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48e anniversaire de l’indépendance du Togo : Des manifestations ont eu lieu sur toute l’étendue du territoire

La Dépêche # 416 du 30 avril 2008

Le peuple togolais a célébré dimanche dernier le 48e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. A Lomé, l’événement a été marqué par un grand défilé militaire, paramilitaire et civil tenu sur le boulevard de la nouvelle Présidence en présence du Chef de l’Etat, son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, du Premier ministre Komlan Mally, du président de l’Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh, des membres du gouvernement, des députés à l’assemblée nationale ainsi que de nombreuses personnalités togolaises et étrangères.

Quelques instants seulement après son arrivée sous les honneurs militaires, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a eu à procéder à la décoration de certaines personnalités aussi bien nationales qu’étrangères. Au cours de cette cérémonie de décoration, le chef de l’Etat a eu à élever 14 personnalités au rang d’officiers de l’ordre du mono. Les autorités universitaires étaient également à l’honneur dans cette cérémonie de décoration.

En effet, les professeurs Adjimado ADUAYOM, actuel ministre de l’Enseignement Supérieur, AHADJI Kofi, doyen de la Faculté de Droit et président de l’Université de Lomé, Tchakpélé et GAYIBOR Nicoué respectivement président de l’Université de Kara et ancien président de l’Université de Lomé ainsi que le professeur KEZIE Komi ont été faits officiers des Palmes Académiques. C’est dans une grande hilarité que la classe estudiantine fortement représentée à cette cérémonie a accueilli cette vague de décoration. Il faut rappeler que quelques instants avant l’arrivée et l’installation du chef de l’Etat, le président de l’Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh et le conseiller spécial du président de la République, M. Barry Moussa Barqué, avaient eu à effectuer la première vague de décoration qui a fait 11 officiers de l’ordre du mono et une trentaine de chevaliers de l’ordre du mono.

Achevées aux environs de 8h 30 mn, les décorations ont fait place à l’ambiance proprement dite marquée par le début du défilé militaire, paramilitaire et civile dont le ton a été donné par la cavalerie et ceci au rythme de la musique principale des Forces Armées Togolaises (FAT). Les cavaliers ont ensuite cédé la piste à la musique principale qui a, par sa brillante prestation, réussi à mettre tout le monde d’accord qu’elle savait aussi bien se servir des instruments de musiques, que marcher au pas. Après sa prestation, la musique principale s’est ensuite mise en place pour faire marcher les troupes au rythme cadencé de sa belle mélodie. Elle se fera rejoindre quelques temps après par les fanfares du Régiment Parchutiste Commando (RPC) du Camp général Améyi de Kara, celle du Régiment Commando de la Garde Prédentielle (RCGP) et celle d’une délégation de l’armée ghanéenne qui a fait le déplacement de Lomé pour la circonstance.

A travers leurs musiques aussi riches que variées, ces différents groupes de fanfares se sont tour à tour relayé et ont su si bien contribué à agrémenter la marche des défilants et conféré ainsi au spectacle son succès et sa grandeur.

En ce qui concerne le passage des différents corps de l’armée togolaise, il a été annoncé par le Lt-Col LEMOU Tchalou.

Les moments forts du défilé
Mis à part la démonstration de force du Régiment commando de la garde présidentielle (RCGP) dont la démarche très rythmé et très cadencée se caractérise par l’écrasement en force du sol tout comme pour donner un avant goût du sort à réserver à l’ennemi, et le Régiment Parachutiste Commando (RPC) qui par sa démarche calme, lente mais sûre, rassurante et sereine, signe de l’intrépidité qui caractérise ses hommes, semble mettre tout le monde en confiance, le passage de la troupe de l’armée ghanéenne a suscité beaucoup d’admiration au sien du public qui a fait nombreux le déplacement du boulevard de la nouvelle présidence. Rangés pour commencer en triangle, une disposition tout à fait particulière et inconnue au Togo, les éléments de la troupe ghanéenne ont exécuté au son et au rythme de leur propre fanfare, une démarche tout aussi particulière qui semblait suggérer celle d’une menthe religieuse à l’affût d’une proie. Nos frères ghanéens ont également éveillé chez les spectateurs l’idée d’une qualité propre à un autre animal ; le caméléon. Aussi bien par leurs dispositions sur la piste que par leurs façons de marcher au pas, il ont présenté un spectacle on ne peu plus riche en couleurs. Et, c’est surtout la spontanéité avec laquelle se métamorphosait la prestation qui amène à établir une similarité entre la qualité chère à l’animal précité et la qualité de l’armée ghanéenne.

