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ACTUALITÉ / NEWS

December 2007 - Posts

  • Du nouveau dans le paysage médiatique togolais : ‘’Focus Infos’’, un mensuel gratuit

       AgoraPress Lomé - Alain Nococo
    Focus Info Logo
    Le 26 décembre dernier, le Centre International de Fourniture et d’Echange d’Expérience (CIFEX) à Lomé a servi de cadre au lancement d’un nouvel organe de presse qui vient s’ajouter à la longue liste des journaux privés du Togo. C’était en présence d’un parterre de personnalités, de journalistes et d’un public venus à la découverte du nouveau né. ‘’Focus Infos’’ c’est son nom.

    L’originalité de ce nouveau titre c’est que, contrairement à la majorité des journaux privés, ‘’Focus Infos’’ sera gratuit. Et le volume de la nouvelle publication tranche avec la majorité des journaux de la place dont la plus part se limite à 8 pages, avec des photos en noir et blanc. ‘’Focus Infos’’ fait 20 pages, et offre à ses lecteurs des photos en couleur. Le mensuel a d’autres originalités eu égard à ses rubriques :’’En immersion’’ proposera aux lecteurs la découverte d’une réalité quotidienne, d’un citoyen, où d’une personnalité dans ses activités ; ‘’A vous de juger ‘’ sera une tribune par laquelle le lecteur aura la possibilité de se prononcer sur un sujet proposé par le journal ; dans ‘’Parole d’expert’’, le lecteur bénéficiera des lumières d’un spécialiste où d’une personne ressource dans un domaine donné.

    Selon les promoteurs de ‘’Focus Infos’’, il manquait quelque chose dans le paysage médiatique togolais : un journal accessible à tous, entrant partout, reçu par tous et lu par tous. Une situation qui, selon le directeur de la publication M. Jean-Paul Agboh,  est due à la misère ambiante laquelle végètent les Togolais. Pour atteindre cet objectif et permettre au public d’avoir accès à ce mensuel qui se veut un journal de référence en Afrique et au Togo en particulier, les promoteurs ont mis en place un réseau de distribution efficace qui se chargera de le distribuer dans les bureaux de l’administration publique et privée, dans les universités, dans les lycées et collèges et dans tous les points de vente de journaux. Les journaux seront acheminés à l’intérieur du pays par courrier à déposer aux directions des radios locales qui se chargeront à leur tour de le distribuer. La gratuité du journal assure son accessibilité à un large public. Toujours selon les promoteurs, le journal se veut une force de propositions, un outil de  pédagogie, de formation et d’information.

    « Parce qu’il a la témérité de dire ce qui ne vas pas,’’Focus Infos’’  aura aussi l’honnêteté de souligner les choses qui vont dans le bon sens » a laissé entendre le directeur de publication qui a invité les journalistes et le public présents lors de la cérémonie de lancement à être le porte-flambeau de ‘’Focus Info’’ auprès des populations pour que l’objectif recherché soit atteint.      

    Le pari est tout à fait jouable en considérant le dynamisme et la jeunesse de l’équipe de dix conduite par Ekpé K. Agbo Ahoulété, directeur de publication et de Fioklou Messan Agbangblénou, rédacteur en chef.  « Il est né notre journal, et en grand : grand, complet, original ! » se ont écrié les promoteurs.

    Bon vent ‘’Focus Infos’’
    Johnny Altmann

  • Six ans après la disparition d’Air Afrique : Quel avenir pour le ciel africain ?

    Golfe Info du 28 décembre 2007
    En 2001 disparaissait la multinationale Air Afrique. Après des années de gestion controversée, la compagnie qui faisait la fierté d’un continent en quête de symbole d’union, s’est vue obliger de fermer boutique. Alors que beaucoup mettaient en cause la gestion chaotique et le manque de ressources financières pour relever la moribonde Air Afrique, nombreux sont ceux-là qui  se sont étonnés de voir quelques années, si non quelques mois seulement après la chute de cette compagnie panafricaine, un foisonnement de compagnies nationales dans le ciel africain. Six ans après la liquidation d’Afrique, et alors que l’AFRAA (Association des compagnies aériennes africaines) vient de clôturer les travaux de sa 40ème assemblée générale dans la capitale mauricienne (Port-Louis), l’heure semble être au bilan. Comment se porte le ciel africain et qui en sont les nouveaux acteurs ? Voilà des questions qui taraudent les esprits des spécialistes de l’industrie aéronautique africaine.


    Le saut dans l’inconnu en Afrique de l’ouest
    Depuis la disparition d’Air Afrique, rapportait en 2005 RFI (Radio France Internationale), tous les pays africains ou presque, se sont dotés de compagnies aériennes. Personne alors ne voulait laisser aux seules compagnies occidentales le monopole de son espace aérien. Ainsi, du cap (en Afrique du Sud) à Rabat (au Maroc) et de Dakar (au Sénégal) à Nairobi au Kenya, où se trouve le siège de l’AFRAA), il est signalé la création de nouvelles compagnies aériennes. Le goût de « l’aventure » sera très poussé en Afrique de l’ouest avec plus de trois compagnies nationales en moins de deux ans.

