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Le persistant antagonisme entre les deux frères : Le Jacques où es-tu de Faure et de Kpatcha au culte de Koromsa et Kabissa

Le Magnat Libéré  #53 du 30 janvier 2008

.Les raisons profondes de la rivalité entre les fils du Père
L’antagonisme entre les deux «frères ennemis » prend des proportions inquiétantes.  Malgré la sortie médiatique de Pascal Akousoulelou Bodjona,  ministre de l’Administration Territoriale et proche des fils Gnass, la « guerre de tranchée fraternelle » que se livrent  les deux fils du Père n’est nullement le fruit de l’imagination de qui que ce soit. Le dernier acte en date est la scène qui s’est passée dans la Kozaland au culte en mémoire de leurs parents, papa Koromsa et Kabissa.

Selon les « habitudes de la maison », la famille Gnassingbé avait coutume de se retrouver  pour fêter la Saint Sylvestre ensemble. La  veille du nouvel an est consacrée à la présentation des vœux de nouvel an.  Mais cette fois-ci, cela n’a pas été le cas. Les frères  Gnassingbé ne se sont pas retrouvés ensembles dans la nuit de Saint Sylvestre. Et puis depuis quelques années, suite aux décès de Papa Koromsa et de Papa Kabissa, ils ont pris l’habitude de commander les cultes  pour le repos de l’âme de ces deux disparus. Mais les informations en provenance de la Kozaland font état de ce que, pour le culte en mémoire de ces deux illustres disparus, dans cette famille royale très grande et  nombreuse, en dehors du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, seuls quelques quatre membres de la famille ont assisté au culte. Et puis ce qui intrigue le plus, on indique que c’est après que Faure Gnassingbé ait regagné Lomé après ce culte que l’autre fils, c’est-à-dire le demi-frère, Directeur de la SAZOF a été vu dans la même nuit avec sa suite au complet, circuler dans la ville de  Kara puis dans un canton de Pya.  C’est suite à cette scène que les uns et les autres se sont posés la question de savoir jusqu’à quand durera cet antagonisme. Il s’est donc ressuscité une série de réflexions sur l’état des relations entre les deux « frères-ennemis ». 

Plusieurs observateurs ont tenté de donner  les raisons de l’antagonisme entre Faure et Kpatcha. Ce que d’aucuns ont appelé un match lassant et confus entre les deux fils du père. Et  on se dit que la partie qui se joue entre les deux Gnassingbé est décisive pour la famille d’une part et le pays de l’autre. Des observateurs après des sondages ont tenté de donner leur position vis-à-vis de ce match lassant.

La première raison pour laquelle Faure et Kpatcha ne sont pas d’accord sur rien ou presque est due à l’erreur commise par les officiers supérieurs des FAT dans la nuit du 5 Février 2005, juste  à l’annonce de la « catastrophe nationale » par le Premier ministre Koffi Sama. On fait état de ce que dans l’opinion, cette erreur provient du fait que les Généraux aient décidé de porter Faure Gnassingbé à la tête de l’Etat en présence d’un autre Gnassingbé, Kpatcha  qui aurait aussi souhaité être à la place de l’autre, recevoir les allégeances  et jouer les mêmes rôles  et la même mission qu’on confiait à Faure.  On s’est donc posé la question de savoir pour quelle raison les officiers des FAT ont-ils voulu faire allégeance à Faure en présence de Kpatcha ? Est-ce pour montrer que sans ce dernier, rien ne va marcher ? Pourquoi c’est Kpatcha et non un autre fils Gnassingbé officier supérieur des FAT comme Rock ? En procédant ainsi, c’est que les chefs des Kaki ont cautionné  une cogestion des affaires de la cité entre Faure et Kpatcha. La suite,  on la connaît. Aux grandes manifestations,  ministre de la Défense et des anciens combattants qu’il était, Kpatcha recevait les mêmes honneurs que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Il était  pompeusement désigné sous le vocal de « vice-président ». Et c’est également ce qui fait dire qu’il fait ombrage au pouvoir de Faure.

La seconde raison, c’est qu’on trouve que les Gnassingbé par le biais des moyens qu’ils disposent deviennent très ambitieux. On avance que, orphelins de père, les fils du père qui auraient hérité des moyens  colossaux, se verraient capables de tout gérer. C’est d’ailleurs cette maison de famille nantie qui aurait  poussé  l’armée à faire conserver le pouvoir d’Etat dans la famille comme si on était dans une dynastie.

L’autre raison, c’est qu’au pays des Gnassingbé on n’arrive pas à distinguer le Président de la République de frère d’une famille.  On confond tout et on n’entend pas laisser le chef de l’Etat  gérer les affaires de l’Etat selon les lois de la République.

On évoque également le fait que Kpatcha veut tisser la nouvelle corde à partir de l’ancienne en maintenant l’ambiance entre anciens  conservateurs et réformateurs tels que l’a recommandé le Papa : « vous continuerez tout ce que nous avons entrepris ensemble quand nous ne serons plus de ce monde ».

