Agni l’Abeille N° 164 du 2 Janvier 2008
Nous avions dans notre parution n°139 du 10 juillet 2007, relevé les insuffisances et surtout la non transparence avec laquelle le Directeur Général du FER (Fond d’Entretien Routier), M. Tchamsi Ferdinand fait de la gestion des fonds collectés aux différents postes de péage. Dans ce même article, nous avions mentionné les difficultés que rencontrent les passagers et les transporteurs. Nous y avions également signifié l’état très désastreux des routes notamment celles de Notsè-Kpalimé, Tabligbo-Ahépé-Tsévié, la nationale n°1 qui facilite le transport du ciment togolais vers l’extérieur etc…
Nous avions enfin rappelé aux personnels du FER qu’une bonne route est synonyme d’une économie fructueuse et prépondérante dans un pays soucieux de son développement. Partant de cela, les dirigeants de cette société, conscients de l’ampleur de la dégradation des infrastructures routières devraient commencer à présenter des signes de réamenagement ou de construction de nouvelles routes. Mais quelle n’a été notre surprise. Le Directeur Général s’est entretenu avec son homologue des Travaux Publics pour bander les routes dont la durée de rigidité n’est que de quelques semaines. S’il est entendu que ces bandages seraient confiés à des couturières comme l’a titré notre confrère Tingo-Tingo dans sa parution n°449 du 8 août dernier, nous voudrions comprendre qu’il y a trop de dérapages morbides et mortels de ce directeur qui se croit incontournable et indéboulonnable de son poste. L’importance du désordre et du flou qu’il sème dans la gestion des fonds de postes de péage et l’état des routes en dit long.
Il se croit puissant et hausse les épaules parce qu’il compte sur l’appui indéfectible des mains d’ange du sommet du pays. Nous croyons qu’il se trompe de cible et que son rêve restera utopique.
La nécessité d’ouvrir des chantiers de réaménagement ou de construction de nouvelles routes est un besoin crucial de l’heure vu les puits, les nids de pouls… qui créent de nombreux accidents sur les routes. N’est-il pas aussi temps et impérieux de mettre un terme au pénible supplice des usagers? Pensent-ils seulement à leurs poches ? C’est criminel ce comportement. Les dirigeants du FER font-ils la sourde oreille ou ont des voies propres à eux pour qu’ils ne constatent pas l’état calamiteux de nos routes.
Le phénomène de replâtrage des routes devient de plus en plus récurrent mais leur état reste toujours le même après une goutte de pluie. Et pire les travaux sont confiés aux bricoleurs ; à leurs cousins, frères qui ne connaissent rien en la matière. Les deux tiers des fonds affectés aux travaux serviront pour les intérêts personnels et c’est les pauvres citoyens qui payent les conséquences de ces désordres.
Les 250.000.000 de francs sortis des caisses de l’Etat pour l’entretien des routes ont servi à quoi? La preuve est qu’à chaque début de saison de pluie les mêmes endroits doivent connaître de nouvelles réparations sans que ceux à qui les travaux sont confiés ne soient inquiétés. Quel désordre ! Même si on sait que le Togo est dirigé comme bon semble par les premiers responsables, où place-t-on la vertu du patriotisme, de la citoyenneté pour que le Directeur du FER, Ferdinand Tchamsi met en profit tout le fonds que collectent les péages.
Ça suffit ce que vous avez empoché. Entretenez efficacement et dans une dignité absolue nos routes pour l’intérêt de notre économie nationale.
Nous voudrons croire qu’un bon pays est dirigé par de bons hommes. Pour ce faire le chef de l’Etat Faure E. Gnassingbé doit cesser de faire des nominations fantaisistes et déguisées comme quoi satisfaire le désir de ces amitiés qui d’ailleurs trahissent honteusement la confiance qu’il a placée en eux. Pitié le Togo se sent de plus en plus mal et il lui faut trouver des remèdes conséquents pour le guérir. Pour cela, de grâce que les fonds du pays servent réellement à sa construction.
Que le DG du FER sache qu’il n’est pas au dessus de la loi et que tôt ou tard il aura des comptes à rendre au peuple souverain.