27 avril 2008, une manifestation à dimension nationale, même si…
La représentation au défilé du 27 avril dernier à Lomé des délégations des cinq régions économiques du pays a donné à la manifestation toute sa dimension nationale même si l’Union des Fores du Changement a décidé de faire bande à part comme cela est de coutume pou En effet, ce sont les préfectures de la région maritime qui ont par leur passage très remarqué, ouvert le défilé civil qui s’est déroulé sur le boulevard de la nouvelle présidence ce 27 avril. Elles ont été respectivement suivies par les préfectures des régions des Plateaux, Centrale, de la Kara et des savanes. Toutes les préfectures y ont été largement représentées. Les groupes folkloriques des cinq régions économiques du Togo ont ensuite pris position sur la piste du spectacle pour valoriser les richesses culturelles de notre terroir. Ce fut cette fois-ci la région des Savanes qui a ouvert la voie à travers les danses « Talkout » et « Bontana », très appréciées du public.

La région de la Kara a pris la relève avec le passage remarqué des trois groupes folkloriques qui ont eu à exécuter les danses « Simtou » (Doufelgou) « T’Boll » (Bassar) et « Idjombi ». ce fut un véritable régal puis que, le temps de savourer les prestations ci-dessus présentées, les trois régions restantes attendaient de se faire admirer à travers les danses « Takï », « Simpa », « Adosa » (Centrale) ; « Bobobo », « Tchébé », « Gbekon » (Plateaux) et « Agbadja » », « Adjogbo », « Gazo » (Maritime).

C’est avec la danse « Sô » un exercice propre aux natifs de la préfecture de la Kozah que le défilé militaire, paramilitaire et civil marquant la commémoration du 48e anniversaire  de l’accession du Togo à la souveraineté internationale a connu son apothéose à 11h 05 mn. Un déjeuner a été ensuite offert par le président de la République dans sa résidence privée à Lomé 2. Les festivités se sont également poursuivies dans la soirée avec des manifestations sportives dont la plus remarquée fut la rencontre de football ayant opposé pour le compte des 1/8e de final aller de la coupe de la CAF l’Union Sportive de Masséda à l’Espérance de Tunis. Cette rencontre de football dont l’entrée a été gratuitement offerte au public togolais par le président de la République a tourné à l’avantage des Togolais sur leurs homologues Tunisiens battus par 1 but à 0.

Le grand dîner offert à l’hôtel Sarakawa aux environs 19 h a mis fin aux festivités marquant le 48e anniversaire de l’Indépendance du Togo. Il faut rappeler qu’en prélude aux festivités proprement dites, le chef de l’Etat a procédé la veille à la réanimation de la flamme de l’indépendance à la Place de l’Indépendance. Des offices religieux (messe catholique, culte protestant et prière musulmane) ont également permis d’implorer la bénédiction de Dieu sur notre pays dans sa marche vers la réconciliation véritable.

Les leçons d’une manifestation
Comme à ces habitudes, l’Union des Forces du Changement UFC est la seule formation politique nationale qui, malgré les volontés et les tentatives des autorités togolaises de tout mettre en œuvre pour mettre un trait sur le passé et rebâtir une nation unie, prospère et réconciliée avec elle-même, continue de se désolidariser de toutes les manifestations d’envergure nationales organisées par le pouvoir en place. Touchés sur le question de savoir pourquoi ils ont choisi de faire cavalier seul, les responsables de l’UFC ont fait croire qu’ils n’avaient pas été invités par les autorités à cette manifestation. « C’est faux », nous dira le ministre Bodjona, porte parole du gouvernement, interrogé juste à la fin du défilé. Selon lui en effet, l’UFC a été bel et bien invité à cette manifestation. Le gouvernement a même offert de décorer certaines personnalités, membres de l’UFC mais le parti a opposé son refus, à en croire le ministre Bodjona. Comme pour montrer sa bonne foi, le ministre Bodjona est allé jusqu’à demander aux journalistes d’inviter les deux partis à un débat contradictoire. Le ministre Bodjona pour finir, s’est dit satisfait de la célébration et espère que ceux qui n’ont pas jugé nécessaire de prendre part à ce 48ème anniversaire, reviendront à de meilleurs sentiments les fois prochaines.