    Le Sénégal, membre de la défunte Air Afrique fut le premier Etat africain à annoncer les couleurs avec le lancement en 2001 d’une compagnie nationale pour desservir la capitale dakaroise. Afin de permettre à ce nouveau-né de connaître un développement harmonieux et de ne pas faire les frais d’une asphyxie financière, les autorités sénégalaises se sont rapprochées de leurs collègues marocaines pour signer avec la Royal Air Maroc (RAM), une convention de partenariat. Au terme de cette convention, la RAM s’adjuge 51% du capital de la nouvelle entité contre 49 % pour l’Etat sénégalais. Ainsi, la compagnie « Air Sénégal » devint « Air Sénégal International (ASI)». Dès son lancement, l’ASI va se fixer des objectifs très ambitieux : il est attendu sur ses lignes près de 100.000 passagers pour la seule année 2002. D’autres destinations africaines seront par la suite inscrites à son agenda. Il s’agissait entre autres de Lomé au Togo, de Cotonou au Bénin, et de Brazzaville au Congo.

    A la suite de son voisin sénégalais, la Côte d’Ivoire va lancer elle aussi sa compagnie nationale : il s’agit d’Air Ivoire. Destinée à combler le vide créé par la « tragique » disparition d’Air Afrique, ce symbole du nationalisme ivoirien qui assurait la desserte des capitales côtières du continent noir et quelques villes de l’Afrique centrale, notamment celle de Pointe Noire au Congo-Brazzaville, va connaître dès 2002 des difficultés majeures qu’aggraveront les répercussions de la crise politique ivoirienne. La prospérité étonnante qu’a connue cette compagnie qui venait à peine de naître lui avait pourtant permis de signer un protocole de cession avec Air France et une entreprise panafricaine dénommée All Africa Airways (AAA), pour des part de contrôle de 51% pour la compagnie française et 49 % pour l’AAA. Contrairement à l’ASI qui sur le plan institutionnel semble toujours se chercher, d’Air Ivoire, malgré la crise ivoirienne, paraît plutôt plus en forme. Elle continue de faire son chemin  avec à la clé un changement d’orientation. Elle a opté pour des lignes internationales vers l’Asie, l’Afrique centrale, Paris, l’Australie, etc.

    Toujours en Afrique subsaharienne, le Mali aussi décide en 2002 de lancer une compagnie aérienne. C’est ainsi que Pape Sow Thiam, ex cadre et administrateur d’Air Afrique sera chargé par les autorités maliennes de prendre la direction d’une nouvelle compagnie dénommée STA-Mali (Société des transports aériens du Mali).

    Mais comme dans les autres pays de la sous-région, l’aventure s’est avérée une fois encore plus pénible qu’on ne le pensait. Deux ans seulement après son lancement, la STA-Mali va connaître son premier revers. Pape Thiam l’abandonne avec une ardoise importante. Pour renflouer les caisses de cette fierté nationale, Amadou Toumani Touré, fraîchement élu chef de l’Etat malien, va lancer un appel à la diaspora malienne et aux investisseurs. La société ISP du Prince Karim Agha Khan répondra à son appel. En avril 2005, il est lancé une nouvelle structure du nom de Compagnie aérienne du Mali avec un capital d’environ 3 milliards de FCFA détenu à 51% par la société ISP, à 29 % par l’Etat malien et à 20% des investisseurs privés. L’égoïsme ou le nationalisme malien venait en quelque sorte d’être sauvé.

    Au vu de cette expérience malienne, la société ISP va également se tourner vers Ouagadougou pour prendre le contrôle d’Air Burkina en perte de vitesse depuis le désengagement de l’Etat burkinabé en 2001. ISP va y détenir près de 56% des parts.

    Expérience amère pour certaines compagnies
    Contrairement à ASI, Air Ivoire et à la Compagnie aérienne du Mali, la plupart des petites compagnies aériennes nationales créées au lendemain de la disparition de la multinationale Air Afrique, n’ont pu résister aux difficultés de l’industrie aéronautique. On citera les exemples plus proches d’Air Togo au Togo et de West African Airlines  (Westair Bénin) au Bénin. Le drame pour toutes ces compagnies, c’est d’avoir très tôt voulu conquérir le ciel européen alors que celui du continent noir continue d’attirer les puissants «conglomérats» occidentaux au premier rang desquels Air France et Swiss air.

    Très prévoyant, le guide libyen, Mouammar Khadafi avait, avant la disparition d’Air Afrique, proposé dès 2000 la création d’une nouvelle compagnie panafricaine avec de nouvelles règles de gestion. Quelques mois plus tard (en 2001), il lance Afriqiyah Airways avec pour  principale vision de permettre  à l’Afrique de disposer d’une compagnie aérienne continentale. Un défi que les dirigeants de cette compagnie, amenés par le Capitaine d’aviation Sabri, entendent bien relever.

    Honneur sauvé
    L’Afrique n’est pas que le continent des bilans négatifs. On y note aussi des raisons d’espérer. Dans le domaine du transport aérien, plusieurs sont ces compagnies aériennes qui font dire que l’industrie aéronautique africaine a de beaux jours devant elle, pour peu que ses acteurs s’y investissent. Ethiopian Airways, EgyptAir, South african Airways, Cameroun Airways, Kenya Airways sont entre autres des compagnies qui font la fierté de l’Afrique comme le proclame si bien le slogan de l’une des plus vielles d’entre elles : l’Ethiopian Airways.

