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Les Responsables de l'UFC lors de la conf. de presse |
L’union des forces de changement ( UFC ) a annoncé à Lomé sa rentrée parlementaire au cours d’un point de presse 29 janvier 2008 au siège du parti 32, rue Koudadzé à Lomnava à Lomé.
Au cours d’une brève introduction, M. Jean-Pierre Fabre, secrétaire général du parti a présenté le contenu de l’agenda politique de l’UFC de l’année 2008 aux journalistes.
Selon M. Fabre, l’histoire récente a montré que les élections présidentielles sont, dans notre pays, source de violence et de tueries. C’est en raison des différents manquements dus à leur mauvaise préparation et le manque de fiabilité des résultats tels que cela est devenu une coutume chez nous. Il faut donc déjà, dès aujourd’***, commencer à penser aux conditions de préparation des échéances de 2010 pour éviter la précipitation et la confusion de dernière minute. Pour cela, l’UFC pense qu’il faut amorcer la mise en œuvre des décisions de l’accord politique global qui prévoyait des réformes institutionnelles et constitutionnelles, le règlement de la question de l’impunité, la définition du statut de l’opposition, la garantie d’un accès équitable aux médias d’Etat, le financement des partis politiques.
Il a, en outre, ajouté que son parti était disposé à y apporter sa contribution. C’est ce qui justifie, a-t-il expliqué, la demande de dialogue du parti faite au RPT pour tenter de trouver un cadre consensuel au règlement de ces questions.
Après cette introduction sommaire, les deux principaux orateurs à savoir Jean-Pierre et Patrick Lawson, 3e vice-président se sont prêtés aux questions des journalistes qui ont tourné autour de plusieurs points à savoir : les élections législatives du 14 octobre 2007, les réformes institutionnelles et constitutionnelles que l’UFC voudrait voir adoptées rapidement, l’Assemblée Nationale, le gouvernement, les prochaines échéances électorales et sur bien d’autres questions d’actualité nationale. Les échanges ont permis aux journalistes présents d’être éclairés sur certaines prises de position du parti.
S’agissant des élections législatives du 14 octobre dernier, l’UFC revendique, une fois de plus sa victoire et se félicite du rapport du parlement Européen qui est en désaccord total avec les autres rapports y compris celui de la mission d’observation européenne. Le parti de Gilchrist Olympio s’étonne du retard pris par la CENI pour rendre public son rapport malgré l’expiration du délai légal de 45 jours prescrit par la loi. L’UFC entend produire dans les prochains jours, son rapport sur les fraudes et les dysfonctionnements, les leçons à tirer des suffrages sensiblement égaux du RPT et de l’UFC malgré un découpage inique et ses recommandations.
Pour les responsables de l’UFC, seules des réformes institutionnelles et constitutionnelles sur la base du consensus dégagé lors de la signature de l’accord politique global peuvent, permettre de corriger les manquements constatés.
Les conférenciers se sont aussi prononcé sur le dialogue exclusif que le parti demande avec le RPT. Selon eux, il n’y a en cela aucune violation de l’accord politique global, ni la moindre volonté de la part de l’UFC d’écarter les autres partis politiques des débats sur les questions d’intérêt national. Cette démarche, ont-ils souligné, part du constat selon lequel les positions défendues par l’UFC au cours des discussions élargies ne sont pas soutenues par les autres partis, ce qui fragilise l’ensemble de l’opposition. De plus, tout n’ayant pas été réglé par l’accord politique global, il fallait trouver un autre cadre pour débattre des questions restées en suspens.
Pour ce qui est de la demande d’un enquête sur le drame du 13 janvier 1963, les deux orateurs affirment qu’une commission vérité réconciliation comme le préconise le pouvoir ne peut pas résoudre la question. Il faut, selon eux, d’abord situer les responsabilités afin que, les coupables demandent humblement pardon au peuple. Et c’est ce qui peut jeter les bases d’une véritable réconciliation au Togo.
Pour en finir avec les fraudes devenues habituelles, il faut tout simplement corriger tous les manquements mis en exergue par le rapport du parlement européen ainsi que les recommandations de la mission d’observation de l’Union européenne contenues dans son rapport.
Beaucoup d’autres sujets ont été abordés au cours de ce point de presse, notamment les tentatives de corruption de certains élus de l’UFC par le RPT, les joutes oratoires à l’hémicycle qui, rassurent les responsables de l’UFC ne conduiront pas au pugilat, les retards de versement des émoluments des députés et leurs disproportions par rapport aux montants prévus par la loi de finance qui, regrettent ils, a été votée dans la précipitation pour masquer ses insuffisances et surtout l’absence d’une cour des comptes.
Enfin, l’UFC s’est clairement prononcée sur l’éventualité d’une coalition de l’opposition pour les élections présidentielles de 2010. Celle de 2005 ayant été une mauvaise expérience, l’UFC n’entend pas renouveler l’expérience. |