Plus loin, on relève que chaque Gnassingbé  étudierait les ambitions de l’autre  et se méfierait de lui prêter le flanc. On prend pour exemple les campagnes pour les dernières législatives du 14 octobre 2007 où Kpatcha a  mis beaucoup de moyens  en vue de tout rafler pour le compte du RPT. La campagne de charme du Directeur de SAZOF pour attirer la confiance de l’électorat, selon certains observateurs, semble être au-delà de ce qui a été fait lors de la présidentielle de 2005. C’est cette confusion de popularité qui semble être le nœud du divorce.  

Quelles que soient ces raisons, il est impérieux que chacun mette de l’eau dans son vin. Car, après tout, ils sont des frères de sang, puisque entre amis, les liens  se coupent. Mais on ne peut jamais couper le lien fraternel.

Abass Issak

Hausse des prix de première nécessité : Baptême de feu pour le gouvernement Mally
-          Les 3% sur salaire en question
Dure, dure d’être Togolais en ce moment. La vie devient un parcours de combattant pour les milliers de ménages. Et pourtant, l’on avait crié que tout ira pour le mieux dès la reprise de la coopération suspendue pour « déficit démocratique ». Et bien voilà, les élections auxquelles les bailleurs de fonds ont subordonné la reprise vient d’être organisées sans heurts ni pertes en vies humaines. Ce qui a amené l’UE et les institutions financières à reprendre la coopération avec le Togo. La joie et le ouf de soulagement qu’a poussé le Togolais n’a été que de courte durée. En effet, depuis un moment, l’on assiste à une augmentation des prix des produits de première nécessité sur les marchés. Et beaucoup de ménages s’étonnent d’une telle flambée qui jusque-là laisse les autorités indifférentes. Tout comme les autorités, l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) ne lève pas son petit doigt pour attirer l’attention des premiers responsables du pays sur les inconvénients d’un tel scénario que les ménages assistent impuissants. Les nombreux regroupements de la société civile que le Togo regorge sont aujourd’*** portés disparus devant une telle situation. Alors que leurs rôles (ATC, société civile) sont entre autres la défense de l’intérêt de la masse des populations. Il suffit de faire un tour dans les marchés de la capitale pour se rendre compte de la montée exponentielle des prix de premières nécessités.

Sur les marchés, c’est la désolation. Savons, biscuits, riz, maïs, pain, farine de blé… connaissent une hausse excessive. Le bol de maïs qui se payait à 300 FCFA, connaît une flambée qui le porte à 450 voire 500 FCFA sans parler des produits laitiers ; du riz. On sait qu’au Togo, le maïs, le riz sont des produits de base, rapidement consommés.

Leur hausse constitue un casse tête chinois pour les ménages qui sont cloués au pilori. Qu’est-ce qui explique cette  hausse sur tous les produits ? Difficile de le savoir mais l’explication qu’on avance résiderait dans la hausse des prix du brut sur le marché international. Là, n’est pas le problème. Ce qui dépasse l’entendement humain est que la hausse en cours sur les produits de première nécessité est devenue un loisir pour les véreux commerçants. Cette hausse s’effectue à leur niveau sans tenir compte du revenu du Togolais moyen.


Sinon, comment comprendre que par le passé un produit qui se vend à 200 F CFA (cas du savon BF par exemple) peut dans l’espace de quelques minutes flambé jusqu’à 300 F chez certains commerçants ; 275 chez d’autres soit une augmentation de 100F. Cet exemple n’est qu’un cas parmi tant d’autres.

Actuellement, le sac de la farine de blé qui se vendait à 10 000 F a presque doublé. Selon les boulangers, il faut débourser 19 500 F CFA pour un sac. « Comment voulez-vous que une telle situation ne peut pas nous amené à réduire le grammage du pain et le vendre autrement… », explique une dame, boulangère très nerveuse quand nous lui avons tendu notre micro. La situation est devenue trop inquiétante et les consommateurs se démerdent pour pouvoir joindre les deux bouts. A Lomé, la seule chose qui ne connaît pas la hausse reste le prix de l’impulsion téléphonique ramené depuis un moment à 50F. Jusqu’à quand la situation reviendra à la normale ? Difficile de le savoir. Mais, une autorité nous a rassuré que bientôt, les choses vont prendre leur allure normale. Il faut toutefois reconnaître que dans la situation actuelle, les commerçants font deux poids deux mesures dans la hausse des prix sur les produits. Combien leur reviennent les marchandises pour que l’on assiste à une augmentation exorbitante trop sévère ? Se demande une dame avant de conclure : « c’est un désordre au sommet de l’Etat, une absence de règle… ». En attendant, les Togolais eux tirent le diable par la queue…