    Créée en 1946, cette compagnie a effectué son premier vol le 08 avril de la même année à destination de la capitale égyptienne, Le Caire. A cette époque, disent les archives de l’industrie aéronautique africaine, le transport aérien était encore réservé à quelques privilégiés Africains. Lors des festivités de son soixantième anniversaire en 2006, son directeur général, Girma Wake, a laissé entendre que sa compagnie emploie aujourd’*** plus de 4.700 personnes et transporte plus de 1,5 millions de passagers par an vers 45 destinations africaines, européennes et asiatiques. L’introduction de la billetterie électronique sur certaines lignes de l’Ethiopian Airways, l’ouverture de nouvelles destinations et la prochaine acquisition du boieng 787 entre décembre 2007 et janvier 2008 sont quelques unes des réalisations qui consacreront l’entrée de cette compagnie dans une nouvelle ère.

    Cependant  le droit d’aînesse dans le ciel africain revient à Egyptair qui est, selon une dépêche de la PANA, le septième transporteur aérien à avoir vu le jour dans le monde. Créée en 1932 selon la dépêche précitée, c’est finalement en 1933 qu’elle va entamer ses activités commerciales. En 2002, cette compagnie nationale égyptienne qui fait la fierté de l’ensemble des populations de ce pays du Maghreb, et qui était jusque-là seulement destinée au transport des passagers, va passer au statut de holding avec  la création de plusieurs filiales dont EgyptAir Airlines, EgyptAir Maintenance and Engineering, EgyptAir Cargo, etc. Première compagnie aérienne africaine, EgyptAir est aussi le premier transporteur aérien du continent à recevoir la prestigieuse certification IOSA (International Standard Agreement) en reconnaissance de l’application des normes de sécurité et de sûreté de classe mondiale dans ses opérations. Elle dessert aujourd’*** pas moins de 57 destinations internationales.

    Royal air Maroc (RAM) et Tunis Air sont quelques unes des compagnies qui en plus des deux précitées, font aussi parler d’elles dans le ciel africain.  Avec un réseau qui est en nette progression, la compagnie du royaume chérifien est sans nul doute l’une des plus conquérantes du continent. Ses présences, quoique éprouvées au Sénégal et au Gabon, illustrent bien cette volonté de conquête.

    Avec une autre dimension, la South African Airways (SAA) n’est pas du reste sur la liste des compagnies qui donnent à l’Afrique des ailes. Elue meilleure compagnie d’Afrique en 2006, la SAA jouit d’une forte notoriété dans la région d’Afrique australe où elle œuvre en maître absolue.Plus jeune, Afriqiyah Airways semble aussi déterminée  à procurer une certaine fierté au continent africain. Ainsi, depuis sa création en 2001, cette compagnie ne cesse d’enregistrer des prouesses. Elle couvre déjà presque toutes les destinations ouest africaines et vient d’ouvrir des lignes en direction de l’Europe. En septembre dernier, elle a augmenté sa flotte avec l’acquisition d’une douzaine d’Airbus et entend ouvrir très prochainement deux lignes en direction de Düsseldorf en Allemagne et de Dakar au Sénégal.

    La liste noire de l’UE
    Loin de faire l’honneur de leur pays respectif et encore moins du continent, certaines compagnies quand bien même elles ne desservent pas les capitales occidentales, paraissent aux yeux des experts de l’IATA (Association internationale du transport aérien) comme les mauvais élèves de l’industrie aéronautique africaine.

    Le 28 novembre 2007, la Commission européenne a ainsi arrêté la nouvelle « liste noire aérienne » qu’elle a décidé d’établir en décembre 2005 afin de sécuriser le ciel européen. ­Cette liste comprend 143 compagnies aériennes de seize pays, dont 76 pour la seule Afrique. Les pays les plus touchés sont la RD Congo (51 compagnies,), l’Indonésie (37), le Kirghizstan (24), la Sierra Leone (8), le Swaziland (6), la Guinée etc. L’année dernière, la compagnie saoudienne Das Air Cargo était aussi sur la liste noire des compagnies que l’Europe des 27 ne voudrait pas voir dans son ciel.

    Prise en 2006 puis réajustée en 2007, cette décision avait en son temps suscité le courroux du secrétaire général de l’AFRAA, Christian Folly-Kossi qui avait alors taxé la décision de l’UE de « non lieu », car devait-il argumenter, « la plupart des compagnies africaines incriminées n’opèrent pas dans le ciel européen ».

    Pour mettre fin à ce bras de fer entre l’Afrique et l’Europe, certaines voix prônent la création de compagnies sous-régionales. En effet, lors d’un sommet des acteurs du transport aérien à Tunis (Tunisie) en avril 2006, les participants ont plaidé pour la création d’un fonds alimenté par les redevances aéronautiques pour financer des infrastructures et ont demandé aux pays africains producteurs du pétrole d’accorder des tarifs préférentiels aux compagnies des pays de l’UA. Pour « éviter la multiplication » des compagnies sur le continent, la réunion de Tunis a « proposé aux gouvernements des pays n’ayant pas de compagnie aérienne de prendre des participations dans d’autres compagnies » et a appelé à promouvoir la création de compagnies régionales, pouvait-on lire dans le communiqué ayant sanctionné les travaux de cette assise.