Des messages forts
« Président Faure, le jeunesse reste sereine pour l’avenir grâce à votre politique d’emploi et de redressement économique » ; « les FAT soutiennent la politique d’ouverture et de réconciliation du président Faure » ; « 27 Avril 1960 – 27 Avril 2008, 48 ans de lutte pour sauvegarder la liberté de la Nation Togolaise » ; « nous ne pouvons bâtir cette nation si nous restons divisés » ; « le Togo rend hommage aux pères de l’Indépendance du Togo et de la Nation Togolaise » « désormais, nous sommes en marche vers notre destin, celui d’un Togo uni et prospère », …, tels sont entre autres les messages qu’on pouvait lire sur les nombreuses affiches suspendues ça et là au lieu de défilé ce 27 Avril à Lomé. Ces messages forts interpellent tous les fils et filles de la terre de nos aïeux et les invitent à sacrifier leurs intérêts égoïstes au profit de l’intérêt général en vue de la reconstruction d’une nation togolaise unie, indivisible et prospère. Ces messages forts, loin de faire de simples éloges au président Faure et à son gouvernement consacrent également la reconnaissance des efforts entrepris ces derniers temps dans notre pays pour résoudre la longue crise qui le secoue depuis plus d’une décennie. Ces efforts ne sont plus que des réalités indéniables et chaque Togolais devrait s’armer d’une bonne dose d’honnêteté pour le reconnaître. C’est fort de ce point de vue qu’il nous semble inconcevable, l’attitude de l’UFC qui, toujours abonnée à ses vieilles habitudes, sans doute dictées par un orgueil trop poussé, continue de nuire à l’intérêt national. Sinon comment comprendre son refus de s’associer aux manifestations du 27 Avril ? Si l’UFC a des raisons de croire qu’il n’y a pas unanimité autour de la date du 13 Janvier et refuse de ce fait de participer aux manifestations de cette fête, nous ne voyons par contre pas pour quelle autres raisons elle boycotte les festivité du 27 Avril. L’UFC pense sans doute que la fermeté dont elle a fait preuve jusqu’ici lui a valu ses 27 sièges à l’Assemblée et sa victoire sur les autres partis de l’opposition, d’où la nécessité de poursuivre dans cette lancée. C’est une erreur qui risque de coûter cher à l’UFC. Vous ne pouvez indéfiniment abuser ceux qui ont à tort ou à raison  placé leur confiance en vous, messieurs.
Joël KOYE


Un député de l'UFC interpellé à Accra  par le service de renseignement ghanéen
Nicodème Habia ! Voilà l'homme. Depuis les élections législatives d'octobre 2007, cet homme n'est plus un anonyme. Il est un député  de l'Union des Forces de Changement. Mieux un député togolais. Et donc un honorable togolais qui siège à l'Assemblée Nationale pour légiférer. Il est en clair un faiseur de lois de la République Togolaise.
D'une manière générale, le député représentant du peuple, à l'hémicycle est un homme d'honneur. Comme tel, il doit avoir un haut sens du respect des lois y compris celles qui traquent les délinquants. Mais ce n'est pas le cas de Habia Nicodème qui le 16 avril 2007, a jeté le déshonneur sur l'écharpe d'honorable  qu'il porte  en sa qualité de député. Ce bouillant et zélé  député qui ravi la vedette à  Jean -Pierre Fabre et à Lawson Patrick, devenu un fidèle parmi les fidèles de Gilchrist Olympio, a été interpellé par les services de sécurité du Ghana en possession d'une importante quantité de cocaïne. Habia Nicodème qui se fait passer pour le dauphin de Gilchrist Olympio dont il est le confident est arrivé à Accra le 16 avril dernier  pour, dit-il, rencontrer le président national de l'UFC qui devait arriver au Togo pour célébrer la fête de l'Indépendance considérée par l'UFC comme un héritage personnel. Mais en réalité, il est allé à Accra pour coordonner les réseaux Colombiens et d'Amérique latine de drogue qui opèrent en Afrique de l'Ouest.