Jérôme SOSSOU
Agni l’Abeille N° 139 du 10 juillet 2007
Gestion frauduleuse des péages du Togo : Le DG Tchamsi escroque à outrance le peuple togolais
S’il y a au Togo un Directeur de Société qui escroque à outrance ce peuple déjà épinglé, c’est bien Le Directeur Général du FER (Fonds d’Entretien Routier) M. Ferdinand Tchamsi. Cet homme, en réalité, peut être tout sauf un Directeur de Société soucieux du développement socio économique de son pauvre pays.
M. Tchamsi Ferdinand, comme c’est de lui qu’il s’agit, était parachuté à la tête du FER par ses relations de camaraderie qu’il avait tissées avec l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé lorsqu’ils étaient encore au collège chaminade. Faure aurait cru à un homme de transparence, juste et honnête capable de la bonne gestion des fonds des péages que dispose le Togo dont il est le Directeur général. Malgré qu’il soit le DG, il dirige exclusivement le péage de Vodougbé sur la Nationale N°1 Lomé-Aného auquel nous allons nous intéresser. Le péage de Voudougbé nous intéresse pour plusieurs raisons dont nous nous donnons le devoir de relever et attirer l’attention de tout le peuple togolais sur le double jeu auquel M. Tchamsi se livre dans la gestion de cette institution qui rapporte des centaines de millions pouvant permettre au Togo de se relever en un rien de temps ; alors que ces fonds, en réalité aujourd’*** n’ont aucune trace dans l’amélioration de l’état des routes du pays sauf que le DG est entrain de finir son chantier de construction d’une villa à coût des millions.
Selon les investigations que nous avions menées autour du péage de Vodougbé (Lomé-Aného, Aného-Lomé), il y a à constater beaucoup d’anomalies, des manières de vol fragrant et d’escroquerie. A chaque fois qu’il y a à faire le roulement du personnel c’est-à-dire relayer les agents qui servent dans les bureaux des péages, l’ordinateur est reprogrammé et le compteur est mis à zéro pour soi disant faire un bon compte. Ainsi, pour un intervalle de moins d’une heure, et s’il advenait qu’il y a roulement des agents, l’ordinateur au lieu de continuer par enregistrer la suite du passage des véhicules, reprendra l’enregistrement par zéro. Exemple : Pour le véhicule léger X qui vient de Lomé vers Aného, le 11-06-2007 prend son ticket A à 07h43mn sous le numéro d’enregistrement 000097. A 8h 13mn, ce même véhicule retourne à moins d’une heure de temps à la même date et se fait enregistrer sous le ticket B dont le numéro est de 000097. Ceci donne un total de 184 véhicules qui doit se figurer normalement sur le ticket B or n’a pas. La procédure selon laquelle l’ordinateur est reprogrammé sur zéro voudrait faire croire que le péage n’enregistre pas assez pour que le FER paye des taxes fiscales proportionnelles au rendement financier qu’il sait de véhicule chaque jour. C’est la première escroquerie à outrance du FER sur le peuple togolais.