    Les participants à cette rencontre de Tunis ont enfin mis en cause la sécurité, M. Folly-Kossi estimant que seulement dix compagnies en Afrique sont « dignes de ce nom » (cinq au Nord, deux à l’Est, deux en Afrique australe et une à l’Ouest). Et la crise qui mine actuellement l’ASECNA (Agence pour le Sécurité de la Navigation Aérienne) n’est pas de nature à assurer un paisible sommeil aux professionnels de l’industrie aéronautique africaine. Les multiples crashs aériens et leur cortège de morts et de blessés ont déjà porté un coup dur à cette organisation panafricaine qui a enregistré dans un passé récent des prouesses.


    L’obtention en 1974 par cette structure du prestigieux prix Edward Warner (la plus prestigieuse distinction dans le domaine de l’aviation civile internationale) est la preuve de ce succès. Mais aujourd’***, les défis sont tout autres et l’ASECNA doit pouvoir les relever pour assurer les services qui garantissent la sécurité des vols dans l’espace aérien de ses 16 pays membres (la Mauritanie et le Madagascar étant en rupture de ban avec cette structure panafricaine).

    Les défis à relever par le secteur aérien africain, selon le secrétaire général de l’AFRAA, les réussites enregistrées par certaines compagnies actuellement « ne pourront passer  le test du temps et donner cours à d’autres succès que si les gouvernements africains, les communautés économiques régionales et l’Union Africaine leur apportent leur soutien et leur assistance ». A ses yeux, pour y parvenir, « il faudrait rapidement libéraliser le ciel africain, lever toutes les barrières empêchant la libre circulation des personnes et des biens, affranchir partout en Afrique la gestion des compagnies aériennes de la tutelle des appareils d’Etat et enfin mettre fin à l’accroissement des taxes sur le passager du transport aérien ».

    Marc KOUAKANI-ASSI

  • Coopération sino-togolaise : Le gouvernement chinois fait don d’un groupe électrogène au ministère des affaires étrangères

    AgoraPress Lomé - Alain Nococo
    Dans le cadre des excellentes relations d’amitié et de coopération qui unissent le Togo et la Chine, le gouvernement chinois vient de faire don d’un groupe électrogène au ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Régionale.

    De marque Enerson XP 150 E1 et d’une puissance de 120 KVA, le groupe électrogène a été remis au ministre togolais des affaires étrangères, le Professeur Léopold Gnininvi  par l’ambassadeur de Chine au Togo, M. Min Yang. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le vendredi 28 décembre dernier au cabinet du ministère des affaires étrangères. 

    Ce groupe va permettre au ministère des affaires étrangères de faire face aux nombreuses coupures de courant que le Togo connaît depuis quelques temps en raison d’une crise énergétique sans précédent. Ce don, dit-on, vient confirmer une promesse faite par le vice-ministre chinois des affaires étrangères lors de son séjour à Lomé de mettre à la disposition du département des affaires étrangères un groupe électrogène pour pallier la crise énergétique.

    En réceptionnant ce don, le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Régionale, le Prof. Léopold Messan Gnininvi a saisi l’occasion pour louer la qualité des relations de coopération que le Togo et la Chine entretiennent depuis plus de 35 ans.

    Parlant des multiples réalisations de la Chine au Togo, le professeur Gnininvi a évoqué les deux accords de coopération économique et technique signés le 20 décembre dernier par lesquels le gouvernement chinois a mis à la disposition du gouvernement togolais un don de 10 millions et 17 millions de Yen soit 650 millions de FCFA et 1, 65 milliard de FCFA.

    Avant le ministère des Affaires Etrangères, c'est le village de Tomégbé dans la préfecture de l’Amou qui a bénéficié de la générosité du gouvernement chinois par la mise à sa disposition d’un groupe électrogène pour lui permettre d’exercer ses activités.

    Se  réjouissant de cet esprit de haut niveau qui gouverne les relations entre la Chine et l’Afrique et particulièrement le Togo, le ministre d’Etat, soulignant la volonté sans cesse renouvelée du président Hu Yin Tao d’accompagner le Togo dans sa quête permanente d’un développement économique et social harmonieux, a demandé à l’ambassadeur chinois de transmettre aux autorités les sentiments de gratitude et de reconnaissance du gouvernement togolais.  

    En réponse au chef de la diplomatique togolais, l’ambassadeur de la République Populaire de Chine a dit que le geste des autorités chinoises a pour objectif de garantir de bonnes conditions de travail au ministère des Affaires Etrangères. Pour le diplomate chinois, ce don s’inscrit dans le cadre de   la continuation des bonnes relations de coopération entre la Chine et au Togo.

    La cérémonie a pris fin avec la visite du joyau qui se trouve dans la cour du ministère
    L'ambassadeur Min Yang et le Prof Gnininvi
    signant les documents
    L'ambassadeur Min Yang parlant du geste de la Chine
    L'ambassadeur Min Yang et le Prof Gnininvi
    à côté du groupe électrogène
     
  • Lutte contre le VIH/SIDA : Quand discrimination et stigmatisation font plus de victimes

    L’Union du 29 déc 2007
    Lutte contre le VIH/SIDA
     : Quand  discrimination et stigmatisation font plus de victimes
    Dans la lutte contre le VIH/SIDA que mènent les organisations, les institutions tant sur le plan  national qu’international et les populations elles-mêmes, il est apparu deux éléments que l’on maîtrise difficilement : la stigmatisation et la discrimination liées à la pandémie.


