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Le Président Américain, Georges Bush, défenseur de la démocratie continue sa course depuis le samedi sur le continent africain. Cette visite d’un deuxième N°1 américain en Afrique après Bill Clinton alimente les discussions et beaucoup l’apprécient à sa juste valeur. Au Bénin où il a amorcé sa tournée, la mobilisation a été au-delà des attentes et beaucoup de béninois se réjouissent d’avoir pour une seconde fois accueilli un deuxième président des USA.
Bénin, Tanzanie, Rwanda, Ghana et le Libéria sont les pays dans lesquels Bush W. va sillonner. Ces pays n’ont pas été choisis au hasard par le président américain. Il s’agit pour Bush W, de renforcer les relations de coopération entre ces états d’un côté et de l’autre, le renforcement de la démocratie pour ces pays que Bush juge être dans une stabilité avancée en matière de démocratie surtout de la bonne gouvernance.
La tournée de Bush dans ces pays n’est pas seulement une plaisanterie de mauvais goût mais plutôt un ouf de soulagement pour les dirigeants des pays visités puisque les USA ne tarderont pas à multiplier leurs aides à ces états.
Le Togo de Faure oublié encore par Bush Pour une seconde fois, le Togo est survolé par Bush W. après Bill Clinton. Georges Bush W qui s’est rendu au Bénin et par après au Ghana n’a pas dans son agenda le Togo de Faure Gnassingbé. Pourtant, ces derniers temps, le pays fait une percée significative pour l’instauration de la démocratie. Le dialogue inter togolais avec pour médiateur Blaise Compaoré du Burkina Faso a amené les protagonistes de la crise à aller aux urnes le 14 octobre 2007 pour le renouvellement de l’Assemblée nationale. Ces efforts de Faure ne sont pas encore significatifs pour que les USA ou bien encore un président américain à fouler au pied le sol togolais.
Sur ce point, le Togo a encore du chemin à faire. La bonne gouvernance, la mise en place des institutions qui rentre dans les grands chantiers de l’Accord Politique Global (APG) issu du dialogue inter togolais doivent être d’abord une réalité avant que le rêve de voir un président des USA au Togo ne devienne une réalité. Même si le président ne s’arrêtera pas à l’aéroport, les Togolais auront la chance de le voir sur les eaux maritimes de la côte togolaise. Ce boycott du Togo pour une seconde fois par un autre N°1 des USA doit faire réfléchir Faure Gnassingbé pour mettre tout en œuvre afin de rattraper soit le Ghana soit le Bénin, deux états limitrophes qui peuvent se réjouir de la considération à eux accordée par les grandes nations de la démocratie.
Le Bénin et le Ghana ne sont pas exempts de critiques mais le reste n’est que vouloir et pouvoir des dirigeants de ces états. Au Bénin, la bonne gouvernance est appliquée à tout individu et la machine de représailles ne tarde pas à agir. Ce qui n’est pas le cas au Togo et la corruption devient une course favorite au quotidien. « Courir et se gratter, dit-on souvent, les pieds ne vont pas ensemble », Faure Gnassingbé a encore du boulot à faire pour gagner le pari. 300 millions de $ USA, c’est ce qui attend le Bénin d’ici 2011, le millénium challenge entre le Bénin et les USA pour consolider l’effort du Bénin à aller de l’avant. De quoi renflouer la caisse de l’Etat. Le boycott du Togo par Bush W sonne comme un défi à relever par le Togo sinon l’effort du Togo ces derniers temps pour un minimum de démocratie ne fait pas encore l’affaire chez les USA. |