Sous d’autres plans, les tickets délivrés aux véhicules ne sont pas datés et pouvaient être revendus par les agents parce qu’il y a certains véhicules qui ne demandent rien que la somme due sans vouloir prendre le ticket qu’ils jugent d’ailleurs encombrant, le FER de M. Tchamsi s’excelle dans un autre jeu de gestion trop flou des fonds des péages. Prenons un autre exemple sur un ticket A de N°458027 que nous avions reçu le 1er août 2007 après avoir insisté qu’il soit daté. Sur ce ticket, le prix est marqué 300 F ce qui veut dire que c’est un véhicule léger. A supposer que ce véhicule est arrivé à 17h, l’heure à laquelle les bureaux administratifs ferment leurs portes, le calcul donnera 300 F x 458027 ceci donne un total approximatif de 137 408 700 F (Cent trente sept millions quatre cent huit mille sept cents francs cfa) et si ce montant est enregistré tous les 7 jours de la semaine nous envoisinons 961 860 900 (Neuf cent soixante et un million huit cent soixante mille neuf cents francs cfa) soit un milliard. Nous savons pertinemment que le péage de Vodougbé fait plus que notre estimation vu le mouvement des transporteurs routiers béninois, togolais, les poids lourds de Wacem, les véhicules personnels. Cela veut dire que ce péage rapporte beaucoup d’argent pour le budget de notre pays ; plus d’un milliard par semaine. En regardant tout ce calcul la question qui nous saute à l’œil est de savoir ce que fait le FER de tout cet argent au moment où nos routes surtout celles de la préfecture des Lacs présentent cet état fâcheux. Ce qui nous tracasse même le cœur c’est que, au cours de nos investigations, on chuchote que le personnel employé par le FER n’est pas traité comme des agents permanents de la fonction publique togolaise. Il est considéré comme contractuel et donc n’est pas déclaré à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour qu’il voit sa retraite et son avenir assurés. Que d’escroquerie à outrance de la part du DG du FER fait du contribuable togolais. Nous voudrions faire cas du boude des chauffeurs et du personnel qui se prépare actuellement contre cette gestion calamiteuse dont M. Tchamsi fait du péage de Vodougbé et du FER en Général. Mais nous continuons progressivement et sûrement nos investigations pour sortir d’autres dossiers sensibles sur la gestion des péages au Togo. Celui de Aképé est aussi un cas très flou qui nous intéresse. Pour l’heure, nous voudrions signifier à M. Tchamsi et ses acolytes qui pensent que le FER est une propriété privée dont ils gèrent à leur manière qu’ils se trompent et qu’ils ont des comptes à rendre au peuple togolais plus tard même s’ils se croient indéboulonnables et intouchables. Nous les encourageons à minimiser la presse lorsqu’elle révèle les informations sur le FER. Dans tous les cas Agni l’Abeille les suit de tout près est disponible à sortir les dossiers les plus sensibles qui ont rapport de la gestion des péages du Togo.
A suivre
Jérôme Sossou
L’existence du FER est-il réellement nécessaire : Un bilan de prestation en dessous du cahier de charge
« Mis en place par le gouvernement Togolais soucieux de la dégradation du réseau routier national depuis janvier 97, le Fonds d’Entretien Routier a pour rôle de permettre à l’administration des Travaux publics de s’assurer un financement suffisant et régulier à l’entretien des infrastructures routières. Compte tenu des limites de la fiscalité des produits pétroliers dans l’alimentation du FER en ressources nécessaires pour les travaux d’entretien routier, il est prévu dans les textes que le FER sera également alimenté par des droits de péages à recevoir sur les usagers de certaines routes… », rapportait FER Magazine N°02 parut en août 2007 et relayé par notre confrère la Dépêche dans sa parution N°399 du mardi 18 décembre 2007. « La mission du FER est d’entretenir les infrastructures routières. Les fonds collectés au niveau des postes de péage serviront non seulement à réfectionner nos routes, mais aussi à en entretenir d’autres en milieu rural, ce qui participe au développement du pays. La route du développement passe par le développement de nos routes. Notons que si l’état de nos routes est bon, il y aura moins d’accidents, moins d’ennuis pour les véhicules et par ricochet moins de dépenses à faire pour les achats de pièces… », a souligné le Directeur du FER selon le journal.
Pour présenter et expliquer les raisons de construction des péages à la population ou aux usagers de la route, le Directeur des Transports Routiers soulignait que « les sommes qui seront perçues à chaque passage des quatre-roues permettront d’entretenir les routes qui se dégradent de plus en plus », selon toujours le journal.
En effet, les péages au Togo comme partout ailleurs constituent un moyen privilégié du développement économique qui mérite d’être protégé et entretenu. En cela, la participation citoyenne est judicieuse et nécessaire. Ainsi en 2003, les péages de Voudougbé sur la ligne côtière entrée d’Aného (Lomé-Hilla Condji), de Davié (axe Lomé-Atakpamé), de Sanguéra (axe Lomé-Kpalimé) et de Sotouboua (axe Atakpamé-Dapaong) sont construits et ouverts aux populations précisément le 8 juillet 2006 en attendant un nouveau qui est en train d’être implanté à l sortie Nord Mango non loin de la frontière avec le Burkina Faso.