Nicodème Habia n'était pas seul. Il était accompagné dans cette basse et honteuse besogne  de Jean Claude Homawoo, conseiller politique de Gilchrist Olympio et de Jean-Luc Homawoo.

Ces trois responsables de l'UFC sont allé à Accra à bord d'une Nissan Pathfinder appartenant à un célèbre narco-trafiquant connu des services de sécurité togolais et ghanéen, un certain Adjangba Théophile, un délinquant de grand chemin impliqué dans tous les trafics.

A l'issue de l'examen de cette voiture, il ressort qu'elle a été aménagée spécialement  pour  le camouflage de la drogue. Son  réservoir nanti d'un double fond a servi au transport du colis qui devait arriver à Lomé pour être convoyé sur l'Europe ou attend un autre militant de l'UFC chargé  de la livraison terminale en Europe et aux USA à vie aux services de renseignements européens et américains.

Conduit au poste de police  pour un flagrant délit, les agents de sécurité du Ghana ont infligé au déshonoré député une amende de 50.000 dollars us soit près de 25 millions de francs CFA sous peine de se voir présenté à l'Ambassade du Togo au Ghana ainsi qu'aux médias nationaux et internationaux.

Cette nouvelle crée une grande terreur à l'UFC qui craint d'être éclaboussée. Informé de ce qu'il savait déjà, Gilchrist Olympio panique, sûrement, par peur d'être impliqué.  Ne dit-on pas chez nous que " quand on tire la barbe, la bouche s'ouvre " ? Oui, pour cette raison, le président de l'UFC M. Gilchrist Olympio n'a pas lésiné sur les moyens. Habitué à la manipulation de consciences par la corruption, il fit recours à ses réseaux ghanéens pour se tirer de la très délicate situation ; il lâchera rapidement une somme de 2 millions de francs pour corrompre ces agents et faire libérer ses hommes de mains.

Derrière chaque grande fortune, se cache un crime impuni”, déclarait Mario Puzo, l’auteur du Best Seller américain.

Cette affaire de trafic vient à point nommé pour mettre de la lumière sur la prétendue fortune de Gilchrist Olympio et sur les immenses réseaux qui financent  les activités politiques de l'UFC, une formation où l'argent sale circule beaucoup. Notre confère " Le Béninois Libéré "  dans sa livraison du lundi 24 avril 2008  n'a pas hésité à s'interroger sur la source du financement de l'UFC. Dans un article intitulé : " Interpellation au Ghana des Responsables de l'UFC pour trafic de cocaïne : la drogue serait-elle la principale source de financement de Gilchrist Olympio ? " Le confrère pose les questions suivantes : Gilchrist Olympio président nationale de l'UFC était-il vraiment au courant ? Quelles étaient les vraies raisons du déplacement à Accra des sieurs Habia Nicodème et des frères jumeaux Homawoo, le clan de corléone du Togo. Gilchrist Olympio n'est-il pas impliqué lorsqu'on voit l'intimité de ses liens avec ces trois trafiquants, un maillon de la chaîne ? 

En tout état de cause, ça a tout l'air. Le président de l'UFC de tout temps, n'a jamais montré patte blanche dans ses affaires. L'homme est un habitué des magouilles de haut niveau. Sa vie est émaillée d'affaires lugubres et  louches : escroquerie, trafic d’armes, abus de confiances, recrutement de mercenaires etc,.

Déjà en 1995, dans un article intitulé " La saga ivoirienne de SODESUCRE, tout sur l'argent du Gilchrist Olympio qui nous tue " et paru dans LA DEPECHE du 20 avril 1995, nous avons sous plume de Jean Marc TOVENIN montré la provenance de l'argent de cet homme, auteur de plusieurs crimes.