    En effet, plusieurs années après les campagnes successives menées par  l’Onusida et les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la maladie sur le thème : « Combattre la stigmatisation et la discrimination associées au VIH/SIDA », la question est de savoir si ces deux facteurs ne continuent-ils pas de jouer négativement sur la conception que les gens ont de la maladie.

    Le problème  mérite d’être relevé au regard des constatations générales sur un certain nombre de personnes infectées par le virus, qui, pour ne pas subir le rejet, le déni et le discrédit dont sont victimes très souvent les malades, refusent tout simplement de révéler leur séropositivité à leur famille même nucléaire  malgré la persistance des signes cliniques de la maladie qui les trahissent. Certes ces derniers temps certains malades prennent leur courage à deux mains et affrontent la réalité, mais ils sont encore peu nombreux. Le problème devient plus inquiétant quand ce sont des intellectuels, des fonctionnaires, de hauts cadres… qui  meurent  du SIDA faute de n’avoir pas su se  faire traiter convenablement.

    Le SIDA, plus personne n’en meurt comme un vulgaire chien si l’on prend conscience de sa séropositivité et  que l’observe scrupuleusement les règles liées au traitement de l’infection. L’abondance des antirétroviraux- même si au Togo ce n’est pas tous les malades qui en ont accès - devrait aider à prolonger la vie des personnes infectées.

    Mais dans bien de cas, les personnes infectées préfèrent mourir « des suites d’une courte maladie » afin de masquer la réalité. La terminologie « courte maladie », à vrai dire, ne trompe plus personne. Car avant cette courte maladie, l’entourage immédiat du malade a déjà fait son diagnostic, malgré les subterfuges qu’invente le malade pour cacher sa  maladie. Un professeur d’université infectée avait refusé systématiquement de communiquer les résultats positifs de ses analyses à sa propre femme jusqu’à sa mort. Les conséquences immédiates vont de l’agrandissement du cercle des orphelins à la perte des bras valides en passant par  la recrudescence des contaminations sciemment orchestrées par des personnes infectées qui font parfois preuve d’un cynisme à tout rompre et deviennent de redoutables vecteurs de propagation de la maladie. « De toute façon, il faut mourir de quelque chose », avancent certains avec une pointe de cynisme enrageant. Pour M. Amenyedji Fioklem Jacob, auxiliaire médical dans une clinique privée de Lomé « la peur d’être mal vu, les préjugés et les inégalités liées au statut réel ou supposé vis-à-vis de l’infection sont des phénomènes récurrents qui freinent la lutte contre le VIH/SIDA. Et bon nombre de personnes infectées préfère rentrer au village pour y mourir en faisant porter le chapeau au féticheur ou au sorcier du coin ».

    Les raisons profondes de ce comportement résideraient dans le fait qu’être infecté par le virus du SIDA est une question d’opprobre dans pratiquement toutes les cultures africaines où le sexe est toujours considéré comme un sujet tabou. Mais le mal ne s’attrape pas seulement au cours des rapports sexuels ! Même si l’on s’accorde sur le fait que plus de la moitié des personnes infectées l’a été à l’issue des rapports sexuels. Alors comment se prendre pour dégonfler les baudruches des clichés culturels qui rendent la lutte plus difficile ? Comment venir à bout de la stigmatisation et de la discrimination ? La solution : investir les écoles, les centres d’apprentissage, les marchés… et faire ressortir les dangers liés à la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/SIDA.

    Si les personnes infectées prennent conscience de leur état et se résolvent à des conditions de vie contraignantes mais salvatrices, si les parents s’engagent effectivement à débattre du sujet avec leurs enfants, si, enfin, les communautés de base aidées par les acteurs de la lutte contre le SIDA se décident à considérer le VIH/SIDA comme toute autre maladie et ne pas traiter les infectés comme des exclus de la société, comme cette dame qui a déclaré avoir été renvoyée dans sa maison de location pour avoir parlé ouvertement de sa séropositivité par le locataire au cours récent du forum des associations en lutte contre la pandémie tenu à Lomé, alors, on aura fait un grand pas vers la réduction substantielle du taux de contamination. C’est la lutte à mener avec le concours de tous.
    G. Tété AGBODAN

    L’Union du 29 déc 2007
    A propos de la fièvre charbonneuse,
        le ministre Agba est formel : Pas d’épidémie !
    Les Togolais ne se rappellent plus de la dernière fois que la fièvre charbonneuse s’est signalée chez eux. Apparue début décembre dans la préfecture des Savanes, elle a fait 6 victimes humaines, selon les chiffres officiels. Mais les autorités rassurent sur les craintes éventuelles d’une épidémie.

    Loin de constituer un danger pour l’espèce humaine, la fièvre charbonneuse, provoquée par le Bacillus anthracis, reste encore une maladie des animaux, précisément des petits ruminants (moutons, chèvres et aussi des bovins). Les autres animaux font des formes frustres (non classiques) : cheval, chien, porc font le charbon bactérudien et n’en meurent pas. Et pourtant, elle vient de faire une demi-douzaine de victimes humaines dans la préfecture des Savanes, principalement dans l’Oti et dans Tandjouaré.