Chaque péage enregistre 300F à chaque passage de voiture, 400F pour un minibus, 1.000F CFA pour les autobus et 2.000F CFA pour les camions ou véhicules lourds malgré le fardeau des populations, économiquement amoindries. L’instauration des péages a été décidée par le gouvernement en vue de constituer des ressources supplémentaires. Le cahier de charge du FER est ainsi bien rempli. Mais seulement ; ses performances surtout en matière de réalisation sont très en dessous de l’attente des populations dont, l’état malheureusement en dégradation avancée des infrastructures reste un véritable cauchemar pour els populations. Le FER a fait déjà plus d’un an. Au lieu de participer hautement au développement économique du pays à travers l’entretien efficace des infrastructures, il a plutôt montré ses limites malgré toutes ces recettes, qu’il fabrique par la collecte des fonds des usagers. Faudra-t-il parler de racket puisque l’objectif pour lequel les péages sont construits n’est pas aussi visible que l’on le croyait mais plutôt la cotisation des usagers est obligatoire et même punissable si certains osent enfreint à cette loi. Plus loin, les véhicules dont le poids excède à la norme est taxé, « il s’agira également de contrôler le poids des camions dont tout excèdent devrait être taxé » glosait le Directeur des travaux publics.
L’existence du FER est-il réellement nécessaire
Dans la mesure où on se trouve impuissant devant l’objectif qui lui est créé, le FER pouvait être remplacé par une autre institution compétente et soucieuse de l’avenir des infrastructures routières sources du développement du pays. Si la charge du FER est non seulement de réfectionner les routes, mais aussi à en entretenir d’autres de plus en plus en dégradation, il y de quoi dire que le FER est inefficace vu justement la dégradation avancée dans laquelle se trouve le tronçon Dapaong Cinkassé, malgré l’apport de ces véhicules lourds pour l’économie nationale, le tronçon Atakpamé-Kpalimé, le tronçon Tsévié-Tabligbo, Anfoin-Tabligbo, Amégnran-Afangnan pour ne citer que ceux là. Pour ce qui concerne les ruelles de la capitale notamment le Boulevard du Mono, au niveau du rond point port, le tronçon grand marché frontière Togo-Ghana, le Boulevard circulaire tronçon feux tricolores Togo Télécom Boulevard du Mono, tronçon Direction des Douanes Kodjoviakopé…. S’il est vrai qu’un an reste encore insuffisant à FER pour que les recettes permettent l’entretien efficace des routes du Togo, il faudra alors que le FER confie l’aménagement des fausses et trous de souris remarqués sur les routes à des spécialistes pour que l’aménagement du même endroit ne constitue pas un canal d’enrichissement illicite des complices des premiers responsables du FER. Il faut alors qu’à partir de moment des grands défis de développement du Togo que le FER soit réorienté enfin, il faut un guichet investisseur de façon à collecter à canaliser et à gérer d’une manière sérieuse afin de réhabiliter les vieilles routes et même à l’ouverture de nouvelles comme cela est le souhait de tous les Togolais. L FER existe il y a plus d’un an, il faut alors un bilan de première expérience aux Togolais afin de les convaincre de l’importance de l’initiative.
Il ne s’agit pas seulement que le Directeur Général et ses complices circulent dans les plus luxueuses voitures, dorment dans les belles villas et d’offrent les plus grandes missions qui n’apportent aucune amélioration dans la prestation du FER. Si vraiment les ressources déjà détenues sont gérées de façon optimale comme le signifie le Directeur des Travaux publics et le Directeur Général du FER dans « le magazine du FER », il faudra alors que cela soit démontré et prouvé aux yeux des Togolais. L’heure n’est plus au bluff, au gaspillage. Il faut rompre avec ces mauvaises habitudes, changer de comportement, se mettre absolument au travail bien fait et surtout avec dignité et honnêteté, pragmatisme absolu, pour l’amélioration de la vie quotidienne des populations come l’a stipulé le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé lors de son discours de vœux à la population septentrionale le 29 décembre 2007 dernier. Le FER doit donc relever le défi d’une prestation de qualité pour un développement économique durable des infrastructures routières au Togo.
Jérôme SOSSOU
Retourner à la page Accueil
About togoforum
togoforum a été créé en 1999 juste comme un forum de discussion, puis est devenu un site web en 2001 /// togoforum was first created as a discussiion forum in 1999 and then became a website in 2001