L'affaire de la corruption à la SADESUCRE un projet de complexe sucrier que la Côte d'Ivoire  voulait créer dans les années du miracle ivoirien illustre clairement l'origine douteuse de la fortune qu'une certaine presse attribue à Gilchrist Olympio. Dans ce projet qui devait
produire 600 mille tonnes de sucre pour le marché local et pour l'exportation, Gilchrist Olympio a extorqué sans cause l'Etat ivoirien en complicité  avec Lonhro-Anglo Sud africaine, une société  dont il était le courtier, une bagatelle somme de 120 milliards de francs CFA. Pour finir le projet échouant Gilchrist  s'est contenté  de faire monter à Abidjan un éléphant blanc fait de vieilles machines repeintes récupérées  dans les zones franches brésiliennes, son pays d'origine.

Le transfert de ces milliards  dans les banques américaines  avait  à l'époque amené la US Security Exchange Corporation à ouvrir une enquête  sur Gilchrist Olympio pour blanchissement d'argent. L'homme était aussi impliqué dans la sulfureuse affaire de Mohamed DIAWARA qui a détourné 6 milliards à la CFAO.   On se rappelle  que  Mohamed DIAWARA était dans les années 70 Ministre du Plan et de l'Economie de la Côte d'Ivoire.

On retrouve l'homme dans l'affaire du grand scandale qui a entraîné  la destruction du Camerounais N'ZO Ekangoki de l'OUA. Les vrais responsables de cette affaire n'étaient que Lonhro et Gilchrist Olympio.

Au Ghana, Gilchrist Olympio est resté célèbre  par ses magouilles  sous le régime de John Jerry Rawlings, son cousin maternel : vol et pillage de l’économie ghanéenne. Voilà l’oeuvre de Gilchrist au Ghana.

Rappelons que  le président Rawlings  a poussé si haut l'irresponsabilité en allant jusqu'à vendre  à Lonhro et à Gilchrist Olympio la " Ashanti Gold Field ", les mines d'or Ashanti. Depuis la chute du régime Rawlings, Gilchrist Olympio  tire le diable par la queue. On dit  aussi que tout l'argent qu'il a gagné malhonnêtement a servi à l'achat d'armes et à payer les mercenaires espérant déboulonner le feu Président Eyadéma, sa bête noire. Il paraît que ses lieutenants Jean-Pierre Fabre et Lawson Patrick l'auraient aussi ruiné au point que le leader  de l'UFC ne plus remonter la pente et ne jure qu’aujourd’hui que par le trafic de drogue que lui offre le fertile territoire ghanéen. Désespéré et presque fini, il paraît que Gilchrist Olympio qui connaissait déjà bien les réseaux de trafic aurait choisi d'être  le relais des réseaux colombiens en Afrique de l'Ouest.
John Nyatépé


Lutte contre la vie chère : Et si on produisait et consommait togolais 
La vie chère c’est la préoccupation de tous les Africains en général et des Togolais en particulier. Partout, on ne parle que de vie chère, de flambée de prix de produits de première nécessité. On n’en serait pas là si les peuples africains et leurs dirigeants avaient une vision pour l’avenir. On ne le dira pas assez, gouverner c’est prévoir. Et si nos dirigeants africains anticipaient au lieu d’attendre de subir les événements, il y a des difficultés qu’on devrait depuis éviter. Et lorsqu’on met le destin de notre développement au bon vouloir de l’extérieur et surtout d’un occident oppressant, on ne peut que s’attendre au pire. Et le pire est là.

Et si on consommait togolais
« Consommez Produits Togolais ». C’est le nom d’une campagne qui s’est déroulée en 1989 à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo avec l’appui du gouvernement. L’objectif de la campagne selon les organisateurs était de promouvoir la production nationale et amener les Togolais à consommer les produits made in Togo. La campagne a connu un grand succès et nos compatriotes ont eu subitement un engouement pour les produits locaux au lendemain de la campagne. La campagne « Consommez Produits Togolais » si elle avait duré dans le temps était de nature à inverser la tendance qui consiste chez nous à concourir derrière ce qui vient de l’extérieur, même si c’est de mauvaise qualité. Malheureusement « Consommez Produits Togolais » a duré le temps d’une campagne.

Une crise politique ou sociale ce n’est pas toujours une mauvaise chose.  C’est à partir de longues crises que des nations ont amorcé leur développement. En 1977, la famine nous avait amenés à inventer la Révolution Verte qui nous a tiré d’affaires avant le relâchement.