    Les autorités sanitaires, qui restent confiantes en ce qu’il n’y a guère d’épidémie, mettent ces pertes en vies humaines sur le dos du manque d’informations et de personnes ressources qualifiées susceptibles de jouer les gendarmes à la matière. D’après le ministre de
    la Santé, Charles Kondi Agba, ceux qui sont décédés ont sûrement mangé en grande quantité de la viande d’animal contaminé, et n’auraient pas pris la précaution de vite arriver à l’hôpital. Les cas humains peuvent être mortels, exceptionnellement. Car, d’après le ministre, lui-même vétérinaire de formation, «dans 90% des cas, l’homme fait la forme bénigne de la fièvre charbonneuse, marqué par des abcès autour de la bouche, sur les mains, au visage». «Cela peut se guérir par n’importe quel antibiotique, car c’est une bactérie», insiste-t-il.

    Pas d’épidémie !
    Si ce n’est pas le manque de personnel vétérinaire qualifié, c’est sans doute le souci de perdre inutilement son bétail qui a dû pousser certains éleveurs à brader des animaux morts contaminés ou présentant des signes ou à en servir à des  proches ou des voisins, explique-t-on au ministère de
    la Santé. Outre les victimes, plusieurs autres personnes ont été évacuées pour des soins à l’hôpital. L’essentiel a été fait pour circonscrire la maladie, rassure-t-on. «A l’aide d’antibiotique, on a soigné les malades. Il n’y a pas du tout d’épidémie. Ce n’est pas une bactérie qui se transmet de l’homme à l’homme», déclare le ministre Agba. En outre, des messages en langues locales ont été passés aux populations sur les comportements à adopter en cas de situations suspectes.

    Pour ce qui est de la fièvre charbonneuse, l’homme se contamine à partir de l’animal. Malheureusement, il n’y a pas de vaccin pour l’homme parce que ce n’est pas une maladie humaine, nous a-t-on indiqué. Contrairement aux animaux, qui seront bientôt massivement vaccinés dans la zone des cas détecté. Cela devrait suffire, d’autant plus que la bactérie de la fièvre charbonneuse ne circule pas. Le bacille se conserve dans la terre : au contact de l’oxygène, il se transforme en spore, qui peut vivre au sein de la terre 100 ou 200 ans. Lorsque l’herbe pousse et que des spores sont collées à de l’herbe, l’animal attrape la maladie en broutant l’herbe à laquelle est collée les spores.

    SOS vétérinaires !
    Tout ce qui reste à l’homme, ou à l’éleveur, de faire, c’est d’éviter d’ouvrir la carcasse. «Quand un animal est mort de charbon, il faut creuser profondément, y enfouir le cadavre sans l’ouvrir. Et y ajouter la chaux vive pour tout détruire», conseille le ministre de
    la Santé. Ce que les vétérinaires parfaitement faire.

    «Se pose alors le grand problème de ressource humaine», regrette le ministre Agba. Il estime qu’il n’y a plus de vétérinaires au ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Il y a quelques années, chaque préfecture avait un vétérinaire qui inspecte la viande, suit les bovins en transhumance. Actuellement, il y a environ 11 vétérinaires pour tout le Togo. Une étude chiffrée avait indiqué qu’il fallait renforcer notamment le service vétérinaire, qui se meurt. Les difficultés financières du moment, explique le professeur Agba, n’ont pu permettre la réalisation d’un tel projet. A l’instar du ministère de
    la Santé – qui compte recruter bientôt près de 700 agents – il faudrait rapidement penser au secteur vétérinaire. Face à la recrudescence des épizooties, il y a plus qu’une urgence.  Si Dapaong avait de vétérinaires, il y aurait eu de quoi traquer les abattages clandestins.

    Kossiwa Tchamdja

  • La culture générale pour les nuls

    L’Union du 29 déc 2007
    La culture générale pour les nuls
    Qu’est-ce que la culture ? La réponse à cette question se trouve dans la publication d’un livre extraordinaire, La culture générale pour les nuls
    , par les Editions France Loisirs en 2006. Cette maison, spécialisée dans la traduction en termes plus simples des livres d’informatique pour le plus grand nombre, vient de s’inscrire dans un autre en faisant une édition populaire d’un livre sur la culture générale.

    Ecrit par deux éminents homme et femme de culture, Florence Braunstein, docteur ès lettres, conférencière des musées nationaux et spécialiste en arts martiaux, Jean-François Pépin, agrégé d’histoire et égyptologue, le livre est en fait destiné non aux nuls en culture générale, mais à mettre entre toutes les mains, bon pour tous ceux qui désirent avoir une vue sur tout, et désirent comprendre les grands débats et le monde. Le livre, 568 pages, est écrit dans une langue accessible à tous, avec une composition aérée, des mises au point et des notes fléchées.