Yao Linus

Politique de l’emploi : Les inquiétudes des demandeurs d’emploi augmentent

Ils sont plus de centaines voire des milliers qui font leur va-et-vient ces derniers temps à la Direction de la Politique Nationale de l’Emploi (DPNE). Ils, ce sont les jeunes chômeurs sans distinction de sexe à la quête d’un emploi rémunérateur. Cette course contre la montre des chômeurs nous a amené à pousser notre curiosité pour en savoir davantage. Les différents jeunes que nous avions eu la chance de rencontrer à la Direction de la Politique Nationale de l’Emploi, nous ont ouvert leur cœur. A les écouter, la plupart d’entre eux se montre confiants. « Je suis venu à la DPNE pour faire les formalités pour l’obtention de la carte de demandeur d’emploi. Je me réjouis sincèrement et j’attends que dès qu’il y aura un emploi disponible, la chance sera de mon côté », nous a confié un jeune chômeur qui a requis l’anonymat. Cette réaction a été la même pour d’autres jeunes rencontrés autour du sujet. Cependant, les avis se divergent pour la majeure partie. Ce qu’il faut qualifier d’inquiétudes voit le jour au sein de ceux qui connaissent la DPNE il y a longtemps. Pourquoi une carte de demandeur d’emploi pour les chômeurs ? La réponse à cette interrogation est trop simple. La carte de demandeur d’emploi est une initiative du ministère de l’emploi et du travail. Elle vise d’après un jeune chômeur à  recenser les ressources humaines disponibles attendant par exemple un emploi. Cette initiative fort louable va permettre certainement à mettre de l’ordre au sein des demandeurs et partant refléter le profil des candidats. Depuis sa création, on indique que le nombre de demandeur d’emploi ne fait qu’évoluer et ces derniers temps, la demande ne fait que augmenter. Et pour se procurer de la fameuse carte de demandeur d’emploi, il faut débourser une modique somme de 500 F CFA  à la DPNE et le tour est joué. Mais, attention, l’obtention de ladite carte ne prédispose pas à l’emploi. Il faut d’autres paramètres à satisfaire et le tout devient une chance. Aujourd’***, qu’on ne se trompe pas. Il y a un autre problème auquel il faut plutôt chercher solution. Et si une telle réalité de la chose n’est pas satisfaite, on pourra beau avoir la carte de demandeur d’emploi et rester toute sa vie sans travailler. Nombre de jeunes qui sortent des écoles de formation, des universités doivent s’inculquer dans leur mental. Au Togo, il y a pas mal de sociétés qui sont implantées. Du privée en passant par les entreprises et sociétés étatiques, la liste serait longue à établir. Mais, qu’est-ce qui se passe ? Force a été donnée de constater que malgré cette Kyrielle de société à travers le Togo, les jeunes éprouvent d’énormes difficultés à trouver ne serait-ce que le stage pour compléter la formation théorique reçue de l’école. Du coup, les jeunes sortent des écoles en quantité d’ailleurs sans avoir eu la chance de faire un ou trois mois de stage bien qu’ils multiplient les demandes. Cette absence de stages que refusent même les sociétés publiques et parapubliques, condition sine qua none pour se faire embaucher constitue un obstacle et pourquoi pas dévaloriser la carte de demandeur d’emploi qui devient une obligation. Lorsque dans les demandes d’emploi, il est écrit : expérience professionnelle de 02 à trois ans, à quoi servir la carte de demandeur d’emploi pour les jeunes chômeurs qui n’ont jamais fait de stage dans une société par exemple. La carte de demandeur d’emploi serait-elle un bâton magique d’embauche ?

L’autre inquiétude qui alimente les discussions c’est que la DPNE selon nos enquêtes serait basée uniquement à Lomé. En prenant l’exemple d’un chômeur qui vit à Dapaong par exemple, il est obligé de faire un déplacement qui lui revient trop cher alors qu’il faut seulement dépenser 500 F CFA pour la carte. Là, une délocalisation de la DPNE s’impose.

Les chômeurs créent d’emploi pour d’autres en …
Les chômeurs créent de l’emploi pour d’autres en attendant leur tour. Ici, il est question de voir la dimension économique de la chose. La Direction de la Politique Nationale de l’Emploi utilise des ressources humaines en son sein. Le personnel de la DPNE a besoin d’une rémunération. Les frais dépensés pour l’obtention de la carte de demandeur d’emploi par les chômeurs, s’ils ne servent pas à payer le personnel de la DPNE, contribuent à une autre chose certainement. Nous ne voulons pas remettre en cause l’initiative de la DPNE mais il s’agit pour nous de retracer les tracasseries faites par les chômeurs qui sont confrontés à une double difficulté qui sont d’ordre économique et marginale. Dans ce cas, ne serait-il pas bon de mener une politique de délocalisation de la DPNE dans les 05 régions économiques du pays ? Ce qui suscite encore les débats, c’est le renouvellement de la carte de demandeur d’emploi chaque année, une manière de perpétuer le chômage car il suffit de faire un petit calcul de 1000 chômeurs qui en font la demande de cette carte, il faut imaginer ce que ça donne. Pour ces raisons, il va falloir que l’initiative de la DPNE se traduit dans les faits et qu’il y ait une réelle volonté de venir à la rescousse des jeunes togolais qui traînent le chômage comme une fatalité. Aux responsables des sociétés et entreprises d’ouvrir grandement leurs portes aux jeunes qui en font la demande de stage.
A. Linus

 
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