Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a tenu le samedi 23 février dernier à l’Hôtel Nouvela Star à Baguida, banlieue sud-est de Lomé. Présidée par le président national du parti, Me Yawovi Agboyibo, cette journée a connu la participation du Comité Directeur du parti, du Bureau Exécutif, des délégués des fédérations venus toutes les préfectures du pays, de la jeunesse du CAR (JCAR) ainsi que de la branche féminine du parti.
Plusieurs thèmes à savoir : l’étude des causes des résultats du scrutin législatif du 14 octobre 2008 et les leçons à en tirer, l’examen des structures et du fonctionnement des organes du parti, la question du financement du parti, la question du chômage des jeunes et les besoins des populations notamment la question de la cherté de la vie ont été examinés
Les participants à la journée de réflexion ont fait une analyse de la situation sociopolitique du pays en mettant un accent sur ce qu’ils ont qualifié de « syndrome des élections sans lendemain » et ont rendu publique la déclaration ci-après appelée : |
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La Journée de réflexion tenue à Baguida le Samedi 23 Février 2008 par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), suite aux élections législatives du 14 Octobre 2007,
Vu les statuts du parti, Considérant les échanges des participants sur le scrutin, Considérant la nécessité pour le parti d’œuvrer à la consolidation et à l’approfondissement des acquis démocratiques au Togo, Vu le souci exprimé par les participants de voir le Togo sortir durablement de la crise sociopolitique Déclare ce qui suit : La Journée de réflexion recommande au parti, de tout mettre en œuvre pour que des mesures légales et pratiques soient prises, afin qu’à l’avenir, toutes les personnes qui seront chargées de la gestion et du contrôle des élections, depuis les membres des bureaux de vote jusqu’aux juges de la Cour Constitutionnelle, en passant par les membres des CELI et de la CENI, soient désignées dans des conditions qui mettent les processus électoraux à l’abri des manipulations.
Dans le même souci d’approfondissement de notre jeune démocratie, la Journée de réflexion s’est sérieusement penchée sur le syndrome des élections sans lendemain.
La Journée de réflexion a passé en revue les multiples implications du phénomène notamment le chômage chronique des jeunes, le délabrement de nos villes et campagnes, la détérioration du pouvoir d’achat de nos populations, l’aggravation de la cherté de la vie etc.
Le syndrome des élections sans lendemain a vivement préoccupé la journée de réflexion.
Elle a approfondi la question et est parvenue à identifier deux facteurs à la source des votes sans lendemain.
Elle a tout d’abord fait le constat du rôle que joue à la base de ce phénomène le désir de conservation.
Et en s’interrogeant sur la complexité de l’expression de ce désir de conservation au Togo, la Journée de réflexion a constaté la place que le second facteur, le désir de revanche occupe dans le syndrome, par l’intrusion des symboles et slogans du passé dans le processus démocratique.
La Journée de réflexion craint que le choc des deux désirs ne perdure encore pour longtemps au point de compromette : - les chances de mise en œuvre des engagements restants de l’Accord Politique Global, notamment des réformes constitutionnelles, institutionnelles ainsi que le traitement de la question de l’impunité, - l’issue des élections en perspective, - la consolidation du redressement socioéconomique du pays.
La Journée de réflexion a estimé que notre pays ne peut venir à bout du choc des deux logiques, rompre avec le syndrome des élections sans lendemain, et promouvoir un bien être général profitable à tous qu’en concevant dans le cadre des réformes à opérer un régime politique de cogestion qui favorise le brassage et l’intégration des diverses couches géopolitiques.
La Journée de réflexion considère que dans l’immédiat, une application despotique du principe majoritaire qui mettrait face à face une majorité gouvernante hostile au changement et une opposition braquée dans la contestation, ne saurait permettre à notre pays de relever les nombreux défis du moment que sont :
-la question du chômage des jeunes, -le problème de la vie chère, -la question de la lutte contre la pauvreté, -la nécessité de promouvoir une dynamique du bien être et une stabilité durable qui favorise les investissements, l’industrialisation et les autres facteurs de développement de notre pays.
La Journée de réflexion se réjouit du fait que le souci de sortir notre pays de la crise sociopolitique par la dynamique de la cogestion soit aujourd’hui partagée par la plupart des autres composantes de la classe politique.
La Journée de réflexion recommande au Bureau exécutif d’œuvrer à la réalisation de cette aspiration commune. |