    D’une belle facture, avec une couverture cartonnée, donc pouvant être manipulé sans crainte par les enfants, il se présente comme une jolie maison à étages, dont le rez-de-chaussée s’ouvre sur la connaissance de l’univers, sa naissance, les planètes et les étoiles. On y apprend l’histoire de
    la Terre, les cinq continents, les milieux et les climats. L’homme, le plus intelligent des animaux, n’y manque pas, par sa préhistoire jusqu’à nos jours, et les « grandes civilisations ».

    Puisque l’homme monte en grade avec la culture, le premier étage est le domaine des arts. La musique et la danse, mises ensemble, la peinture, la sculpture et l’architecture d’un autre côté également, la littérature fermant la marche. Le second étage porte sur la science, les grands chercheurs et les explorateurs. Le troisième étage s’appesantit sur les arts ludiques : le sport, le cinéma, le théâtre et l’opéra, les spectacles et la télévision. Le dernier étage porte sur tout ce qui est super structurel dans toute organisation humaine : la religion, la philosophie, les sciences humaines et pourquoi pas la société elle-même.

    Ce livre est un outil indispensable qui contribue à la vulgarisation de la culture. Il éclaire sur les musiques classiques, les danses contemporaines, fait des notes concises mais élégamment élaborées sur Emmanuel Kant, Heidegger, Descartes, les romans de Balzac, et les  bonds gracieux de la danseuse russe Nijinski.

    D’une manière générale, ce livre montre que l’accès du plus grand nombre à la culture est une préoccupation permanente en Occident. C’est comme le souligne l’épigraphe du Nobel de littérature chinois Gao Xingjian à la première de couverture : «La culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité». Ce livre illustre l’avance des sociétés civilisées sur celles qui sont à la périphérie du monde. Là-bas, on œuvre inlassablement au nivellement de la masse en donnant comme prioritaire l’accès de tous à la connaissance.

    T. F.

  • Vote du budget exercice 2008 : Urgence pour le 31 décembre

    L’Union du 29 déc 2007
    Vote du budget exercice 2008
     : Urgence pour le 31 décembre
    En présence des directeurs des services financiers et des membres du gouvernement, le projet de loi de finances 2008 adopté en conseil des ministres le 20 décembre 2007 a été affecté depuis mercredi à la Commission des finances de l’Assemblée nationale, deux jours après sa mise en place. La Commission doit rendre sa copie le 30 décembre, après son adoption en interne le même jour ; le budget devra être impérativement voté au cours de la plénière du 31 décembre 2007, pour répondre à une recommandation de la récente mission du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD).


    Le président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh, a martelé le caractère spécifique et urgent du projet de budget. «Je peux comparer ce budget à une prescription médicale. Notre pays est dans un processus de conclusion d’un programme de facilités pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance avec le FMI, programme qui prendra effet dès le mois de janvier 2008. Nous nous devons de soutenir le gouvernement dans son engagement et dans sa stratégie pour sortir notre pays de sa situation économique actuelle».

    Dans sa lettre de transmission du projet de loi à l’hémicycle, le P.M. Komlan Mally implorait la haute diligence des députés pour faire passer le budget 2008 au plus tard le 31 décembre 2007.

    Le projet de loi de finances exercice 2008 prévoit des recettes évaluées à 265,17 milliards de francs dont 214,46 milliards de ressources internes et les dépenses à 307,62 milliards, soit un déficit de 42,44 milliards de francs qui seront financés par les partenaires en développement. Il a été établi de commun accord avec la mission FMI/BM/BAD.

    Revalorisation des salaires 3%, une exigence de Brettons Wood
    On se souvient qu’il y a tout juste une semaine, le Conseil des ministres prenait des décisions majeures en ce qui concerne la vie du pays, en convalescence d’une longue crise politique et économique. Entre autres mesures, la revalorisation des salaires, augmentés de 3%, après une première augmentation de 5% en 2005. Aux yeux du commun des Togolais, l’écart est bien maigre.

    De sources autorisées, Faure et compagnie avaient voulu faire plus, aller jusqu’à 5%, malgré l’état comateux de notre économie. Mais, c’est penser sans l’avis du Fonds monétaire international (FMI) et de
    la Banque mondiale. La mission conjointe, avec la Banque africaine de développement (BAD), qui a séjourné début décembre dans notre pays, y a opposé un « non » ferme et stratégique. Il s’agit pour elle de maintenir la barre à une hauteur raisonnable, pour le moment, compte tenu de la situation de crise que le Togo a traversé ces quatorze dernières années. D’autant plus qu’il faudra, pour le FMI, la Banque mondiale et la BAD, disposer des arguments convaincants et non gourmands devant permettre de défendre le dossier Togo devant les créanciers et futurs nouveaux partenaires.

    Rappelons que
    la Banque mondiale s’est, d’ores et déjà, engagée à effacer 135 millions de dollars US de dette du Togo. Un engagement à défendre auprès des pays contributeurs de la Banque, surtout des pays africains, dont la situation n’est pas trop enviable. Si au même moment l’on veut rapidement gonfler les dépenses de l’Etat…

    Sylvestre D.