Et la vie chère ? Que faisons-nous ? Allons nous croiser les bras en attendant les mannes venues de l’extérieur comme nous l’apprend le ministre Bawara ou allons-nous puiser dans notre ---------propre les solutions que nous impose le coût de la vie chère ?

Si nous sommes confrontés à la vie chère, c’est de notre faute car nous avons démissionné devant tout.

Figurez-vous que le Togo a exporté l’arachide au temps colonial. A Tchitchao, dans la Kozah, on exportait vers l’Europe, le poisson d’eau douce. Au Sud du pays beaucoup de cultures vivrières étaient aussi exportées. Pourquoi une fois indépendant, nous reculons au lieu d’avancer ?

Pour réussir, il faut avoir connu l’échec. A la faveur du 48e anniversaire de notre indépendance, prenons la ferme résolution d’être meilleurs.

Le salut vient de l’agriculture
Pourquoi un pays qui dispose 80% de terre arables non exploitées  doit vivre affamé ? Voilà la grande question à laquelle nous devons répondre.

Nous avions critiqué Sylvanus Olympio pour sa politique d’exclusion des gens du Nord. Mais dans sa politique, il n’y avait pas que du mauvais. Prenons le seul exemple de la Jeunesse Première Agricole. Si cette expérience avait survécue à son destin, nous espérons que nous ne serons pas là aujourd’hui à parler de produits qui nous viennent de l’extérieur. La solution à nos problèmes se trouve dans l’agriculture. Il ne s’agira pas de faire des discours politiques mais de prendre le taureau par les cornes. Pour ce faire, nous devons tant soit peu maîtriser l’eau en construisant des minis barrages comme l’a fait le Burkina Faso. Par rapport au voisin du Nord, on peut dire que le Togo est gâté par la nature. Regardons le basin du Zio, vue aérienne. Pourquoi ne pas mettre en valeur ce basin en y cultivant le riz. Il suffit de mettre à profit la bonne coopération avec le Chine. Mais hélas ! Personne n’y pense. Nos agronomes sont devenus de gros politiciens avec de gros discours. Les Blancs nous ont trompés avec les produits de rente aux dépens des produits vivriers. Le temps est donc venu de produire et de consommer togolais. Nous avons le choix entre vivre ou périr
.
Kao Victoire


Le ministre TALAKI à l'ouverture du symposium pour le Renforcement et l'Amélioration du cadre Juridique et  Réglementaire des secteurs des T.P.

" Si vous n'êtes pas prêts pour des réformes, vous restez derrière "
Comme c'était promis lors de la conférence de presse du 10 avril dernier, le symposium pour le Renforcement et l'Amélioration du cadre juridique et Réglementaire des secteurs du ministère des TP a ouvert ses travaux hier au Palais des Congrès de Lomé. C'est le ministre TALAKI EKPAOH, ministre des Travaux Publics, des Transports, de l'Urbanisme et de l'Habitat qui a ouvert les travaux du symposium en présence des députés  à l'Assemblée Nationale,  du président de la Cour Constitutionnelle, des directeurs généraux des structures du ministère des TP, des experts venus d'Afrique et de nombreux invités. Le symposium a pour  but d'assainir le secteur des TP par un cadre juridique et réglementaire simplifié.
La séance inaugurale
La cérémonie inaugurale a été marquée par plusieurs interventions.
Prenant le premier la parole, le Vice-président de la délégation spéciale de la Ville de Lomé, M. Aoussi Lodé s'est réjoui de l'organisation du symposium qui, avec l'harmonisation des textes, permettra de mieux gérer les infrastructures en les rendant plus compétitives.

Le Togo a besoin de mobiliser pour son développement, tous les moyens dont il dispose. La ville de Lomé  aux confluents des infrastructures a besoin  d'un cadre répondant aux besoins des Togolais. Pour cela, il faut au préalable la clarification de tous les textes permettant aux infrastructures de participer à la réduction de la pauvreté.

