. C’est pourquoi au CAR nous concentrons dans l’immédiat nos énergies sur tout ce qui peut être au pays ce drame, notamment la mise en place d’un régime de cogestion. Il va bien entendu de soi que si nous constatons le moment venu que les acteurs politiques préfèrent le changement à reculons par l’éternel recommencement, le CAR sera au rendez-vous de façon à pouvoir faire le compte des Togolaises et des Togolais qui préfèrent qu’on leur dise la vérité au moment où il faut les éclairer sur les choix à opérer», déclare Me Agboyibo.
. Dans l’opinion dominante au sein de l’opposition togolaise toutes les formules visant à attirer l’attention sur les risques d’une alternance immédiates sont assimilées tout simplement à de la complicité avec le pouvoir en place. Les Togolais ne prendront ce genre de mises en garde au sérieux que lorsqu’ils expérimenteront l’alternance avec toutes les conséquences qu’elle suppose. Il serait difficile voire désespéré de les convaincre du contraire. Y. A.
L’UFC exige des élections locales avant la présidentielle de 2010
«En parlant des élections présidentielles, nous parlons des élections locales qui doivent être organisées avant la présidentielle. Au cours des élections, les mairies jouent un rôle relativement important puisque la gestion des instruments de vote leur est confiée.» Cette déclaration du 3e Vice-Président de l’UFC Lawson Patrick montre à quel point ce parti est préoccupé par la démocratie à la base. Pour l’UFC qui se veut proche des populations, les locales sont d’une importance capitale parce que ce sont elles qui sont concernées.
«Dans le cas d’espèce, nous disons que les élections locales doivent être organisées sans calcul politique parce que ce qui guide aujourd’hui le pouvoir et ses affidés, ce sont les résultats réels. Ils ont les chiffres et ils savent ce que nous avons obtenu dans les circonscriptions électorales et les communes. Ils ne souhaitent pas voir l’UFC remporter majoritairement les communes. C’est pour cela que le pouvoir cherche des subterfuges, parfois même avec la complicité d’une certaine communauté internationale, pour se mettre à l’abri de ces locales qui sont pourtant nécessaires.»
M. Patrick Lawson fait sans doute allusion aux partenaires en développement qui, au départ, pressés de voir organiser les élections locales ne semblent plus s’y intéresser.
Alors donc que le Projet Peace et la dernière déclaration de l’UE compte les élections locales parmi les priorités, rien n’indique qu’elles seront organisées avant la présidentielle. Le pouvoir togolais se fonde justement sur les hésitations de la communauté internationale pour repousser les élections locales aux calendes grecques. En ce sens, les autorités togolaises peuvent s’appuyer sur les résultats d’une enquête commandée par le PNUD et qui recommande des mesures à prendre avant l’organisation des élections locales, mesures dont la mise en application renverrait les locales après la présidentielle de 2010.
Reste à savoir la marge de manœuvre dont bénéficie l’UFC pour faire plier le pouvoir. Lors de son entretien avec les personnalités de la cellule africaine de l’Elysée, Gilchrist Olympio avait réitéré son souhait de voir les locales se tenir dans les meilleurs délais. Mais il se trouve que d’autres partis signataires de l’Accord Politique Global, ne sont pas tout aussi préoccupés par la tenue de ces élections. Outre ces élections locales, l’instauration d’un dialogue bilatéral avec le RPT constitue l’une des exigences de l’UFC de même que les réformes constitutionnelles et institutionnelles à ce jour. Mais le parti de Faure Gnassingbé n’a pas donné suite à ces préoccupations du principal parti de l’opposition.
Des manoeuvres au sommet pour enterrer l’affaire Améyi
La mobilisation que l’on croyait commencée à la suite de cette affaire de viol sur mineure avec la montée des ONG s’est estompée.
Gabriel Améyi, aidé de certaines autorités ont presque étouffé l’affaire. Et il semble que le député a retrouvé le sourire. C’est à croire que ce qu’a révélé l’analyse médicale demandée par la police n’est qu’une bonne blague. Des consignes auraient été données depuis le sommet pour faire en sorte que l’affaire n’aille pas loin. Le député lui-même aurait fait des pieds et des mains auprès des hautes autorités pour qu’il en soit ainsi. Se pose alors une petite question. Pourquoi a-t-on choisi d’étouffer l’affaire au lieu de faire blanchir Améyi par la justice ?
Depuis que l’affaire a éclaté, beaucoup de choses ont été dites pour semer la diversion.
Des confrères qui, tout naturellement ont voulu y voir clair, ont été traités de tous les noms d’oiseau. Améyi est ainsi devenu si intouchable que pour ses fanatiques, quiconque ose parler de cette affaire de viol est automatiquement accusé d’avoir pris de l’argent auprès de ses détracteurs. Une drôle de façon d’accréditer la thèse d’un «acharnement contre un paisible citoyen».
Entre temps, ses avocats avaient convoqué une conférence de presse pour, dit-on, démontrer par A plus B moins C sur Z que leur client est blanc comme neige. Cette conférence de presse censée clarifier les choses a été annulée in extremis après que l’RPétiste Améyi ait obtenu le soutien de ses copartisans qui lui auraient recommandé le silence radio, le temps de mettre les bouchées double pour étouffer la sale affaire.
Par quel miracle donc ce personnage que certains ont vite fait de présenter comme un opposant à son parti en raison du fait qu’il aurait boudé le coup d’Etat du 05 février s’est-il retrouvé devant ses «adversaires partisans», les suppliant presque les larmes aux yeux, de l’aider à retrouver le sommeil en le débarrassant de ce lourd fardeau ? Pourquoi une telle démarche, s’il n’avait rien mais alors rien à se reprocher dans cette affaire ?
Et si l’on considère que Gabriel Améyi est en train d’être sauvé par son parti pour service rendu, c’est plutôt le silence assourdissant des députés de l’opposition CAR et UFC qui suscite interrogation. L’opposition prompte à combattre l’impunité a perdu son latin. La complicité semble parfaite. Est-ce là une manifestation de solidarité à l’égard d’un collègue au sujet d’un problème qui peut leur arriver du jour au lendemain ? A. S. |