  • Commissions parlementaires : Le CAR peste contre le RPT et l’UFC

    L’Union du 29 déc 2007
    Commissions parlementaires
     : Le CAR peste contre le RPT et l’UFC
    «Monsieur le président, nous ne sommes pas d’accord avec ce qui vient de se passer dans la constitution des bureaux des commissions. Le CAR n’a eu aucun poste, ceci est contraire à l’article 8 de notre règlement intérieur»
    . Cette peste d’un député du Comité d’action pour le renouveau (CAR) contre ses «amis» de l’Union des forces de changement et ses «adversaires» du Rassemblement du peuple togolais démontre à suffisance le malaise que doit supporter le parti de l’avocat de Kouvé dès lors que le partage des rôles à l’hémicycle satisfait les affidés locaux de Gilchrist Olympio.

    Cette fois-ci, ils n’ont pas alerté leurs presses ; plutôt des confessions de travailler avec tout les députés pour le bien du «peuple». Pour les aigris du CAR, l’UFC n’a pas rendu la monnaie après que le premier ait aveuglément suivi le second en boycottant les postes du bureau de l’Assemblée pourtant garantis. C’est oublier que l’UFC ne délirait pas en criant avoir les forces nécessaires pour avancer seul. Mais passons ! La politique est ainsi faite pour assurer d’abord ses intérêts. A l’époque, le CAR avait servi une cause qui n’était pas la sienne. Implicitement, l’UFC était bien servie en plus de ses 27 députés.


    En réalité, avec l’article 8 du règlement intérieur et son principe directeur sans équivoque, il s’agit plus d’une entente entre des groupes parlementaires pour asseoir le folklore de l’élection et avancer. Pour une moyenne de 10 personnes par commission, on dira que la négociation a marché entre le RPT et l’UFC.

    Depuis lundi, les députés togolais ont constitué les sept commissions permanentes et élu leur bureau de quatre membres.

    Conformément au règlement intérieur, l’Assemblée nationale se structure en commissions parlementaires permanentes pour l’étude des affaires dont elle doit connaître. Ceci est devenu une priorité depuis que le gouvernement a transmis aux députés le projet de loi de finances 2008, adopté en conseil des ministres le 20 décembre dernier.

    Au cours de la même séance, l’Assemblée a procédé au remplacement des six députés démissionnaires pour incompatibilité avec le poste de ministre.

    Sylvestre D.

  • Fêtes de fin d’année au Togo : Des célébrations sur fond de conjoncture économique

    Golfe Info du 27 déc 2007
    Fêtes de fin d’année au Togo : Des célébrations sur fond de conjoncture économique
    Les festivités de cette fin d’année semblent encore une fois confirmer les difficultés économiques de la plus grande couche de la population togolaise. En effet, nombreux sont les Togolais qui, en ces périodes de fêtes, se « démerdent » non sans peine, qui pour pouvoir célébrer la noël et le nouvel en toute quiétude, qui pour offrir des festivités dignes de ce nom à leurs progénitures. Mais hélas, le manque accru d’argent en ces périodes de fêtes se ressent de plus en plus aussi bien dans les marchés que dans les ménages. Au grand marché de Lomé par exemple, les vendeurs passent beaucoup plus leur temps à se plaindre pour mévente qu’à vendre. « Nous avions cru pouvoir augmenter nos ventes en ces périodes de fête et avions doublé nos commandes. Mais là, c’est la déception totale. Jusqu’ aujourd’*** c’est à peine que nous avons fini de liquider le quart de nos commandes, car c’est à peine que les gens viennent les acheter », se plaint un vendeur de tissus. Un discours soutenu par ses voisins.

    La quinzaine commerciale (foire) n’en est pas épargnée. Selon la plupart des exposants, les gens viennent beaucoup plus en spectateurs et en visiteurs qu’en véritables  acheteurs. « Ceux qui arrivent ici depuis le 13 décembre se contentent plus d’admirer les étalages. Les articles par contre, c’est à peine qu’ils les achètent », déclare une commerçante de chaussures. Et aux vendeurs de jeans pantalons et de chemises d’à coté de renchérir : « à l’allure où vont les choses, nous risquons de perdre parce que nos stands nous ont coûté cher ». Les stands qui s’en sortent à cette quinzaine commerciale sont les stands restaurants. Ceux qui les tiennent se réjouissent au moins du faite que les visiteurs, même s’ils sont dans l’incapacité d’acheter des habits et autres articles de fête, viennent au moins se restaurer.

    Pour leur part, les acheteurs dénoncent le coût en général très élevé des biens de première nécessité surtout en cette période de dure conjoncture. Ce qui logiquement, selon eux, produit des répercussions sur les achats. « Je voudrais bien acheter des tissus pour mes enfants mais à ce prix trop élevé, je ne le peux pas. Combien je gagne comme salaire ? », se demande un père de famille.

    La situation économique difficile des Togolais s’est faite  encore ressentir au cours de la fête de la nativité les 24 et  25 décembre derniers. Malgré les efforts des uns et des autres, l’ambiance cette année était loin d’égaler celle des années précédentes. Dans chaque ménage, on ne répétait qu’une seule et même chose : « il n’y a pas d’argent ». Cette situation connote la difficulté des Togolais à vivre aisément. Et de l’avis de certains observateurs, le gouvernement Mally doit prendre les dispositions nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat du Togolais et améliorer ses conditions de vie. Pour l’heure, les fonctionnaires attendent avec impatience leur salaire de la fin du mois de décembre pour pouvoir mieux fêter le nouvel an.

    Rodolphe TOMEGAH

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