Les collectivités, pour leur permettre de jouer leur rôle, ont besoin qu'on définisse la base de tous les textes. Quant au président de la SITRASS (Solidarité Internationale sur les Transports et la Recherche en Afrique Sub-Saharienne),  le Congolais Nyati-Mouamba Maurice, il n'a pas tari d'éloges  à l'endroit des autorités togolaises pour les efforts qu'elles ont déployés  pour permettre à notre pays de retrouver sa place dans le concert des Nations. Il a félicité le ministre des T.P. pour son approche participative dans l'organisation du symposium car, devait-il souligner, l'homme est au centre de la réflexion en temps qu'acteur et bénéficiaire.

Le secteur des transports a besoin d'une gestion maîtrisée, d'où la nécessité d'un environnement juridique assaini.

Pour le succès du symposium, il  a souhaité que le TOGO coopère avec ses voisins qui ne ménagent aucun effort pour s'arracher une part du trafic de l'hinterland.

M. Comla Kadjè, précédemment DG des T.P. et aujourd'hui  Commissaire chargé des infrastructures à la Commission de la CEDEAO,  a rassuré les participants au symposium du soutien de la CEDEAO.

Il s'est félicité de la tenue des présentes assises qui s'inscrivent dans la bonne gouvernance qui recommande qu'on agisse sur des bases claires. Le secteur privé a besoin d'un cadre attractif. Pour ce faire, il a besoin   d'un cadre juridique et judiciaire approprié qui réduise les risques embarrassants.

Pour finir, M. Comla Kadjè a présenté aux participants le vaste programme de développement des infrastructures de transport qui s'inscrit dans le même objectif.

C'est M. Mawutoé Fatonzoun, directeur général des Transports et coordonnateur général du symposium qui a présenté les termes de références.

Il a exposé tour à tour le contexte, le constat, l'objectif poursuivi, la réglementation, le public et personnes concernées, les résultats attendus, etc. Le tout piloté par le ministre TALAKI.

A l'issue de la présentation des termes de références, une pause a été observée.

A la reprise, les travaux se sont poursuivis par un débat. Ce qui a permis de recadrer l'objet de la rencontre et de lever les inquiétudes des uns et des autres  portant essentiellement sur l'insuffisance de temps pour examiner la cinquantaine de textes en deux jours.

" Innover, conserver, rénover, ce n'est pas en deux jours, c'est une affaire de mois ", a martelé M. Fatonzoun. Il a expliqué aux participants que le symposium se déroule sous deux phases ; la phase de recensement des textes durant ces deux jours, et ensuite, la phase d'analyse et de rédaction des textes par des personnes ressources et les experts.

A l'issue du débat, les travaux se sont poursuivis en commissions. Au total, 5 commissions ont été mises en place à savoir :

  • sous-secteur transport aérien, coordonné par M. Walla Pierre ;
  • sous-secteur transport maritime, coordonné par M. Anem Osséni
  • sous-secteur transport, équipement urbain, coordonné par M. Kondimane Balikou ;
  • sous-secteur routier et ferroviaire, coordonné par M. Afanoukoe Désiré ;
  • -sous-secteur urbanisme et habitat, coordonné par M. Locoh-Donou Hilaire.

Les travaux se poursuivent aujourd'hui et devront aboutir à l'adoption du rapport final du symposium.

" Si vous n'êtes pas prêts pour des réformes, vous restez derrière "

C'est par cette citation d'un dirigeant européen que le ministre des T.P. a débuté son discours d'ouverture.

Selon le ministre TALAKI, après la reprise de la coopération avec notre pays, nous devons nous consacrer aux tâches essentielles de développement socio-économique en vue de lutter pour la réduction de la pauvreté. Cette lutte  passe par le ministère des T.P. qui occupe une grande place dans le développement du pays.

Il a déploré la situation qui prévaut dans ce département où il règne une réglementation incomplète ou dépassé, parfois inadaptée ou en conflit de cohabitation avec des droits modernes et coutumiers. Il faut alors faire quelque chose, car la situation finira par nous conduire  à un désordre, devait souligner le ministre des TP, des Transports, de l'Urbanisme et de l'Habitat.

" Nous devons opter de construire un secteur ou des secteurs dotés d'une réglementation établie et respectée par tous et par chacun.

Nous devons parvenir à innover, rénover et conserver les textes utiles pour la bonne gestion  des activités qui en sont liées "  a souligné le ministre TALAKI.
K. V. & D.B.

 
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